tout le monde!
Ceci est un nouvelle courte. Le scénario n´est pas de moi, il s´agit en fait d´un conte des Antilles.
Je l´ai réécris à ma façon...
enfin, sans plus tarder, voici...
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Le vieux Malvan.
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Enjoy!
Le vieux Malvan était le plus méchant homme que l´on pût trouver dans toutes les Caraïbes. Combien d´esclaves n´avait il enterré dans ses gigantesques plantations de vanille et de sucre! Ou dans sa magnifique maison de pierres, donc chaque mur fut construit au prix de quelque vie! Ha, il était riche, le vieux Malvan! Il était connu de la Jamaïque à la Martinique, san oublier Saint Domingue ou la Guadeloupe! Qui n´avait jamais entendu parler de ce cruel Noir aux propriétés si vastes? Qui n´avait jamais vu ses moulins, ses boeufs, et ses magnifiques bassins de marbre? Ha, riche, le vieux Malman l´était! Mais il était également vieux, et c´est ce dont il se rappela lorsqu´un matin il se réveilla, sentant sa mort prochaine.
« Faites donc préparer une jument blanche, rugit t´il à ses serviteurs, après avoir confié ses inquiétudes à ses fils. Si la Mort veut accomplir son funeste dessein, qu´elle vienne lorsque je serai sous le soleil, et non dans mon lit, comme quelque vieillard sénile! »
Ses fils tentèrent de le retenir, mais toute mis en garde aurait été inutile, même si elle fût en provenance de Dieu.
Il monta, ses os craquants, sur la jument toute prête, qui hennissait déjà d´impatience à l´idée de faire quelque promenade.
Et c´est ainsi que Malvan partit, sans un regard en arrière vers son immense richesse. Il galopa au milieu de l´herbe jaunie par le soleil du mois de Mai. On ne sait combien de temps dura son voyage, quelques heures tout au plus. Il était heureux, ses narines frémissants sous le parfum de l´océan, ses yeux se régalant des battements d´ailes des colibris...Et déjà s´offrait à son regard s´offrait l´immense mer des Caraïbes, d´un bleu azur qui se fondait avec le ciel. Il dévala la colline, et en franchit une autre.
Là, il s´arrêta net, écarquillant les yeux d´un air horrifié. Les multiples rides de son visage se creusèrent encore plus, et ses yeux se zébrèrent de minuscules veines rouges sous son chapeau de paille. Devant lui, juste à quelques pas, se dressait un minuscule village d´esclaves. Huttes de paille, chemins de terre...Et sur ceux là, sortant par dizaines des cases, des esclaves. Il ne sembla pas à Malvan qu´il y eût des êtres normaux. Tous étaient mutilés, zébrés de cicatrices. De l´un on ne pouvait apercevoir des yeux. Les remplaçaient des orbites vides. De l´autre, plus de cheveux, et même, plus de peau sur le crâne, ce dernier luisant d´un blanc laiteux sous le soleil de plomb. Il y en avait des estropiés, des difformes, mais de façon si monstrueuse que l´on ne pouvait regarder sans entre être pris de nausées.
Et le pire, le pire était que le vieux Malvan connaissait et reconnaissait chacun de ces monstres.
« Ha, oui, tu me reconnais, hein! Dit d´une voix rauque l´un de ces esclaves. Tu te souviens de moi n´est ce pas? C´est moi que tu as emmuré aux côtés de ton trésor, tu sais, ce fameux soir de Noël...
-Et moi, rugit un second, je suis celui qur tu fouetta jusqu´à sa mort! Mon corps n´était plus que douleur, plus que sang dégoulinant le long de mes plaies d´où pendait de la chair découpée!
-M´aurais tu oublié? Domingue, ce cher Domingue, qui s´était enfui à cause de ce mauvais maître, et que tu brûla, lui et sa famille, avec le trou dans lequel il s´était réfugié!
-Akollo! Je suis Akollo! Tu m´as enterré vivant, ne laissant dépasser que ma tête dont les insectes se régalaient! »
Et tous, tous le maudissaient, tant et si bien que Malvan mourrut sans même fermer les paupières. Sans doute sa jument subit le même sort, car on raconte qu´elle accompagna son maître en Enfer.
