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FanFic : Cross-Over BEE/RE

Sky_Soft
Sky_Soft
Niveau 7
02 avril 2006 à 22:19:01

Bonsoir (ou bonjour, dépendra du moment où vous lirez (ou pas) ce message^^) à tous!

Voilà une petite (enfin elle est plutôt longue mais bon) fanfic. C´est en fait un cross-over entre l´univers de Bret Easton Ellis, et plus précisément de son bouquin "American Psycho", et celui de Resident Evil... Hum, ça s´éclaircira en lisant^^.

Voilà, en espérant que vous prendrez du plaisir à lire!^^

Six heures et demie. J’ouvre les volets mais le soleil n’est toujours pas levé. La lune commence à disparaître tandis que je me dirige vers la cuisine. Je saisis le presse-agrumes ainsi qu’une orange et un couteau. Je tranche le fruit en deux puis en extrait le jus avec l’ustensile. Je le verse dans un verre, me prépare un bol de céréales et allume la radio. La station diffuse les informations : le chômage qui stagne, la pollution de la rivière traversant la ville qui enfle, la visite dans la capitale d’un chef d’Etat du Moyen-Orient…
Je termine rapidement mon petit-déjeuner puis retourne dans ma chambre. Je fais un peu d’exercice – une cinquantaine de pompes suivie d’une centaine d’abdominaux – puis me rends dans la salle de bains pour une longue douche. Je me rase avec attention, poursuis ma toilette par un masque désincrustant et je me passe une lotion hydratante sur le visage. Toujours en peignoir, je me campe devant mon dressing pour décider de ma tenue. Après avoir étudié les combinaisons possibles et m’être fait à moi-même un cours sur la manière d’assortir sa cravate avec ses chaussettes sans que ça ait l’air voulu, j’opte pour une veste et un pantalon Armani gris anthracite, une chemise Calvin Klein blanche, des chaussettes Comme Des Garçons – grises évidemment – et des mocassins Prada noirs. Une odeur de pourriture monte de l’un des placards du couloir de mon appartement mais je n’y fais pas attention. Je me regarde quelques secondes dans l’immense miroir du dressing, décide finalement qu’il me faut une cravate, en choisis une au hasard parmi la quarantaine qui trône dans la penderie, repasse devant la glace pour me coiffer, saisis les clés de ma voiture sur la table de l’entrée et me mets en route vers le building où je travaille.

Sur la route, j’insère un album de Genesis dans le lecteur CD et laisse la voix de Phil Collins m’envahir l’esprit. A un feu rouge, je m’arrête aux côtés d’un cabriolet dans lequel deux jeunes filles superbes discutent. La passagère me regarde, fais un signe à son amie qui se tourne à son tour vers moi. Je leur fais un large sourire qu’elles me rendent, ponctuant le leur d’une pointe de lubricité explicite. Le feu passe au vert et nos chemins se séparent. Je jette un coup d’œil dans mon rétroviseur et je vois la blonde sur le siège passager se retourner et m’envoyer un baiser. Je lui fais un clin d’œil qu’elle ne peut certainement pas voir et continue ma route.
Après quelques minutes à déambuler dans les rues du centre-ville, j’arrive au pied de la tour dans laquelle je travaille. Je me gare dans le parking réservé aux employés, sors de la voiture et lève les yeux vers le sommet du building. Le soleil a enfin commencé son ascension et je dois porter ma main à mon front pour regarder le ciel d’un bleu pur qui nous surplombe aujourd’hui. Quand mon regard redescend vers la terre ferme, un clochard, barbu, sale, des guenilles sur le dos (veste de survêtement et pantalon en velours marron…) s’adresse à moi et me demande, je cite, « une pièce pour manger ». Je lui réponds « Manger une pièce ? N’importe quoi mon pauvre vieux ! » et, fier de moi, agite devant lui un billet de cinq dollars que je ne lui donne pas puis entre dans la tour.

Je me dirige vers la réception, même si je n’ai rien à y faire, uniquement pour parler quelques instants avec la nouvelle secrétaire. Grande, brune, de grands yeux bleus et un corps superbe, elle m’adresse un grand sourire dès que je m’approche d’elle. Je feins de ne pas l’avoir remarquée et quand je passe devant elle et que j’aperçois sa moue, je me retourne.
« -Hey Jill !
-Bonjour Patrick.
-S’il vous plaît, dites-moi que cet empafé de Taylor n’est pas en haut en train de parler à Rubinstein de la soirée qu’il organise au Needy. S’il. Vous. Plait. »
Elle rit de bon cœur, se mordille la lèvre inférieure, et avant qu’elle n’ait pu ajouter quelque chose, je suis déjà dans l’ascenseur.
Seul, je presse le bouton de mon étage, le treizième, et je m’observe dans le miroir qui tapisse tout un pan de la cabine. Alors que je réajuste ma cravate, l’ascenseur s’arrête au cinquième pour laisser monter un des mes collègues, un certain Paul, que je ne côtoie pas vraiment. Costume mal taillé, chaussures trop sport et cravate mal assortie, je ne me demande plus pourquoi nous ne nous connaissons pas plus que cela. Quand il s’apprête à engager la conversation, la cabine fait un nouvel arrêt, au neuvième cette fois, laissant entrer une femme d’une trentaine d’années, en tailleur de grande marque (probablement Dior ou Lacroix), escarpins Prada (j’en suis presque sûr) et au sourire lumineux. Elle nous salue tous les deux, nous détaille rapidement puis se met à discuter avec Paul. D’abord incrédule, je comprends en écoutant leur conversation – vide de sens et chargée de sous-entendus rabaissant à l’égard de celui-ci – qu’elle n’a fait cela que pour attirer mon attention, et quand je descends en compagnie de Paul à notre étage, elle m’examine à nouveau de la tête aux pieds en se passant la langue sur les lèvres, ce que je feins de ne pas remarquer.

Le calme règne dans les couloirs. Sur le chemin de mon bureau, je ne croise que deux personnes, à savoir Jean, ma secrétaire personnelle qui m’informe que j’ai une entrevue à quatorze heures avec un client, et Allen, un collègue avec qui j’ai apparement passé une excellente soirée le week-end précédent. Nous nous remémorons ainsi les heures, dont je n’ai aucun souvenir, passées dans un bar du centre, puis j’entre finalement dans mon bureau. Spacieux, bien agencé et très bien orienté, avec vue sur le parc qui trône en plein centre-ville, je m’installe rapidement en face de mon ordinateur, me connecte au réseau interne de la boîte, vérifie mes e-mails puis je me poste à la fenêtre quelques instants. J’observe ce qui se passe à des dizaines de mètres plus bas : le ballet ininterrompu des voitures longeant le parc, les promeneurs qui semblent s’y perdre, les enfants qui jouent près du plan d’eau…
Je suis rappelé à la réalité par Jean qui m’appelle via l’interphone. Quand les sonneries commencent à se répéter et à trahir son énervement latent, je daigne enfin répondre. Elle m’annonce alors que mon patron veut me voir pour le déjeuner, et que je ferai mieux d’être à l’heure, vu la manière dont il l’a chargée de me transmettre le message.
« -Hey baby, je suis le roi de la ponctualité. Je suis même en avance à mes rendez-vous chez le dentiste. »
Je l’entends soupirer, puis ajouter un « Très bien » qui sonne faux mais je ne le relève pas.
Je repense alors à la nuit que je viens de passer, et quand je décide enfin à me mettre au travail, un bruit assourdissant retentit et tout l’étage, si ce n’est l’immeuble, semble trembler pendant quelques centièmes de secondes. Après les secousses, je récupère mes esprits. Le bruit qui a éclaté semblait provenir du couloir, peut-être de l’ascenseur. J’essaie de contacter Jean, sans résultat. Je me dirige vers la fenêtre et quand je constate que la circulation s’est soudainement arrêtée et que les rues sont désertes, je me dis que nous ne sommes certainement pas les seuls à avoir subi ce phénomène.

Je marche vers la porte de mon bureau quand j’entends d’étranges bruits provenant du couloir. Des râles, des propos inintelligibles semblent y résonner. Surpris, mais désireux de savoir ce qu’il se passe, j’ouvre la porte rapidement. Ce que je découvre me prend à la gorge. Deux jeunes gens sont postés dans le couloir, près de la porte d’un bureau, appuyés contre le mur. Habillés de jean’s sales et déchirés, de sweat-shirts aux motifs psychédéliques et portant des chaussures de sport (non griffées… !) , je peine à comprendre leur discussion.
« -Ouais, c’est vraiment à chier ce qu’ils font en ce moment…
-C’est net… Bon dieu, j’ai un de ces mal de dos…
-Bah, couillon, va chez le doc’, il t’arrangera ça… »
Quand je m’apprête à m’approcher d’eux, ils me repèrent immédiatement et me sautent presque dessus pour tenter d’entamer une conversation avec moi. Je me replie alors aussitôt sur mon bureau, je claque la porte que je ferme à clé.
Je tente à nouveau d’appeler Jean, mais elle ne répond toujours pas. Ne comprenant pas qui sont ces gens ni ce qu’il se trame, je décide d’essayer de sortir de mon bureau par une autre porte située au fond de celui-ci. J’emprunte un couloir désert, débarque dans le petit bureau de Jean où elle ne se trouve pas, puis continue vers celui d’Allen. Quand je l’atteins enfin, la porte est fermée, verrouillée même, et alors que j’aperçois d’autres énergumènes qui commencent à s’intéresser à moi, je tambourine et hurle « Allen, c’est moi, Patrick, ouvre-moi ! ». La porte s’ouvre soudain, je pénètre d’un bond à l’intérieur et Allen la referme en un éclair derrière moi.
« -Putain, mais qu’est-ce qu’il se passe ? fais-je, essoufflé.
-J’en sais rien. Je sais pas qui sont ces types. Je sais pas comment ils sont entrés dans la tour.
-Pourtant il y a des vigiles maintenant, merde !
-Ce qui est sûr, c’est qu’ils ne ressemblent à rien. Mal habillés, mal rasés, mal coiffés.
-Ils puent même !
-En effet… »
Allen est coupé par des coups portés contre la porte de son bureau. Il semblerait que les excités du couloir aient décidé d’entrer de force.
« -Hey les mecs ! Bah quoi, ouvrez-nous !
-Ouais, allez ! »
Ils se taisent quelques instants, puis on entend une sorte de raclement, comme des vêtements que l’on froisse.
« -Merde Tony, arrête un peu de te gratter le cul ! »
Les yeux écarquillés, je me tourne vers Allen qui semble lui aussi saisi d’horreur. Il décroche le téléphone et appelle un ami qui travaille quelques étages plus bas. Après une discussion de quelques secondes, et pendant que les autres agités continuent de vociférer, il raccroche et m’apprend que la situation est la même partout dans le building, et même en ville.
Je le regarde à nouveau dans les yeux.
« -C’est pas vrai… Des ploucs… ! On est envahis par les ploucs ! »

Sky_Soft
Sky_Soft
Niveau 7
02 avril 2006 à 22:20:29

Hop hop, la suite, le message était trop long^^!

A la seconde où je termine ma phrase, la porte cède sous les coups des trois énergumènes qui trébuchent sur le sol du bureau. Nous en profitons pour leur fausser compagnie sans qu’ils aient eu le temps de réagir. L’un deux parvient néanmoins à m’attraper la jambe et je dois le frapper avec l’autre pour le faire lâcher prise. Nous nous précipitons alors vers l’ascenseur, mais il est toujours cerné par un groupe de ploucs. Sans qu’ils ne nous repèrent, j’entraîne Allen vers les escaliers. Il s’apprête à ouvrir la porte quand je m’entends dire « Je me ferais bien une bonne bière… », accompagnant mes propos d’un « Burp ! » inexpressif. Abasourdi, je fais face à Allen qui m’attrape par les épaules, m’empêchant ainsi de me débattre, et me traîne dans les toilettes encore inoccupées. Il me relâche, et avant que je n’ai eu le temps de faire quoi que ce soit, il me saisis la tête, me la penche vers un lavabo et me force à sniffer une ligne de coke qu’il vient de préparer. Je relève la tête, m’essuie le nez et le remercie.
« -Merde, on dirait qu’ils m’avaient contaminé…
-C’est bien ce dont j’ai l’impression. On a intérêt à faire gaffe. »
Nous rendant à nouveau vers les escaliers, nous devons esquiver les quelques ploucs qui se jettent presque sur nous. Notre progression est néanmoins facilitée par les arrêts fréquents qu’ils doivent observer pour roter ou se gratter les testicules. Nous y parvenons finalement et les descendons à toute vitesse, sans croiser personne.
Arrivés en bas, le hall d’entrée est vide. Jill, les vigiles, ils ont tous quitté leur postes, peut-être pour fuir, ou pire, car ils ont été contaminés.
Toujours suivi de Allen, je sors du building et observe ce qui nous entoure. Des voitures vidées de leur occupant jonchent la route, le parc semble lui aussi désert, tout comme les rues environnantes. Soudain, un bruit caverneux résonne. Allen et moi nous retournons vers l’endroit d’où celui-ci semble provenir et nous voyons un groupe de ploucs se tapant dans les mains et hurlant.
« -Ha ha, celui-là il était bien gras…
-C’est les flageolets ça !
-Pouah, t’as le cul pourri mon pauvre ! »
Alors que nous devons trouver un endroit où nous réfugier, Allen propose le centre commercial qui se trouve à un bloc de notre tour. Nous nous mettons alors à courir, poursuivis par les ploucs qui nous ont aperçu, et après quelques longues secondes, nous pénétrons dans le gigantesque magasin.

Le centre commercial est, comme les rues, totalement vide. Seule la musique d’ambiance (que je ne reconnais pas ; Allen, qui a de la famille en Europe, me certifie que c’est un pseudo artiste français du nom de Patrick Sébastien) vient troubler le silence. Si, sur l’instant, cela nous rassure quelque peu, l’écoute des paroles et de la musique ridicule nous exaspère et j’indique rapidement un magasin à Allen dans lequel nous nous mettons hors de vue des ploucs.
Dissimulés derrière une caisse du magasin, nous observons une horde de ces énergumènes déferler à l’intérieur de la galerie, passer devant le magasin et continuer leur chemin. Nous profitons de ce moment de repos pour jeter un œil au magasin à l’intérieur duquel nous avons trouvé refuge et tentons d’échafauder un plan pour nous échapper.
« -On peut pas rester là, ils vont finir par nous trouver…
-T’as deviné ça tout seul Allen. Evidemment qu’il faut qu’on bouge, mais pour l’instant, faut qu’on trouve un moyen de se défendre. »
Je jette des regards furtifs autour de moi : nous sommes dans une boutique de fringues, visiblement pas de la très grande qualité à en juger par les prix. Quatre-vingt-dix dollars le pantalon, cent vingt dollars le pardessus, je ne cherche pas plus longtemps de marques, il n’y en a probablement pas.
Alors que j’allais me retourner vers Allen pour lui proposer de jeter un œil dehors, des râles provenant de l’entrée du magasin me coupent dans mon élan.
« -Hey, mais c’est nos deux bonhommes de tout à l’heure ça…
-J’crois qu’t’as raison Marcus, c’est bien eux… Alors les gars, on se prom… »
Je ne lui laisse pas le temps de finir sa phrase et leur jette à tous les deux une veste sur la figure. J’hurle vers Allen.
« -T’as vu la gueule de leurs fringues ! Peut-être que celles-ci les arrêteront ! »
Celui-ci acquiesce et envoie à son tour tous les vêtements qu’il peut attraper sur les ploucs qui nous agressent. Mais rapidement, nous nous rendons compte que nos efforts sont vains.
« -Merde, c’est à cause des fringues, le bas de gamme n’a pas d’effet sur eux !
-Faut qu’on bouge, et vite ! »
J’accompagne mes paroles du geste et je fonce vers la sortie après avoir balancé un présentoir sur l’un des deux ploucs qui courait vers moi. Celui-ci le reçoit en pleine tête et est éjecté vers le mur. Allen essaie lui aussi de se dépêtrer de son agresseur à l’aide d’un miroir sur pieds qu’il lui lance, mais le plouc l’évite et lui saisis le bras. Je fonds rapidement sur lui, lui envoie un présentoir sur roulettes dans l’abdomen et il lâche Allen qui me suit en vitesse.

Nous nous retrouvons à nouveau dans la galerie déserte. Les voix qui résonnent au loin nous confirment la présence de ploucs, mais ne pouvant les localiser, nous nous déplaçons rapidement tout en restant sur nos gardes.
Je regarde Allen, dont le visage s’est peu à peu décomposé depuis mon incursion forcée dans son bureau et la découverte de ce qu’il se passait.
« -Hey, Allen. Reste cool. Tout va bien se passer.
-Mais… mais tu débloques Bateman ! Y’a des ploucs partout en ville et tu trouves rien d’autre à dire que ça va aller !
-Calme toi mec. C’est pas en s’énervant qu’on sortira d’ici comme on y est entré. Alors garde ton sang froid, on en a besoin. »
Mes propos semblent l’avoir quelque peu apaisé. Nos yeux furètent toujours de part et d’autre pour prévenir toute arrivée de ploucs vers nous. Alors que la musique d’ambiance se fait toujours entendre, Allen réagit.
« -Mais merde, bien sûr ! C’est un chanteur populaire ce type, une icône de la beaufitude ! Si on laisse ça tourner, on va jamais réussir à les calmer ! »
J’acquiesce, et Allen propose de prendre les escaliers pour rejoindre la salle de surveillance du centre commercial. Nous cheminons rapidement, grimpant les marches quatre à quatre pour arriver au cinquième étage. Nous sortons de la cage d’escalier, et quand nous passons à côté d’un magasin d’articles de sport, Allen éructe un « Boudiou, les nouvelles boules Obut ! Il me les faut ! » des plus inquiétant. Je me souviens alors qu’il a été touché par un des ploucs dans la première boutique que nous avons visité. Ne lui laissant pas le temps de réagir, je l’attrape par la taille, le détourne de son chemin et le force à entrer dans un magasin de chaussures pour femmes.
Ne sachant trop quoi faire pour le calmer et n’ayant pas de coke sur moi, je le balance dans les étalages de boîtes dans lesquelles il s’écroule. Soudain, j’entends des pleurs étouffés provenant de la caisse du magasin. Allen quelque peu sonné, je me dirige vers les sanglots et découvre une jeune femme en larmes, à genoux sur le sol. Visiblement grande, blonde, très bien foutue, je la relève et lui dis de ne pas s’inquiéter, que tout ira bien. Plus loin, j’entends Allen qui se relève en grognant. Aussitôt, une idée me vient à l’esprit. Je tente de la chasser de mon esprit quand je vois Allen se remettre en marche vers le magasin de sport. Je relâche alors la fille, saute à nouveau sur Allen, le ramène dans le magasin et l’oblige à coucher avec la superbe vendeuse, en espérant que ça le décontaminera.
L’affaire est rapidement entendue. Allen retrouve son état normal, et nous nous remettons en route, laissant la vendeuse, à nouveau traumatisée, en sécurité dans l’arrière-boutique.

Après avoir déambulé quelques minutes dans les allées du cinquième étage et avoir évité quelques ploucs, nous réussissons à rejoindre la salle vidéo du centre commercial.
Immédiatement, Allen saute sur le poste de commande qui diffuse la musique et la coupe. Je lui propose de faire d’une pierre deux coups et de tenter de délivrer les ploucs de leurs maux en remplaçant le chanteur de cabaret par quelque chose de légèrement plus classe. Je trouve dans ma poche un CD de Whitney Houston que je comptais offrir à Evelyn, le déballe rapidement et l’insère dans le lecteur qui se met alors à le diffuser dans tout le centre commercial.
Profitant de ces instants de répit, je propose à Allen de réfléchir à nouveau sur la façon de sortir d’ici.
« -Les fringues n’ont pas marché… J’étais pourtant sûr que c’était une bonne idée…
-Peut-être qu’il faudrait…
-J’ai trouvé ! Balançons leur des fringues de marques ! Ils ont résisté à du Zara, ils ne tiendront pas contre Vuitton ou Yves-Saint-Laurent ! »
J’affiche un large sourire en me tournant vers Allen, qui a lui l’air agacé, comme si je l’avais contrarié. Je ne cherche pas à comprendre ce qu’il lui arrive et, satisfait de ma trouvaille, l’enjoint à me suivre.
Nous sortons de la salle de vidéo quand un nouveau groupe de ploucs nous sautent dessus. Tous affublés de vestes polaires aux couleurs immondes et de pantalons trop courts et mal taillés, chaussés de mocassins usés et passés de mode (Ont-ils d’ailleurs jamais été à la mode ? J’ai la réponse : non. En tout cas, pas dans notre galaxie.), ils se jettent sur nous comme des morts de faim. Je parviens à éviter les deux qui ont voulu m’attraper et qui se sont finalement rentrés dedans, mais Allen n’a pas eu la même chance.
Alors que je me dis que je vais encore devoir inventer quelque chose pour l’aider, il a, je dois le reconnaître, une idée de génie.
Ils fixent dans les yeux les deux ploucs qui ont saisi le col de sa chemise et, sans se démonter, leur dit calmement « Messieurs, veuillez me lâcher. J’ai une réservation au Dorsia dans un quart d’heures, je ne peux me permettre d’être en retard. » L’effet est immédiat. Les deux ploucs le libère de leur étreinte et nous filons tous les deux vers les enseignes de luxe.

Arrivés près des magasins les plus luxueux du centre commercial, nous apercevons une large bande de ploucs se diriger vers nous. Ne faisant ni une ni deux, nous nous engouffrons dans la première boutique qui se présente. Nous attrapons alors tous les vêtements que nous pouvons et nous préparons à l’assaut.
Celui-ci ne se fait pas attendre. Comme lobotomisés, les ploucs nous foncent dessus les uns après les autres. Et nous, nous leur balançons tout ce que nous avons dans les bras : pantalons Prada, vestes Lacroix, sacs Vuitton, robes de soirée Dior,…
Nous parvenons à stopper net les premières vagues de ploucs. Mais bien vite, nous sommes submergés par le nombre. Nous tentons de nous replier vers l’arrière du magasin où les « armes » se trouvent en plus grande quantité, mais nous devons finalement céder. Incapable de faire face à l’avalanche de ploucs qui déferle sur nous, nous sommes écrasés par ceux-ci et finissons par perdre connaissance.
Après certainement plusieurs longues minutes d’inconscience, nous recouvrons nos esprits et nous rendons compte que nous avons à notre tour succombé. Chaussures de sport bas de gamme avec des pantalons en toile et sweat-shirt à carreaux tâchés, je m’aperçois de notre état quand Allen me lance :
« -Alors, tu fais quoi pour les vacances ? »
D’abord surpris par sa question, je me résous à lui avouer :
« -Boarf, tu sais, comme d’habitude. En mobile-home, dans le camping préféré de mes parents… »

Yohan-Kiefa
Yohan-Kiefa
Niveau 10
03 avril 2006 à 00:39:25

Ah tient le modéro a écrit un texte et je viens de le lire :rire2: enfin c´est la première fois depuis que je suis sur le forum que je vois un nouveau texte de toi. J´ai bien aimé, comme on dit en France attend c´est... ah oui ça m´a fait bien marrer :rire: en faite c´est pas mal et ça m´a permis de juger de ton niveau d´écriture, il est très bien :ok: enfin, idée originale un espèce de résident evil des ploucs, ici au Québec on appelle ça des punks ils sont aussi un grand problème dans les villes. Donc pour revenir à toi je ne sais pas trop quoi dire à part bravo :rire: :bravo:

mishmoul
mishmoul
Niveau 9
03 avril 2006 à 13:26:26

Surement le meilleur texte que j´ai lu sur ce forum.

Yohan-Kiefa
Yohan-Kiefa
Niveau 10
03 avril 2006 à 21:04:18

Quoi ! incapable de répondre aux bonnes critiques... pfffff impudent, quel honte va ! :-p :rire:

Sky_Soft
Sky_Soft
Niveau 7
03 avril 2006 à 21:37:05

Yohan>Merci d´avoir lu et commenté! C´est une espèce de gros délire, presque écrit que pour faire marrer des potes^^. Mais ça représente pas trop mon style d´écriture, si j´en ai un...^^

mishmoul>Merci du compliment, mais t´as pas dû lire grand chose ici alors^^, parce que c´est plutôt mauvais, en général, et par rapport à beaucoup de textes du forum!^^

J´oubliais!!! Un grand merci à Johan pour la vanne du mendiant que je lui dois, et aussi pour l´énorme fou rire qu´on a eu quand il l´a sortie à un vrai mendiant...^^

Yohan-Kiefa
Yohan-Kiefa
Niveau 10
03 avril 2006 à 22:15:52

Ah tient le médéro a daigner répondre :hum: non je blague, j´essaierai de lire tes autres écrits sur le forum pour voir ton talent si tu dit que ce n´est pas ton style, quoi que je pouvais bien m´en douter. :rire:

Sky_Soft
Sky_Soft
Niveau 7
03 avril 2006 à 22:18:07

Lol, enflure! J´étais pas là de la journée et le lundi soir j´ai entrainement jusqu´à 21h, donc bon...^^

Yohan-Kiefa
Yohan-Kiefa
Niveau 10
03 avril 2006 à 22:24:06

"Enflure"... wouah ma première insulte venant du modéro faudra que je le prenne en note :rire: d´accord j´arrête le sarcasme, je devrais plutôt me remettre à l´écriture je dis moins de conneries, quoi que même là. :fou:

Squall46
Squall46
Niveau 21
03 avril 2006 à 23:14:29

"et aussi pour l´énorme fou rire qu´on a eu quand il l´a sortie à un vrai mendiant...^^"
Pour de bon ?

Sinon, j´ai lu, j´apprécié l´univers a la American Psycho, c marrant d´infiltrer les gars ensuite comme des zombies, mais a partir de là au bout de quelques lignes ca m´a lassé. Malgré tout j´ai fini de lire.

Sky_Soft
Sky_Soft
Niveau 7
03 avril 2006 à 23:16:44

Squall46 bouton profilbouton profil Posté le 03 avril 2006 à 23:14:29 Avertir un administrateur à propos de ce message !
"et aussi pour l´énorme fou rire qu´on a eu quand il l´a sortie à un vrai mendiant...^^"
Pour de bon ?

Pour de bon ouais...^^ M´enfin il me l´a dit à moi, la pauvre n´a pas entendu... Mais on était bien morts de rire^^.

Merci d´avoir pris le temps de lire et de commenter^^!
C´est un gros délire, mais c´est vrai que ça peut être lassant. Mais j´ai eu du mal à me renouveller dans l´écriture du texte et à prendre le temps de bien décrire, etc...

ptit-hobbit
ptit-hobbit
Niveau 10
03 avril 2006 à 23:20:22

Bon j´ai (re)lu, tu me pardonneras j´espere ce moment d´égarement insomniaque.
Le mélange des deux univers est sympa, on reconnait bien les personnages arrogants d´AP. J´ai trouvé ça assez marrant et bien écrit, quelques maladresses de ci de là, mais pas beaucoup. Donc pas de critique vraiment négative à faire sur ce texte, j´ai vraiment apprécié :-)

Sky_Soft
Sky_Soft
Niveau 7
03 avril 2006 à 23:22:57

En gros, c´est le même commentaire, sauf que tu as lu correctement avant de dire la même chose...^^
Merci d´avoir pris le temps de lire et de commenter le hobbit!

Sky_Soft
Sky_Soft
Niveau 7
06 avril 2006 à 13:07:14

Hop, un petit up discret, pour demander aux lecteurs des idées de titre, parce que je sèche...^^

lex-4000
lex-4000
Niveau 10
06 avril 2006 à 14:34:53

Alors, pourquoi pas "apocalypse: plouc malveillants"
Ca fait mieux en anglais je pense ^^: "Coutry Bumpkins: Apocalypse", littéralement "plouc apocalypse"... J´aime bien ^^...

Sinon, le texte est complètement délirant, le héros super coincé et riche rebuté par les pauvres mal habillés qui envahissent la ville, l´effet recherché est réussi... :bravo:

Sky_Soft
Sky_Soft
Niveau 7
06 avril 2006 à 14:36:46

Je vais réfléchir à quelque chose de ce genre là, ça sonne pas mal en effet...^^

Et merci d´avoir lu et commenté! :content:

ptit-hobbit
ptit-hobbit
Niveau 10
06 avril 2006 à 15:08:16

Hillbilly Evil? Resident Hillbilly? Resident Evil : Hillbilly invasion? Je sors?

Sky_Soft
Sky_Soft
Niveau 7
06 avril 2006 à 15:18:02

Qu´est-ce que HillBilly vient faire ici?!

Et d´ailleurs c´est quoi/qui HillBilly?!

ptit-hobbit
ptit-hobbit
Niveau 10
06 avril 2006 à 15:25:58

Ca veut dire péquennot :o))

Sky_Soft
Sky_Soft
Niveau 7
06 avril 2006 à 15:28:22

J´imaginais bien un truc comme ça mais bon...
Content de l´apprendre! (comment ça j´suis en fac d´anglais? Pas depuis 8 semaines mon bon monsieur!)

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