On dirait ton regard d´une vapeur couvert,
Ton oeil mystérieux (est il bleu, gris ou vert?)
Alternativement tendre, rêveur, cruel,
Réfléchit l´indolence et la pâleur du ciel
Tu rappelles ces jours blancs, tièdes et voilés, Qui font se fondre en pleurs les coeurs ensorcelés,
Quand, agités d´un mal inconnu qui les tord, Les nerfs trop éveillés raillent l´esprit qui dort
Tu ressembles parfois à ces beaux horizons
Qu´allument les soleils des brumeuses saisons..
Comme tu resplendis, paysage mouillé
Qu´enflamment les rayons tombant d´un ciel brouillé