Bon bin voila,
je me permets un petit topic à moi histoire de pas en taper plein sur tout le forum, pour chaque histoire différente.
En voici une pour commencer:
Jon était harassé, épuisé, vidé. Non physiquement mais moralement. Les évènements lui avaient infligé une fatigue que le sommeil ne pouvait réparer.
Jon était grand, élancé, le visage très fin, sans disgrâce pour autant. Ses cheveux de blé contrastant avec ses yeux plus noir que l’encre.
Jon marchait sur une route crasseuse, striée par la chaleur, lui-même souffrait depuis des jours de la sécheresse. Partout la terre était craquelée, le sol desséché était dur comme le roc, pour peu que l’on soulève la poussière omniprésente. Des nuages étaient à l’horizon, mais comme paralysés. Ils ne bougeaient pas et restaient au dessus d’une terre plus verte. C’est dans cette direction que Jon marchait, le cœur vide d’illusions.
Ils étaient cinq. Ils avaient repéré le couple depuis une journée, lorgnant sur leurs chevaux. Ils avaient fondu sur eux, les chevaux avaient prit peur et la femme était tombée à la suite d’une ruade. Sa nuque était brisée. Jon avait sauté de son cheval pour la rejoindre, ne pouvant croire à sa mort, pour la serrer dans ses bras, la ranimer, lui dire une dernière fois qu’il l’aimait, tandis que les coureurs du désert s’enfuyaient avec les deux montures.
Il se fichait d’eux. Il ne voulait qu’une seule chose. La vie de son aimée. Il pleura sur son visage, ne voulant croire à sa mort, maudissant le ciel. Elle était morte sous ses yeux, sans qu’il ait rien pu faire.
Il ne pouvait la quitter. Il la prit avec lui, dans ses bras, vers une terre plus clémente, où il pourrait lui dire adieu à jamais. C’était le plus lourd fardeau qu’il ait jamais eu à porter, chaque pas lui enlevant un peu plus son envie de vivre.
Il marcha durant trois journées entières, jours et nuits vers le nuage salvateur et se décida le quatrième jour à prendre un peu de repos, et l’eau que les rares plantes pouvaient lui apporter.
Il reparti le cinquième jour, voyant clairement le vert pays devant lui. Le sixième jour, il aperçu la première ville sur le haut d’une montagne.
Le septième jour, il s’écroula. Mort après avoir marché sur les premières pousses d’herbes folles, sous les premières gouttes de pluie.
Ainsi Jon avait-il tenu parole. Il lui avait promit la pluie, lui qui venait d’un pays où il ne pleut pas.
Trop court.
De plus, je ne vois pas l´interêt réel de ce texte, ok, c´est bien sympa, mais à quoi ça nous mène?
Ce n´est qu´un enchainement d´action avec très peu de description nous empêchant de plonger dans l´histoire... Bref, pas terrible terrible...
Disons qu´il n´y a pas vraiment d´interet. Ce sont des textes courts, qui se veulent très peu descriptifs, racontant certaines choses, sans obligation de morale non plus.
J´en mets un deuxième, surement le dernier vu qu´on n´a pas l´air d´apprécier ^^
Arya
Arya s’assit. Elle n’avait que cela à faire de toute façon.
S’asseoir et se taire. Se taire face aux gens qui l’insultaient. Se taire face aux menaces qui l’assaillaient de toutes parts. Se taire face aux crachats qui lui arrivaient à la figure.
Elle n’en n’avait plus pour longtemps à les supporter, sa peine allait bientôt expirer.
Arya était une criminelle. Elle avait tué un vieillard après avoir vu son portefeuille et rendu aveugle un homme qui tentait de l’arrêter. Elle l’avait roué de coups, le laissant totalement paralysé.
Elle avait commit une erreur en se rendant chez elle. Un comité d’accueil composé de policiers l’attendait. Ils avaient du avoir recours à leur revolver après qu’elle aie raté de peu la gorge d’un officier avec un long poignard.
Elle reçut deux balles dans le genou. Une chose était sure : elle ne s’appuierait plus sur cette jambe.
Le procès avait été trop long pour elle. Elle s’y ennuyait autant qu’un rongeur dans sa cage.
Son avocat avait plaidé la démence.
Après tout c’était sa seule chance. Elle avait du effectuer toutes sortes de tests avec des psychologues, elle se fichait de savoir ce qu’ils en avaient déduits. Elle voulait juste que ce procès trop long finisse enfin.
Néanmoins, ça ne l’empêchait pas d’être curieuse du verdict. C’était de son sort dont on débattait après tout.
Bah ! Quand elle l’avait entendu, ce verdict, elle s’était dite qu’elle n’aurait pas pu mieux s’en sortir.
On n’était pas aux petits soins pour elle, mais on y mangeait bien, et il y avait même une télévision pour elle toute seule, chose qui était plutôt rare en mars 1942. Même aux USA.
Mais enfin. Même les meilleures choses ont une fin.
Arya était assise, une éponge mouillée sur la tête, et elle se demanda ce qu’il y avait après au moment où le garde abaissait l’interrupteur.
ouais, c´est pas mal. j´aime bien ton style, mais en effet, c´est trop court.
pour le dernier, on s´attend trop à la fin.
J´ai lu le texte deux, mas connaissances de l´histoire des EA est assez limités, pourquoi as tu fait ton histoire en 42 ? Que s´est il passé de spécial cette année là (nn, nn je n´essaye pas de piquer la place à xbq )
En 42?
Pas grand chose, si ce n´est que la television se dévellopait, et que pas mal de gens ne l´avaient pas encore.
Je maintiens ma précedente critique.
C´est dommage, car tu as un style assez correct, mais pourquoi s´attarder sur des petites histoires de ce genre démontrant un manque flagrant d´imagination, tu devrais te lancer dans quelque chose de plus important. ![]()
D´abord merci de l´avis, ce sont les avis de ce genre qui m´aident le plus ![]()
Mon gros problème c´est que j´ai du mal à finir une histoire. La seule que j´ai réussi à finir, en histoire un peu plus longue, c´est "Trois Ans", et encore, elle est pas énorme.
Le problème c´est que j´écris l´histoire au fur et à mesure. Je n´ai quasiment aucun plan, je pars avec une idée de base et c´est tout. Dans le cas de "Trois Ans", c´était ´ Qu´est-ce que peut bien penser un gosse entre sa naissance et trois ans?´
En fait je crois que si je me faisais un but, me dire "c´est comme ca que ca doit finir", j´aurais plus facile...
Bon, je me lance pour l´instant dans une nouvelle (j´ai pas encore de nom) un peu plus conséquente, plus longue, dont je vous mets la première partie. À vous d´apprécier... ou pas.
Lundi 9/11
Putain de merde. Encore une journée passée à rien foutre. Encore une parce que hier c’était pareil. Et avant-hier aussi. Trois jours que je fous plus rien, je reste assis dans le fauteuil, à fixer la télé en face de moi. J’ai les yeux plus rouges que ceux d’un vampire repu. Trois jours où j’ai rien fait à part regarder cette connerie d’écran et bouffer quand il le fallait vraiment. Trois jours à rien foutre. On dirait pas mais ça fait long. J’attends quelque chose. Je sais pas encore quoi. Quelque chose. Je crois que je peux encore attendre longtemps avant que quelque chose n’arrive. Ca fait déjà trois jours que j’attends quelque chose.
N’importe quoi. J’attends que dalle, je sais très bien que rien va arriver si j’me décide pas à m’bouger le cul. Le problème c’est que j’en ai pas envie. Alors je reste assis, courbaturé d’être resté si longtemps dans cette position.
Quelle heure il est déjà ? Trois heures du mat’. Mon estomac me fait savoir qu’il existe encore. J’ai vraiment pas envie de me lever. À cinq heure, j’ai plus le choix. Faut que j’avale quelque chose. Je marche vers la cuisine en essayant de ne pas écraser les cannettes et les paquets de chips qui traînent. De plus en plus dur au fur et à mesure que le temps avance.
Comment je fais pour être aussi bordélique ? Rien. Et c’est bien ça le problème.
Je sors un paquet de céréales de l’armoire. Il en reste que deux après celui-ci. Je retourne devant la télé. Elle est sympa la mire du canal 32, jolies couleurs, mignonne. Pendant une seconde je me dis que je pourrais essayer de la draguer mais j’ai trop peur du râteau monumental que je me prendrais. Houlà faut que j’me surveille moi, j’vais virer barjo si je commence à avoir des idées pareilles.
Sept heures. D’où je suis, je peux voir la lumière du jour passer à travers les stores à moitiés baissés.
Oh tiens, j’ai une idée qui passe. Je m’demande bien ce qu’elle peut faire ici. Elle doit être perdue. Elle vient me susurrer à l’oreille d’aller prendre une douche. Bon. Va pour la douche. Tant qu’elle me vient pas me demander d’aller sortir le clebs. Ca fait trois jours qu’il est plus sorti non plus lui…
Je persiste dans la futilité...
Mercredi 11/11
Cinq heures. Paris s’éveille, et je n’ai pas sommeil. Cinq jours où j’ai pas quitté mon fauteuil, excepté pour une douche et les autres besoins organiques. J’vais faire un tour sur ma boite mail.
J’ai reçu un message de mon employeur. Enfin un peu de boulot. Enfin parce que ça commençait à faire long. C’est pas que ça me dérange l’inactivité, loin de là, mais cinq jours, c’est long. J’dois créer un programme pour une société à la con, qui fabrique des tournevis je crois. Je jette un coup d’œil au mail. Ouais c’est bien ça. Tournicota. Ils auraient voulu choisir plus con, ils auraient pas réussi.…
Enfin c’est pas mon problème. Moi je fais juste leur programme… Qu’est-ce que je dois faire au juste ? Ah ouais. J’dois simplement faire un programme de compta comme j’en ai déjà fait des milliers. J’y passerai la journée. Pas plus.
Tant que je suis sur mon pc, je commande des réserves de bouffe. Ca commence à manquer. Et dire qu’il y a à peine une semaine, j’allais encore jusqu’au magasin. Vive Internet.
‘Faudra que je commande de la bouffe pour Morphée. Il fait que dormir, mais il doit bouffer quand même. J’ai trouvé un truc pour pas le promener. J’le laisse aller tout seul dans le jardin. Faudra que je le clôture, sinon il pourrait bien s’échapper…Bah ! Qu’il s’échappe, il verra qu’il était pas si mal ici.
Bon… Retournons à nos moutons. C’était quoi encore ? Ah oui… Un programme de compta.
Jeudi 12/11
J’ai fini le programme. Il aurait prit une semaine à un gars normal. Je l’envoie à mon boss dans une semaine. Pourquoi je ferais plus qu’eux ? Surtout que j’ai énormément de choses à faire ici. Rambo est en train de dessouder un tas de méchants dans le troisième épisode. Je me demande comment j’aurais fait pour survivre si je l’avais pas vu.
Bon ça devient trop con ce film. Qu’est-ce qu’il y a autre part ? Un documentaire animalier sur la trois… Bah, ça ou autre chose… Un ours est en train de bouffer un élan. Tous les détails en prime. Il est quelle heure ? 15 heures.
Le téléphone sonne. C’est une vieille au bout du fil. Elle me parle de la fin du monde qui est toute proche. Tant mieux, enfin un peu d’actions. Je lui demande une date, mais elle sait malheureusement pas me répondre… Bientôt… C’est tout ce que je sais… C’est mieux que rien. Je lui demande comment elle va se passer, cette fin du monde, et elle me répond que les pécheurs finiront dans un grand lac de feu… Les pécheurs… Ca me dit quelque chose… La paresse c’est pas un péché capital ? Bah, j’aurai le chauffage gratuit… Voyons le bon côté des choses.
Et elle de finir en disant que la fin du monde est plus proche que je ne le crois…
Avec tout ça, j’ai perdu le fil du documentaire. Il va mourir là l’ours ?
Et merde, le chien a pissé sur le tapis, faut que je m’en occupe…
Dans la perseverance se trouve la voie de la lumière...
Les commentaires sont toujours les bienvenus...
Dimanche 14/11
J’ai rien avalé hier. Il me reste plus rien. J’vais demander au magasin tout près de me livrer. Espérons que l’état des pièces effrayera pas trop le livreur… Faudra que je reprenne de la bouffe pour Morphée, c’est dingue ce qu’il réussit à avaler en si peu de temps.… Mais il a plus de chance que moi, il a mangé hier lui. Il est même sorti. Je l’ai lâché dans mon jardin. Les voisins aiment pas ça, il y a pas de clôture et Morphée est un Berger Allemand.
En plus j’ai déjà été emmerdé par ces deux là. Leur jardin est tondu tout l’été à 3 centimètres de hauteur. Ils ont même acheté une tondeuse spéciale, qui coûte la peau du cul. Aucune chance que j’achète le même. D’une part parce que j’ai pas de petit ‘de’ devant mon nom comme ceux d’à côté et que je suis pas pété de thunes, d’autres part parce que j’en n’ai vraiment rien à foutre d’avoir une pelouse tondue à trois centimètres de hauteur.
Alors autant dire que, comme ils sont venus me le dire ‘Ce monstre est venu déféquer dans nos parterres de roses’, j’avais juste envie de fermer la porte. Installez une barrière si il vous gêne tant ce ‘monstre’, bordel ! Selon eux c’est à moi de le faire, et ils rajoutent qu’il y a quelques siècles, ils m’auraient fait pendre pour moins que ça. Ben voyons. J’installerai leur clôture le jour où le Pape remportera la médaille d’or du cent mètres aux JO.
Lundi 15/11
J’ai reçu trois appels de Dieu aujourd’hui. Enfin trois appels de l’autre secte pro apocalyptique. Jamais la même voix. Toujours le même nom. L’Organisation Humany comme ils l’appellent. Ils ont jamais pu me donner de date. À croire qu’ils se sont donnés le mot. Qu’ils comptent pas sur moi pour m’enrôler dans leur secte à la con. Ils croient qu’ils m’auront à l’usure. Ils ont vraiment la Foi eux. Même s’ils arrivaient à me convaincre, ils pourraient pas me forcer à sortir de chez moi.
Ils doivent désespérer. J’en viens à les plaindre. J’imagine la femme au bout du fil, sûrement vieille, les cheveux blancs bouclés, des lunettes, un châle sur les épaule. Ou bien le Gourou avec son grand chapeau, s’empêtrant dans sa grande robe blanche. Je peux pas m’empêcher de me marrer en y pensant. Le manque de sommeil sûrement.
Quoi qu’il en soit c’est pas comme ça qu’ils m’auront. Tout au plus ils réussiront à me lasser, voire m’énerver. Enfin voyons toujours si ils continuent à me harceler, je verrai bien si madame police va devoir intervenir ou pas. Enfin avant qu’elle vienne, il y aura certainement de folkloriques conversations avec ces gens…
Mhhh je pense que tu devrais essayer de faire des choses plus profondes, avec moins de fautes, car je ne vois pas d´interêts dans tes textes, et ne me sors pas que ce n´est qu´un exercice de style. Il ne se passe pas assez de choses pour attirer le lecteur et de plus, ta façon de décrire les événements me laisse perplexe, ca me parait un trop banal, je ne saurais pas vraiment expliquer pourquoi, surement car tu utilises un vocabulaire un peu trop simple. De plus tes textes ne semblent pas très imaginatifs, on dirait que tu les fait juste comme ça et qu´il n´y a aucune passion entre les lignes, peut-être vois-tu ce que je veux dire.
D´abord, merci d´avoir répondu, ca fait toujours plaisir
Pour le manque d´évenements, je vois ce que tu veux dire, mais pour l´instant je ne fais que présenter le personnage principal. Cette histoire çi se veut plus longue que les précédentes, et "l´intrigue" se met en place plus lentement. Maintenant je peux comprendre que ca attire pas les foules.
Par contre, je peux te dire que je les fais pas juste comme ça mes textes, je prends pas mal de plaisir à les faire, et il m´arrive de bloquer pendant des jours parce qu´une phrase ne me plait pas.
Enfin merci encore pour ton commentaire ^^
Mmmh je me rends compte que j´ai été un peu rude dans moin commentaire....Ce que tu écris à tout de même son charme alors excuse moi d´avoir été si dur ;)
Hé non hein,
Ce sont des commentaires dans ton genre qui sont le plus constructifs, j´accepte toujours les critiques, elles permettent de voir les trucs qui foirent, de voir là où je peux m´améliorer.
Surtout que je commencais à désesperer là, trois parties sans aucun message.