Que j´étais bien perché sur mon arbre, à regarder les camions et les voitures passés sur cette belle petite route de campagne. Que j´étais bien à écouter le silence et à sentir le vent frais du printemps carresser ma peau. Oui, tout était si bien avant que les flics viennent me cueillir pour je ne sais quels raisons. Ces derniers m´ont balançés sur la banquette arrière, avec une brutalité dont j´épargnerais les détails.
Pour qui ils m´ont pris, c´est cons ?
Une fois arrivés au commissariat les flics me sortirent de la bagnole comme j´en étais rentré (toujours avec cette même brutalité !) . Mais le pire c´est quand ils se mirent à me frapper jusqu´à m´assommer ! Lorsque je re-ouvrit les yeux il fesait noir, et je ne me sentais plus. Ils avaient tellement dû me cogner qu´il devait probablement resté de moi que du jus.
Bon sang ! Et en plus j´ignorais le pourquoi de tout ça ! J´étais surement enfermé quelque part et il n´y avait pas un bruit, ni un brin de lumière. C´est alors que j´entendis des gens parler. Leurs voix se raprochaient.
C´était surement les keufs. Et enfin ils m´ouvrirent. Je distinguais un faible faisceau de lumière passé à travers un trou très étroit.
M´avaient - ils balancés dans un puit peu profond et vide ? Apparemment je compris que non. Car je les sentais me soulever et me raprocher des verres qu´il y avait sur leur table. Dès que je me penchais tros près d´eux je sentais une partie de moi me quitter.
Une fois tous les verres remplis je ne savais plus où j´étais ! J´étais vraiment pommé !
Alors que je me sentais de plus en plus quitté ce monde, un des deux flics qui m´avaient arrêté me désigna à ses collègues et s´exclama :
- Il est vraiment bon ce jus de pomme !