J´ai écrit une nouvelle policière (polar) il y a deux ans et je ne l´ai jamais montré à personne.
Je voudrais que vous me donniez votre avis
Le visage apeuré, il s’efforçait de ne pas regarder la victime. C’était la première fois qu’il avait vu un tel carnage. Les murs de la chambre étaient recouverts de sang. Au milieu de cette pièce gisait un homme d’une trentaine d’années enchaîné par les poignets et les chevilles ; il avait été torturé durant la nuit. Il avait été éventré, ses doigts avaient été cassés puis tranchés, sa langue avait été déchiquetée, sa jambe avait été broyée et enfin les veines de ses bras avaient été sauvagement arrachées.
James Fox, inspecteur de police réputé avait été appelé le matin vers onze heures pour élucider ce meurtre sanglant commis dans l’une des chambres d’un YMCA de Chicago. Il était spécialisé dans les enquêtes de crimes commis par les psychopathes et, vu l’état de la victime, cela en avait tout l’air.
Cela faisait bientôt sept ans que Fox exerçait sa profession mais l’année précédente, suite à la folie meurtrière d’un tueur en séries qu’il tentait d’arrêter, le fou avait assassiné toute sa famille et tenté de le tuer. James s’en était sorti avec une grave perte de mémoire qui lui coûta l’oubli de toute sa vie. N’ayant plus de famille, il en savait très peu sur son passé.
- A quand remonte le crime ? demanda Fox.
- Cette nuit vers une heure, répondit le commissaire Smith, le patron de James. C’est la femme de ménage du YMCA qui l’a découvert ce matin. Ne la questionnez pas pour le moment, elle est encore sur le choc.
- Quand l’homme a-t-il loué une chambre ?
- Ce n’est pas lui qui a loué la chambre car il était chez lui avec sa femme hier, ce doit être l’assassin. Seulement, les YMCA sont les seuls endroits ou l’on ne doit pas montrer sa carte d’identité donc on ne connaît pas le locataire. D’ailleurs personne ne semble se souvenir de sa tête. Tenez, voici le dossier de la victime. Rentrez chez vous. On vous appellera si on a des nouvelles informations.
James rentra chez lui, à dix kilomètres du lieu du crime. Il savait qu’il aurait difficile à découvrir l’assassin. D’abord parce que c’était sa première enquête de ce genre depuis sa perte de mémoire et ensuite parce qu’un psychopathe –et plus particulièrement un sadique- n’a pas de mobile suivi. Mais peu importe, James décida de faire son enquête quelle que soit sa difficulté. Il s’installa dans son fauteuil un verre de whisky à côté de lui comme pour remplacer la femme qu’il tentait en vain de trouver et parcourut le dossier de la victime. James y apprit que celle-ci s’appelait Marc Johnson, qu’il avait tout comme lui trente-deux ans et qu’il avait une femme et un fils. Il avait fait des études d’architecture, exerçait le métier d’architecte mais était au chômage depuis un mois. Pas de casier judiciaire. C’était Monsieur Tout le Monde. Sur sa photo, c’était plutôt un bel homme : il avait des cheveux bruns coupés court, des yeux bleus et une belle carrure. James ne trouva rien d’intéressant pour résoudre l’enquête.
Dans la soirée, un médecin chargé de l’autopsie de la victime téléphona à Fox pour lui informer quels instruments avait utilisé l’assassin.
- Il a été éventré avec un couteau de 25cm sus 5cm, un couteau de cuisine je crois. Pour casser ses doigts, il a utilisé un décapsuleur et il les a tranchés avec le même couteau que le ventre. Pour sa langue, pas de doutes, c’est un mixer, je peux même vous donner la marque. Pour ses jambes, elles ont été broyées par une voiture, il y a encore des traces de pneu. En ce qui concerne les veines on ne sait pas vraiment ; il a ouvert ses bras et il les a arrachées, peut être à mains nues… Sais pas.
James était écœuré. Les choses étaient claires, il s’agissait d’un psychopathe qui tuait pour son plaisir. Mais pourquoi ? Et qui ?
Le lendemain, James se réveilla de bonne heure. Comme cela allait être sa première enquête depuis sa perte de mémoire, il éprouvait une certaine excitation de vérifier s’il avait gardé ou non ses talents d’enquêteur qui, disait-on, étaient si grandioses. A huit heures, il sortit de chez lui, monta dans sa BMW et se dirigea vers le commissariat. C’était une belle journée d’automne. Le soleil brillait tout en se mélangeant aux couleurs automnales. Le genre de temps qui remonte le moral.
Arrivé au commissariat, James se rendit dans le bureau de son patron qui devait lui communiquer ses instructions. Il frappa à la porte.
- Entrez ! gronda la voix du commissaire Smith.
Fox entra timidement. Apparemment, Smith n’avait pas l’air de bonne humeur.
- Bonjour commissaire. Vous m’avez appelé et…
- Ecoutez Fox. Je suis d’une sale humeur ce matin, on a averti la presse au sujet du meurtre de Johnson. Je ne vous ferai pas de cadeau. Je vous laisse une semaine pour trouver l’assassin, deux si c’est une série, c’est tout. Si vous échouez vous êtes dehors. Maintenant foutez le camp et au boulot. Je veux plus voir votre gueule avant que vous n’ayez trouvé ce malade.
A ces mots, Fox sentit tout son corps se glacer. Il avait à peine recommencé de travaillé quatre mois auparavant et on le menaçait déjà de renvoi. James sortit du bureau de Smith, le compte à rebours était lancé…
La première personne que James décida d’interroger était la femme de Johnson qui habitait en plein milieu de la ville. Pas question donc pour James de prendre sa voiture ; il perdrait trop de temps à trouver une place. Il décida de prendre le métro.
Arrivé à la station la plus proche, la West Chicago’s Station, James se gara et empreinta l’escalator. Quand il entra dans cette station, il eut l’impression de débarquer au musée de la misère ; le genre d’endroit ou même un flic armé jusqu’aux dents n’oserait pas entrer. Les gens étaient tous des clochards. Les uns portaient des vêtements déchirés et regardaient James avec une expression de dégoût. Les autres lui demandaient de l’argent en le harcelant. Certains encore se battaient d’une violence rarissime.
Enfin, après cinq minutes qui parurent pour James des heures, le métro arriva. James monta dedans en abandonnant les clochards à la station. Le métro était bourré mais un homme retira sa mallette qui reposait sur le siège à côté de lui pour libérer la place à James.
Durant tout le trajet, l’homme qui avait libéré la place ne cessa de regarder Fox ce qui le rendit très mal à l’aise
Arrivé à destination l’inspecteur grommela entre ses dents : « Au revoir sale homo » et il descendit du métro. La station «Midtown Station» était plus accueillante que l’autre, il y avait très peu de clochards et des policiers rodaient. James remonta un escalier et se retrouva en plein centre-ville. James voulut manger un MC Do mais il se rendit compte qu’on avait volé son portefeuille.
- Merde, se dit-il. Comment je vais faire pour prouver que je suis flic ?
James se rendit chez Mary, la femme de Marc. La veuve était encore en larmes mais elle accepta l’interrogatoire et fit entrer l’inspecteur dans son gigantesque duplex. Au grand soulagement de James, elle ne lui demanda pas de voir sa carte de flic.
- Votre mari vous avait-il prévenu de son départ hier soir ? demanda Fox.
- Oui, le téléphone a sonné hier matin vers onze heures. J’ai décroché, c’était la voix d’un homme. Il tenait absolument à parler à Marc…
- Et vous a-t-il dit la raison de cet appel ?
- Laissez moi finir. Après cet appel, Marc a sauté de joie. Il y a un mois, Marc s’est retrouvé au chômage, sa boîte est tombée à l’eau. Plis personne ne voulait de lui. Le type qui l’avait appelé hier matin voulait lui proposer une place. Le rendez-vous était fixé à 19 heures. Drôle d’heure mais Marc avait besoin d’un job alors il y est allé sans se méfier. Il ne m’a pas dit où il devait se rendre.
- Votre mari avait-il des ennemis ?
- Oh ça non ! Il avait énormément d’amis. Par contre, il y avait des jalousies pour son physique.
- Pensez-vous que ce soit une ex qui se soit vengée sur votre mari ?
- Non. On s’est rencontré quand il avait 21 ans et il a eu seulement deux copines entre 17 et 19 ans. On lui tournait autour mais il n’avait jamais eu envie d’une copine. C’était pas du genre à faire des petites aventures.
- OK merci pour votre coopération... Je vous promets de coincer le salaud qui a fait ça.
Sur ces mots, l’inspecteur s’en alla. Il était déjà 17 heures. Il fit le chemin inverse en métro et rentra chez lui. Il passa sa soirée seul et comme à l’accoutumée s’enivra pour oublier cette solitude. Il s’endormit dans son fauteuil, une bouteille à la main.
Le lendemain, driiiing ! James fut réveillé par la sonnette de sa porte, il était neuf heures. Il enfila un peignoir et alla ouvrir. C’était son patron.
- Fox ! On a découvert une nouvelle victime. Les mêmes tortures que Johnson. Habillez-vous et montez dans ma voiture. Je vous attends.
James se vêtit rapidement d’un jeans bleu et d’un pull rouge bordeaux et courut dans la voiture de Smith.
Durant le trajet, Smith parla des traces trouvées sur le sol.
- On a trouvé des traces de boue donnant la forme de la chaussure de l’assassin, dit-il. C’est un homme parce qu’il chausse du 45 et les chaussures sont des Caterpillar modèle homme.
- Ca pourrait bien aussi être une femme qui voudrait se faire passer pour un homme pour brouiller les pistes, répliqua Fox.
Le commissaire ne répondit pas.
Arrivés au lieu du crime, le commissaire gara sa voiture devant une maison de quatre étages aux briques rouges, le domicile d’un certain Dr Freeman. Suivi de Fox, il se dirigea vers un flic qui gardait la porte d’entrée et lui présenta sa carte de policier. Le flic leur ouvrit la porte.
Le rez-de-chaussée était une salle d’attente.
Ensuite, Smith pénétra dans le cabinet du médecin. Fox qui le précédait fut tout à coup foudroyé par un saisissement ; il vit la seconde victime, baignée dans sons propre sang. C’était encore une fois un homme d’une trentaine d’années, cheveux bruns, plutôt beau. Il était attaché à un fauteuil de dentiste. La totalité de son corps avait été torturé : les mêmes supplices que ceux de Johnson avec un nouveau : les yeux avaient, d’après les médecins, étés injectés à l’aide d’une seringue d’alcool chirurgical. Le psychopathe après avoir laissé sa victime souffrir sous l’effet de l’alcool qui lui piquait les yeux avait mis feu à ceux-ci. Chose certaine, l’assassin était un sadique.
- Est-ce que le toubib était dentiste ? demanda Fox.
- Mais quel crétin ! s’exclama Smith. Je ne vous ai même pas dit que ce n’était pas le médecin qui était mort. L’assassin est rentré dans la maison cette nuit et a ligoté puis bâillonné le dentiste dans la cave. Il a ensuite tué ce type. Le système d’empreintes digitales a révélé que la victime s’appelle Gregory Ossian. Ce sont des patients qui attendaient depuis une demi-heure qui ont appelé la police.
- Et le médecin n’a rien ?
- Non, il est juste traumatisé mais aucune blessure ne lui a été infligée.
- Alors le psychopathe a un mobile et il ne choisit pas ses victimes au hasard. Il tue seulement des gens à qui il en veut sinon il aurait aussi tué le dentiste. Il ne me reste plus qu’une chose à faire, trouver les points communs entre Ossian et Johnson.
- Pour vous faire gagner du temps, on a interrogé la femme de Ossian. C’était un sportif, il pratiquait le base-ball. Elle nous a raconté qu’un homme a téléphoné hier pour proposer à son mari de jouer dans une équipe de base-ball et qu’il gagnerait de l’argent. Mais il voulait d’abord vérifier son état de santé et il lui a demandé de passer dans le cabinet du Dr Freeman à 18 heures le jour même. Il ne lui a pas laissé de numéro de téléphone. Freeman nous a dit qu’il n’a jamais eu ce rendez-vous.
Les deux hommes sortirent enfin de la maison. Le commissaire donna le dossier de Ossian à Fox et déposa ce dernier chez lui.
La première chose que James fit – après avoir pris un verre de whisky – fut d’ouvrir sur son bureau les dossiers des deux victimes. Il les compara. La seule chose qui le marqua, c’était les âges des victimes. Tous les deux avaient 32 ans. James émit l’hypothèse que Ossian et Johnson avaient connu le tueur durant leur jeunesse et plus particulièrement au niveau de leur scolarité. Il téléphona à son patron.
- Commissaire Smith, j’écoute.
- Commissaire, j’ai une piste. Je pense que l’assassin s’est trouvé dans la même école voire la même classe que les deux macchabées durant leur scolarité.
- C’est absurde ! On ne tue pas quelqu’un pour une querelle enfantine ! Qu’est ce qui vous fait penser ça ?
- Déjà, je pense que l’assassin connaissait les deux types. Ils ont tous les deux le même âge et c’est ça qui me met sur cette voie. Ce qui tient le plus debout c’est que cet homme aurait lui aussi 32 ans. Ainsi, ils auraient pu tous les trois suivre les cours dans la même école, la même année voire la même classe et que le tueur s’est vengé sur quelque chose. C’est pas à 32 ans qu’on va se faire des connaissances de son âge.
- Je comprends mieux maintenant. Bonne hypothèse.
- Je vous ai en fait appelé pour avoir le numéro de téléphone de la femme de Johnson et Ossian.
- Je vous les enverrai dans les minutes qui suivent, dit Smith et il raccrocha.
Cinq minutes plus tard, Fox reçut par SMS les deux numéros. Il appela d’abord la veuve de Johnson et ensuite celle de Ossian pour savoir dans quelles écoles avaient été leurs maris. James avait eu raison, il y avait une école en commun : la « Kennedy’s High School» de Chicago.
James chercha le numéro du collège dans l’annuaire téléphona l’école pour demander la liste des classes dans lesquelles s’étaient trouvées les victimes. L’heure suivante, l’inspecteur reçut par fax les listes : douze classes pour Ossian, six pour Johnson et une classe en commun, celle de quatrième secondaire. James ce concentra sur cette dernière.
C’était une classe de vingt-quatre élèves : quinze filles et neuf garçons. Sur les neuf garçons, James supprima Marc et Gregory. Il ne lui restait plus qu’une liste de sept suspects : Kévin Ashton, Mohammed Al Saïd, Julian Pony, Johnny Carter, James Harris, Max Lessing et Benny Oxley.
L’inspecteur n’en parla pas à Smith, il voulait encore plus de preuves malgré sa certitude que l’assassin était parmi eux. Et il n’avait pas tort…
Soudain, son téléphone privé sonna (il avait aussi un téléphone pour le travail). C’était un homme qu’il ne connaissait pas.
- Suis-je bien chez Monsieur James Fox ?
- Oui, à qui ai-je l’honneur ?
- Bonjour. Je prenais le métro hier et j’ai trouvé votre portefeuille en dessous de la banquette. J’ai regardé de qui s’agissait-il et j’ai trouvé votre numéro de téléphone.
- Merci Monsieur, vous me sauvez la vie. Quand puis-je aller le chercher ?
- Vu que j’ai vu que vous êtes flic et que vous ne pourrez rien faire sans votre carte, vous pouvez venir le chercher maintenant.
- Mais il est 19 heures. Vous êtes sûr que cela ne vous gène pas ?
- Non, au contraire. J’aurai fait ma BA de la journée.
L’homme lui donna l’adresse et l’inspecteur s’empressa de s’y rendre. Il éprouvait une certaine gène mais il avait absolument de sa carte de policier pour interroger les suspects. A 19 heures 30, il arriva chez l’Homme. C’était une petite rue à côté d’un bois. Il faisait déjà noir. Seuls les halos des lampadaires éclairaient cette rue sombre. Un frisson parcourut le dos de l’inspecteur. L’Homme habitait dans une petite maison de quatre étages qui semblait vide. Aucune source de lumière ne l’éclairait. Fox sonna à la porte. La demeure s’illumina. James entendit des pas descendre les escaliers. Puis la porte s’ouvrit et un homme dont le visage semblait familier à James le fit entrer. A peine James eut le temps de saluer l’Homme qu’il sentit une douleur fulgurante sur sa tête. L’inspecteur s’évanouit, l’Homme l’avait frappé avec une batte de base-ball.
Lorsque James reprit connaissance, il était ligoté sur une chaise longue par les poignets et les chevilles. Il se trouvait dans la cave de la maison. L’Homme était assis en face de lui, il souriait sadiquement.
- Qui êtes-vous ? Qu’est-ce que vous me voulez ? demanda l’inspecteur.
- Tu te souviens pas de moi ? Dans le métro, hier. J’arrêtais pas de te mater. Je t’ai même donné une place.
James se souvint alors du type qu’il avait pris pour un homosexuel.
- C’est à propos de mon enquête que tu me veux la peau?
- Tu enquêtes encore ? Je croyais que t’avais arrêté quand tu avais perdu la mémoire. T’enquêtes sur quoi ?
- Sur le meurtre de Marc Johnson qui s’est déroulé avant-hier c’est passé aux infos et un certain Gregory Ossian, retrouvé ce matin. Je cherche l’assassin et le prochain sur la liste, s’il y en a un.
L’Homme éclata d’un rire sardonique. Il tomba de sa chaise tant il riait.
- Mais c’est toi le prochain sur MA liste !
James eut un grand étonnement. Il se trouvait chez l’assassin.
- Mais pourquoi ? Vous voulez me tuer parce que je vous recherche ? demanda Fox.
- Je vais t’expliquer. Que tu me recherches, c’est la coïncidence du siècle, c’est d’ailleurs pour ça que je me suis marré. Si t’avais pas perdu la mémoire j’aurais pas pu faire ce crime. On se connaît, James Harris.
- Quoi ? Je m’appelle James Harris ? Comme dans la classe de vos victimes ?
- Tu t’es jamais demandé pourquoi tu t’appelais Fox ? C’est pas un peu bizarre que tu sois un inspecteur doué qui s’appelle Fox ? Le renard c’est pas un animal rusé ?
James était perplexe. Il allait savoir toute la vérité… pour mourir après.
- Il y a 17 ans, alors que j’étais en quatrième et que je n’avais aucun ami, j’ai fait la connaissance de Marc et de Gregory, reprit le psychopathe. Ils m’ont tout de suite accepté et on a formé une bande à trois. Je n’avais jamais été aussi bien. Petite parenthèse, je suis Max Lessing. Puis, en cours d’année, tu as débarqué dans notre classe. Tu avais dû déménager parce que ton père était mort. Tu t’es incrusté dans notre bande et tu as fini par me remplacer. Vous m’avez foutu dehors, j’étais à nouveau seul. Depuis lors, je n’ai plus jamais eu d’amis et c’est de ta faute ! Il y a six ans, j’ai commencé à entendre la voix de Satan. Il m’a dit de prendre ma revanche en vous tuant et en buvant votre sang à tous les trois. Je serais alors une star aimée de tous. Le problème, c’est que je venais d’avoir lu un article sur toi dans les journaux sous le nom de James Fox mais j’ai tout de suite compris en voyant ta photo que tu avais changé ton nom pour faire le malin une fois de plus. Je craignais donc que si je tue Marc et Gregory, tu enquêtes dessus et que tu comprennes que c’est moi. Or, je ne pouvais pas te tuer en premier car je devais tuer par ordre de celui qui m’a fait le plus de mal. Un jour, j’ai lu dans le journal que tu avais perdu la mémoire. J’ai donc cru que tu ne travaillerais plus. Comme tu avais tout oublié, j’ai pu faire ce que Satan m’a demandé de faire sans que tu découvres que je suis l’assassin. J’ai alors tué d’abord Marc qui m’a seulement laissé tomber puis Gregory qui en plus de m’avoir abandonné a dit à tout le monde que j’étais homosexuel, ce qui était faux. Maintenant, c’est à ton tour, c’est toi qui as foutu la merde, tu seras torturé plus que les autres, je mélangerai votre sang à tous les trois et je serai la star mondiale. Tu ne me supplies pas ?
- Vas te faire foutre ! répondit James. Puis il lui cracha à la figure.
Fox avait déjà réussi à détacher ses liens aux poignets pendant que Max Lennings parlait. Le renard avait cassé le verre de sa montre (mauvaise qualité) et avait tranché les cordes. Ses pieds étaient encore noués.
Le psychopathe, surveillant James, ouvrit un placard de la cave. Fox aperçut des dizaines d’instruments de tortures.
- Tu vois ces outils ? demanda le fou. Je vais tous les essayer. Tu verras, on va bien s’amuser. Je ne te bâillonnerai pas, j’adore les cris de douleur.
Lenningns sortit d’abord un pot contenant de l’acide sulfurique et en versa dans un récipient en verre. Le sourire aux lèvres il s’approcha de James, le récipient rempli d’acide en main. Ce dernier simula qu’il avait la trouille. Il hurlait et suppliait.
Le psychopathe étant assez près de lui, James donna un coup de poing à l’arrière du verre d’acide. Le produit chimique sauta du récipient et se colla au visage de Lennings. Sa peau se désintégrait, sa figure était en sang, le psychopathe hurla et se rua vers un évier. Fox en profita pour dénouer ses chevilles et sortit du siège. Il prit un couteau qui se trouvait dans le placard et tenta de s’échapper. Trop tard ! L’assassin muni d’une hache lui courrait derrière. L’inspecteur l’escalier quatre à quatre et se réfugia dans le salon qui se trouvait au 1er étage et ferma la porte à clef. Lennings cassa la porte avec sa hache et pénétra dans la pièce. James courut et se retrouva coincé au bout du salon devant une fenêtre, il tenta de la briser pour s’enfuir mais trop tard, le tueur donna un coup de hache dans la jambe de Fox et ce dernier jeta son couteau dans le ventre de l’assassin et tomba, brisant la vitre, dans le jardin.
Max Lennings, souffrant de son visage dépourvu de peau à certains endroits et de son ventre dans lequel était planté le couteau rejoignit James qui était allongé dans le jardin, à côté d’une petite piscine de 3m/3m et d’une lampe de jardin qu’il alluma.
James était presque paralysé par la douleur de la chute et de la hache. Le psychopathe s’approcha de lui et brandit sa hache pour lui couper la tête. Fox prit ses dernières forces et donna un coup de pied à Lennings qui tomba dans la piscine. Ensuite, il se releva avec tout le mal du monde et renversa la lampe de jardin dans la piscine. Il y eut des étincelles, l’eau prenait une couleur bleue puis jaune frénétiquement. Max Lennigns criait et bougeait dans tous les sens à cause de l’électrocution.
Puis, tout s’arrêta, Lennings ne vivait plus Le silence de la nuit reprit, accompagné d’une odeur de brûlé.
James était allongé par terre, dans le jardin d’une maison qui commençait petit à petit à s’incendier. Il ne pouvait pas appeler les secours ; il n’y avait plus de courant pour téléphoner, il n’avait pas pris son portable et il n’avait plus la force de se déplacer ni même d’appeler au secours. Il perdait trop de sang.
Ce ne fut qu’une heure plus tard que les secours arrivèrent, quand un voisin avait vu que la maison brûlait. Des pompiers fouillèrent la maison en demandant s’il y a quelqu’un.
Mais James ne répondit pas. James était mort.
et bien ton texte est dans l´ensemble correct. Certains passages se lisent facilement mais d´autres beaucoup moins et ce contraste est gênant pour le lecteur. sinon évite la répétition dans la 1ère page de ton texte, au début: "avait été", c´est redondant.
T´aurais p´t´être pas dû tout poster d´un coup. ^^ M´enfin, je tenterai de prendre le temps de lire ça demain...
ragingbull
le "avait été" est une figure de stlye appelée répétiton, c´est fait exprès.
Mais si ça dérange d´autres personnes je suis prêt à la supprimer
-Alir- pourquoi donc?
Parce que tout poster d´un coup décourage les lecteurs. Il faut que tu parviennes à les accrocher, ne prends pas pour acquis qu´ils se donneront la peine de lire une dizaine de pages d´un texte amateur.
Pour le texte, il est plutôt mal écrit, l´intrigue n´est pas super, c´est pourquoi je n´ai pas lu jusqu´au bout. J´ai néanmoins eu le temps de voir quelques invraisemblances, comme le fait que l´enquêteur est spécialisé sur les meurtres de psychopathes. Les meurtres en série sont très rares, et sauf preuve du contraire, il n´existe pas de détective travaillant à temps plein sur les meurtriers en série. Il aurait du boulot quoi, pas plus d´une fois tous les cinq ans...
anibale:
le "avait été" est une figure de stlye appelée répétiton, c´est fait exprès.
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ok mais dans ton texte ca passe pas très bien.surtout que c´est au début et je dois te dire franchement que ca m a presque rebuté à continuer la lecture.
c est aussi vrai qu´il est mieux d´éviter de poster tout ton texte en meme temps. ca peut en décourager beaucoup.
"le "avait été" est une figure de stlye appelée répétiton, c´est fait exprès. "
Oui, il est vrai qu´une figure de style du nom de répétition existe... Mais c´Est habituellement pour mettre quelque chose en évidence, faire beau...
Seskoisa on voit que tu regardes pas Profiler^^
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