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Liste des sujets

*Pour le forum ! : Le Duel des Plumes !*

poisonX
poisonX
Niveau 2
10 avril 2006 à 04:37:08

ptit_hobbit et sky_soft, ça ne doit pas vous déranger que je m´ajoute au sujet des médicaments.
Je vois pas pourquoi ça pourrait déranger qui que ce soit en fait. Ce sujet me ferait un grand bien, il soulagerait ce mal... vous voyez le lien!

poisonX
poisonX
Niveau 2
10 avril 2006 à 05:13:24

Les médicaments, je les cherches continuellement. Je suis constamment sur les médicaments. Je suis un pur drogué, je ne le cache pas, je l’assume sans aucun sentiment révoltant. J’ai compris que mes journées se passent toutes de la même façon. Je relaye chaque remède au fil du jour. C’est le médicament contre le temps.

Nous sommes tous des compulsifs exponentiels. On veut toujours une plus grande dose, on a toujours ce besoin grandissant. On cherche ce qu’on a déjà eu, en mieux, en plus abondant. Artistiquement parlant, les médicaments sont très présents. L’art semble vouloir guérir le mal. Ce mal qu’on décrit par l’art. Le dire le fait sortir. Je suis à l’instant en pleine consommation d’hallucinogène très puissant, créant des images. Compulsif de pensées. Compulsif d’écriture. Compulsif de création future.

Suis-je trop gourmand? Je veux me gaver de médicaments. Tant qu’à ne faire que ça éternellement, pourquoi me gêner? Je devrais profiter de mon high, au lieu de simplement guérir mon down. Cultiver mon down... I’m fuckin deep...

Ouf! j’étais essoufflé! Je peux maintenant allumer ce joint pour oublier ce que je viens d’écrire. Hahahahahahaha!!

Carnavale
Carnavale
Niveau 10
10 avril 2006 à 07:56:56

MAJ

- Lundi 10 avril : hobbit VS Sky + poisonX

Sujet : "Le Médicament"

- Mardi 11 avril : ... VS ...

Sujet : "La Corrida Du Coeur"

- Mercredi 12 avril : ... VS ...

Sujet : "J´ai besoin d´un monstre"

- Jeudi 13 avril : ... VS ...

Sujet : "Voyage Bactériologique"

- Vendredi 14 avril : ... VS ...

Sujet : "Si Hitler avait gagné ?"

- Samedi 15 avril : ... VS ...

Sujet : "Sur le Pont"

- Dimanche 16 avril : Zech VS ...

Sujet : "Apologie de l´auto-mutilation"

ptit-hobbit
ptit-hobbit
Niveau 10
10 avril 2006 à 12:34:34

Bon on est pas le soir, mais tant pis, je me lance^^

Le médicament

D’aussi loin que je me souvienne, j’ai toujours été malade. Au début, je ne le savais même pas ; il faut dire que tout le monde s’est bien gardé d’être le premier à me l’apprendre. Je grandissais dans le cocon familial comme un enfant tout ce qu’il y a de plus normal, évoluant dans un climat d’hypocrisie inimaginable et de mauvaise foi impensable. Je jouais avec les enfants du quartier, qui se moquaient alors du gosse à béquilles, mais ignoraient la maladie qui me rongeait déjà le corps et l’esprit, tout comme je l’ignorais alors. J’ai commencé à avoir des doutes sur mon état de santé au collège, mais tout le monde tenta de me rassurer en mettant des étiquettes sur mon mal : stress, dépression, instabilité chronique. On m’a même un moment cru bipolaire. J’évitai la mise sous traitement et les hôpitaux en acceptant de ne plus parler de mon mal, rejoignant le monde entier dans son intolérable hypocrisie. Et cela marcha. Je traversai les années de collège comme un enfant normal, victimes de seulement quelques crises qui me laissaient épuisés, en sueur, à deux doigts de l’évanouissement. Par chance, j’étais seul à ces moments, et personne n’en sut rien.
Après le collège, je crus même ne plus être malade.
Au lycée, je sus que je l’avais toujours été.
Je découvris seul le sens véritable de ma maladie, et l’hypocrisie dont avaient fait preuve les dizaines de personnes ayant gravité autour de moi me fit vomir. C’était – c’est toujours – une maladie terrible, pas tant par ses symptômes que par le fait qu’elle semble laisser tout le monde indifférent. Il est difficile de savoir qui en souffre, car ses symptômes sont bien plus profonds et difficiles à interpréter que ceux des autres maladies. C’est pourquoi personne ne s’est jamais douté que ce mal me rongeait. Je n’ai, d’ailleurs, rien fait pour les convaincre du contraire. Peur du regard des autres, peut-être. Honte, sûrement. Quoiqu’il en soit, je grandis encore avec ce mal installé tel un hôte indésirable dans mon corps. Plusieurs fois, je rencontrai d’autres personnes souffrant de la même maladie. Comme moi, eux semblaient en parfaite santé, aucun signe ne laissant paraître le mal insidieux qui les rongeait. Tous étaient, comme moi, dégoûtés de l’indifférence que ce fléau suscitait. L’une de ces personnes m’apprit qu’un nombre incroyable d’hommes et de femmes en étaient atteints, et pourtant, personne ne faisait rien ! On n’en parlait pas, on n’organisait pas de campagnes de prévention, et, semblait-il, on ne recherchait aucun traitement ! Aucun médicament ne viendrait jamais mettre fin aux souffrances qui nous attaquaient comme de l’acide depuis des années. C’est alors que je décidai de m’orienter vers une carrière scientifique.
Tout au long de mes études, l’hypocrisie du monde entier, que je n’avais alors vu que par celle de mes proches, m’explosa au visage. J’étais, semble-t-il, la seule personne au monde à chercher un remède ! Au monde ! Le tabou était énorme, et surtout inviolable. On appelait aux dons pour vaincre le cancer, tandis que mes frères et moi souffrions, honteux, en silence. On exposait des myopathes sur la scène d’un chapiteau éclairé comme un cirque, nous révélant, avec force gros plans obscènes, les horreurs que peut causer une telle maladie. Et pendant qu’un compteur géant affichait des millions gagnés pour la recherche, mon mal évoluait dans un carcan d’ombre et de silence.
J’ai souffert, toutes ces années. Bien souvent, les douleurs étaient insupportables, les crises me laissant avec guère plus d’énergie qu’une larve, en sueur, hagard, incapable d’atteindre ne serait-ce que le canapé pour m’allonger.
Le médicament qui me délivrerait devint mon Saint Graal, mythique et salvateur, mon Eldorado, toujours hors de vue, ma quadrature du cercle, toujours irrésolue. Je ne pensais plus qu’à le trouver.
L’omerta devenait insoutenable, aussi, lors de mes premières années de recherches, tentais-je de rallier des grands noms de la science à mon combat. On me rit au nez. On me considéra avec pitié. On tenta de m’expliquer, gêné, que rien n’aboutirait jamais. On tenta même de me mystifier, en prétendant que ça n’était pas une maladie ! Pas une maladie ! Me dire ça à moi, dont les crises se faisaient de plus en plus fréquentes et douloureuses !
Chaque semaine, mon cœur s’emballait, accélérant son rythme de pompe à énergie, drainant mon sang plus vite qu’il ne pouvait couler dans mes veines. Des éclairs de douleur pure se plantaient dans mon cerveau, annihilant toute pensée cohérente, contractant mes muscles dans la plus absurde parodie de crise d’épilepsie jamais vue, me laissant aussi impuissant qu’un nouveau-né. Je pleurais, je me frappais, me saoulait, perdis mon emploi, la raison, mon logement, mes amis. Seule me restait la maladie.

Aujourd’hui, le peu d’esprit qui me reste, frappé d’une de ses elliptiques et infimes périodes de lucidité, a enfin compris ce que personne auparavant n’avait su voir. Le sens véritable de la maladie qui, dès la naissance, a pourri mon corps et démoli mon esprit. Et il a trouvé le médicament.
Dans ma folie, je cherchais désespéramment un traitement chimique apte à mettre fin à mes souffrances. Une pilule miracle, une injection salvatrice. Mais je sais aujourd’hui que le médicament n’est pas chimique. Et qu’il existe depuis longtemps, sous plusieurs forme. La seule que j’ai pu me procurer est celle d’une lame de rasoir émoussée. Sans plus attendre, je la pose sur la saignée de mon poignet, et le médicament me guérit de la vie.

linkalink
linkalink
Niveau 10
10 avril 2006 à 16:07:48

Tiens, c´est marant mais je m´attendais à la fin avant même d´avoir commencer à lire :o))
Bon, sinon c´est du hobbit quoi! Donc, comme toujours, je n´ai rien à dire...

vierax-fan-ff
vierax-fan-ff
Niveau 10
10 avril 2006 à 19:25:59

Je tiens a m´escuser de ne aps avoir tenu mon engagement et de ne pas avoir fait de texte le jour ou je m´étais inscrit.
Disons pour faire simple que ce week end fut riche en rebondissement et je ne me suis guère planché sur cet écrit mais sur mes deux autres.
J´essaierai de me rattraper Vendredi avec le sujet sur Hitler.

Sky_Soft
Sky_Soft
Niveau 7
10 avril 2006 à 21:57:45

Hop hop hop, écrit rapidement, c´est pas du niveau du hobbit (j´ai pas encore lu =/) mais bon...^^

Il est six heures et demi. Je le sais, car mon réveil, que j´avais programmé pour qu´il sonne à cette heure-ci, vient de me tirer d´un rêve. Ou plutôt d´un cauchemar. Je mourrai soudainement, dans la rue, sans comprendre pourquoi. Vite, se lever, oublier ça : une longue journée de travail s´annonce.
Je pose les pieds sur le sol froid de ma chambre, et quand je me lève, e suis pris d´un léger vertige, si bien que je dois me rassoir sur le lit et attendre qu´il passe.
Je file ensuite vers la salle de bain pour observer mon visage dans la glace. Le teint blafard, des cernes immenses sous les yeux, la bouche pâteuse, je me passe la main rapidement dans les cheveux puis je me dirige vers la cuisine.
Je déjeune rapidement - un petit bol de céréales, un grand verre de jus d´orange et un yahourt - puis repasse par lasalle de bain pour faire une douche.
Je reste longtemps sous le jet d´eau chaude, comme pour m´imprégner de cette chaleur, afin de me construire un semblant d´armure prompt à affronter le froid glacial qui règne dehors. L´hiver s´est enfin emparé de la ville et la neige ne devrait plus tarder à recouvrir les rues de son manteau étincelant.
Quand je sors de la douche, je reste quelques secondes nu face au grand miroir pour m´observer. Je détaille plusieurs point de mon anatomie - notamment la maigreur de mon torse et de mes jambes, et les creux que l´on constate au niveau de mes côtes - et décide que ce soir, avant de rentrer, j´irai faire un peu d´exercice dans une salle de gym de la ville.
Une fois de retour dans ma chambre, j´ouvre rapidement la penderie, repère ce que j´ai envie de mettre et m´habille en quelques minutes. Je saisis mon manteau, mes affaires, et alors que je m´apprête à sortir de l´appartement, j´aperçois, posé sur la table du salon, un post-it que ´jai dû laisser là la veille. Je jette un coup d´oeil à ma montre et comme je suis déjà en retard, je sors en hâte et m met en route.
Les rues sont plutôt vides ce matin. Seuls quelques courageux passants osent braver le froid à pied ou en vélo. Je croise des visages connus, même si je n´ai aucun nom à mettre dessus. Puis j´arrive à un carrefour où je dois m´arrêter pour laisser passer plusieurs voitures.
Soudain, une douleur naît dans ma poitrine. D´abord légère, elle s´accentue jusqu´à devenir insupportable. Je me retiens de crier quand je tombe au sol, sans un mot, sous le regard stupéfait et inquiet de passants. Etendu sur le trottoir, mes yeux sur le point de se fermer, je revois le post-it ; je me revois la veille, écrire de ne pas oublier de prendre mon médicament. Je n´avais jamais cru en la prémonition, mais enfin, le rêve s´explique. Mais il est trop tard...

Sky_Soft
Sky_Soft
Niveau 7
10 avril 2006 à 22:03:19

Oups, à la relecture, je vois pas mal de fautes de frappes, désolé^^ (j´ai écris directement dans la fen^tre donc bon...)

Et sinon, sur le texte du hobbit (que je viens de lire donc) : chouette, bien écrit, toujours ton style très agréable et fluide avec les bons mots au bon moment.

ptit-hobbit
ptit-hobbit
Niveau 10
10 avril 2006 à 23:09:43

Ben ça va, il est pas mal le tien^^ Peut-être un peu court... Et puis mieux vaut des fautes de frappe que des fautes tout court^^

Sky_Soft
Sky_Soft
Niveau 7
10 avril 2006 à 23:14:36

Marchi^^. Je réfléchissais aux toilettes à quoi faire, et donc en fait rien ne m´est venu (si ce n´est ce que j´avais à y faire)(ouh, des blagues scato, berk^^). C´est dans la cuisine que l´illumination est née. Bref, on s´en fout. Hop.

ptit-hobbit
ptit-hobbit
Niveau 10
10 avril 2006 à 23:16:33

Non non on s´en fout pas, tu peux développer le coup des toilettes?

Sky_Soft
Sky_Soft
Niveau 7
10 avril 2006 à 23:22:34

Je pourrai sans doute dans quelques heures... Comme le disait si bien le regretté Mizou-Mizou : "Yé souis pas oune machine!"

poisonX
poisonX
Niveau 2
11 avril 2006 à 02:07:25

à Sky soft et à hobbit: je me demandais si vous aviez lu mon court texte sur les médicamments. en fait jvoulais savoir cque vous en pensiez, si c´est pas trop vous demander. En passant j´ai trouvé vos textes excellents, en particulier le suicide/remède de ptit hobbit. Je pensais souvent à ça mais je n´aurais jamais aussi bien exploité l´aspect

Yohan-Kiefa
Yohan-Kiefa
Niveau 10
11 avril 2006 à 05:40:31

Tu as relevé là un problème grandissant, un petit fléau en devenir PoisonX que tu devrais connaître puisque tu vis au Québec. Ce mal de la société est en partie possible dû à la grande accessibilité des médicaments dans notre province. J´aime bien que quelqu´un est fait un texte la-dessus Bravo ! :bravo: Et pour Sky et hobbit, désolé je n´ai pas encore lu les votres, j´y jetterai un coup d´oeil plus tard, mais je suppose déjà que ce sera très bien. :ok: :)

Everlasting
Everlasting
Niveau 22
11 avril 2006 à 21:14:13

La corrida du cœur

L’aurore boréale s’éliminait lentement. Parfait ! La baisse de l’ionisation allait enfin nous permettre de reprendre un contact radio optimal. Il était plus que temps. White Lung vient d’informer mes équipiers, nous pouvons réactiver nos lunettes et reprendre l’observation. Je commence par un balayage large. Il n’est pas dans leurs habitudes de parcourir de grandes distances, il ne peut être loin, mais ils sont d’un haut niveau de camouflage optique, surtout dans cet environnement.

Des montagnes de granite blanc émanent des fumerolles en raison de l’activité magmatique accrue dont les ruisselets de feu orange témoignent l’existence. Ces vapeurs brouillent les senseurs mais offrent aussi une chaleur qui semble attirer nos proies. J’abaisse ma vision sur les plateaux d’eau chaude, vérifie qu’il ne s’y cache pas – mais après tout pourquoi le ferait-il, l’eau tend vers le bleu très clair et les vapeurs nuageuses qui auraient pu le cacher se cristallisent trop rapidement au dessus de l’onde. J’incline encore les lunettes vers le bas et dégrade mon angle de perspective pour mieux sonder les herbes vert sombre. Cette couleur leur vient de la solution que nous injectons dans la terre pour pallier à la disparition du cycle végétal. Sans ça, la terre ne produirait rien.

Le coeur a été repéré ! Lerc l’a balisé et le prend déjà en chasse. Je lance immédiatement le rotor et le poursuit en parallèle. Il est hors de question qu’il s’échappe par la gauche. Le dispositif l’a locké. Zoom. Coeur de bonne taille aux ventricules bien formés, santé d’apparence très correcte, capture imminente.

Les coeurs sont rapides mais ils finissent toujours par s’essouffler et courent sans but. Ils sont capables d’obliquer dans toutes les directions, même si un filet les attend. Je ne les comprends pas, n’ont-ils pas peur d’être enfermés puis de mourir ? Celui-ci semble particulier, il courre de manière plus rectiligne, ne changeant de chemin que lorsqu’il se cogne au rotor de Lerc, celui-ci ayant anticipé sa fuite. Il émet des petits bruits aigus sans signification. Son corps rougit déjà jusqu’au violet. Nouvelle phase, je rejoins mon camarade pour précipiter l’étouffement. Mais le coeur continue de courir. Qu’espère-t-il ? Il n’en a plus pour longtemps, son souffle va l’obliger à abandonner. Nous ajustons nos bouches à feu, en lui perçant la peau, les particules de poussière l’épuiseront rapidement. Les coeurs ne peuvent plus parcourir de distance quand ils saignent. Et la poussière les brûle.

La chasse touche à sa fin, Ninguém prépare déjà les seringues qui assommeront la créature. Le coeur est à l’agonie, il souffle autant qu’une usine d’acier, trébuche sur les cailloux, se noie dans le sable qu´il soulève. Il tente de gravir la pente qui mène à la source d’eau chaude – il s’y noierait l’insensé, mais nous bloquons l’issue. Ninguém et moi nous arrêtons et préparons le matériel, tandis que le cœur rampe encore dans les graviers, à bout de force, glissant souvent. Moribond, il s’obstine à grimper encore sans remarquer qui est au sommet ; il a dû fermer les yeux pour ne pas nous voir, pour ne plus rien voir.

Nous l’avons eu ! Mission accomplie, notre sourire est mérité. Ninguém s’avance et lui inocule l’acide paralysant. Une déchirure qui allait le couturer s’arrêta net. Le battement si cadencé se ralentit, se ralentit encore, et encore. Sa fine peau externe a éclaté partiellement mais les scientifiques nous ont déjà dit que cela n’entamait pas leur système interne. Les valvules bouchées et le myocarde lacéré seront réparés.

Lerc saisit le petit coeur et l’emmène avec lui au centre. Mon grade ne me permet pas d’y pénétrer et de savoir ce qui s’y passe. Mais je sais que dans cette ère, tous les coeurs restants doivent être emmenés. A la sortie, leur énergie alimente et immunise nos princesses contre les dangers qu’elles doivent affronter. Car elles, qui sont de moins en moins nombreuses, elles savent. Elles savent voir les Oubliés, ces démons que nos ancêtres ont combattu. Ah nos princesses, pourquoi sont elles si fragiles ? On prononce des mots anciens comme "rêve", "désir", "amour", "espoir" qui les tueraient si on ne leur donnait pas régulièrement la substance des coeurs. Je me demande ce que deviendra l’humanité quand il n’y en aura plus...

Les rumeurs disent qu’il y a eu des époques où ce sont les humains qui les portaient. Alors pourquoi n’en avons-nous plus ?

Carnavale
Carnavale
Niveau 10
11 avril 2006 à 21:41:20

....

Les choses sont simples.... J´ai lu... Et il a fallu les premières lignes du paragraphe pour que mon propre coeur s´agite furieusement sous la peau, je l´ai eu, le frémissement, sous la chair, et ça a grandi... ça a grandi... Ce texte est sublime, Ever, un très très grand moment symbolique, une fable terrifiante, le tout servi par un style d´une impeccable froideur, d´une précision chirurgicale (à l´image des protagonistes de ce monde peut-être plus proche de nous que nous le pensons, sans coeur). C´est saisissant, puissant, et ça prend aux tripes (j´ai failli dire au coeur).

C´est clair, ce texte, c´est mon texte coup de coeur! Mille respects.

:bravo:

Zech
Zech
Niveau 23
11 avril 2006 à 22:24:13

Je réfléchirais sur la fable à la relecture, mais je dois avouer que j´ai été décu, par l´écriture surement pour la simple et grande raison, que j´ai lu le commentaire de carnaval avant de lire le texte, et jem´attendais à quelque chose de plus exitant, exhaltant.
Et puis une froideur oui, mais qu´on ne ressent qu´à la fin je trouve, ce qui me désole personnellment.

Enfin voilà, j´ai trop attendu, le seul plaisir qui me restera, c´est de trouver de l´inspiration intellectuelle à la relecture.

:-)

C´est dommage que tout ce soit joué à un commentaire lu avant. :(

Carnavale
Carnavale
Niveau 10
11 avril 2006 à 22:27:04

Raah, ne jamais lire les critiques avant d´être allé voir le film!

poisonX
poisonX
Niveau 2
11 avril 2006 à 22:34:41

à Yohan-Kiefa, merci du commentaire. Je n´avais pas réalisé que la fin de mon texte pouvait laisser croire que j´ai vraiment l´air de parler de substances illicites tout le long. En fait j´aurais du élaborer sur le fait que je compare tout à la drogue. La musique, l´art en général, le sexe, la nourriture(quand j´ai rien à faire je bouffe!), la télé, l´amitié, les sports. Au fond toute activité qu´on utilise pour tuer le temps.

Yohan-Kiefa
Yohan-Kiefa
Niveau 10
12 avril 2006 à 00:42:05

Ah tient c´est bien, un autre qui utilise des sous-entendus, je faisais plus attention avec le temps puisque peu de gens font ça ici. C´est amusant jesuis quasiment la plume des sous-entendu avec mes texte qui n´ont pas été trop apprécié dû à cela, enfin tu feras une petite recherche sur mon pseudo et tu liras la nouvelle Calvaire si tu veux, c´est un récit bourré de cela. :ok:

Oui je sais j´ai fait de la pub... :hum: et puis ! ça aurait servi à rien sur le topic pub alors pardonne-moi Sky. :rire:

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