Par amour de la langue francaise, je propose de faire un concours du texte le plus litteraire possible, pour enfin rendre à la langue francaise la grandeur qu´elle mérite.
Je commence :
La Famille :
Sans prolégomènes ni exorde , je vous parlerai de ce phalanstère d’intérêts et de relations amphigouriques , où s’ anastomosent les paradigmes de concupiscence parcimonieuse et d’ ingénuité magnanime .
Intéressant parangon que la mienne : ma sœur est rien moins que hâve , de même qu’ aboulique , se dirigeant tout droit vers l’abasie totale. Souvent acrimonieuse , elle agit et réagit sempiternellement ad irato - ou du moins le semble-t-il - et elle serait je crois captieusement qualifiée d’ épigone d’ Agrippa , étant donné que ses interactions absconses avec ce qui rendit Von Nettesheim tristement célèbre ne la rendirent pas même héméralope , bien au contraire, sa vicissitude s’entérine à la moindre nébulosité .
Ma mère est légèrement amblyope en ce qui concerne la réalité, j’en veux pour preuve son alacrité acémétique , et sa tendance à nous enjôler ma sœur et moi-même tels des apophyses diaprés de sa mansuétude , ce qui je ne vous le cache pas a un effet plutôt émétique sur nous.
Mon père est tantôt prostré dans une aphasie abêtie , contrecoup de nos doléances à propos de son style et ses explications superfétatoires à notre goût ; tantôt d’humeur disserte et vétilleuse envers le reste du monde, c’est en tous cas une vraie imprécation .
Anathème que de partager le cruor de tels énergumènes néanmoins il me faudrait être exempt de toute admonestation pour le déplorer, non pas que cela m’obnubile, étant lénifié envers ce genre de choses, toutefois dans les démêlés que nous imposent les éphémérides familiaux il faut savoir être scrupuleux.
Car en ce qui me concerne je suis plutôt laconique et velléitaire , ce qui manque rarement d’être pris pour une personnalité atrabilaire ou même grégaire ; pourtant mon parler compendieux n’est pas dépourvu d’un humour acescent , ce qui finit par vilipender l’ego de mes émules ainsi que, inéluctable fatum , celui de mes acolytes. Cela tout comme mon comportement anachorétique risqua de me rendre stylite , mais de probes amis me protégèrent de cela.
Vous m’excuserez tous ces termes emphatiques (voire dithyrambiques he he he) mais la diachronie n’exclut pas le gandinisme lexicographique.
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