, voila une ch´tite nouvelle qui, j´espere vous plaira 
Bonne lecutre ( j´espere
)
Amour perdu, vie perdue.
La vie n’était pas faite pour moi, ou du moins pas pour moi avec toi… Joli garçon à ce qu’on dit, fière de ses quatorze ans. Cheveux châtains clair en bataille, mi coiffé-décoiffé, yeux marron foncé, visage ovale, nez banal. La vie rose que je menais est devenue noir comme l’ébène. Tu m’as plaqué comme on dit ici. Pour moi c’est différent, tu as mis un terme à ma vie. On dit que l’amour n’est rien à quatorze ballets, peut-être que je dramatise, mais pour moi c’est la fin. Envie suicidaire ? Oui. Envie de vivre ? Perdue au cours des dernières heures. J’t’ai toujours aimé, t’es sortie avec moi. Pour mieux me foutre ton putain de râteau ! J’suis énervé, « vénère » comme qu’ils disent les autres ! Triste et froid comme la mort, que j’attends avec impatience. Aucune idée comment qu’j’vais me tuer, mais soit sur que tu en es la principale raison. La vie m’a crée pour me rejeté après quatorze ans. Comme toi tu m’as repoussé deux mois après notre premier baisé. Tu étais la princesse de ma vie. « Arrêtes de dramatiser » me dit une voix. Pourtant j’ai l’impression que j’ai vécu mes quatorze brèves années pour ça. Pour sortir avec toi. Sauf que tu m’as plaqué, pour un gars plus beau, tu m’as jeté, t’avais plus besoin de moi ! Voici comment qu’ça s’est passé :
Cet aprem’, quinze heures, moment d’notre rencard. Tu arrives, comme d’habitude. Comment peut tu être aussi sereine pour c’que tu va m’dire ?! ! Tu m’fais la bise, j’te dis quelques mots doux. Tu m’regardes, j’te demande si ça va. Tu réponds « ouais ». J’ai du mal à y croire. Après tout va très vite, on va devant l’ciné, tu dis qu’non t’as pas trop envie. On s’dirige alors vers le parc municipal. On s’assoit sur un banc marron, tagué avec des mots du genre : « Christophe + Laura = Amour » ; « , « A + M = amour fou », etc… On s’assoit, tu m’parles bizarrement, puis d’un coup tu lâche le morceau : « J’sors avec Laurent, j’t’aime plus, j’suis … » Je la laisse pas le temps de finir. Où c’est plutôt moi qu’écoutais plus, je la regarde bizarrement, elle rougit. Je m’tire en courant, elle crie mon nom : « Basile ! Basileeee ! ». Je ne me retourne pas, je ne l’écoute même plus. J’arrive chez moi, les yeux en larmes, gonflés, rougis. J’tombe sur mon lit, j’me met à pleurer comme une gamine de six ans, j’en ai rien à foutre. J’décide alors de s’que j’vais faire. Je pars en direction de la gare, essayant d’être normal. Voilà maintenant c’est le gros moment, le dernier moment. J’suis sur les rails, attendant le train. Evidemment il est en avance, le jour où j’suis sur les rails, c’est la où se putain de tgv est en avance. Il arrive, gris, impénétrable. Comme la mort. Avec ses lignes bleues qui font pensées au ciel, la ou j’devrais être dans pas longtemps… Soudain, il me passe dessus, me fauchant, pendant les dernières secondes de ma lamentable vie, je dis dans un murmure : « Clara », celle qui m’a fait perdre la tête, celle pour qui j’aurais fait n’importe quoi. Celle pour qui… Trop tard, on m’a retiré mon existence. Je sens une dernière larme coulée sur mon corps inerte. Elle s’arrête sur le coin de ma lèvre. Je pousse un dernier soupir. Elle tombe, éclate par terre, en même temps que je rends l’âme, adieu.