Pas mal encore une fois mais certaines phrases sont beaucoup trop longues et entrecoupées de virgules, ce qui rebute quelque peu à la lecture.
Et d´autres semblent mal donner les action du personnage, elles changent de façon trop sec.
"le sol du royaume de l’au-delà sans en faire partit (partie ou parti, mais certainement pas celui qui est inscrit"
La première phrase a une double sonorité en deux mots seulement c´est facilement évitable.
Je sais, je sais... je critique trop cette fois !^ ^
Enfin voilà tout de même très bon.
Vivement la suite !
Et tu me permets de t´emprunter cet émoticone que tu utilise toujours pour terminer les messages?^^
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copiteur ! ![]()
smon smilé ![]()
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^^
-Vu la tête qu’il faisait hier, ça m’étonnerai qu’il soit sortit pour se dégourdir les jambes, fit Zephyr.
Ils s’étaient réveillés environ une heure auparavant et avaient immédiatement constaté l’absence de leur ami. Ils avaient prévenu Dessy qui était tout de suite partie à sa recherche en ville. Ils étaient resté chez elle en attendant son retour.
-Je crois qu’il veut essayer de parler aux Seranors, dit Serian en levant les yeux vers son ami. Il a prit la pierre, Dalnec nous a bien dit qu’elle pouvait les intéresser.
-Il nous a dit aussi qu’ils n’étaient pas très diplomatiques. Gladir est quand même pas idiot.
-Non, mais il a peur. T’as remarqué comment il est devenu depuis qu’on a rencontré Dessy ? Et surtout depuis qu’on est arrivé en ville.
-Oui mais…
La porte s’ouvrit et Dessy entra.
-Quelqu’un l’a vu hier soir à la sortie de la ville, annonça-t-elle. Je crois qu’il est allé chez…
-Les Seranors, acheva Serian, c’est ce que j’étais en train de dire à Zephyr. Il faut le retrouver avant qu’il s’attire des problèmes.
-Je vais vous guider. Venez.
Elle les mena rapidement à travers les rues, quelques feux follets venant voleter autour d’eux, projetant des ombres changeantes sur les murs. En arrivant aux dernières maisons, ils virent que Dalnec les attendait.
-Vous devriez le rattraper avant qu’il n’entre dans leur forteresse, mais s’il est trop tard, n’essayez pas le sauver, ça ne servirait à rien, leur dit-il. Et faites attention ; si les Seranors ne sortent plus depuis longtemps, ils ont toujours des serviteurs qui surveillent les alentours, ne vous faites pas prendre.
-On fera attention, promit Serian.
-Une dernière chose : il y a encore une personne qui peut peut-être vous aider.
Il se tourna vers Dessy.
-Lorsque vous aurez retrouvé l’homme, ou qu’il n’y aura plus d’espoir pour lui, conduit les à l’Exilé, il vit au lac de Suggon.
La jeune femme hésita un instant avant d’hocher la tête, puis elle s’engagea sur le sentier d’un pas rapide, les deux Jadsis sur ses talons. Les feux follets continuèrent de tourbillonner autour d’eux sur quelques mètres puis firent demi-tour et volèrent vers l’immense caverne qui abritait la cité.
-S’il se trompe de chemin et qu’il s’égare, on risque d’avoir du mal à le retrouver, fit Dessy.
-Il a une bonne mémoire, répondit Serian, je pense qu’il arrivera jusqu’au Pul’Togir, mais après il devra prendre un chemin au hasard. L’avantage, c’est qu’on verra sa torche d’assez loin.
Eux même n’avaient pas pris la peine d’en allumer une, la faible luminescence omniprésente dans cet étrange endroit suffisait aux yeux des Jadsis, et ceux de la jeune Alderas étaient encore meilleurs. Tout en marchant d’un bon pas, Serian examinai le sol à la recherche de traces, mais il était presque impossible d’en trouver sur ce sol de roche.
De nombreuses heures passèrent, et ils commencèrent à être fatigués. Devant eux, derrière de hauts buissons, ils entendirent quelque chose frapper la pierre. Ils s’immobilisèrent et tendirent l’oreille ; il entendirent un faible clapotis d’eau. Ils s’avancèrent doucement et se retrouvèrent au bord d’une zone dégagée, un peu comme une clairière, avec une petite mare au centre, à laquelle s’abreuvait l’un de ces gros sanglier aux défenses d’éléphant. Lentement, Zephyr prit l’arc qu’ils avaient acheté en ville avant de partir, encocha une flèche, tendit la corde et visa. Le sanglier releva la tête, flairant le danger, et se précipita vers le couvert des buissons, mais trop tard. La flèche vola et vint se planter dans son flanc. Il continua sur encore deux ou trois mètres avant de s’effondrer.
-Ca devrait suffire pour le repas, fit Zephyr en allant récupérer la flèche.
-Regardez.
Dessy pointait quelque chose du doigt. Ils virent qu’à un endroit, la roche était noircie. Ils s’approchèrent et trouvèrent les restes d’un feu de camp.
-Il a dû s’arrêter aussi pour se reposer, dit la jeune femme.
-Alors on ne doit pas avoir gagné beaucoup de terrain sur lui, fit Serian.
-Peut-être pas pour l’instant, mais à mon avis il n’a pas dû dormir beaucoup. Il va être fatigué et il avancera moins vite.
Elle alla près de Zephyr et l’aida à préparer le sanglier pour le cuir. Serian lui ramassa un peu de bois et alluma un feu, puis il tailla une broche dans un morceau assez droit et solide. Lorsque tout fût prêt, ils mirent le sanglier au dessus du feu, mais avant Dessy découpa un bout de la carcasse et ils la regardèrent en absorber l’énergie.
-L’avantage, dit-elle en jetant le reste noirci, c’est qu’il n’y a pas besoin de cuisiner.
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juste un up
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Quelques jours de retard, mais j´ai lu.^^
"Elle les mena rapidement à travers les rues, quelques feux follets venant voleter autour d’eux, projetant des ombres changeantes sur les murs." || ça gâche la phrase ceci, tu me permets de reformuler de deux façon ?
Elle les mena rapidement à travers les rues, quelques feux follets (venaient) voleter autour d’eux, projetant des ombres changeantes sur les murs.
Elle les mena rapidement à travers les rues, quelques feux follets venant voleter autour d’eux, (projetaient) des ombres changeantes sur les murs.
Voilà !^ ^
"mais s’il est trop tard, n’essayez pas (de) le sauver"
C´est encore très bien et je ne vois pas très bien quoi dire. Vaut mieux que je dise : La suite !
la voila
Gladir ferma les yeux et essaya de calmer sa respiration. Il se plaqua contre le rocher, sa main tenant fermement son épée au cas où il devrait s’en servir malgré tout. Après avoir retrouvé l’un des tunnels menant au Pul’Togir, il avait poursuivit son chemin en essayant de garder la même direction autant que possible. Il était arrivé dans un endroit où il y avait tellement de végétation, de rochers et de colonnes qu’il était difficile de se déplacer, les zones aisément praticables se résumant à des sentiers sinueux qui serpentaient et s’entrecroisaient. Le terrain était devenu également irrégulier, et il avait dû plusieurs fois faire demi-tour en se retrouvant au bord d’un crevasse ou d’un à-pic trop dangereux à descendre.
Mais cette fois, le chemin était coupé par un lézard sortit droit de l’enfer. L’animal était plus long que Gladir était grand, ses écailles ébènes et azures reflétaient la peur et la mort. A cause de la végétation, Gladir ne l’avait remarqué que lorsqu’il était à seulement quelques pas, la lueur de sa torche s’étant réfléchie sur les écailles luisantes. Il avait immédiatement plongé à l’abri d’un rocher et avait étouffé la flamme de sa torche. La bête ne semblait pas l’avoir remarqué, elle regardait alors dans l’autre direction, et il espérait qu’elle n’avait pas un odorat trop développé.
Gladir sursauta quand une branche craqua quelque part devant lui. Sans torche il ne voyait rien, alors il resta parfaitement immobile, c’était sa seule chance. Il y eut un bruissement, indiquant qu’une autre créature se trouvait non loin. Il y eut un instant de silence, puis il entendit la bête bondir brusquement. Le gros lézard siffla et quelque chose de mou tomba sur le sol. Un frottement sur la roche indiqua à Gladir que l’énorme lézard se rapprochait sur sa droite. Il glissa lentement autour du rocher, essayant de le placer entre lui et le lézard. Puis il tendit les mains et avança très lentement, essayant de s’éloigner. Sa tête cogna à une branche et il se retint pour ne pas laisser échapper une exclamation. Il s’immobilisa de nouveau et tendit l’oreille, mais cela ne semblait pas avoir alerté la créature. Il continua d’avancer à l’aveuglette jusqu’à ce qu’il n’entende plus que les battements furieux de son cœur. Il ralluma sa torche et essaya de rejoindre le sentier mais ne le retrouva pas. Il dû continuer à avancer à travers les buissons et les branches basses, enjambant des troncs pourris couchés sur le sol et contournant des amas de roche plus ou moins gros. Il ne pensait pas avoir perdu la direction qu’il supposait être celle de la cité des Seranors, mais il devait bien y avoir un chemin parfaitement tracé qui y menait.
Il marcha pendant encore quelques heures avant d’arriver au bord d’une rivière. L’eau était suffisamment claire pour qu’il se risque à en boire. Elle était froide, mais bonne. Cependant, le courant était plutôt rapide et les bords assez espacés. Comme la perspective d’une baignade dans de l’eau presque glacée ne le réjouissait guère, il longea la berge afin de trouver un endroit plus propice pour traverser. Il ne tarda pas à trouver un pont de pierre sans parapet d’environ deux mètres de large. A chaque extrémité du pont, un chemin s’enfonçait à travers les arbres. Cela lui redonna espoir. Il traversa et s’engagea sur le chemin en accélérant le pas, se disant que c’était probablement la route menant chez les Seranors. Au bout d’un moment, Gladir vit la paroi de l’immense caverne où il se trouvait se dessiner devant lui. Il vit alors que le chemin montait abruptement et passait par un trou au plafond. Gladir manqua de glisser, mais il déboucha finalement dans une nouvelle caverne. L’endroit était beaucoup plus dégagé. Il n’y avait plus la moindre végétation, seulement de grandes dents de pierres agressives qui pointaient vers le plafond invisible dans les ténèbres. Il regarda pendant un instant cette sorte de plaine puis continua de suivre le chemin qui restait malgré tout bien défini.
A mesure qu’il avançait, il sentait un frisson envahir son corps. Il se sentait mal à l’aise mais ne savait pas pourquoi. Il choisit d’ignorer ce pressentiment mais il n’y parvint pas et son cœur commença à nouveau à s’accélérer. Soudain, il s’immobilisa. Il y avait vraiment quelque chose, il en était certain. Il resta ainsi pendant un moment, à l’affût du moindre bruit. Au moment où il allait se convaincre qu’il avait trop d’imagination, il entendit un soupir glacé. Son épée jaillit du fourreau et il scruta frénétiquement dans toutes les directions mais la faible lumière émanant de sa torche ne lui révélait rien d’anormal. Il y eut un autre soupir, semblable à un souffle de vent gelé sur la glace, mais venant d’une direction différente. Il se retourna à se retrouva face à une ombre. L’être était ténèbres parmi les ténèbres, plus sombre encore que l’obscurité de la caverne. Son corps vaguement humanoïde était entouré d’une fumée noire que seuls perçaient ses trois yeux de givre. Sans réfléchir, Gladir frappa avec son épée, l’acier passant à travers la créature comme si elle n’était pas là. Mais cela sembla tout de même avoir un effet car elle recula en poussant un gémissement qui le fit trembler de tout son être. Il s’apprêtait à frapper de nouveau lorsqu’un baiser glacé le toucha à l’épaule. Il hurla alors que le froid le plus mordant qu’il ait jamais connu envahissait son corps. Son propre cri lui parût lointain tandis qu’il sombrait dans l’inconscience.
Alors qu’il reprenait connaissance, il sentait toujours ce froid contre sa peau. Mais il réalisa que ce froid là n’était rien en comparaison de ce qu’il avait ressentit. Il se força à ouvrir les yeux. Il était allongé sur le sol dallé d’une pièce circulaire. Tout autour, près des murs, des vasques brûlaient de ce feu bleu qui éclairait un peu mais ne chauffait pas. Il s’assit et se frotta les yeux pour s’éclaircir les idées. Lorsqu’il les rouvrit, il vit un trône taillé dans la pierre et, sur ce trône, une silhouette vêtue d’une robe d’ébène ornée de crânes d’argent. C’était une autre de ces âmes damnées, car l’air puait la mort, mais elle était encore plus rachitique que celles qu’il avait déjà vu. C’était comme s’il n’y avait aucune chair sous la peau étirée de son visage. Ses yeux, contrairement à ce qu’il avait vu jusque là, brillaient d’une lumière écarlate. Un cerclet d’argent incrusté de saphirs reposait sur ses cheveux blancs. Gladir tourna la tête et vit qu’il y avait d’autres trônes de pierre tout autour de la pièce, chacun occupé par une silhouette squelettique, à l’exception de celui qui se trouvait à gauche de l’individu portant le cerclet. Gladir se mit debout et fit face à ce dernier, supposant qu’il était le plus important des six personnages présents. Le silence s’appesantit pendant que Gladir se demandait si c’était à lui de parler en premier. Finalement, le mort prit la parole.
-Comment es-tu entré dans Orrodreth en étant vivant ?
Sa voix était lente et froide et elle se répercutait sur les murs de la salle.
-Vous êtes les Seranors ? demanda-t-il.
-Répond !
Cette fois, la voix lui gela les entrailles. Après un instant d’hésitation, il leur raconta comment ils étaient arrivés ici, lui et les deux Jadsis. Lorsqu’il eût fini, ce fût à nouveau le silence, mais cette fois ce fût lui qui le brisa.
-Ecoutez, fit-il d’une voix peu assurée, je sais que je n’ai pas ma place ici, et je suis venu vous demander si vous connaissiez un moyen pour moi de m’en aller.
Un son comme celui du blizzard empli la pièce alors que les six Seranors riaient.
-Pourquoi t’aiderions nous à partir ? fit l’homme au cerclet. Il est bien plus simple de te tuer, ainsi ta présence à Orrodreth ne serait plus déplacée.
La panique envahit Gladir, mais il se maîtrisa et tira la pierre pourpre de sa poche.
-En échange de votre aide, je vous donnerais ceci, fit-il en brandissant la pierre.
Elle capta immédiatement l’attention des six Seranors. Gladir sourit intérieurement, voyant qu’elle les intéressait, comme Dalnec l’avait dit.
-Donne !
Ce simple mot suffit à le faire frissonner, mais il n’obéit pas.
-Vous l’aurez lorsque je serais…
Avant qu’il ne puisse finir sa phrase, l’orbe s’était échappé de sa main pour atterrir dans celle du Seranor. Il voulu protester mais se rendit compte qu’il était complètement pétrifié ; il ne pouvait rien faire d’autre que de regarder le mort contempler la pierre pourpre. Il la leva juste devant ses yeux de feu et la fit tourner entre ses doigts squelettiques. Puis il prononça un mot et l’une de ces créatures d’ombre qui avaient capturé l’humain apparu. Le Seranor lui parla dans une langue que Gladir ne comprit pas, puis elle disparu. Le mort tourna à nouveau son attention vers lui. Il le regarda un instant avec un rictus horrifiant, puis prononça un seul mot. Deux autres créatures d’ombres apparurent. Elles saisirent Gladir qui hurla tandis que la morsure glacée envahissait de nouveau son corps, mais cette fois il ne sombra pas dans l’inconscience et la douleur continua pendant une éternité, jusqu’à ce qu’il ne puisse plus rien sentir du tout.
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Oulà !^ ^
Je sens que Gladir n´est plus en vie.^^ Enfin c´était très bien sauf le début qui possédait certaines lourdeurs avec des phrases inversées et des verbes qui auraient pu être accordé autrement.
"au cas où il devrait s’en servir malgré tout" || Le "malgré tout" est superflu et alourdit.
Sinon c´était très bien, alors à la prochaine suite !
en retard, désolé ^^
un peu cours m´enfin bon
Serian se pencha au dessus de la carcasse. L’animal était maintenant méconnaissable, mais au moins il était certain que ce n’était pas des restes humains.
-Elle n’a pas l’air ancienne, dit-il, j’espère qu’il n’est pas tombé sur la bête qui a fait ça.
-S’il s’est fait attaqué, ça m’étonnerai qu’il s’en soit tiré, fit Dessy. Et même s’il n’a pas eut ce malheur, il doit maintenant être arrivé chez les Seranors, ce n’est plus très loin.
-Il a peut être eut le bon sens de faire demi-tour, dit Zephyr.
-Encore faut-il qu’il ne se soit pas fait remarqué par une patrouille. A mon avis, il est trop tard.
-On va quand même aller vérifier, fit Serian.
Dessy secoua la tête.
-On ira jusqu’à la limite de leur territoire. Si on ne l’a pas rencontré d’ici là, c’est qu’il est perdu.
Serian acquiesça et ils se remirent en marche.
Ils débouchèrent dans une nouvelle caverne par un trou dans le sol. Il n’y avait plus de végétation, l’endroit était étonnamment dégagé. Lorsque Serian voulu continuer, une main froide s’agrippa à son bras.
-Non, il ne faut pas. Si votre ami a continué, il est au-delà de toute aide, et si on essaye de le suivre, on finira de la même manière, fit l’Alderas d’un ton sec.
Serian s’apprêtait à répondre qu’il avait peut-être réussi à se cacher, mais il comprit que cela risquait d’être difficile dans cette sorte de plaine souterraine. Alors, avec peine, il se résigna.
-Venez, il ne faut pas rester là, fit-elle.
Ils redescendirent dans la caverne précédente et empruntèrent le chemin en sens inverse.
-Où est-ce qu’on va ? demanda Zephyr.
-Dalnec a dit d’aller voir l’Exilé. Si lui ne peut pas vous aider, alors personne ne le pourra.
-Qui est-ce ?
-On ne sais pas trop, on ne sais même pas de quel peuple il est. Mais il sais énormément de choses sur Orrodreth. Certains disent qu’il fait de la magie, comme les Seranors, mais il ne s’est jamais montré cruel envers qui que ce soit. En fait il est rare qu’il sorte de chez lui.
-Et pourquoi l’Exilé ?
La jeune femme haussa les épaules.
Ils passèrent le reste de la journée - à défaut d’autre terme plus approprié – et une bonne partie de la suivante à marcher à travers une végétation dense, le chemin se faisant de plus en plus étroit et indistinct, avant d’arriver aux abords du lac de Suggon. C’était la plus grande étendue d’eau qu’ils avaient rencontré jusque là. Elle était suffisamment vaste pour qu’ils ne puissent en discerner l’autre rive. Au centre on pouvait voir un petit îlot presque entièrement recouvert par une tour haute comme une maison de trois étages.
-On y va à la nage ? fit Zephyr.
Ils scrutèrent quelques instants les abords du lac, puis Serian pointa quelque chose du doigt.
-Qu’est-ce qu’il y a là bas ?
Dessy regarda dans la direction qu’il indiquait.
-On dirait un ponton. Je crois qu’il y a une barque d’amarrée.
Il y avait effectivement une barque, mais ils hésitaient à la qualifier où non d’épave. Elle n’avait pas dû servir souvent et son entretien n’était pas le principal souci de son propriétaire. Il s’assirent tout de même dedans, mais avec prudence.
-Où sont les rames ? demanda Serian.
Tandis qu’il cherchait, Zephyr remarqua une petite cloche accrochée à l’un des piliers qui soutenaient le ponton. Il tira sur la corde pour la faire tinter. Alors, sans prévenir, la barque se mit à avancer en direction de l’îlot. Le bois grinçait et ils se demandèrent plusieurs fois s’ils n’allaient pas devoir finir à la nage. Mais la frêle embarcation accosta tant bien que mal aux pieds de la tour. Celle-ci était faite d’une pierre lisse et noir et s’élevait en s’effilant. En baissant les yeux vers la porte, ils virent qu’on les attendait. Ils s’approchèrent de la silhouette. Elle était mince et pâle comme les autres habitants d’Orrodreth, mais elle avait quelque chose qui imposait le respect, une sorte d’aura de puissance et de majesté malgré la robe toute simple qu’elle portait. L’homme se tenait bien droit et les regardait approcher, stoïque. Ses yeux étaient saisissant. Ils étaient froids comme ceux de Dessy et reflétaient un grand nombre d’années, mais on pouvait y voir une grande force, une lueur de pouvoir, mais aussi quelque chose qui ressemblait à de la honte, de la haine et une volonté implacable. Serian n’aimait pas tellement cela. Mais lorsque l’homme parla, il s’adressa à eux d’une voix calme et surprise, sans la moindre ombre de méchanceté.
-Bienvenue sur mon île. Vous êtes les premiers à venir me trouver depuis bien longtemps, et sans aucun doute les premiers à être vivants.
-Vous nous attendiez ? demanda Zephyr.
L’homme sourit.
-J’ai entendu la cloche. Et on ne peut pas approcher de chez moi sans que je ne sois au courant. Venez, entrez, je crois que nous avons beaucoup à dire.
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Pas vraiment de comms, désolé.^^
Mais simplement pour dire que j´ai lu et que c´est bien.
J´ai relevé un truc à propos de la barque : c´est "ou" et non "où".
ok ^^
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Il les fit passer dans une pièce dont les murs étaient presque invisibles derrière les étagères de livres, les squelettes de créature que les Jadsis ne reconnurent pas, et de plein d’autres objets dont ils n’avait pas la moindre idée de ce dont il s’agissait. On avait malgré tout réussi à placer des sièges et une table, laquelle était presque recouverte par des piles de livres et de parchemins. Leur hôte fit rapidement un peu de place en poussant un peu la pile de papiers vers l’un des bords puis leur fit signe de prendre place.
-Je m’excuse pour le désordre, je n’ai pas reçu de visite depuis longtemps et je ne m’attendais pas à en avoir.
Serian nota qu’il avait l’air de dire ça simplement pour être poli car il ne paraissait pas le moins du monde désolé pour quoi que ce soit. Il n’exprimait d’ailleurs rien du tout, son visage était parfaitement dépourvu d’émotion. Les Alderas avaient eux aussi une certaine froideur, maison pouvait tout de même deviner certains sentiments en les regardant.
Le mort tira un siège et s’assit, leur faisant face.
-Avant d’en venir à ce que vous êtes venus chercher ici, je voudrais savoir comment vous vous êtes retrouvés à Orrodreth et ce que vous avez fait depuis votre arrivée.
Il avait parlé sur un ton parfaitement calme, mais on pouvait sentir son intérêt pour leur histoire, un intérêt dangereux car ce qui semblait l’importer, ce n’était pas eux, mais seulement les faits, et Serian eut un instant peur qu’il ne les jette dehors une fois qu’ils lui auraient dit ce qu’il voulait. Cette attitude lui rappelait un peu celle de Soccar, ce qui n’était pas rassurant. Cependant, ils n’avaient pas vraiment le choix, alors, en retenant un soupir, il raconta de nouveau leur périple. L’Exilé posa de nombreuses questions sur leur expédition à Eldereth : quel était son but, que comptaient-ils faire du bâton d’Ethis et d’autres questions auxquelles ils n’avaient généralement pas la réponse, Soccar n’en ayant pas dit beaucoup sur ses intentions. Il fut beaucoup moins intéressé par leur rencontre avec Dessy et les Alderas, mais son attention revint lorsqu’ils lui parlèrent de la disparition de Gladir près de la cité des Seranors.
-Que comptait faire votre ami en allant les trouver ? demanda-t-il.
-Il espérait qu’ils pourraient l’aider à quitter Orrodreth, répondit Serian.
-En échange de leur aide, il voulait leur donner une espèce de pierre magique qu’on a trouvé avant d’atterrir ici, ajouta Zephyr.
-Une pierre magique ?
Serian retint une exclamation. Pendant une fraction de seconde, les yeux du mort vivant avaient brillé de convoitise, lueur qu’il avait ensuite immédiatement dissimulé mais que l’on pouvait malgré tout deviner tellement elle était intense. Il resta figé pendant un instant, comme perdu dans ses pensées. Zephyr jeta vers Serian un regard que ce dernier connaissait bien. Généralement, cela voulait dire : « j’aurais encore dû me taire ».
Leur hôte revenait à l’instant présent et s’apprêtait à dire quelque chose lorsqu’il se figea de nouveau, cette fois en inclinant légèrement la tête, comme pour écouter un son lointain.
-Je reviens tout de suite, finit-il par dire en se levant.
Il sortit de la pièce en refermant la porte derrière lui. Les deux Jadsis et l’Alderas se regardèrent sans rien dire ; tous pensaient la même chose et n’appréciaient pas vraiment l’homme. Ils attendirent durant plusieurs longues minutes. Serian sentit un léger frisson dans sa nuque, ce même frisson qu’il avait eut en regardant les Crocs d’Irrada au village Gumi et en pénétrant dans Eldereth ou dans le Pul’Togir. Cette sensation ne l’avait pas vraiment quitté depuis qu’ils étaient à Orrodreth, car il était dur d’affirmer qu’il n’y avait aucune magie dans cet endroit, mais là, pendant que leur hôte s’était absenté, la sensation de froid s’était légèrement accentuée. Finalement, l’Exilé revint, mais Serian remarqua que ses lèvres se tiraient en un très mince sourire qu’il essayait visiblement de dissimuler. Le mort vivant se rassit et croisa ses doigts squelettiques.
-Vous me parliez donc d’une pierre magique. Pouvez vous me la décrire, fit-il à Zephyr.
Zephyr regarda Serian, lui indiquant de répondre à sa place pour ne pas commettre d’autre erreur. Son ami hésita un instant, se demandant s’il était sage d’en dire d’avantage, mais de toutes manières, il était trop tard. Il décrivit donc l’orbe pourpre qu’ils avaient trouvé dans la salle du trône. Le silence s’installa ensuite pendant que l’Exilé était de nouveau perdu dans ses pensées.
-Cette pierre vous intéresse, dit finalement Serian.
Ce n’était pas une question. Le mort releva la tête, cette fois sans chercher à cacher son sourire. Avec ses yeux froids et brillants de convoitise et de pouvoir, cela n’avait rien de rassurant.
-Oui en effet. Mais savez-vous pourquoi ? Savez-vous ce qu’est cette pierre ?
Ils firent non de la tête. Il se pencha alors en avant, s’appuyant sur ses genoux avec les coudes.
-Cette pierre que vous avez trouvé est le joyau qui ornait le bâton d’Ethis le Cinquième, dernier souverain des Dranns. Elle possède effectivement un grand pouvoir, mais pas n’importe lequel. Cette pierre n’est rien d’autre que la Clé d’Orrodreth, elle renferme l’essence même de la magie qui a créé cet endroit. Car Orrodreth a été créé par la magie Dranne, et si cet endroit existe encore aujourd’hui c’est uniquement parce que la magie a survécue à ceux qui la façonnaient.
Il prononça cette dernière phrase en regardant Dessy. Serian vit la tristesse l’envahir. Il imaginait quel choc ça pouvait être de s’entendre dire qu’on était que l’une des créatures auxquelles un peuple avait donné naissance par magie.
L’Exilé reporta son attention sur les deux Jadsis.
-J’ai passé toute mon existence dans cet endroit à faire des recherches, des expérience afin de découvrir… les mécanismes magiques, fit-il après une hésitation, qui régissent ce royaume des morts. J’espérais en apprendre suffisamment pour pouvoir changer certaines choses qui ne vont pas. Mais malheureusement, les Dranns ont parfaitement tissé leurs sorts, et il m’a toujours été impossible de faire quoi que ce soit d’ici. Si je m’étais trouvé en dehors d’Orrodreth, les choses auraient été différentes, mais je n’avais aucun moyen de sortir.
A ces dernières paroles, Serian et Zephyr sentirent leur cœur tomber dans un trou sans fin. Le mort vivant sembla le remarquer car il ajouta :
-J’ai dis que je n’avais aucun moyen de sortir, mais maintenant cela est peut-être possible.
Il s’arrêta un instant avant de poursuivre.
-Il existe bien un passage joignant Orrodreth et Eldereth, mais celui-ci est fermé par une porte de pierre que, malgré tous mes efforts, je n’ai pas pu forcer. Mais elle s’ouvrira si on utilise la Clé.
Il les dévisagea.
-Vous devez donc réussir à reprendre la Clé aux Seranors. Il est possible qu’ils ne connaissent pas encore l’importance de cette pierre, mais s’ils le découvre, ils n’hésiteront pas à ouvrir eux-mêmes la porte.
-Alors pourquoi on ne les laisse pas faire ? ne pu s’empêcher de demander Gladir.
L’Exilé se tourna vers lui avec un sourire ironique.
-Parce qu’ils sortiraient alors d’Orrodreth et voudraient se tailler une place dans votre monde. Les Seranors ne sont pas des êtres pacifiques, ils rêvent de pouvoir et de domination. Avec la Clé, ils pourraient utiliser la magie qui a construit Orrodreth à leur propres fins. Imaginez : ils tuent les corps des hommes puis emprisonnent leurs esprits pour les forcer à les rejoindre. Ils grossiraient leurs rangs alors que ceux des vivants ne feraient que diminuer. Non, vous devez sortir en refermant ensuite la porte et en emportant la Clé.
-Et vous, qu’est-ce que vous y gagneriez ? demanda Serian.
L’homme ne répondit pas immédiatement. Lorsqu’il le fit, son ton s’était subitemment adoucit.
-Si les Seranors mettent la mains sur la magie d’Orrodreth, il s’en prendront tout d’abord à ses autres habitants avant de s’en prendre aux vivants. Il ne fait nul doute qu’avec une telle puissance, ils éradiqueraient les Alderas sans le moindre problème. Et même si je ne suis d’aucun coté, je risque fort d’en être également la victime. De plus, il existe un ordre dans le monde, et dans cet ordre, les morts ne côtoient pas les vivants. Orrodreth est le royaume des morts, l’extérieur celui des vivants, les deux ne doivent pas se mélanger.
-Vous suggérez donc que nous attaquions les Seranors pour leur reprendre la Clé ? fit Dessy.
-Certainement pas, je doute fort que les Alderas puissent venir à bout de leur forteresse. Non, il serait plus prudent de la subtiliser discrètement. Avec de la chance, ils ne feront même pas attention à la pierre, pensant qu’elle n’a que peu de pouvoir.
-Vous voulez qu’on fouille toute une forteresse infestée d’ennemis ? fit Zephyr.
-Ca ne sera peut-être pas aussi difficile que vous le pensez. La forteresse est grande et les Seranors peu nombreux. Ils sont obsédés par le pouvoir et passent presque tout leur temps enfermés dans leurs tours afin de développer leur magie.
Serian et Zephyr se regardèrent, sceptiques.
-De toutes manières, ajouta l’Exilé, si vous voulez retrouver votre monde, vous n’avez pas d’autre choix.
Alors, avec un soupir, ils hochèrent la tête pour montrer qu’ils avaient compris.
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petit ![]()
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J´ai lu et j´ai encore peu à dire. Le tout est très bien et je dois certainement attendre la prochaine suite.^^
ben t´es pas obligé, mais si tu veux la lire oui faudra attendre un peu, c´est pas drole sinon ![]()
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-On arrive sur les terres des Seranors, annonça Dessy.
Ils avaient emprunté un autre chemin en repartant du lac de Suggon. La végétation dense à travers laquelle ils progressaient depuis des heures venait de cesser brusquement pour laisser place à cette plaine souterraine. En voyant cet endroit désolé, il se demandèrent une fois encore s’il était vraiment judicieux de suivre les conseils de l’Exilé. Zephyr repensa à la réponse que celui-ci avait donné lorsqu’il lui avait demandé, juste avant de traverser le lac, pourquoi il s’était donné le nom d’ « Exilé ».
-Parce que j’ai fait de graves erreurs et j’espère, dans mon exil, pouvoir les réparer, avait-il dit.
-Quelles erreurs ? avait demandé le Jadsis.
Le mort avait sourit.
-J’ai voulu trop bien faire et j’ai sous-estimé… certaines personnes, ce qui a conduit à ma perte et celle de ceux qui me suivaient.
Cette réponse énigmatique n’avait pas satisfait du tout le jeune homme, mais il s’était contenté d’hocher la tête sans rien dire. Il décida d’oublier les paroles du mort, pensant que s’il n’avait pas réussit à réparer ses fautes en plusieurs siècles, il n’y arriverai probablement jamais. « Mais l’espoir fait vivre », ajouta-t-il mentalement, sachant à quel point cette remarque était déplacée dans un endroit tel qu’Orrodreth.
-La forteresse est loin d’ici ? demanda Serian.
-Pas trop. Il va falloir la rejoindre rapidement, plus nous passerons de temps à découvert plus on a de chances de tomber sur une patrouille, répondit Dessy.
-Oui, une fois dans la forteresse on ne risquera plus rien, ajouta ironiquement Zephyr.
-Au moins on pourra s’y cacher… peut-être. L’Exilé a dit qu’elle était presque déserte.
-Parce qu’il y est déjà allé ? S’il n’est pas sortit de chez lui en quelques siècles, les choses peuvent avoir bougé depuis.
-Mais comme il l’a également dit, on n’a pas vraiment le choix si on veut rentrer chez nous, fit Serian.
Son ami ne trouva rien à redire à cela.
-Bon, allons-y, fit Dessy en s’engageant sur la plaine de roche.
Ils traversèrent la titanesque caverne au pas de course afin de gagner la forteresse le plus vite possible. Aucun d’eux ne parlait pour ne pas attirer d’éventuels ennemis et pour économiser leur souffle, tout du moins en ce qui concernait les deux Jadsis, Dessy n’ayant pas besoin de respirer. Elle ne cessait de jeter des regards dans tous les sens, inquiète à l’idée que des créatures fidèles aux Seranors puissent surgir à n’importe quel moment. Finalement, au bout de un peu plus d’une heure, ils approchèrent de la forteresse. La peur d’être découverts s’accentua, car cette dernière semblait être constituée uniquement de tours dont les sommets se perdaient presque dans l’obscurité. Or, si personne ne les voyait approcher depuis un tel observatoire, ça serait vraiment un miracle. Mais s’ils furent repérés, ils n’en virent aucun signe. Au bout de quelques minutes, ils étaient à seulement quelques dizaines de mètres du rempart, cachés derrière une colonne de pierre. Ils observèrent la construction pendant un moment. Les murs étaient agressifs : leur surface était irrégulière, formant de nombreuses pointes sur lesquelles ils avaient l’impression de pouvoir s’empaler s’ils essayaient d’escalader. Au delà du mur d’enceinte, on pouvait voir d’innombrables tours effilées et pointues comme des crocs de diverses hauteurs. La plus haute de toutes, et de loin la plus large, se dressait au milieu, reliée à de nombreuses autres par des arches faites à plusieurs mètres de hauteur, à peine visibles d’ici. On pouvait discerner des pont semblables entre les autres tours. Serian avait l’impression d’être face à une toile d’araignée géante dans laquelle il espérait ne pas se faire piéger.
Ce fut Zephyr qui brisa le silence en posant une question des plus pertinentes :
-Comment on va faire pour entrer là dedans ?
Il n’eût pas de réponse immédiate, chacun observant l’immense bâtisse à la recherche d’une faille.
-Peut-être par là bas, finit par dire Dessy en désignant leur droite.
Ils la suivirent, se demandant ce qu’elle avait vu. Ils finirent par apercevoir eux aussi la paroi de la caverne à laquelle la forteresse semblait adossée. En approchant, ils constatèrent qu’effectivement le rempart joignait la paroi presque verticale et celle-ci avait l’air d’offrir suffisamment de prises pour qu’ils pussent tenter de l’escalader. Après un instant d’hésitation, Serian grimpa sur un rocher et entama l’ascension, suivit par Dessy et enfin Zephyr. Il progressa lentement, s’arrêtant plusieurs fois pour trouver un chemin, mais il agrippa finalement de haut du mur et s’y hissa. Il s’étonna de l’absence de parapet, le sommet du rempart étant parfaitement plat, large d’environ trois mètres. Il posa son regard sur le reste de la ville. Il ne semblait y avoir personne, ni dans les étroites rues qui couraient entre les tours, ni sur les fines arches qui jaillissaient en tous sens à des hauteurs parfois vertigineuses. D’énormes flammes bleues brûlaient un peu partout dans les airs, sans support visible, et leur lumière donnait à l’ensemble l’aspect d’une ville fantôme, ce qui était à peu près le cas. Serian s’arracha à la contemplation de la ville pour aider ses amis à le rejoindre sur le mur. Ils admirèrent eux aussi la cité pendant quelques instant, puis, avec une angoisse nouvelle, ils descendirent un escalier étroit et s’enfoncèrent dans les rues qui serpentaient au milieux des tours.
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petit up, ca descend vite ![]()
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Arf j´avais pas vu ça.
Je lis demain, pour le moment il est tard chez moi. ^^
Et tiens ça fait un up.
J´ai commencé à lire, j´en suis au chapitre du village Gumi.
C´est très sympa, bien raconté, mystérieux. J´adore le Najii et son irascibilité. Toutefois, les combats sont vite expédiés et, des fois, les moments de réflexion ne sont pas super bien placés. Je veux dire qu´on s´aperçoit soudain, presque sans transition, qu´un personnage s´est déconnecté de l´action et qu´il pense au passé ou à la suite des opérations. Ou alors, il était tard quand j´ai lu, ce qui expliquerait ma faible concentration.
Je continue.
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en effet, les combats j´ai un peu de mal ![]()
pour les reflexions, heu... peut etre ^^ Tantpis, c´est pas fait pour etre parfait ^^
merci de ton comm kaim ![]()