Chapitre 1
Elle m’entraîne je ne sais où, mais ça me semble déjà faire près d’une heure qu’on roulent. Je pense à Alex et à Nicolas qui doivent m’attendre depuis déjà longtemps. Je devais passer les prendre pour le réveillon de Noël. Mais comme d’habitude, l’attrait de la bouteille a été plus fort que tout. À l’heure qu’il est, leur mère doit être entrain de leur faire son discours habituel sur le genre d’homme que je suis. Un pauvre alcoolique sans aucun sens des responsabilités. C’est plutôt dommage mais bon. À cet instant précis, je ne m’en préoccupe guère. Ce qui m’intéresse le plus c’est de savoir où cette femme si délicieuse peut-elle vouloir à tout prix m’amener. Je l’ai rencontré au bar, elle était assise seule et semblait au bord des larmes. Alors, en bon gentleman que je suis, je suis allé la voir. Là, elle c’est mise à me raconter sa vie. Elle vient d’une bonne famille du nord de je ne sais plus trop où, elle a deux frères et une soeur tous plus jeunes qu’elle. Sa mère est décédée lorsqu’elle n’avait que huit ans... Et a partir de ce moment, lorsqu’elle a levé les yeux vers moi j’ai cessé de l’écouter. J’ai été saisi par la blancheur de sa peau, le halo de cheveux roux qui encadraient son visage et ses yeux bleus. Des yeux D’un bleu si profond qu’on pourrait y voir les étoiles en y regardant de près. Cependant, il me semblait que ses yeux reflétaient une cruauté comme on n’en voit que très rarement. Comment une femme si jeune si douce et si pure pouvait-elle avoir un regard si dure? C’est à ce moment que j’ai perdu le fil de ce qu’elle disait et que j’ignore ce que je fais ici, perdu au fond des bois, avec elle qui me conduit me semble-t-il dans un endroit désert. Les lumières de la ville sont maintenant disparues derrière nous et les montagnes et les vallons ce font de plus en plus nombreux. J’ignore totalement l’endroit où je me trouve. Je dois l’avouer, j’ai un peu peur. Mais je ne trouve pas la force de lui demander où nous allons. Mes paupières sont lourdes et tranquillement je sens monter en moi un sentiment de bien-être extraordinaire. Je sens l’odeur sucrée de son parfum s’infiltrer dans tout mon corps. Les bruits de la forêt et du moteur qui ronronne m’enivrent à un point tel que je ne tarde pas à m’endormir.
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Je ne saurais dire combien de temps je suis rester endormi. Tout ce que je sais en ce moment c’est que je suis nu, qu’il fait très noir et très chaud et que je suis debout les mains menottées à une barre de fer. Mes jambes elles, ne sont pas attachées. Ce qui me laisse encore une certaine liberté de mouvement. Soudainement, je sens son odeur. Je l’entend s’approchée. Je sens la peur montée en moi. Que va-t-il bien pouvoir m’arriver? Lorsqu’elle arrive à ma hauteur, je sens son corps nu et chaud à seulement quelques centimètres du mien. Je sais quelle est nu car je sens sa poitrine effleuré la mienne. Son souffle chaud dans mon cou. J’essaye de lui parler, mais rapidement elle met un doigt sur ma bouche me signifiant de ne pas parler. Puis, c’est long bras délicat s’enroulent autour de moi. Elle caresse délicatement chaque partie de mon corps. Elle me dit qu’elle a envie de moi et que si je ne bouge pas, elle pourra me faire connaître des sensations telles que je n’en ai jamais connues. Alors, encore quelque peu enivré par l’alcool, l’odeur délicieuse de son parfum et l’insistance de ses caresses, je m’abandonne entièrement à elle. Sans un mot, elle m’embrasse, d’abord sur la bouche puis dans le cou et sur le torse. Elle continue de me caresser des ses doigts fins. Puis, elle lèche doucement mon pénis, qu’elle prend entre ses lèvres humides. La sensation est extraordinaire. Quand enfin elle s‘arrête, l’éjaculation est plus forte que jamais et le sentiment de bien-être qui m’envahit ne ressemble à rien de ce que j’avais connu auparavant. Puis soudain, je sens une pression sur ma nuque et sur ma bouche puis je m’endors à nouveau.
Chapitre 2
Ça fait déjà plus d’une heure qu’on roule, pourtant, Karen m’avait bien dit que ce n’était qu’a environ quarante-cinq minutes. Où est donc ce putain d’entrepôt? Il risque de se réveiller si je ne trouve pas au plus vite. Pourquoi au juste est-ce que je me suis encore mis dans un sale pétrin. Je ne me dompterais donc jamais. La dernière fois, ça quand même faillit me coûter la vie. Et voilà que je m’y remet. Tout ça pour de la drogue en plus. Mais naturellement, lui pas question qu’il mette la main a la pâte. Je vais encore devoir me taper tout le boulot toute seule. Et qui va récolter le gros lot? Je vous le donne en mille, c’est encore lui. Merde ce que je peut être conne parfois. Bon ça y’est, le voilà enfin.