Bonjour tout le monde
Voici une fic que je viens d´écrire rapidement, ce qui explique saqualité moyenne :p
L’horreur de la Guerre
La bataille a rapidement tourné en notre défaveur. Auteur de moi, mes compagnons tombent l’un après l’autre. À mes côtés, il ne reste que trois autres guerriers, deux à pied, et un à cheval. Nous venons de perdre la dernière tourelle que nous devions défendre, et tous ceux qui le pouvaient ont déjà battu en retraite, sauf ce chevalier qui n’a pas voulu nous abandonner à notre triste sort.
Nous avançons petit à petit. De toute façon, nous ne sommes pas capables de rebrousser chemin. Notre seul espoir est de continuer coûte que coûte.
Dieu sait pourtant si je les avais mis en garde contre cette attaque hasardeuse. Notre seigneur, encore sous le choc du lâche assassinat de sa femme, n’avait pas la lucidité nécessaire pour mener cet assaut.
Un de mes plus proches compagnons a dû se sacrifier pour sauver sa vie et lui permettre de fuir en arrière sans danger. Ils sont tous là, à protéger leur suzerain, sans même se soucier des troupes restées à l’avant comme nous.
Le champs de bataille choisi est un plateau, qui n’offre malheureusement aucun relief assez important pour nous dissimuler. Nous progressons encore et toujours.
Malheur ! Une faction ennemie nous a repérés. Trop tard pour les éviter, il va falloir combattre. Nous chargeons rapidement. Le choc est rude, chaque soldat de chacun des camps est conscient de jouer sa vie à chaque coup.
D’un large mouvement de sabre, je me débarrasse facilement d’un guerrier qui arrive de devant moi, sur la droite, puis, je lance un poignard dans la poitrine d’un cavalier, que j’achève avec mon arme une fois tombé. Le cheval, désormais sans maître, s’enfuit sans demander son reste. Il aurait pu m’être utile. Dommage.
Devant moi, la voie est soudain libre. Je m’enfuis à toutes jambes, suivi par le noble chevalier. Nous sommes les deux seuls rescapés du groupe.
Ne pas penser aux morts, aux amis fidèles maintenant disparus, aux erreurs stupides qui les ont conduits hors de ce monde.
Déjà, deux hommes, épées à la main, viennent à notre rencontre, manifestement dans le but de nous tuer.
Le paladin s’élance et en abat à la hâte le premier, sans s’apercevoir qu’il est maintenant à la portée du second. Je tente d’intervenir, mais ne peut que le venger, ce que je m’empresse de faire. J’évite de croiser le regard désespéré que me lance désormais sa tête, qui a giclé à trois mètres de là.
J’avance encore, le plus discrètement possible. Subitement, j’aperçois le seigneur ennemi accompagné de sa garde, en train de massacrer un chevalier portant nos couleurs. Heureusement pour moi, ils ne m’ont pas repéré. Je les dépasse rapidement, et contemple d’un œil embué le précipice devant moi. Je suis arrivé au bout du champs de bataille, et il ne me reste aucune issue.
C’est le moment que choisisses mes pensées, mes remords et mes regrets pour se manifester. J’ai vu tant de morts ! Tous mes amis ont quitté ce monde, je suis seul, si seul ! Et tous ces hommes qui n’avait rien demandé, et qui ont péri sous ma lame ?
La folie gagne mon esprit. Je le sens, mais ne peut rien faire contre ça. Au summum du délire, je me précipite vers le souverain ennemi en courant. J’attaque en diagonale, ses gardes ne pourront rien faire. Alors que mon sabre fond sur lui, j’entends, loin au-dessus de moi, comme dans un rêve, ces mots que j’ai si souvent entendus.
« Echec et Mat ! »