Oui il faut remercier ceux qui se sont donné la peine de faire connaître cette nouvelle. ^^
Bonne Chance...
erf, je savais pas ![]()
bon courage Kaim ![]()
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Leur retour à la ville des Alderas fut assez épuisant. Dessy, très inquiète, les menait à un rythme rapide à travers la végétation, de peur d’arriver trop tard. Leur avancée se fit plus facile lorsqu’ils se retrouvèrent sur un terrain plus dégagé, mais elle força l’allure, si bien que les Jadsis étaient presque à bout. Elle aussi était fatiguée, mais beaucoup moins et son inquiétude lui donnait des forces supplémentaires.
En approchant de la ville, ils entendirent une agitation qu’il n’y avait pas lors de leur premier passage. Dessy craignit d’abord d’être arrivée trop tard, mais ils ne virent aucune trace des Seranors. Ils arrivèrent à l’entrée de la ville et virent qu’effectivement elle était bien plus agitée que la normale. Ils traversèrent rapidement les rues, où de nombreux groupes de personnes discutaient frénétiquement, jusqu’à la maison de Dalnec. Dessy frappa deux fois et entra sans attendre de réponse. Dalnec était là avec trois autres personnes, assis autour d’une table. Ils avaient tous l’air grave. L’un d’entre eux, que Serian et Zephyr ne connaissaient pas, s’interrompit lorsqu’ils entrèrent brutalement.
-Dessy ? fit Dalnec en se levant. Qu’est-ce qui…
-Les Seranors, ils viennent par ici ! le coupa-t-elle.
Il y eut un moment de silence.
-Je sais, dit-il finalement avant de se rasseoir.
Il désigna trois chaises encore libres, les invitant à s’installer.
-C’est justement de cela que nous étions en train de parler, reprit-il calmement.
-Mais comment…
-S’il te plait, laisse moi parler. Ryhn a surpris des éclaireurs pas loin de la ville et il est venu nous en informer il y a à peine quelques heures. La nouvelle s’est répandu en un instant dans toute la ville. On ne sait pas vraiment ce que des serviteurs des Seranors faisaient par ici, mais étant donné qu’on en avait pas vu depuis bien longtemps, on doute que ça soit une simple promenade. Apparemment, tu va pouvoir nous éclairer un peu.
Elle leur relata alors brièvement tout ce qui s’était passé depuis leur départ, leur visite chez l’Exilé, leur introduction dans la ville des Seranors, leur fuite, et la troupe aperçue dans la forêt.
-Selon toi ils viendraient pour reprendre la pierre ? demanda l’un des hommes. Qu’a-t-elle de si important ?
Dessy se frappa le front en réalisant que dans sa précipitation elle ne leur avait pas rapporté les paroles de l’Exilé à propos de la Clé. Elle rattrapa rapidement cet oubli. Lorsqu’elle eut fini, tous se tournèrent vers Dalnec. Ce dernier se tenait le menton, les yeux dans le vague. Au bout d’une minute, il sortit de son mutisme pensif.
-Nous allons faire ce que conseillait l’Exilé, dit-il. Les Seranors pensent que nous allons garder la pierre ici, peu importe que cela soit vrai ou non, ils viendront tout de même. D’après ce que dit l’Exilé, on ne doit pas prendre de risque avec cette Clé. On va la faire sortir d’ici, et vous avez, fit-il en regardant Serian et Zephyr.
-Vous aviez dit que vous ne connaissiez aucun moyen de partir, fit ce dernier.
-C’est vrai, mais pendant votre absence, j’ai fouillé dans de nombreux livres. J’ai vu qu’il y a un endroit qu’on a jamais trop approché parce que les Seranors le faisaient surveiller. J’ai toujours pensé qu’il s’agissait d’un lieu important pour eux, je ne pensais pas que cela puisse être une issue car sinon ils l’auraient emprunté, sauf si cette issue est fermée par une porte que seule cette pierre peut ouvrir… Je ne sais pas si les Seranors ont continué de surveiller l’endroit après s’être retirés dans leur ville il y a si longtemps, personne n’est allé voir par là bas depuis. On ne sait toujours pas vraiment ce qui s’y trouve, mais c’est le seul endroit où pourrait se trouver la porte dont vous a parlé l’Exilé.
-Alors on va s’y rendre, dit Serian.
-Oui, et je vais venir avec vous, ainsi que d’autres. Même si les Seranors avaient délaissé cet endroit, il est probable qu’ils le gardent de nouveau s’ils craignent de vous voir vous échapper avec la pierre. Il faudra certainement se frayer un passage jusqu’à la porte.
-Quand est-ce qu’on part ? demanda Zephyr.
-Le temps de régler quelques détails et on s’en ira. Dessy, amène les à l’entrée de la Fissure dans une heure.
La « Fissure » portait bien son nom. Il s’agissait d’un passage qui s’enfonçait dans l’une des parois qui bordaient la ville. Il était juste assez large pour qu’une personne à la fois puisse d’y glisser et faisait deux fois la hauteur d’un homme. On aurait dit que le chemin avait été taillé à coups de haches. Une cinquantaines d’Alderas attendaient là, dont Dalnec.
-Ce passage va nous permettre de sortir de la ville discrètement, au cas où des éclaireurs surveilleraient déjà les alentours, expliqua-t-il. Ca raccourcira aussi de moitié notre voyage, vu que nous allons couper directement à travers la roche au lieu de faire un grand détour. En sortant, la porte ne sera plus très loin, si elle est bien là où je le suppose.
Ils acquiescèrent, puis saluèrent Dessy, celle-ci ne les accompagnant pas car elle ne savait pas vraiment se battre. En lui disant au revoir, Serian se dit qu’il s’était beaucoup attaché à la jeune morte et qu’il se souviendrait de cette amitié plus qu’étrange pour le reste de sa vie. Enfin, ils se retournèrent vers Dalnec et s’engagèrent à sa suite dans l’étroit passage.
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Ah j´ai oublié de dire un truc du genre pas constructif du tout comme ; J´ai lu! ^^
Et sinon il y a double phonétique dans le début de l´avant-dernier chapitre. Avec finalement et rapidement.
Ils passèrent plus de deux heures à marcher en file indienne dans l’étroit passage. Serian avait l’impression d’étouffer en permanence et il ne fut pas fâché de sortir de cet endroit. Ils débouchèrent dans ce que l’on aurait pu appeler une forêt de pierre. De grands doigts de roches s’élevaient partout du sol irrégulier, certains si larges et hauts qu’ils chatouillaient le plafond presque invisible. Dalnec choisit une direction et ils se remirent en marche lorsqu’ils furent tous sortis de la Fissure. Serian se demanda comment l’Alderas faisait pour s’orienter dans ce genre d’endroit car, pour lui, il n’y avait aucun repère tangible.
La troupe avançait dans « un silence de mort » comme le dit doucement Zephyr pour que seul son ami l’entende. Il se passa un long moment, plusieurs heures, durant lequel ils ne firent que mettre un pied devant l’autre, si bien que les Jadsis eurent presque l’impression de dormir tout en marchant. Tout à coup, ils entendirent des crissements tout autour d’eux, et se rendirent compte que les Alderas venaient tous de tirer leurs épées sans dire un mot. C’est à ce moment seulement qu’ils virent que des silhouettes sombres avaient jaillit de derrière les rochers sans le moindre bruit et les chargeaient, toujours dans le silence le plus total, comme si elles glissaient au dessus du sol. Puis ils furent au contact et le combat le plus étrange que les deux Jadsis eurent jamais connu s’engagea. L’acier tinta et résonna sur les colonnes de pierre, mais il n’y avait ni cri de douleur ni hurlement de rage, seulement le son des épées qui s’entrechoquaient. Serian et Zephyr restèrent un instant interdit par cet ambiance inhabituelle, mais ils se réveillèrent lorsque deux Seranors s’avancèrent vers eux, leurs lames sifflant dans l’air. Zephyr réceptionna l’attaque de l’un de leurs ennemis tandis que Serian engageait le combat avec le second. Le Seranor se battait avec deux épées courtes et donnait des volées de coups, mais Zephyr était rapide et il parvint à se défendre sans avoir à reculer. Son adversaire, qui s’attendait certainement à ce qu’il soit plus lent, fit un pas en arrière pour reprendre ses distances et préparer une nouvelle attaque. Pendant un instant, ils se fixèrent, les yeux brillants du Seranor captant ceux de Zephyr, puis ils frappèrent de nouveau. Le jeune homme ne se laissa pas surprendre cette fois et il essaya de garder son adversaire suffisamment loin pour que sa lame plus grande reste un avantage et ne devienne pas un inconvénient. Ils portèrent chacun plusieurs attaques sans succès, puis le Seranor réussit à écarter l’épée de Zephyr et il frappa avec son autre main. Mais Zephyr réussit à attraper son bras, il le tira vers lui et lui donna un violent coup de tête. Le Seranor partit en arrière et le Jadsis frappa d’un revers. Le coup n’aurait pas eut un grand impact si son ennemi avait porté une armure car il était encore trop près, mais il ne portait même pas un haubert de cuir. La lame lui entailla le ventre et une flamme bleutée dansa un instant sur le tranchant. Il n’y avait pas de sang, seulement une mince fumée qui s’échappait de la blessure. Le Seranor lâcha ses épées qui allèrent heurter la pierre, puis il s’écroula. Zephyr se tourna et vit que son ami était en difficulté. Serian, moins rapide, avait plus de mal à contenir les coups de son ennemi. Zephyr se porta donc à son secours et ils l’achevèrent rapidement. Ils regardèrent autour d’eux à la recherche d’un autre adversaire, mais le combat était terminé. Les Alderas avaient gagné, mais au moins la moitié d’entre eux ne s’en étaient pas sortis. Lentement, les survivants rengainèrent leurs armes et, sans un mot, Dalnec leur fit signe de poursuivre leur marche.
Ils s’arrêtèrent une ou deux heures plus tard pour se reposer. Les deux Jadsis s’assirent à coté de Dalnec.
-Qu’est ce que c’était cette fumée bleue ? demanda Zephyr dans un murmure qui lui paraissait aussi bruyant que s’il avait parlé à haute voix.
-L’esprit, répondit l’Alderas. Lorsqu’on se fait entailler pas une lame, c’est l’esprit qui se déchire. Une déchirure trop importante le détruit.
-Et… qu’est-ce qui arrive alors ?
-L’esprit n’est pas quelque chose de matériel normalement, c’est la magie qui lui donne une consistance pour en faire… ce que nous sommes. Mais quand l’esprit meurt, la magie se défait. Si vous retourniez là-bas, vous ne trouveriez plus que les armes et les vêtements. Après notre mort, les corps s’évanouissent et l’esprit redevient ce qu’il est naturellement. Mais comme ce dernier est lui-même mort, il se dissipe également et tout ce que nous étions cesse d’exister sous quelque forme que ce soit.
Les Jadsis hochèrent la tête et, ne trouvant rien à ajouter, allèrent s’allonger pour dormir un peu.
Dalnec leva la main et tout le monde s’immobilisa. Il fit signe aux deux Jadsis de le suivre. A une centaine de mètres devant eux, le sol chutait brusquement. Ils s’allongèrent et s’approchèrent en rampant jusqu’à se retrouver au bord de l’à-pic. A une dizaine de mètres en contrebas s’étendait un large espace parfaitement dégagé. Sur leur droite, un chemin permettait d’y descendre. Ils pouvaient voir deux autres tunnels qui débouchaient sur cet espace. Et, en face, ils pouvaient voir une porte de pierre encadrée par deux énormes flammes bleues. Leur lueur se réfléchissait sur les dizaines d’épées et de cottes de mailles des gardes qui se tenaient juste devant.
-C’est bien ce que je craignais, fit Dalnec.
-On n’arrivera jamais à passer, souffla Zephyr, ils doivent être cinq ou six fois plus que nous, et ils sont mieux équipés que ceux qui nous ont attaqué. Même si on n’avait pas subit de pertes, je sais pas si on y serait arrivés.
-Je crois même qu’il y a un Seigneur Liche avec eux, ajouta Dalnec avant de secouer la tête. C’est inutile, on est pas assez nombreux, il va falloir trouver autre chose.
-On ne peut pas revenir avec du renfort ? demanda Serian.
Dalnec réfléchit.
-On n’a pas vraiment le choix, dit-il finalement. J’espère juste qu’ils ne vont pas en amener eux aussi.
Ils s’éloignèrent du bord, rejoignirent le reste de la troupe et se préparèrent à repartir lorsqu’ils virent une silhouette solitaire se diriger vers eux en courant. Rapidement, ils distinguèrent un visage familier.
-Dessy ? fit Serian.
Lorsqu’elle les eût rejoint, ils virent qu’elle avait l’air épuisée. Elle se tourna immédiatement vers Dalnec.
-J’ai fait tout le chemin sans m’arrêter pour vous rattraper, fit-elle.
-Qu’est-ce qui se passe ?
-C’est les Seranors, ils ont bloqué toutes les sorties de la ville, sauf la Fissure, c’est par là que je suis passée. Je crois qu’ils vont bientôt attaquer !
je viens d´écrire l´avant dernier épisode ![]()
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un ch´tit up
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Quoi?Déjà l´avant dernier épisode?!!! ![]()
Je suis déçue...
Enfin bon, c´est pas grave...
Je viens juste de rentrer d´Angleterre, alors j´ai pris du retard.
L´action est bien décrite, les descriptions sont ni trop courtes ni trop longues...
En bref, j´aime toujours autant ton style ![]()
Il nous tarde de savoir comment ça va se finir.
désolé, mais j´ai rien de plus constructif...
oui, l´avant dernier.
Je la trouve pas terrible cette fic, autant qu´elle finisse, meme si la fin sera pas exceptionelle, tant pi
oO je viens de me rendre compte que c´était pas yohan qui avait posté, en voyant le Y j´ai cru que c´était lui, mais y´avait le e a déçue... ![]()
c´était bien l´angleterre? ![]()
pas grave si c´est pas trop constructif, juste un post pour dire que tu as lu ca me suffit ![]()
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-Vous croyez qu’ils ont une chance ?
-D’après ce qu’on a vu, je ne pense pas, fit Katsyna en secouant la tête.
-On ne peut rien faire ?
-A douze contre des centaines ? Oui pourquoi pas, tu pourrais même essayer tout seul, ça devrait suffire.
-Arrête un peu Iris, c’est pas le moment de plaisanter. Je m’inquiète pour eux. On a quand même pas attendu si longtemps pour ne rien pouvoir faire au final !
-On s’inquiète tous Arren, mais elle a raison, c’est pas en allant se battre contre les troupes des Seranors qu’on servira à quelque chose.
-S’il n’y a que ça que nous puissions faire, alors faisons le.
-Attendons encore, on ne sait jamais.
Il y eut un moment de silence.
-Ne devrait-on pas les suivre ? Il vaudrait mieux garder un œil sur les deux vivants, avec la clé ils pourront peut-être faire quelque chose.
-Dès qu’Eran et Viléine seront là.
Il ne fallut que quelques minutes pour que deux ombres silencieuses les rejoignent. Ils se mirent tous en marche à la poursuite de la troupe réduite d’Alderas tandis que les deux arrivants racontaient ce qu’ils avaient vu.
-Pour l’instant les Seranors ne font rien, mais ils sont nombreux et s’ils attaquent je ne sais pas si les Alderas tiendront bien longtemps.
-Vous n’avez vu aucun point faible que nous pourrions exploiter ?
-Non, en revanche je crois que quelqu’un a une idée là dessus.
Slyden, le chef des Douze, s’immobilisa et haussa un sourcil en regardant Eran.
-En revenant, on a vu l’Exilé.
Slyden ne bougea pas pendant une minute, puis il repartit au pas de course pour rattraper les Alderas. Le reste des Douze lui emboîta le pas.
-Il y a quelqu’un là bas, fit Dalnec.
-On dirait l’Exilé, dit Dessy dès qu’elle l’eût reconnu.
La silhouette se tenait immobile devant eux, les attendant.
-Que faites vous ici ? demanda Dalnec lorsqu’ils l’eurent rejoint.
-Je suis venu vous aider, répondit l’intéressé.
-A moins d’avoir beaucoup d’hommes avec vous, je ne vois ce que vous pourriez faire, fit Dessy.
-Mais j’en ai, répondit l’Exilé. Ou, tout du moins, je sais où en trouver.
Dalnec avait l’air sceptique.
-Expliquez vous, mais faites vite.
-Hé bien, il suffirait de libérer tous les esprits attendant d’entrer dans Orrodreth.
Le silence accompagna cette déclaration.
-Orrodreth a été conçu de telle sorte qu’il n’y ait qu’un nombre limité d’esprits en son sein, reprit l’Exilé. Avant de sortir de Pul’Droth, les esprits passent par le Puit des Ames. Des centaines d’esprits se trouvent là bas, attendant d’être libérés dans Orrodreth. En ouvrant le Puit, vous auriez des centaines d’hommes en plus pour se battre à vos cotés.
-Alors pourquoi ne l’avez vous pas encore ouvert ? demanda Zephyr.
-Parce que faire cela nécessite deux choses que je ne possède pas. En revanche, vous, vous les avez, fit-il en désignant les deux Jadsis. Ces deux choses sont la Clé et la vie. La Clé est nécessaire pour ouvrir le Puit, et seul un vivant pourra s’approcher suffisamment pour le faire.
Serian et Zephyr se regardèrent, bien conscient que c’était une demande indirecte d’effectuer cette mission, mais si les Alderas perdaient, il auraient bien peu de chances de rentrer chez eux. Alors, ensemble, ils se dirent prêt à aller ouvrir le Puit des Ames.
-Très bien, fit l’Exilé. Je vais vous y conduire.
-Devons-nous vous accompagner ? demanda Dalnec.
-Ca ne devrait pas être nécessaire. Et même s’il y a quelques Seranors près du Puit, je pourrais les distraire assez longtemps pour qu’ils puissent l’ouvrir.
Les Alderas saluèrent les Jadsis avant de rejoindre leur cité pour la défendre. Lorsqu’ils furent partis, Serian et Zephyr se mirent en route avec l’Exilé.
-Qu’est-ce qu’on fait ?
-On les suit, ça ne me plait pas cette histoire de puit. Vous vous rappelez de ce qu’on a apprit là dessus ?
-A peu près, je ne vois rien qui pose problème, fit Iris.
-Moi non plus, reprit Slyden, pourtant un détail me tracasse, mais j’arrive pas a mettre le doigt dessus. Suivons les, on verra bien.
Sans le moindre bruit, les Douze se mirent en marche à la suite de l’Exilé et des deux vivants.
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petit up ![]()
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Vraiment magnifique ![]()
J´ai lu. ^^
C´est très bien, même mieux encore. Il y a peu à dire et je déteste quand je ne peux critiquer. Peut-être que la bataille aurait pu être mieux décrite? Enfin voilà, reste à voir la suite. ^^
Serian, Zephyr et l’Exilé se tassèrent dans une crevasse et ne firent plus un bruit. Quelques minutes plus tard, la troupe passa non loin de l’endroit où ils s’étaient cachés et s’éloigna. Des patrouilles de soldats Seranors sillonnaient les environs de la ville qu’ils assiégeaient. L’Exilé leur avait fait emprunter un chemin qui, au départ, n’était qu’un tunnel s’enfonçant dans le sol. C’était rapidement devenu une nouvelle série de cavernes, mais celles-ci étaient bien plus petites que les autres et il y avait peu de végétation. Cette patrouille était la première qu’ils croisaient, et si l’Exilé ne les avait pas sentit approcher, ils auraient sûrement été découverts.
Zephyr risqua un œil en dehors de leur cachette.
-C’est bon, souffla-t-il.
Ils se relevèrent et se remirent à marcher rapidement.
-Qu’est-ce qu’ils peuvent chercher par ici ?
-Des Alderas qui auraient été hors de la ville au moment où ils l’ont encerclée, peut-être, supposa l’Exilé.
Il se passa un moment durant lequel personne ne parla, ne laissant pour seuls bruits que ceux de leurs pas et celui que faisait le bâton que portait l’Exilé en frappant la pierre. C’était un simple bout de bois grossièrement taillé, presque aussi grand que son porteur, et dont l’extrémité formait une sorte de patte griffue.
-Au fait, avez vous un autre nom que « l’Exilé » ? demanda finalement Zephyr pour briser le silence.
L’intéressé ne répondit pas immédiatement.
-Oui j’en ai un, mais je n’aime pas l’employer. Je vous le donnerais peut-être, mais pas maintenant.
Environ deux heures plus tard, ils se retrouvèrent au bord de la plus large rivière qu’ils aient vu dans Orrodreth. Le courant avait l’air rapide et il n’y avait aucun gué ni pont en vu. L’Exilé s’approcha alors de l’eau, ferma les yeux et commença à murmurer. Puis il trempa le bout de son bâton dans l’eau dont la surface se solidifia à une vitesse ahurissante, formant un pont de glace qui joignait les deux rives. Le mort s’engagea d’un pas confiant sur la structure de glace et pris pied de l’autre coté. Les deux Jadsis s’y aventurèrent avec plus de méfiance, l’épaisseur de glace ayant l’air très faible, mais cela tint bon et ils rejoignirent l’Exilé. Celui-ci frappa alors la glace qui se disloqua et fut rapidement emportée par le courant. Sans dire un mot, il reprit le chemin, suivit par Serian et Zephyr.
-Il aurait tout de même pu nous laisser le pont, c’était la moindre des politesses, fit Iris en se tenant au bord de la rivière.
-Ca aurait voulu dire qu’il nous avait vu.
-Mais ça nous aurait éviter de devoir faire ça, c’est vraiment désagréable.
-Désagréable ou pas, il le faut, dit Slyden. Venez, ou nous allons les perdre.
Les Douze fermèrent les yeux et, se servant de ce qu’ils avaient appris il y a si longtemps, luttèrent contre la magie qui régissait Orrodreth. Leurs corps perdirent de leur substance, les douze esprits reprenant en partie leur état naturel. Lorsqu’ils ne furent plus que des silhouettes informes, ils entrèrent dans l’eau. Ils marchèrent au fond de la rivière, ignorant le courant, le liquide passant au travers de leurs corps immatériels. Ils sortirent de l’autre coté et, avec un grand soulagement, ils retrouvèrent la consistance contre-nature que la magie d’Orrodreth donnait à ses habitants. Ils prirent quelques instants pour se remettre de l’expérience. Ce qu’ils venaient d’accomplir était un exploit difficile car il leur fallait lutter contre les lois magiques établies par les Dranns tout en empêchant leur esprit de retrouver complètement son état originel, sans quoi ils seraient incapables de retrouver une forme matérielle et deviendraient de simples âmes errantes et invisibles aux yeux de tous.
-Allez venez, il faut les rattraper, fit Slyden.
Un peu plus tard, le trio qu’ils suivaient s’arrêta afin que les deux vivants puissent se reposer et reprendre des forces. Les Douze choisir un endroit où ils pourraient attendre sans être vu et en profitèrent pour dormir également, la traversée de la rivière leur ayant demandé beaucoup d’effort. Deux d’entre eux restèrent éveillés pour surveiller les vivants et l’Exilé. Slyden prit la première garde avec Erym. Il s’assit le dos à un rocher de manière a voir sans être vu et, rapidement, il sombra dans ses pensées. Il essayait de se rappeler des sensations qu’on avait lorsqu’on était encore en vie. Comme chacun des Douze, il gardait des souvenir de son ancienne vie. Cela était dû au fait qu’ils avaient réussi à modifier les règles du jeu, en partie du moins. Mais leur appartenance au monde des vivants était lointaine, si bien qu’ils avaient de plus en plus de mal à se remémorer ce qu’ils avaient été.
-La mort sera toujours accompagnée de l’oubli, pensa-t-il.
Même si sa vie avait été difficile, il voulait en garder le plus de souvenirs possible, se raccrochant à tout ce qui pouvait prouver qu’il n’était pas que le sombre produit d’une magie maniée par un peuple sadique et cruel. Cependant, se rappeler du passé était douloureux, car tout ce qu’il revoyait c’était la souffrance, les coups, la tristesse et cette malédiction… Cette horrible malédiction qu’ils avaient partagé, lui et ses onze compagnons.
-Etait-ce vraiment un triomphe ? murmura-t-il. Il semble que la victoire nous ait coûté plus que la défaite.
Encore une fois, il se demanda s’ils avaient eût raison de se battre, s’ils n’auraient pas dû finir comme tous les autres. Ils n’auraient plus été que des jouets, mais des jouets ignorant tout de leur sort, de leur passé. Il se dit que l’oubli de la mort était peut-être quelque chose de bon finalement. Mais c’était trop tard maintenant. Ils devaient se battre, honorer la promesse qu’ils s’étaient faite. Pour cela ils ne devaient pas oublier, il ne devaient pas devenir ce que leurs bourreaux auraient voulu. Ils devaient rester des êtres à part dans ce monde, des ombres derrières les rochers. Ils avaient tenu ce rôle pendant de longs siècles, aujourd’hui ils devaient agir. Il était temps d’accomplir leur promesse.
Ils avaient repris leur marche depuis plus de trois heures maintenant. Ils n’avaient pas dit un seul mot depuis que l’Exilé et les deux vivants s’étaient remis en route. Ils savaient qu’ils n’étaient maintenant plus très loin du Puit des Ames, et cela rendait Slyden nerveux. Il y avait quelque chose d’important à propos de ce puit qu’il était sûr de savoir, mais il lui était impossible de s’en rappeler. Il espérait que cela n’aurait pas d’incidence sur ce que les deux vivants s’apprêtaient à faire, mais il aurait aimé avoir plus de temps pour y réfléchir. Le trio n’était pas en vu, les Douze suivaient à bonne distance, connaissant leur destination. Slyden était toujours en pleine réflexion lorsque, soudain, un bruit venant de derrière eux les fit sursauter. Ils tirèrent leurs armes tandis qu’une troupe de Seranors fondait sur eux. Slyden jura intérieurement alors que les premiers tintements d’acier résonnaient sur la roche. Le bruit allait avertir l’Exilé et les vivants, leur signalant qu’ils étaient suivit. Il était fort probable qu’ils se précipiteraient alors vers le puit pour aller l’ouvrir. Si Slyden parvenait à se rappeler de ce qui le titillait depuis un moment, il ne pourrait certainement pas les avertir à temps. Tout ce qu’ils pouvaient faire, c’était les protéger des Seranors qui les poursuivaient. Slyden para une attaque et riposta, parvenant à désarmer son adversaire avant de l’achever. Un autre Seranor se jeta immédiatement sur lui et il dû reculer sous l’assaut. Alors que le combat durait, Slyden remarqua une chose étrange : leurs ennemis en semblaient pas vouloir se lancer à la poursuite des vivants et de l’Exilé, ils restaient là à se battre contre eux. Alors, brusquement, Slyden se souvint, et un sentiment de peur l’assaillit. Cela faillit lui être fatal, un Seranor profitant de son bref moment de déconcentration pour frapper, mais Viléine détourna le coup et tua l’ennemi. Il ne restait plus que quatre Seranors qu’ils achevèrent rapidement. A peine le dernier coup fût-il porté que Slyden s’élança en criant aux autres :
-Venez vite ! Il faut les arrêter !
-Qu’est-ce que c’est ? fit Zephyr.
-Des bruits de combat, on nous suivait ! répondit Serian.
-Dépêchons-nous ! cria l’Exilé.
Il se mirent à courir pour gagner le puit au plus vite. Ils ne savaient pas vraiment qui se battait contre qui, mais il était fort probable qu’au moins un des deux partis tentait de les attraper. Au bout de quelques minutes, ils atteignirent la paroi de la caverne. Un tunnel s’y enfonçait, mais son entrée était fermée par un mince rideau de lumière couleur jade. L’Exilé s’arrêta.
-Le Puit est au bout de ce passage, dit-il. Je ne peux pas aller plus loin, seuls les vivants peuvent l’emprunter. Allez y et ouvrez le. Nos poursuivants ne pourrons pas vous suivre là haut.
-Et vous ?
-Je vais me cacher en attendant qu’ils repartent, ne vous inquiétez pas. Maintenant allez y.
Sur ce, il tourna les talons et disparu entre les rochers.
Serian et Zephyr se tournèrent vers le tunnel et approchèrent lentement du rideau de lumière. Ils tendirent la main pour le toucher, mais ils ne sentirent aucun contact. Ils se regardèrent un bref instant, puis ils firent un pas en avant. Ils se retrouvèrent de l’autre coté du rideau. Ils coururent le long du passage qui s’élevait constamment. Finalement, ils arrivèrent à un croisement. Sur leur gauche, le tunnel se poursuivait mais descendait abruptement. A droite, il était fermé par ce qui semblait être une grille de lumière. Les barreaux pourpres étaient très fin et très serrés, si bien qu’ils ne voyaient rien à travers.
-C’est ça le Puit ? demanda Serian.
Zephyr haussa les épaules. Serian examina la structure un instant, puis il tira la Clé de sa poche. Ne sachant pas trop comment l’utiliser, il se contenta tout d’abord de toucher la grille pourpre avec. L’orbe parut s’embraser à ce contact. Les barreaux se mirent à briller un instant, puis ils s’estompèrent et disparurent.
Un cri strident s’éleva tandis que le flot des esprits se déversait par l’ouverture, un torrent de fumée bleutée jaillissant furieusement. Serian et Zephyr furent engloutis et ils crièrent, sentant une peine et une souffrance innommables, un froid mordant prenant possession de leurs chaires. Ils perdirent tout contact avec la réalité et sombrèrent dans les ténèbres.
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up ![]()
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aah j´adore c passage ![]()
Pas mal, très intéressant cette suite.
"Les Douze choisir un endroit"
Une faute avec "choisir"
Et ==> L’Exilé leur avait fait emprunter un chemin qui, au départ, n’était qu’un tunnel s’enfonçant dans le sol. C’était rapidement devenu une nouvelle série de cavernes, mais celles-ci étaient"
Le passage avec c´était, je n´aime pas vraiment, on coupe brusquement quand cela aurait pu être reformulé avec une virgule.
Enfin, sinon une suit très intéressante. Donc à la prochaine.
oui, j´admet que c´est pas terrible ![]()
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pour le c´était je veux dire ![]()
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Ces Douzes commencent à se développer un peu, ils m´intéressent beaucoup. Dans les chapitres précédents, tu aurais dû sauter des lignes entre les passages avec Serian et ceux avec les Douzes, car comme tout s´enchaîne on ne voit pas facilement qu´il s´agit de scènes différentes et il est difficile de comprendre.
oui je sais, mais je saute une ligne entre chaque épisode, si je l´avais fait là ca m´aurait tout perturbé
(et ma correctrice aussi
)
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