Ce n´est pas le fait d´écrire qui est le plus difficile dans un cas coe le mien, mais plutôt trouver un sujet. En général, je m´imagine une fresque épique / romantique et j´essaye de la sublimer. Ou bien, j´élève à un rang plus élevé quelqu´un que j´apprécie tout particulièrement. Mais, lorsque la rêverie laisse place à la réalité, il en va autrement. Je parle de rêverie et de réalité, ce n´est pas pour rien. Il y´a de cela quelques heures j´ai vécu une expérience tellement singulière qu´elle en était troublante. J´ai l´impression que mon âme s´est liée à une autre, et je me rappelle des moindres détails, ms la beauté de la scène fut telle qu´il fut difficile de ne pas invoquer la divagation coe coupable.
Alors la question reste entière : Etait-ce un rêve ou la réalité ?
C´était un rêve. Tout porte à croire que c´en était un. Un doux songe qui s´éprend des amants lorsque l´être chéri manque à leur coeur. Le moindre mouvement fait écho à sa grace. Le moindre son nous fait prêter l´oreille, croyant - espérant entendre sa voix profonde. Le moindre regard nous fait rappeller la couleur pure de ses yeux. Oui, et mm après m´être réveillé je continue à vivre ds ce rêve. Mais je le vis seul, car l´être chéri n´est plus auprès de moi. La souffrance est coutûme et conséquence de notre existence et de notre condition, pourtant celle de se réveiller et de se retrouver loin d´elle évoque en moi une douleur particulièrement fougueuse. Je ne sais comment l´apaiser, si ce n´est en la laissant pénétrer mes pensées. Doux remède. Mais ce songe ne s´exprime pas de la mm manière que celui d´hier soir. Il lui manque un certain charme, un certain réalisme illusoire. Il lui manque le souffle de la beauté.
Alors; divagation ou souvenir ?
Souvenir, assurémment. Ca ne peut en être autrement. Tout une nuit merveilleuse avec pour symbôle les mains liées l´une à l´autre. Ces douceurs et caresses partagées, nul esprit ne peut les imaginer. Elles étaient réelles, et nourissaient ma passion. Le gracieux et agile mouvement de sa main glissant le long de mes cheveux, et frôlant mon visage, mm mes rêves les plus incensés n´auraient pu franchir ces limites. Et mes doigts plongés dans sa chevelure hyacinthe, aussi belle que douce. N´oublions pas ce sourire ... les mots me manquent, maudite soit l´impuissance de ma plume quant à l´évocation de ce qu´a provoqué en moi ce sourire si radieux. Un instant révélateur ou deux enfants de coeur exprimaient leur compassion de la manière la plus pure.
Donc, vérité ?
La vérité n´est pas. Elle nous est propre. Ms ce que je sais, c´est que sa présence nourrit mes espérances. Non, ne m´interdis pas de rêver de toi. Comment pourrais-je m´en passer ? Alors que mes yeux ne trouvent reflet qu´en tes yeux. Que mes mains ne sont douces que lorsque je tiens les tiennes. Que mon esprit s´efface au profit de mon âme lorsque je suis avec toi ? Toi, qui hante tout mon être ? Non, je t´en prie. Ne m´empêche pas de rêver de toi. Tu me rend meilleur, tout simplement. Et c´est ce à quoi j´apire pour rester à jamais coe un éternel être chéri ds ton coeur. J´aime la vie, parce que tu la respires. Moi un malchanceux ? Alors que je cotoie ? Ta rencontre balaye d´un trait toutes les mésaventures que j´ai connu jusque là, et je reprend peu à peu goût à cette vie d´habitude si morose. Je crains, je doute, j´espère, car l´espoir est mon unique échapatoire. Craintes et doutes que tu effaces d´un simple sourire ... encore lui.