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Lucky

red-rock
red-rock
Niveau 10
08 mars 2006 à 20:14:12

Lucky. CHAPITRE I : Edward.

La ville est silencieuse. Les édifices des hommes s’élèvent, comme autant de témoins muets. Edward l’observe. Elle est si silencieuse. Pas un bruit, pas un mouvement. Elle est baignée tout comme le ciel dans la douce lumière orangée du soleil. Aucun bruit de moteur, aucun klaxon, aucune voix humaine même n’est là pour troubler le silence. Du haut de son toit, Edward regarde la place, une vingtaine de mètres plus bas. Seul le vent est là, faisant voleter des journaux, des tracts ou des feuilles mortes. Quel magnifique printemps. Il s’assoie sur le rebord du toit. Dans la grande place, recouverte de vieilles dalles grises, s’élève quatre chêne, laissant leur feuille briller sous ce magnifique soleil. Les immeubles anciens du quartier sont si tranquilles, si paisibles. Ici, loin du grand et prétentieux quartier des affaires, dans la vieille ville, le calme est parfait, l’instant se suffit. Devant le centre commercial, aujourd’hui les feuilles mortes sont les seuls à se presser. Il n’y a personne. Pas un bruit. Pas un mouvement. Personne.

« Aaarh… »

Ce soupir étranglé, Edward le connaît. Il se redresse, se crispe, le rythme de son cœur s’emballe. Une silhouette sombre arrive sur la place par une rue adjacente. Elle marche rapidement, fait des mouvements brusques et saccadés. Aucun homme ne marcherait comme ça. Tantôt ses bras pendent mollement, tantôt ils se tendent dans de brusques convulsions. Le bruit de sa respiration, hachée, impure, s’immisce peu à peu dans le silence. Sa silhouette empoisonne le calme de toute la ville. « Aah, AH… ». Il continue de pousser des gémissements étranglés, se déplace jusqu’au centre de la place en tournant la tête de tous cotés, assez rapidement pour se tordre lui-même le coup. Edward est prêt à pleureur, à pleurer de désespoir. Il retient ses larmes. Cet homme n’a plus rien d’humain. On lui avait appris à marcher, maintenant il traîne son corps comme il peut, corps régulièrement traversé par des spasmes et des mouvement irrationnelles et compulsifs. Il cherche. Il cherche du regard, il renifle, il écoute. Edward veut se cacher. Ses muscles sont lents, figés. L’homme se tourne vers lui, en un clin d’oeil.

Leurs regards se croisent.

Le visage de l’inconnu se tord, son corps se tend. Sa gorge laisse sortir toute sa haine en un cri inhumain, atroce, torturé et étranglé. Le silence de la ville s’écroule. Il cours vers l’entrée de l’immeuble en haletant. La respiration d’Edward s’emballe, elle deviens fragile, tremblante. Il ne parviens plus à ésquiser le moindre geste. Il sens ses mains moites, il voit ses larmes chaudes prêtes à recouvrir sa vue. Il entend des bruits de pas rapides et bruyants dans les escaliers. Il n’y a pas d’issue. Il n’y a pas d’issue. IL N’Y A PAS D’ISSUE ! Son corps, brusquement, se ressaisit. Ses muscles se tendent. Son corps veut vivre. Il ouvre la porte du toit, menant à l’intérieur, dévale les marches pour arriver au dernier étage, sombre, vide, sale. L’immeuble compte six étages, il a le temps de se cacher avant qu’homme n’arrive. Les bruits de pas dans l’escalier, plus bas, tamponnent à ses oreilles, de plus en plus fort, C’EST LA MORT QUI ARRIVE, elle est inéluctable ! Edward cours. Il est pieds nus, pour ne pas faire de bruit. Il trouve la porte des toilettes, entre, et la ferme à clef. C’est une grande pièce. Il soupire. Son corps entier s’emballe, se disloque. Il met toute sa force et sa volonté à maîtriser cette panique, mais sa respiration est bruyante, imparfaite. « Tais-toi… Tais-toi ! TAIS-TOI!! ». Les bruits de pas dans l’escalier. Les bruits de pas dans l’escalier résonnent, ils emplissent l’immeuble tout entier. Edward reste debout, bien qu’à bout de forces. Il parvient à respirer sans bruit maintenant, il s’y efforce, et observe la lumière émanant d’en dessous la porte. Il transpire. Il meurt de chaud et de froid à la fois, le chaud de la panique, le froid de la peur. Et il est fatigué, terriblement fatigué. Les pas sont là maintenant, dans le couloir.

Ils s’arrêtent.

L’ombre est là. Juste de l’autre côté de la porte. Le bruit de sa respiration saccadé et pathétique est dans la pièce. Le cœur d’Edward frappe, frappe à un rythme effréné contre sa poitrine. Ses muscles sont crispés, prêts à exploser. Son attention entière porte sur cette ombre, immobile. Cette présence. De l’autre côté de la porte. « Err… Aaaah… Aah… ». Il tend ses muscles à leur extrême, sert les poings à se faire saigner. Mais surtout… Mais surtout… NE-PAS-FAIRE-DE-BRUIT.
« Eerr… ».
Les pas s’éloignent.
Le bruit de leur course résonne à nouveau dans les escaliers, plus bruyants et plus incontrôlés encore qu’auparavant, accompagnés de cris et de râles. Des pas. Des échos. Encore, encore… Et puis, plus rien. Le corps d’Edward, soudain, se détend, et s’écroule. Sa respiration s’emballe à nouveau, de plus belle encore qu’auparavant, fragile. Ses yeux débordent, il s’écroule tout entier. Couché sur le sol froid des toilettes, il laisse des filets de bave échapper de sa bouche. Il pleure et crache, crois même vomir. Il tremble tout entier, des pieds jusqu’à la tête, secoué de l’écroulement de tous ses muscles, de toutes ses pensées. Il pleure, il pleure à chaudes larmes maintenant. Il gémit. Il reste là, étendu, jusqu’à ce que son corps redevienne amorphe. Une éternité. Il soupire, et se relève. Un grand miroir est là, offrant à son regard sa piètre personne. Son visage d’adolescent est encore défiguré par la peur et recouvert de sa transpiration, de ses larmes, et de sang sec épars. Il s’observe. Des cheveux blonds mi-longs et ébouriffés, un visage bien dessiné aux formes lisses. Il se souvient avoir eut un visage agréable, avant. Mais cette beauté à été soufflée comme un vulgaire château de carte. Maintenant, le désespoir se lit sur chacun de ses traits. « Où aller. Pourquoi survivre seul. La peur est partout. Elle pèse sur chaque coin de rue de cette putain de ville… ». Il plonge ses yeux dans son propre regard. « Je vais crever ». Il pleure à nouveau, s’effondre sur l’évier et crache mollement quelques filets de salive.
« – Je veux pas mourir… Je veux pas mourir… »
Il se redresse, encore fragile, puis s’observe à nouveau. « Et mes parents… Et Fred, et tous les autres… Pourquoi… Pourquoi je n’arrive pas à les pleurer ? ». Il renifle, s’essuie le visage. Dans la pièce, une petite fenêtre en hauteur donne sur d’autres toits. Il lui faut à tout prix trouver une cachette. Il s’était cru en sûreté dans cette parcelle de la ville complètement abandonnée. Mais il n’est en sûreté nul part. La mort est partout, à chaque coin de rue, et elle regarde chaque être encore vivant. Il ouvre la fenêtre et s’engouffre dans la petite ouverture. Il n’a d’autre choix que de survivre.

Sknurt9
Sknurt9
Niveau 10
08 mars 2006 à 20:27:04

:salut:

Pas mal non plus cette histoire^^
Quelques fautes...
J´ai pas bien compris par contre, c´est la Mort qui le poursuit? La Faucheuse? Ou quelqu´un...?
Allez, la suite :p)

red-rock
red-rock
Niveau 10
08 mars 2006 à 20:31:07

Ouais, tu verra à la suite. Enfin, ce n´est rien de trés original.

Tu pourrai me dire où tu vois les fautes? Je suis une merde en orthographe et ce serait encore pire sans le correcteur Word…

J´ai déja 3 autres chapitres prêts et le 4 presque finit, pour l´instant j´ai une vingtaine de pages Word.

Sknurt9
Sknurt9
Niveau 10
08 mars 2006 à 20:43:38

oki, alors pour les fautes :

s’élève quatre chêne, ==> s´élèvent quatre chênes
leur feuille briller ==> leurs feuilles briller
tous cotés ==> tout côtés
des mouvement irrationnelles ==> des mouvements irrationnels
Il cours ==> il court
elle deviens ==> elle devient
Il ne parviens ==> il ne parvient
Il sens ==> il sent

Bon j´ai fait que le début, ce sont que ce genre de fautes de totue façon^^

Yun_Shui_Jen
Yun_Shui_Jen
Niveau 5
08 mars 2006 à 21:03:00

C´est super ton histoire!!!
C´est stressant, il me tarde la suite...

SophyErzengel
SophyErzengel
Niveau 10
08 mars 2006 à 21:41:22

Y a eu une réecriture de certains passages? ça vaut la peine d´être lu comparé à ta précédente version? Tu aimes les koalas?

red-rock
red-rock
Niveau 10
09 mars 2006 à 07:15:27

J´aime bien les koalas oui.

J´ai viré la mayonnaise qui cassait un peu l´ambiance et j´ai essayé de rendre la poursuite plus compréhensible. Mais bon, vu que t´as déja lu la précedente c´est peut-être pas la peine de relire, tout ce que j´ai fait c´est enlever les défauts que tu m´as cité et qu´aprés tout j´aprouvai… Par contre tu pourra voir les prochains chapitres.

Yun Shui Jen : super! Objectif atteind pour une personne au moins ^^. Je mettrai la suite ce soir.

SophyErzengel
SophyErzengel
Niveau 10
09 mars 2006 à 18:12:52

On a l´impression qu´il a changé de décor entre les deux chapitres, ça désoriente quelque peu. J´ai encore mon petit lot de reproches pour cette fois. Famil c´est une expression quebecoise pour dire famine ou une faute? La phrase "Un cadavre est comme empalé sur une cheminée" me semble approximative est mal tournée, comment peut-il avoir une opinion aussi vague alors qu´il se trouve lui aussi sur le toit à côté, il devrait pouvoir le voir correctement et le décrire sans quelque chose d´approximatif qui est le "est comme". Notre héros semble aussi être superman puisque du haut du toit, il arrive à lire sur la porte d´entrée du restaurant l´inscription "fermé". Très bonne vue. Le premier dialogue entre William et Edward est vraiment limite. Formulé de manière trop simple et linéaire, et finalement provoquant peu d´impact. L´explication de sa fuite du lycée me semble long et assez chiant, voir même assez futile, tu aurais pu raccourcir tout ça sauf s´il y a vraiment des élements interessants nécessaires à la suite de l´histoire. J´avoue cependant que l´intrigue a son lot de mystère et est assez plaisante pour le moment :-)

blend
blend
Niveau 5
09 mars 2006 à 18:54:07

je voit d´ou tu t´es inspiré !
-> contaminé

"Elle marche rapidement, fait des mouvements brusques et saccadés. Aucun homme ne marcherait comme ça. Tantôt ses bras pendent mollement, tantôt ils se tendent dans de brusques convulsions. Le bruit de sa respiration, hachée, impure, s’immisce peu à peu dans le silence. Sa silhouette empoisonne le calme de toute la ville. « Aah, AH… ». Il continue de pousser des gémissements étranglés, se déplace jusqu’au centre de la place en tournant la tête de tous cotés, assez rapidement pour se tordre lui-même le coup."

:-)

red-rock
red-rock
Niveau 10
09 mars 2006 à 19:14:29

Soulblighter

Oui maintenant que je le relis je trouve le dialogue assez plat mais j´avais essayer de faire quelque-chose de réaliste. Les deux sont un peu gênés, il faut imaginer des blancs entre les répliques… Je les rajouterai, ou alors je racourcirai le texte pour pouvoir atteindre la simplicité que je visais sans pour autant le rendre chiant.

Famil : faim. N´importe quoi…

Le "est comme" montre juste qu´il est dans la position de quelqu´un d´empalé mais bien évidement c´est chaud sur une cheminée, hum… 

Il peut voir l´affiche du haut du toit puisqu´il est dans une partie de la ville où il n´y a que des maisons assez basses et où les rues sont plutot étroites. Je rajouterai aussi cette déscription vite-fait.

Il y´a des élements nécessaires à la suite de l´histoire à travers sa vie passé qui reviendra plusieurs foix et aussi le personnage de Fred qui a beaucoup d´importance pour Edward. Mais je vais essayer de rendre la scène plus "dynamique" puisqu´aprés reflexion j´aprouve ton comentaire.

Sky_Soft
Sky_Soft
Niveau 7
10 mars 2006 à 22:22:36

J´ai fait mon boulet alors je re-up^^.

Le prochain chapitre arrive je crois^^.

Squall46
Squall46
Niveau 21
10 mars 2006 à 23:29:03

C´est trés "28 jours plus tard", et c´est bien comme ça. D´ailleurs le récit de la cour d´école, ressemble au récit de l´aéroport dans le film.
Le style pourrait être mieux mais il est correct, et comme l´ambiance me plait je continuerai de lire.

red-rock
red-rock
Niveau 10
11 mars 2006 à 11:30:28

Lucky. CHAPITRE III : Spike.

« – Crevez bande d’enfoirés ! »
Au milieu de ce cortège funèbre en pleine folie meurtrière, une lumière s’allume dans la nuit. Une bouteille de verre éclate sur le sol, au milieu des corps livides. CLING. Des flammes s’élèvent dans la pénombre, les chairs et les vêtements prennent feu. Des cris de douleur éclatent, atroce. Dans la rue, un groupe de contaminés brûle, se met à courir, à faire tomber les autres, à en brûler certains à leur tour. Seul, devant la foule assoiffée de sang, Edward aperçoit une silhouette encapuchonnée.
« – Prenez ça ! »
Dans sa main, une nouvelle lumière s’allume. Il la lance, elle se brise, des flammes explosent. De nouveau, les corps se mettent à brûler, à courir, à crier. Des cocktails molotovs.
« – Hé ! Hé !! cri Edward en lui faisant des signes. Aidez-moi, putain ! »
La silhouette se tourne vers lui, s’exclame d’un sincère « Putain, merde ! ». Edward se tourne. Le placard, derrière lui, tremble. Les cris sont juste derrière la porte. Il lance un nouveau regard vers la rue. De nombreux contaminés brûlent, maintenant. Mais plus de trace de l’inconnu. Edward soupire. Un soupir remplie de désespoir. Une énergie sombre traverse son corps. Soudain, il n’a plus de force, plus rien. Ils frappent contre la porte de toute leur force. Ils doivent remplir le rez-de-chaussée et le premier étage. Il sentira bientôt toute cette haine déferler sur lui. Une main l’agrippe dans le dos. Une onde de choc traverse son corps.
« – Hey ! »
Cette voix… Il se retourne, et vois une tête encapuchonnée dépasser, à l’envers, du haut de la fenêtre.
« – Je vais t’aider à grimper ! lui dit l’inconnu. Magne toi ! »
Celui-ci est couché à plat ventre sur le toit, et tend une main par la fenêtre, tandis qu’il se tient de l’autre à la cheminer. Il empoigne la main froide et fragile d’Edward, de toutes ses forces, et tend les muscles de son bras. « Haaa ! ». Il dirige toute l’énergie qu’il a encore dans un même effort. Les veines sont sous sa peau sont prêtes à exploser. Edward escalade comme il peut le mur de la maison. En dessous de lui, les infectés lèvent les bras en espérant qu’il tombe. Mais il y arrive. L’inconnu le soulève, le tire, l’amène finalement à ses côtés, et tous les deux s’écroulent.
« – Pas le temps de dormir ! dit-il l’homme encapuchonné, se ressaisissant. Ils sont partout dans le quartier. Suis- moi ! »
Il se lève, et Edward fait de même, malgré la fatigue. Les voilà en train de courir sur les toits de tuiles instables. « Comme au lycée » pense Edward. Derrière, les cris de haine et de carnage les accompagnent dans leur course désespérée.

Ils sont dans le hall d’un immeuble, sombre, vieux, et sale. Un tas de cadavres repose dans un coin de la grande salle, un autre corps gît derrière l’accueil, au milieu d’une flaque de sang. Les deux survivants reprennent difficilement leur souffle.
« – J’ai trouvé une moto, l’autre jour, classe, dit l’inconnu entre deux inspirations difficiles. Je l’ai planqué quelque part par ici. »
Il crache.
« – Pff… J’ai pas de casque, mais personne viendra se plaindre. On fera les présentations plus tard, on est pas en sécurité ici. Attends moi deux secondes. »
Il part un instant, mais le rugissement d’un moteur retentit avant que l’adolescent n’ait le temps de s’inquiéter. Le phare de la moto éclaire soudain le hall, et l’inconnu vient s’arrêter à côté d’Edward en faisant crier ses pneus.
« – C’est une 50 ! J’ai pas trouvé de 125, mais c’est déjà pas mal, hein ? »
Face à l’absence de réaction d’Edward, il se met à rire.
« – Pas grave, reprend-t-il. Je connais un endroit sur, on va y’aller pour se poser. Par contre, je suppose qu’on se sent pas trop en sécurité assis derrière un inconnu. Je m’appelle Spike, et toi ?
– Edward. Merci de m’avoir sauvé la vie. »
Il grimpe sur le bolide, qui part en trombe, lui laissant à peine le temps de s’accrocher de toutes ses forces à son chauffeur dans l’espoir de survivre à cette escapade.

Les rues sombres défilent à une vitesse irréelle. À peine le temps de voir les quelques cadavres dispersés, des formes anonymes dans la nuit. Le vent, glacial, fouette les visages de Spike et de Edward. Ce dernier se pose tout un tas de questions. Est-ce qu’il va survivre à cette course folle ? Est-ce vraiment sage de voyager à cette allure et avec un tel vacarme, dans une ville où la mort attend à chaque coin de rue ? Qui est ce jeune un peu barge assis devant lui ? Perdu dans ses réflexions, se déconnectant peu à peu du réel, Edward a à peine le temps de voir dans une rue parallèle une silhouette blanche. « Ce n’est pas un contaminé… William ? Non. Mais qui ?… ».

La moto entre dans un parking à étages, grimpe les différentes rampes pour arriver finalement au quatrième niveau. Les deux passagers descendent et Spike, d’un coup du pied, met en place la béquille et pose le bolide. Il fait signe à Edward de venir au bord du parking. Un petit muret les sépare de la rue, vide, silencieuse et sombre. Mais ce silence, en réalité, ce n’est pas le calme. C’est la mort. Spike a enlevé sa capuche, dévoilant sa peau blanche comme la neige, et son visage large et rectangulaire. Ses traits sont tranchants comme des rasoirs, son regard sévère et dur. Une chevelure brune ébouriffé trône sur son crâne, et un bouc sous ses lèvres.Ses vêtements et son style renvoie plutôt à celui d´un adolescent féru de skateboard, pourtant son expression témoigne d’une grande maturité, et ce même s’il semble avoir moins de la vingtaine.
« – On y est… soupire Spike. Je viens souvent ici. C’est grand, on peut facilement se casser si des zombis se ramènent. Hm… Tu veux une clope, peut-être ? continue-t-il en tendant une cigarette à Edward. »
Celui-ci, bien que n’ayant jamais fumé, accepte.
« – Merci.
– Tiens, dit Spyke en l’allumant et en en prenant une lui-même. Pfff…
– Tu m’as sauvé la vie Spike.
– Hm ! Ça, c’est toi qui le dis. En tout cas… Si tu n’avais pas été là… »
Il soupire.
« – Tu dois te demander ce que je foutais à me battre contre eux plutôt qu’à me planquer, hein ?
– Heu… Ouais, c’est vrai.
– Ça fait quoi ? Deux semaines, hein ? Deux semaines ! En deux semaines, tout a été foutu en l’air. Aujourd’hui, y’a presque plus personne en ville, les contaminés sont partout.
– …
– Je… Hm ! En fait, j’en avais marre de me pisser dessus à chaque fois que j’entendais du bruit dans la rue. De toute façon, pourquoi flipper pour ma vie, vue ce qu’elle vaut aujourd’hui ? J’étais là-bas parce que j’avais pété un câble, en fait…
– …
– Mais quand je t’ai vu, je pouvais pas te laisser crever en faisant ma connerie. Mais qu’est-ce que tu foutais dans ce resto ? C’est plutôt moyen comme planque !
– J’étais là juste pour la nuit, avec un autre… C’était son idée. Et cet enfoiré m’as laissé pour mort quand les infectés sont arrivés, il s’est taillé sans même me réveiller et en prenant toute la putain de bouffe…
– Quoi ?! Y’a des enfoirés comme ça par les temps qui cours ? Pfft… Pas étonnant que Dieu ait décidé qu’on doit tous crever. »
Les braises des cigarettes brillent comme deux lumières dans la nuit, alors que le jour naissant brille timidement sur la ville morte. La fumée a un goût amer dans la bouche de William, mais il ne peut s’empêcher de sentir les effets apaisants du tabac.
« – Hmm… Au fait, t’as quel âge ? demande l’adolescent.
– 18 ans… Et toi ?
– 16.
– D’un côté, je suis bien content d’avoir laissé tout ça derrière moi. J’veux dire, quand tu me demande mon age, ça me fait penser à mes parents… Ces putains d’enfoirés se sont fait bouffés comme des salopards. Ha ! Ça m’a permis de récupérer le flingue de mon enfoiré de père…
– …Et qu’est-ce que tu compte faire, maintenant ? »
En posant cette question, Edward se souvient avec amertume de la traîtrise de William.
« – Il faut trouver une putain de bonne planque… Soyons réalistes, on sait pas ce qui nous attend en dehors de cette ville pourrie, et ici, au moins, on connaît le terrain… Enfin, dis- moi si je me trompe ?
– Moi… J’en sais rien. Je suis en vie seulement par chance, rien d’autre. En tout cas… Si ça te dérange pas… J’aimerais venir avec toi.
– Pourquoi ça me dérangerait ?! Tout le monde n’est pas comme ce putain d’enfoiré avec qui tu traînais, tu sais ! répond Spike en riant. »

Edward jette sa cigarette dans le vide. Il se souvient. De sa petite sœur au visage d’ange, de ses parents attentionnés. Des jolies filles, et de Fred… Fred qui lui a sauvé la vie en le payant de la sienne. Spike qui lui a sauvé la vie. Et la chance qui lui sauve la vie à chaque instant depuis deux semaines. Il pense que ce jeune homme étrange lui donne une nouvelle raison de vivre. Il n’est pas comme William, William qui était hypocrite depuis le début. Lui, il est sincère.

« “ – BANG ! BANG ! Hahaha… Vous êtes tous morts, Game Over“.
L’homme en smoking blanc tiens dans sa main droite un pistolet aux reflets argentés qu’il pointe vers moi. De sa main gauche, il tiens une chaîne en fer à laquelle est attachée une femme contaminée et muselée. »

red-rock
red-rock
Niveau 10
12 mars 2006 à 10:56:21

Up…

vierax-fan-ff
vierax-fan-ff
Niveau 10
12 mars 2006 à 16:01:34

Excellent. Y´a des fautes c´est sûr mais ej ne t´en tiens pas rigueur hein :) LEs diaglogues sont comme tous les dialogues a mon goût soit tiré par les cheveux mais ça me fait cet effet là tout le temps donc à vrai dire ne t´en inquiète pas. Concernant l´histoire, elle m´a bien plus, ce mélange d´horeur mélé a la peur de mourir. Nous avons pour une fois un héro mort de trouille, un humain réel qui a peur de mourir, ça donne un effet réaliste que j´apprècie beaucoup.
Néanmoins j´ai trouvé la suite légèrement prévisible. Le fait que Willian s´en aille ne m´a pas parut suspect et qu´il rencontre une autre personne non plus.
M´enfin faut bien faire une histoire :p) !
Bon bah voilà c´est tout

SophyErzengel
SophyErzengel
Niveau 10
12 mars 2006 à 16:36:42

Et bien, cette fois je n´ai rien de particulier à dire. Félicitations.
Ce chapitre est beaucoup moins brouillon, on visualise mieux les scènes, les dialogues sont assez bien retranscrit, et le personnage de Spike qui en plus a l´avantage de me ressembler physiquement (sauf que j´ai les cheveux plus longs et que je m´habille en BCBG :-) ) possède un certain charme mystérieux et s´avère être pour le moment le plus interessant. Idem pour "l´homme au smocking blanc" qui est assez paradoxal vu la situation. Un style assez classe et propre symbolisé par le blanc alors que la ville est à la proie au chaos et au massacre. J´ai bien aimé ce chapitre, j´espère que tu continueras sur la même voix pour les suivants :-)

red-rock
red-rock
Niveau 10
12 mars 2006 à 20:15:07

C´est bizarre parce que ce chapitre est celui que j´ai écrit le plus à l´arrache. Je n´ai pas travaillé l´ambiance au préalable, je me suis contenté d´attraper l´inspiration au vol. Mais au final, c´est vrai que la scène de dialogue me plait. Mais je devrais retravailler celle de la fuite du resto ainsi que celle avec la 50. En tout cas ces comentaires positifs me font plaisir et vont me permettre de rentrer dans mon rythme… Je n´ai pas encore écrit le chapitre 4 mais il devrait venir dans les deux jours.

Squall46
Squall46
Niveau 21
12 mars 2006 à 23:46:28

La première partie est moyenne, la deuxième partie un peu mieux je trouve.
Le dernier paragraphe passe a la première personne en disant "moi", alors vu les guillemets, soit l´un des deux raconte une histoire, soit c´est un bug ?
Sinon l´ensemble est correct.

Yohan-Kiefa
Yohan-Kiefa
Niveau 10
13 mars 2006 à 07:40:25

Comme j´ai déjà dit à d´autres je ne suis pas vraiment bon pour faire des critiques à part si c´est dans le même genre de texte que moi alors... mais pour donner mon opinion j´aime bien et j´attend la suite avec la suite avec impatience.

:ok:

red-rock
red-rock
Niveau 10
13 mars 2006 à 15:32:30

Squall : les guillemets représentent un flash.

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