J´ai écrit ça d´un coup, un soir (c´est fou toutes les vieilleries ce qu´on peut trouver dans ma chambre !! !)
Pourquoi ?
Pourquoi tout est noir ici ? Qu’ai-je donc fait pour me retrouver dans cette obscurité ? Ce silence. Assommant. J’ai envie d’hurler, de dire à la face du monde que j’existe, que je suis en vie pour qu’au moins je puisse penser que c’est vrai… Mais je ne peux pas, quelque chose ou quelqu’un m’en empêche. Je ne peux pas bouger, ni ouvrir les yeux. Je me sens envahit par ma propre solitude. Seule, oui, je suis bien seule…Rien ne bouge, tout n’est qu’obscurité et silence. Pas de mouvements ni de vents. Je ne me sens pas non plus respirer. Est-ce la fin ? Suis-je morte ? Où bien est-ce un effet de mon imagination. Je sens mon esprit dérivé vers la folie, les courants sont entraînants, se laisser porter vers le large est si facile, si reposant. Maintenant ça y est, j’entends enfin le bruit de la mer, je sens le roulis des vagues. Quelle douce folie que de se laisser porter par les courants de sa propre perdition. Il est si facile de se laisser divaguer… Et si douloureux de lutter… Que faire quand tout vous entraîne vers de plus cléments horizons ? Oseriez-vous vous dresser contre le désespoir lorsque celui-ci a déjà gagné votre âme ? Cette question est, je le sais, sans réponse. Ma foi, que faire quand on peut vivre dans son propre esprit des événements sortit tout droit de votre propre imagination.
J’ignore où je me trouve, est ce que je fais dans cet endroit. Pourtant, je me sens morte, pas un souffle de vent, pas un murmure, et pas non plus de vie autour de moi. Si c’est cela la mort, je souhaiterais être encore en vie pour profiter des plus petites joies : les couleurs, les bruits de la ville, les parfums de ma mère, le goût des gâteau du boulanger d’en bas, même l’odeur d’écurie me manque. Ah ! Que ferais-je pour retrouver mon ancienne existence ! Je ferais milles promesses pour sortir de ce noir. Je tuerai dix mille hommes pour le souffle du vent, pour un murmure, pour avoir un fil auquel me rattacher !
Je me sens bercer par ma douce folie. Si j’avais pu le faire, j’aurais ri à gorge déployée ! Je suis en vie et personne ne m’atteindra plus jamais. Là où je me trouve, seul mon imagination me transporte dans le vide de ma mémoire. Quel est mon nom ? Mon âge ? Quelle est ma vie ? Quelle est ma raison d’exister ? Je sens mes pensées s’emmêler, ma raison disparaître. Le moment est venu pour moi de m’éteindre, dans cette obscurité, dans ce silence. Personne ne saura jamais qui j’étais ni ce que j’aurai pu être si l’on m’avais libérer de ce cercueil. Je m’en vais enfin dans le silence de mon cœur et mon âme reposera dans la nuit de ma propre folie…