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Conte d'une Nuit en Enfer (Nouvelle^^)

[-Spadassin-]
[-Spadassin-]
Niveau 3
01 avril 2006 à 21:21:55

Conte d’une nuit en Enfer.

Oui, oui, je sais. Je suis un prétentieux. Vous me direz, il y en a eu des textes qui ont tenté de relater ce qu’était l’Enfer. Il y en a eu des merveilleux, des splendides, des religieux, et des ratés. Alors bon, nous ne sommes plus a un près… Quoique. Qu’est-ce qu’un regard enfantin sur un monde d’adulte ? Certains diraient Pureté, d’autre Sacrilège. Mais je pense qu’il faudrait répondre Quelque chose. Allez, ne nous égarons pas. Vous ne devez probablement pas être intéressés par l’avis d’un adolescent…
Alors… Par où commencer ? Par le commencement pardi !

Le Néant. Absolu, parfait, effrayant. immonde et envoûtant, lugubre et réconfortant. Vous ne pourrez jamais imaginer, sauf si bien sûr vous y goûtez, à quel point l’on se sent réconforté d’être dans ce sommeil parfait. Oui. Réconforté… et Apeuré. Disons que, lorsque que l’on se trouve ici, dans ce vide qui nous happe comme de vulgaires poussières passant près d’un aspirateur, on se sent mieux car on a peur de la suite. Si jamais elle existe. Car on a peur de rester éternellement ainsi, perdu dans le vide à penser… A penser que l’on n’est rien. Ensuite, seulement, la suite arrive. Elle en met du temps. Oh que Oui ! Enfin, elle m’a semblée longue, mais longue… Une vie entière peut-être. Il faut dire que, j’étais tellement tétanisé, figé dans mes craintes, que je n’ai pas osé de suite. En fait, j’avais mal. Partout. Même mes sourcils me tiraillaient. Peut-être est-ce ce qui m’a fait redouter de le faire… A vrai dire, j’avais plus que mal. Je crois que je suis immunisé à tout dorénavant ; même à la mort…
Se plaindre c’est avouer aux autres que l’on souffre, d’un quelconque maux, mais se plaindre lorsqu’il n’y a personne, c’est comme vider la mer en la buvant…
Le Sang. Bien que n’étant pas un vampire, j’aimais boire mon sang, à l’occasion, lorsqu’une petite plaie s’ouvrait sur mon épiderme fragile. Là, j’avais ce goût dans ma bouche, mais il était si infâme, si répugnant, putride même… Alors je vomis. Mais j’étais mort, alors je n’avais plus rien. Plus de corps, plus d’envie, plus de plaisir. Il me restait la possibilité d’hurler, bien que ma voix, gutturale, soit ici vibrante et spectrale. Et je revomis. Rien ne sortait, et je sentais mes boyaux, inexistants, se tordre dans tous les sens, m’infliger un insupportable supplice que je n’avais pas demandé. Et plus je vomissais, plus je souffrais. Si bien que qu’au bout d’un moment, je ne pouvais même plus crier, hurler, gaspiller mon souffle. Je sentais les larmes couler le long de mes joues, et lorsqu’elles roulaient jusque sur mes lèvres desséchées, elles avaient ce goût immonde de sang…
Ne rien être est peut-être le pire des supplices, bien qu’il n’y laisse pas la place. La douleur est une porte vers le bonheur, aussi haute et durement gardée soit-elle.
Mes mains, en entrant en contact avec le sol tandis que je vomissais, touchèrent quelque chose de dur. Je le saisis fermement, pour tenter d’oublier légèrement les douleurs. Je sentis alors une vive brûlure dans la paume de ma main droite, qui tenait la chose. Le sang se mit ensuite à ruisseler le long de mes doigts, jusqu’à toucher le sol, et s’y infiltrer sinistrement, comme si des dizaines de vipères sortaient de la plaie béante gisant sur ma main, et se dandinaient comme des asticots pour enfin toucher terre. Des frissons me parcoururent, quelque uns tout d’abord, puis beaucoup de nouveaux. A un moment, il y en eut tellement que je crus ma peau déchirée, se tordant en tous sens…
Je compris que je n’étais vraiment rien. Mais alors un moins que rien. Même si rien est absolu, je crois que j’étais encore inférieur à la non-existence. Même les insectes me semblaient immenses, doués d’un savoir vivre et d’une adaptation exemplaires.
Je voulus me frapper mais les forces me manquèrent et je m’étalais la tronche dans la poussière, dont je ne sentis le goût, à cause du sang.
Alors la seconde étape, la suite, elle arrive. Mais elle est si fourbe, tordue, impensable, que je mis un temps incommensurable pour m’en rendre compte. Je pourrais vous la définir… Si bien qu’elle vous parait horriblement effrayante, mais je pense que les mots me manqueraient…
La terre était balayée par un sinistre vent, portant une odeur de mort et de désolation. Chaud et froid à la fois, ce vent me glaçait les os, me faisant frissonner de plus belle. Il me faisait également transpirer, de grosses gouttes de sueur qui perlaient comme des opales ternies, le long de mes joues.
Aucune végétation, seulement cette terre infâme dont le cœur me répugnait, et où gisait une tâche verdâtre et écoeurante.
Alors, je levais ma main gauche devant les yeux ensanglantés et brûlants.
Voilà la deuxième étape. Pire que toutes les souffrances corporelles, physiques ; mon âme fut ébranlée. Après ça, plus question de mourir. Ce serait le plus profond déshonneur de toute ma vie.
En fait, je me vis. Les cheveux ébouriffés comme jamais, qui tombaient volontairement sur mon front dégueulasse et plein de terre humide, qui collait et laissait ses traces. En dessous de ce front, il y avait mes yeux, mais je ne peux me rappeler à quoi ils ressemblaient, tellement cela me paralysa. Mon nez était peut-être la seule partie acceptable, elle aussi tâchée. Mes lèvres étaient desséchées, écorchées, ensanglantées, tandis que mes joues, creusées, accentuaient mon air de cadavre.
Je haïssais mes yeux qui s’étaient posés contre mon gré sur ma main qui tenait un bout de miroir.
Maintenant, plus question de pleurer, il fallait agir. Rassemblant les quelques onces de forces qui me restaient, je pris appui sur mes mains puis me relevais.
Mes os craquèrent sinistrement. Je sentais mes muscles trembler, fléchir. Seule ma volonté m’aida à rester debout. Avec grand peine, et un courage que je n’aurais pas crû avoir, je réussis a me poser sur mes deux jambes, timidement. Ma tête se mit à tourner, l’horizon marron, terreux, répugnant, devint flou. Je sentis mes tripes se révulser violemment, tandis que je tentais tant bien que mal de rester debout.
Mon corps s’affala, je retombais sur les genoux. Mes mains se reposèrent sur le sol, et je sentis la flammèche d’espoir s’asphyxier.
J’appelais la Mort en vain, je l’étais déjà. Et cette torture physique et surtout mentale était plus qu’insupportable. Comme si, opiniâtrement, on voulait me faire comprendre que je n’étais rien qu’une poussière dans une tempête de sable : ballottée par les vents, impuissante, inconnue…
Résigné, oubliant mes souffrances, cherchant à hurler, à frapper, à comprendre, je me relevais et repartis.
La terre s’affaissait sous mes pieds, nus. Je ne disposais qu’un d’un vieux pagne en lambeaux, une guenille rapiécée, une loque ; et pourtant je n’avais pas froid. Je ne ressentais ni chaleur ni fraîcheur. Encore une curiosité de cet endroit.
Curieux…

Le ciel s’assombrit subitement, comme par enchantement. Je n’avais plus mal, et je recommençais à sentir mes pieds et mes jambes. Le goût du sang s’estompait, mes tripes arrêtaient de gigoter comme des vers coupés en deux. En gros, j’allais mieux. Et c’est là, juste quand je commençais à revoir cette lumière même qui guide tout être hors des ténèbres de la peur, que cette dernière réattaquait diaboliquement.
La Nuit.
Je n’avais jamais vraiment eu peur la nuit. C’est vrai quoi ! Ca servait à rien de « flipper » comme certains disent. Bien que, parfois, il aurait mieux valu…
Les Ombres se posèrent sur l’horizon comme de la peinture coulerait sur une surface verticale. Je les vis descendre à une vitesse folle, si bien que mes jambes fléchirent et que peu après je me retrouvais assis par terre.
Le ciel devint plus que noir. Cette couleur déjà si puissante ici l’était encore plus. J’étais happé par l’inconnu, alors que je sentais une présence inconnue caresser mes cheveux.
Les Ombres dansaient follement, représentant toutes sortes d’êtres immondes. Parfois, ils se rapprochaient, puis repartaient, puis revenaient. Ils me rendaient fou !
Je tentais de me cacher dans mes bras, étant recroquevillé comme un fœtus. Mais moins je les regardais, plus je les sentais, j’avais l’impression qu’ils venaient m’effleurer, qu’ils posaient leurs têtes difformes sur mes épaules.
J’étais terrorisé, tétanisé, paralysé. Je n’arrivais qu’à hurler, encore, et encore, et encore…
Un grondement sourd, bestial, irréel. Un grondement si puissant que mon corps en trembla. Puis le sol en fit de même, en de légères secousses répétées inexorablement. Je n’arrivais pas à ôter ma tête de la frêle enceinte créée par mes bras. Pourtant, il le fallait. Je n’allais pas rester ainsi toute la journée. Alors, comme un escargot qui croit la pluie terminée, je relevais ma face crasseuse.
J’en suis resté bouche bée…
Le ciel était illuminé de milliers d’étoiles filantes. Toutes aussi brillantes les unes que les autres. Je n’osais même pas faire un vœu. Et ce ne fut qu’après une des innombrables secousses que je compris ce qu’étaient ces étoiles.
L’une d’elles tomba à quelques dizaines de mètres de moi, dans une déflagration étonnante. Un cratère large comme dix hommes fut creusé, tandis que la roche encore luisante brûlait intensément, d’un feu jaune cristallin, presque fluorescent.
Qu’elle ne fut pas mon étonnement quand la roche se transforma…
En un Golem.
Un vrai Golem tiré des récits d’héroïc-fantasy.
Son corps tout de pierre, était parcouru de cette flamme, semblable à de la lave. Cette lave, jaune phosphorescent, cristallin, presque opalin, était magnifique. Mais, quand je vis les deux yeux dans lesquels brûlait cette flamme terrifiante qu’est celle de la Mort, je compris qu’il ne me voudrait aucun bien.
Je me relevais, tandis qu’il poussait un cri guttural et spectral. Il se mit à me poursuivre…

« Adieu… »
Je croyais ma dernière heure arrivée en ce monde. En effet, après la course effrénée contre cette animation du Diable, je trébuchais contre un rocher que je n’avais pas vu. Mon corps s’effondra dans un bruit sec et sourd : celui du sac bien plein s’écrasant contre le sol. Je n’aurais jamais repensé mourir, mais pourtant une partie de moi me prévenait du danger, bien réel, qu’était ce Golem. J’entendis le monstre pousser un dernier rugissement, qui me glaça les os, tandis que je serrais ma tête dans mes mains.
Puis plus rien…
Le silence absolu… Plus aucune secousse, plus de vent, plus d’Ombres me caressant... Même le goût du sang avait disparu.
Etais-je mort ?. ..
Les sons revinrent un à un, lentement, à la vitesse de gouttes d’eau chutant d’une feuille encore toute humide de rosée. Le vent caressa mes oreilles, un vent chaud et étouffant, un vent de mort… Vint ensuite le fracas du métal contre quelque chose de dur, puisque ce fut un vrai tumulte de cris rageurs.
Fébrilement, j’ouvris un œil, pour le refermer aussitôt lorsqu’un nuage de poussière me brûla l’iris.
Après avoir frotté, je rouvris les deux, bien décidé à voir ce qu’étaient ces bruits.
Stupéfiant. Effarant. Fantasmagorique ! Non, ce n’était pas possible… Et pourtant, je ne rêvais pas.
Les golems se battaient, contre des spectres.
Epaisse ombre blanche ressemblant à un corps d’humain, marchant sur deux puissantes jambes qui supportaient un corps d’athlète protégé par un haubert. De longs cheveux virevoltant comme des fantômes, des claymores, flamberges et autres spathes en tous genres, ébréchées, effilées, émoussées, mais maniées par des mains de maîtres. Voilà en gros ce qu’étaient ces spectres. L’un d’eux me sauva la vie. Il n’était pourtant pas seul…
Un ligne immense, s’étendant jusqu’à perte de vue, se dissipant à l’horizon, était formé de cette masse jaune pâle, représentant les affrontements entre les spectres et les golems.
Je n’en revenais pas, j’étais sidéré, cloué sur place, paralysé sur mon derrière...

La claymore se brisa en broyant une partie de la tête du golem, qui s’affala sur le sol. Il ramassa le pommeau de son épée fantomatique, et tenta tant bien que mal de la reconstituer. Après tout, elle n’était pas en métal, et devait donc pouvoir se reformer. Non… Il n’eut pas le temps d’en faire plus, il était déjà en train de brûler, suite à un jet de magma d’un golem victorieux.
La scène se déroula devant mes yeux grands ouverts. Je sentis mon pouls s’accélérer alors que je comprenais que le tas de cailloux me réservait le même sort.
Je fermai les yeux… Je ne pouvais pas mourir, pas encore… Une fois avait été bien assez douloureuse. Non, je ne voulais pas mourir… Non… Non !! !
Les dernières paroles, tout d’abord psalmodiées, jaillirent de ma gorge comme un geyser ardent. Je sentis mon corps s’alléger, mes yeux clos n’osaient s’ouvrir. Je ne compris pas vraiment ce qui se passa, bien que je me sentis changer. Etais-je mort ? Non, impossible. Toute mon âme se révoltait contre la mort.
Soudain, mon bras droit redevint lourd, tandis que je ressentis mes jambes. A peine avais-je ouvert les yeux que je vis la boule de magma fuser en ma direction. Une partie de moi que je ne connaissais pas bougea d’elle-même, et soudain tout devint blanc. J’entendis le cri rageur d’un spectre puis le son caractéristique de la chute de ces tas de pierres. Le voile blanc se dissipa peu à peu tandis que je comprenais les plumes que je voyais.
Mon regard se posa sur ma main, que je vis encerclée par un gant resplendissant à travers la nuit. Je me regardai alors…
J’étais maintenant tout recouvert de cette armure de diamant, qui perçait les ténèbres comme une flèche transperce sa cible. Faite d’écailles tissées, qui partaient de mon épaule gauche et rejoignaient mon flanc droit, laissant l’autre épaule à l’air libre. Les écailles, cristallines, recouvraient en fait un voile opalin. Je sentais le vent sur mon omoplate droite. Les écailles se croisaient dans le dos, et repartaient en s’arrêtant au niveau de mon cou.
Mes jambes étaient elles aussi recouvertes de ses écailles, bien que la gauche en fut presque totalement dépourvue. Une ceinture argentée et des bottes de même couleur complétaient cette armure angélique que je n’avais pas demandée.
Les gants, pointus au niveau de la seconde phalange, n’étaient faits que d’un patchwork lumineux, mais qui semblait tout de même solide. En me touchant le front, je sentis un diadème. Et lorsque je compris la forme, mon rôle se dévoila devant les yeux qui s’emplissaient de larmes.
Je resserrai la poigne prodiguée sur le pommeau de mon épée, une spathe d’une incroyable légèreté, dont le pommeau dessinait deux plumes.
Ces deux plumes me laissèrent deviner ma nouvelle et dernière acquisition : des ailes.
Je découvris rapidement comment les contrôler et je m’envolais lorsque le métal de mon arme entra violemment en contact avec un crâne de golem qui se brisa sous l’impact…
J’étais un nouvel acteur surgissant à l’improviste et qui allait complètement changer la pièce ancestrale…

SophyErzengel
SophyErzengel
Niveau 10
01 avril 2006 à 23:18:16

Mouais...

La première partie est pas mal, mais la suite et son action que je trouve tiré par les cheveux me plait moyennement. De plus, ton style est bon, mais sur une longueur comme celle-ci, c´est un peu emphatique. Je pense que tu aurais du continuer sur quelque chose de plus psychologique que de symboliser ainsi le combat, menfin, voilà mon avis.

[-Spadassin-]
[-Spadassin-]
Niveau 3
01 avril 2006 à 23:43:34

Tous les avis sont les bienvenus.
En tout cas merci ^^

Sinon, que dire...
Bah je sais pas, j´avais envie d´enchaîner par ça, c´est vrai qu´ça peut déplaire mais bon, la nouvelle est pas terminée, j´essaierai d´me rattraper ;D

Encore merki, et bonuit ^^

Yohan-Kiefa
Yohan-Kiefa
Niveau 10
02 avril 2006 à 19:28:16

Bien alors, je lirai plus tard promis ou demain, mais je lirai, là je n´ai pas le temps alors tu auras sûrement de nouveaux commentaires bientôt. :)

Pseudo supprimé
Pseudo supprimé 02 avril 2006 à 19:55:25

Je viens de lire,et j´avoue que...la fin n´est as trop accrocheuse.Comme on te l´a dejà dit,l´histoire du combat est tirée par les cheveux,tu aurais dû rester dans l´abstrait,et ne pas faire un vrai combat...Enfin,après tout,c´est toi l´auteur :) Mais dommage,le début était prometteur.

[-Spadassin-]
[-Spadassin-]
Niveau 3
02 avril 2006 à 20:01:29

Merci merci lol.
Qui vous dit que ça va être un vrai combat ?
M´enfin, j´ai pas encore vraiment d´idées pour la suite, on verra bien.
Merci d´avoir lu en tout cas.

_Azerty777
_Azerty777
Niveau 10
02 avril 2006 à 22:47:23

Pas mal, même commentaire, la première partie est très bonne mais le reste ne colle pas trop avec l´histoire, bien que ça reste plutôt agréable à lire. Cependant c´est un peu lourd sur la fin quand même, enfin j´ai trouvé, c´est sûrement du au fait que ton texte étant abstrait, j´avais beaucoup de mal à me représenter ce qu´il se passe (un mort qui possède encore son corps? :-d ), mais bon ça c´est ma faute, pas la tienne. :-)

Allez la suite maintenant. :)

[-Spadassin-]
[-Spadassin-]
Niveau 3
03 avril 2006 à 19:41:29

Lol merki.
Bon bah voyant que ma fin plait pas (à moi non plus mdr) j´improviserai pour qu´elle change xD

Sinon la suite dans un mois, si chuis courageux.
Et ouais, plus trop l´temps décrire, désolé...

[-Spadassin-]
[-Spadassin-]
Niveau 3
05 avril 2006 à 21:48:54

J´fais un pitit up, voir si d´autres téméraires sont courageux :p)

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