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'l'ordre des chevaliers gris'

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Niveau 10
04 mars 2006 à 18:48:18

L’ordre des chevaliers gris
:salut : à tous ! je tiens à vous présenter ma fic, intitulée l’ordre des chevaliers gris.
J’avais déjà posté un premier jet, dont voici l’aboutissement des critiques que vous lui avez apportées !
Bonne lecture, j’attends vos comentaires !
Chapitre premier

Taladol courut en hâte jusqu´au palais du roi, au coeur même de la cité d´Al Gador. Il traversa machinalement chacune des pièces et s´arrêta devant une grande porte de bronze ornée de rubis. Lorsqu’il frappa, la voix douce et tremblante de sa mère lui murmura d’entrer. Sur le lit était allongé un vieil homme, le visage en sang. Autour de lui, une dizaine de ses plus fidèles conseillers pleuraient comme des madeleines ; tous avaient le teint livide et le regard dépité. Assise sur une chaise en bois, au bord même du lit, la reine s’était elle aussi laissée envahir par le chagrin. C’était à la fois une très belle femme, sublime et gracieuse, mais également une mère fidèle et dévouée, qui veillait sur Taladol avec rigueur et attention.
-ton père va très mal! Gémit-elle à l’adresse de son fils. Les orques lui ont tendu une embuscade au sud de Nuln.
A l´évocation du nom de son fils, Talagand ouvrit les yeux et tourna la tête. Il le désigna de la main d´un geste fébrile et murmura: "approche...approche..."
Taladol s´exécuta et s´agenouilla au chevet de son père, des larmes ruisselant sur son visage.
-Taladol, protège...notre...royaume...c´est une terre... qui renferme un ...secret!
-Quel secret, père?
-quand le soleil se lève, regarde la pierre...la pierre...aargh!
Il n´eut pas le temps de finir sa phrase qu´il vomit des litres et des litres de sang.
Ainsi disparût Talagand, roi d´Egalion...
La mère de Taladol s´effondra sur le corps inerte de son mari. Quant au jeune garçon, il sortit de la chambre en courant et en hurlant de douleur.
Il avait à peine seize ans et il venait de perdre l´être qu´il portait le plus dans son cœur.
Affligé, il se laissa tomber lourdement sur le sol, sa tête se mettant à tourner de plus en plus vite (vous connaissez cette sensation étrange que l’on éprouve lorsqu’on est à court d’énergie). Il se serait sans doute évanoui si le chant d’un cor qui avait retenti d’un bruit tonitruant à travers le château ne l’avait pas ramené à la raison.
Il ouvrit péniblement les yeux. La lumière qui passait à travers les créneaux des mûrs lui picota le visage.
« C’était une si belle journée qui s’annonçait, pourquoi est-ce donc arrivé ? » » Pensait-il.
Il tenta de chasser de son esprit cet événement tragique, mais à chaque fois, le souvenir du visage sanguinolent de son père venait s’incruster dans sa mémoire.
« Pense à autre chose…penser !… autre chose !. ..le gong !
Taladol se hâta de rejoindre le sommet du beffroi. Sa vision se porta cent lieues au nord-ouest. Un nuage de poussière qui s’étendait jusqu’à l’horizon attira automatiquement son attention. De toute évidence, à en juger par la cadence à laquelle progressait cette armada, il ne s’agissait certainement pas d’une armée alliée.

-Faites sonner le tocsin!ordonna-t-il au garde du beffroi, que les hommes se préparent à la guerre, un tour de garde devra être instauré !
En ce jour de marché, la plupart des habitants d’Al Gador se pressaient gaiement dans les rues. Taladol en profita pour faire une déclaration. Il expliqua donc rapidement que Talagand venait de mourir ; et qu’à partir de ce jour, il officierait en tant que « nouveau roi d’’Egalion ». Enfin, il précisa (bien que ce ne soit pas qu’un simple détail) qu’une armée entière d’orques barbares (la bonne entente qu’entretenait Talagand avec les autres rois des hommes laissait deviner qu’il ne pouvait s’agir que d’une armée d’orques) se dirigeait à vive allure en direction d’Al Gador. Il ordonna donc que tous les paysans vinssent se réfugier derrière les remparts de la cité ; assurant à tous des rations de nourriture suffisantes durant le temps du siège.
Ensuite, quand il eut donné ses ordres aux officiers- gardiens de la citadelle, il réunit le ban et l’arrière-ban de ses conseillers.

-Ethain, toi qui es le chef des conseillers, sais-tu si les villageois de Bourg et de Loren ont une chance d´arriver sains et saufs jusqu’au château?
Un homme grand et mince, portant une barbichette noire et de longs cheveux de la même couleur se leva.
-Il faudrait un miracle, c´est le cas de le dire!Répondit Ethain. Bourg et Loren réunis, il y en a pour cent mille habitants, dont des vieillards et des enfants ; je crains malheureusement qu´il y ait peu d´espoir pour eux, d´autant plus qu´ils ignorent probablement la venue imminente de l´armée ennemie!
-Dans ce cas, ils doivent être prévenus! Protesta Beros, un autre conseiller! Ce dernier était petit et costaud mais il était de loin le plus effrayant des gardes de la tour du roi.
Donnez-moi trois mille cavaliers et je me charge d´escorter tout ce petit monde jusqu´ici!
-Mais les orques sont bien plus nombreux! S´écria Taladol. Comment en réchapperez-vous?
-Peuh, ce ne sont que des orques ! S’indigna Béros. Ils sont grands, ils sont verts, mais ce sont des couards dénués de toute intelligence!
Taladol se mit à réfléchir. Au bout de quelques secondes d’intense réflexion, il déclara :
-dans ce cas, je viendrai avec vous ! Ainsi, feu mon père aurait-il agi !
Galados, un autre conseiller, se leva lui aussi, et de s’écrier de sa voix rauque :
- Je n´ai pas pu protéger votre père, alors, ayez l´obligeance de me laver de ce déshonneur et laissez-moi vous accompagner!
-qu´il en soit ainsi! Dit Taladol. Ethain, je vous nomme responsable de la cité durant mon absence. Faites tout votre possible pour rassurer le peuple et donner foi à nos soldats. Adieu.
Les membres de son conseil ayant été poliment salués, Taladol regagna sa chambre en toute hâte, se demandant si en fin de compte il possédait parmi ses vêtements une véritable tenue de guerre.
Il opta finalement pour un habillage léger comprenant un chapeau, un longue cape verte ainsi qu’une fine chemise en soie. Après cela, il fit seller son cheval (un magnifique coursier blanc, fin et nerveux) et il galopa jusqu´à la porte de la ville où Galados et Beros l´attendaient, ainsi que trois mille des meilleurs cavaliers de la région.

Pendant plusieurs heures, ils chevauchèrent avec légèreté (petit clin d’œil à Théoden) en direction du nord-ouest. Lorsque le soir tomba, ils firent une halte à l’orée du bois de nuln. La plupart des chevaux, fourbus, s’étalèrent de tout leur long sur le sol en haletant avec peine.
-A combien de lieues les orques sont-ils? Demanda Taladol à Beros.
-Nous n´en savons rien, sûrement à soixante lieues d´ici. C´est la distance qui sépare les deux villes de notre unité.
-Dans ce cas nous ne nous arrêterons pas, je doute que les orques dorment beaucoup la nuit!
Beros sembla contrarié par ce changement d’ordre. Les cernes qui bordaient ses yeux laissaient deviner qu’il tombait de sommeil, mais il ne discuta pas les ordres et le peloton, bien qu’exténué, reprit sa route.
Après avoir parcouru dix lieues, un cri retentit à quelques mètres à peine de Taladol.
C´était un cri à la fois comique et effrayant. Ne sachant pas exactement à quoi s’en tenir, les chevaliers dégainèrent machinalement leurs épées ; et le silence religieux fit place à un désagréable bruit de lames que l’on sort de leurs fourreaux.
Soudain, comme si une pluie de flèches s´abattait sur eux, des milliers de gobelins, mesurant à peine quarante centimètres de haut surgirent hors des bois et s´abattirent sur les cavaliers avec une rage indescriptible. Tous étaient armés de cimeterres qui mesuraient deux fois leur taille (c’était assez cocasse).
-Des éclaireurs gobelins! Hurla Beros, en position défensive, vite, arghhh...
Il eut à peine le temps de finir sa phrase qu´une flèche tirée de nulle part lui transperça l’estomac. Lé héros s´effondra sur le sol, inerte et sans vie, au milieu d’une marée de gobelins qui prenaient un malin plaisir à danser sur sa dépouille. Tous les soldats s´élancèrent alors dans la bataille, des dizaines tombant à chaque seconde, soit transpercés par les lames gobelines, soit mangés vivants par les gobelins.
Alors que les combats faisaient rage de toutes parts, Taladol se rendit compte qu´il était isolé.
Deux gobelins, probablement attirés par ses vêtements luisants dans la nuit, s´élancèrent avec fureur dans sa direction. .
Taladol trancha en deux le premier. Quant au second, il profita de son agilité pour contourner son adversaire et se jeter sur lui. Taladol, dans un effort titanesque (sans exagération) parvint tant bien que mal à s´en dégager et le pourfendit également.
Il remarqua alors sur sa gauche une véritable débandade de gobelins, qui prenaient leurs jambes à leur cou aussi vite que possible. Curieux de savoir ce qui provoquait chez les créatures une telle panique, Taladol se rapprocha quelque peu du combat Au milieu d´une mêlée,il aperçut alors Galados, qui tailladait les gobelins dressés devant lui avec la fureur d´un démon.
Taladol s´élança derechef à son secours et à eux deux, ils parvinrent à se tailler un passage à travers les lignes ennemies.
Peu de temps après, tous les gobelins avaient disparu et Galados sonna fièrement le rassemblement. A la surprise de Taladol, leur unité ne comptait plus que deux mille soldats...

Red_FactionX
Red_FactionX
Niveau 7
04 mars 2006 à 18:55:18

Je trouve que c´est bien écrit , mais l´histoire n´est pas si prenante... enfin ce n´est que le début, il faut attendre de lire la suite!! voila! :ange:

lyrics001
lyrics001
Niveau 10
04 mars 2006 à 19:20:53

j´y travaille :ok:

_mystere_
_mystere_
Niveau 3
06 avril 2006 à 09:59:03

voici donc le chapitre deux.

L´aube se levait lentement sur les villes de Bourg et Loren. Déjà, villageois et marchands se pressaient un peu partout à travers les rues, telle une horde de fourmis se jetant sur la carcasse d’un animal mort. Dès qu’un magasin ouvrait, une foule de gens s’y engouffrait machinalement, et des files de plus en plus nombreuses apparaissaient un peu partout au fur et à mesure que la journée avançait.
Le gong du beffroi retentit violemment. Trois coups saccadés suivis de deux coups plus allongés annonçaient le signal d’alerte. Aussitôt, la panique commença à se répandre un peu partout dans les rues. En à peine quelques heures, les cités étaient devenues complètement désertes, abandonnées de toute vie, de bruits ou de quelque agitation que ce soit.
Mais oublions un instant le peuple et rejoignons le roi de Bourg, Kalos.
Dès qu’il eut reçu un message lui annonçant l’arrivée imminente d’une armada de troupes ennemies, il réunit le ban et l’arrière-ban de ses conseillers.
A ces derniers, il tint à peu près ces paroles :
-Une armée d’orques sanguinaires marche actuellement en direction de Bourg et de Loren. Bien inférieurs en nombre et en armes, je doute que combattre soit la meilleure initiative à prendre ; c’est pourquoi j’en appelle à votre sagesse, messeigneurs. A votre humble avis, que conviendrait-il de faire dans pareille situation ?
Un homme grand et mince se leva aussitôt que le roi eut achevé sa phrase.
-Comme vous l’avez fort justement dit, cette armée est bien plus nombreuse que la nôtre! Se lancer dans une bataille perdue d’avance ne nous apportera donc aucune satisfaction !
-Que me conseillez-vous, dans ce cas?
-Au nord d´ici, à quelques centaines de lieues, se tient Al Gador, la capitale. Celle-ci est bien défendue et le terrain est même impraticable par endroits. Assurément, si nous nous rendons là-bas, nos cinq mille hommes seront d´une utilité considérable, de plus, il sera aisé d´y tendre des embuscades.
A ces mots, le roi entra dans une intense réflexion qui dura plusieurs minutes. Enfin, quand il se rendit compte que son manque de connaissance en stratégie ne lui permettait pas de trouver de solution satisfaisante, il demanda d’une voix tremblotante :
-Et pour la population? Vous les abandonneriez ?
-messire, je commence à en avoir assez de cette attitude antipathique ! Sauver la population entière est impossible. Si nous ne fuyons qu’en compagnie de nos soldats, au moins leurs vies seront –elles épargnées ; et une fois avoir rejoint Al Gador, pourront-elles servir à en sauver d’autres. Si nous choisissons d’emmener le peuple avec nous, nul ne survivra. L’abandonner serait d’une cruauté infinie, je le reconnais ; mais tenir rigueur de ce fait de guerre me choque au plus haut point !
si je ne m’abuse, vous êtes ici le roi. En tant que tel, vous saviez parfaitement qu’en cas d’attaque, la ville ne serait pas défendable. Avoir l’obligation d’en arriver à une action si peu honnête n’est dû qu’à votre manque de discernement à prévenir une attaque ennemie ; je vous demanderai donc de ne pas m’en tenir rigueur.
Comprenez que vous et vous seul êtes en mesure de prendre une décision ; mais quel que soit ce choix, faites-le vite, messire, je vous en conjure, les orques seront là avant la tombée de la nuit !

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Niveau 10
09 avril 2006 à 21:53:08

Chapitre trois

Kalos s´élança à la tête de son régiment hors de la ville, sous le regard ébahi de tous les habitants qui se sentirent soudain désemparés.
« Ils nous ont abandonnés, nous allons mourir » pleuraient-ils.

Kalos avait établi son campement au sud de la forêt de Nuln, exactement où campèrent les troupes de Taladol il y´a un jour. Ce dernier tenait un conseil avec ses stratèges, afin de décider quelle route prendre pour rejoindre la capitale.
A la nuit tombée, une troupe de deux mille gobelins de la nuit s´abattirent sur la camp et le carnage fut total...ainsi disparut le roi de bourg et de Loren...
Revenons maintenant à Taladol. Quand ils arrivèrent à proximité de Bourg et de Loren, une fumée se dégageait dans les airs au dessus des cités et les maisons de Bourg était en feu.
-Nous arrivons trop tard, je crois! Dit Galados.
-non! Dit Taladol. Bourg est en feu mais Loren est intact, regarde là-bas, il reste des gens.
Ils galopèrent jusqu´à l´entrée de Loren et furent accueillis en sauveurs.
-combien sont-ils en face? Demanda Galados.
Un paysan s´avança et répondit:
-Probablement vingt mille, peut-être trente, je ne saurais le dire avec précision!
-sûrement l´avant-garde. Dit Taladol, et il s´avança sur son cheval jusqu´au milieu de la place.
-Ecoutez-moi! Dit-il. Une armée d´un million d´orques se dirige à grande allure par ici, vous devez rassembler vos affaires et partir le plus rapidement possible. Quant à nous, nous irons en direction de l´armée ennemie et ferons diversion.
a ces mots, le population s´exécuta et en une heure, il ne restait plus personne en ville.
Taladol se tourna alors vers ses soldats:
-quant à nous, nous allons nous diviser en trois groupes et tendre des embuscades.
Galados, tu prendras le détachement de droite, suled (nous ne l´avons pas dit mais Suled est le second de Galados, c´est un homme grand et noble, réputé pour être un excellent stratège) celui de gauche, quant à moi, je conduirai l´armée du centre.
Galados, vous vous cacherez dans le petit bois là-bas (il désigna une zone touffue au loin dont on devinait qu´il s´agissait d´une forêt)
Suled, vous aurez pour mission d´attirer l´armée ennemie jusque là!
Quant à moi et mon unité, nous contournerons le bois et frapperons l´armée ennemie par l´arrière avec la cavalerie lourde.
N´oubliez pas que les ralentir est le principal but de cette mission, et non pas de détruire l´armée toute entière, ce qui serait ridicule et inutile. Si la bataille tourne mal, n´hésitez pas à vous replier! Vous devrez alors rejoindre les paysans et vous mettre en position défensive. Il faut amener le peuple sain et sauf à Al Gador! Je compte sur vous! Bonne chance!

Et Taladol, remontant sur son cheval, ordonna à l´armée de se préparer à la guerre...

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