Maudite alchimie.
Les nuits d’automnes réfléchissent dans l’ombre des journées de printemps.
Les imperturbables hommes d’un jour, ceux qu’on croyait mort, reviennent.
Ces hommes en noirs, ces hommes du passé, ceux-là encore nous enchaînent.
J’aurais dû les tuer, quand ils crevaient de faim, car jusqu’à la fin des temps
Ils sauront maintenant se rappeler à ma mémoire, ils se vengent, ces enfants
D’un autre temps, d’une autre époque. Pardonnez moi bon dieu, accouchant
Des quelques anges, je ne pouvais voir en eux le mal qui parcourait leurs veines.
Ils n’étaient alors que le fruit d’une si pure union, entre sentiments et réflexions.
Le temps n’avait plus cours, rien n’avait plus cours, seul le fleuve de ma passion.
J’avais voulu jouer à Dieu, trouver la recette de la vie heureuse. Et, tel un mécène,
Par quelques maigres moyens, quelques efforts, fournir à d’autres la force de vivre,
D’aller chercher dans cette maigre réalité, les plus belles chutes d’eau et de reins.
Pourquoi me faire tant souffrir, je me suis repenti, j’ai vu l’erreur d’un homme ivre,
Et j’ai pali, tout tendait à sa fin, mon passé même, et mon innocence s’était éteins
Que veux tu de plus ? Je les avais abandonnés au coin d’une route. Et meurtrier,
Tu aurais voulu que je devienne ! N’était ce donc pas suffisant de changer de vie ?
J’ai une nouvelle famille, de nouveaux enfants, si innocents, et une femme ravie.
Faut il vraiment que ressurgissent les erreurs passées ? Je les entends s’écrier,
Tant d’amour, tant de temps passé à ses cotés, et ne voilà plus que poussières.
Me voilà aujourd’hui glacé, je ne peux plus qu’attendre de voir les jours d’hier.
Qu’ils survivent, ou qu’ils meurent, mes responsabilités pèse sur mon cœur.
Aujourd’hui je me prépare à déposer sur la tombe de mon amie quelques fleurs.