Bonjour à toutes et à tous! Ca fait longtemps que l´idée d´écrire une fic dans le genre "horreur" me trotte dans la tête, alors aujourd´hui je me lance!
C´est une découverte pour moi, d´autant plus que je n´ai pas eu l´occasion de lire beaucoup de romans de ce genre (ne vous inquiétez pas, ça ne durera pas
) Alors soyez indulgents s´il vous plait. Cependant, si vous avez des remarques éventuelles à m´adresser, dites-les, ça m´aidera beaucoup!
Chapitre un
Tout commença le seize juillet mille neuf cent septante six. Une violente canicule s’abattait sur tout le sud de la Georgie et clouait les habitants à l’intérieur de chez eux. Les clochards (il y en avait peu à l’époque) priaient pour que le seigneur leur envoie un abri ; non pas pour se réchauffer, mais pour s’y rafraîchir. Quand au village, il demeurait désert jusqu’à la tombée de la nuit, vide de la moindre agitation, mort.
Dans ce véritable état « d’in sûreté climatique », un garçon hyperactif et débordant d’énergie comme moi ne pouvait se sentir heureux. Ainsi, je décidai de changer du tout au tout mon mode de vie. Désormais, je passais mes journées allongé dans mon lit, en attendant que la nuit tombe (ce ne fût pas facile).
Au tout début, l’obscurité m’effrayait, mais je m’y habituai vite. Trop vite même, car si j’en découvris rapidement ses avantages, j’oubliai qu’elle comportait aussi une multitude de dangers.
Or, dans la nuit du seize au dix-sept juillet, comme tous les soirs, je sortis de chez moi, vêtu d’un training et de mes vieilles chaussures de cross.
Une centaine de mètres plus loin s’étendait la campagne, et son souffle d’air naturel et rafraîchissant. Deux routes apparurent devant moi. La première menait à Rollin Bottle et la seconde à Silver Bowl.
J’aurais choisi la deuxième, la plus simple, celle que j’empruntais chaque jour, s’il n’y avait pas eu cette bande de jeunes débiles en train de fumer des joints dans leur Cadillac. Que faire ? La route de Rollin’ Bottle était sinueuse, pleine de nids-de-poule, et qui plus est, je ne l’avais jamais empruntée. J’hésitai un long moment. Mais l’envie de courir était plus forte que tout. Jamais je n’aurais supporté de faire demi-tour, et de rentrer chez moi me coucher. Alors, je m’élançai, je fis quelques foulées, en prenant garde de ne pas mettre mon pied dans une ornière, et finalement, je retrouvai toute ma sérénité. Cette route qui faisait si peur était-elle en train de devenir l’un de mes parcours préférés ? Certes, il y avait des nids-de-poule dans tous les coins ; mais prendre le soin de ne pas marcher dedans rompait la monotonie d’un trajet de course à pied de treize kilomètres.
Au bout d’une demi-heure, je sentis que ma gorge était complètement asséchée. J’avais envie de boire, aussi décidai-je de m’arrêter un instant sur le bas-côté.
De l’une des poches de mon training, je sortis une bouteille d’eau sucrée. Je portai le goulot à ma bouche. L’espace d’un instant, je fermai les yeux, tant la fraîcheur de l’eau qui s’écoulait dans mon œsophage me faisait du bien. Mais quand je les ouvris, rien n’était plus pareil. Une brume épaisse était apparue en l’espace d’une demi seconde, et déjà, on n’y voyait plus rien à un mètre devant soi.
Le hurlement d’un loup résonna à travers les ténèbres. Je paniquai. Un loup, ici ? C’est impossible ! Il n’y a plus de loups en Géorgie, ou presque ! Il y a deux ans, la quasi-totalité de l’espèce fût envoyée loin d’ici. Mais alors, pourquoi ce cri ? Le craquement d’une branche me fit tourner la tête. Dans ma poitrine, mon cœur battait la chamade. Où était-il ? Derrière ? Devant ? Il pouvait sortir de n’importe quel endroit et se jeter sur moi à tout moment. Dans l’obscurité, deux yeux brillants m’observaient avec malice. Et pourtant, ils n’étaient pas à cinquante centimètres du sol, comme pour un loup normal, mais à plus de deux mètres !
Pris de panique, je m’enfuis à toute vitesse. La créature me poursuivait, j’en étais sûr ! Plus je courais et plus ses yeux se rapprochaient de moi.
« A l’aide, à l’aide » Hurlai-je, en sachant très bien que personne ne m’entendrait. Puis ce fut le néant. Je sentis un énorme poids me plaquer à terre, suivie d’une terrible douleur dans le bras gauche. Les cris de la bête résonnaient à travers le silence de la nuit. Avant de m’évanouir, et de perdre tout souvenir, je me rappelle juste l’avoir entendue crier : « Ahouuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuu ».
Voilà, j´espère que vous avez aimé.
ps: pour l´instant, il s´agit d´un one-shot, mais je vais essayer de réfléchir à une suite! 