22 JANVIER
je m´appele François C. et j´appartient à l´espèce humaine. Ou du moins ce qu´il en reste. L´idée de tenir un journal m´est venue à l´esprit il y a environ deux jours. L´objet de ce journal est d´essayer de peindre les comportements humains auxquels nous sommes confronté chaque jour. Je commencerais cette analyse en évoquant l´évenement qui est à l´origine de cette débauche d´encre. L´action se situe un samedi après-midi, une journée quelconque comme chacun peut se la réprésenter. Le froid de Janvier m´effritait les lèvres, me sectionnait le visage, et me glaçait les mains, au point que je me demandais si elles n´allaient pas rester au fond de mes poches si jamais je tentais de les en sortir. Ainsi ce samedi, ne m´en demandez pas les raisons, je serais incapable des les exprimer, je déambulais vaguement dans les rues de ma ville natale. Ce genre de ballade, vous oblige souvent à croiser la route d´un grand nombre de congénaires humanoïdes: jeunes gens en survetement, ou en jean, vieillards qui se trainent lamentablement, hommes en complet sombre, une oreillette greffée sur l´appareil auditif. Bref un florilège des différents aspets que peut revetir un bipède. Et, au milieu de ce troupeau, marchant sans se demander par quel miracle ils existent, un clochard, misérable, dépourvu, solitaire et visiblement affamé. Constat classique, me direzvous que certains s´empiffrent au coin d´un radiateur,quand d´autres se nourrissent de remords, le cul posé sur un trottoir verglacé. Là ne réside pas l´élément révélateur de mon désir d´écrire. Ainsi, dans cette artère pietonne, se trouvait un clochard, des vieillards, de jeunes hommes, de vieilles femmes, quelques enfants en bas àge accompagnés de leurs bienveillant géniteurs, et moi-même spectateur de ce bien triste tableau. En effet comment ne pas être frappé d´effroi devantle pathétique d´une telle scène? Comment ne pas se sentir honteux à la vue de mes congénaires passant devant ce clochard sans lui offrir une pièce ou une cigarette, et pire sans même lui accordre le moindre regard? Mais le plus effrayant ne se situe pas là, mais bien au niveau de ma personne même. Comment auriez-vous réagi à ma place? Auriez-vous soigneusement évité de regarder ce clochard? Ou, en bon humaniste soucieux du respect de la condition humaine, donné à ce pauvre homme le fruit mérité de sa mendicité? Voila les deux actions que vous auriez pu perpétrer. Mais qu´auriez-vous donc pensé? Qu´elles pensées auraient pu motivé vôtre geste? Soucieux de satisfaire vôtre égaux, auriez vous mis la main au portefeuille, masturbant ainsi vôtre bonne conscience? Ou bien aurie-vous passé vôtre chemiobjectant que cet individu n´a que ce qu´il mérite , ignorant bien sur les raisons de sa vie décousue du tissu de la vie sociale "normale"? J´entends d´ici vos questions : "Mais qu´a tu donc fais François C. ? La réponse tient en quatres lettres : rien. Je n´ai rien fait, dans le sens ou je suis resté planté devant ce clochard, sans rien dire, m´attirant par la même occasion les regards accusateurs de la masse, et les grognements du chien tenu en laisse par le clochard, soudainement éveillé et curieux d´en apprendre plus sur mes intentions. Ce qui va suivre n´interresserait surement pas Hollywood, puisque je m´en vais décrire la tempête qui agita mon esprit à cet instant. Pourquoi suis-je bien au chaud dans mon blouson, remontant mon pantalon alourdit par le poids de mon porte-feuille et de ma conscience, lorsque cet homme ne possède que son chien? Voila ce qui me vint à l´esprit. Quelle fut la réponse à cet épineux problème? A vrai dire je n´en sais trop rien, un mélande de culpabilité, d´orgeuil, je compassions et de jalousie. Il n´est pas diificile de comprendre mon sentiment de culpabilité, aussi ne m´attarderais-je pas dessus. Pourquoi l´orgeuil? Tout simplement parceque la vie m´a choisit, Moi, pour vivre aisaiment, et la choisit, Lui, pour vivre à peine mieux que son chien, tel un diogène sans son tonneau. Mais pourquoi la jalousie me demanderiez vous? Pour cela il faudrait se reporter à Diogène. Diogène vivait comme un chien : libre de toute convention sociale. Voila ce qui stimula ma jalousie, néanmoins limitée par l´idée que je préférais quand même la tiédeur de ma couette un matin d´hiver à la puanteur de ce chien et à la froideur du trottoir. Voila qui résume l´état des mes pensées au moment de quitter le clochard. "Et au final qu´a tu fais?" Hé bien j´ai donné une cigarette au clochard, et une particule de mort au clochard. D´une part pour lui faire plaisir, et d´autre part dans l´espoir d´accéler son hypotétique cancer du poumon et d´écourter sa doulouruse éxistence. On pourra objecter que rien ne sert de gaspiller autant de précieux mots pour en conclure qu´un bon clochard est un clochard mort, je répondrais que par définition que l´homme est de toute manière mort-né, et j´ajouterais à cela les mots d´un certains Francis Bacon : "Rien n´est aussi vaste que les choses vides".
très bon texte de réflexion sur un sujet peu exploité en plus, tout le monde répugne à voir et à parler de la misère humaine.
J´ai vu la misère humaine à certains endroits et donner de l´argent souvent n´aide pas ces gens, il faut plutôt donner ce dont ils ont besoin : nourriture, vêtements, mais bon souvent ils les vendent pour s´acheter de l´alcool ou de la drogue... cercle vicieux s´il en est un...
Sinon Death comme toujours y a beaucoup de fautes (mais tu le sais je pense!) et tu aurais pt dû faire quelques paragraphes, en un gros pavé c´est plus rebutant à lire, mais pour un premier texte c´est très bien
merci bien Sissi.
désole pour le pavé, je ferais attention la prochaine fois, du moins si d´autres personnes daignent me lire. Car il y aura une prochaine fois
qui est déja en lecture sur http://20six.fr/iobaudlaine section fiction biographique.
23 Janvier
Ma prose d´aujourd´hui, sera certainement moins florissante. Elle peut en effet se résumer en trois mots "mes congénèrent m´ennuient". Il serait néanmoins plus exact de dire que rares sont les êtres humains qui parviennent à retenir mon attention, il convient de rajouter que la plupart de ceux-ci sont malheureusemen mort.
Aristote disait que "l´homme est un animal politique". J´ajouterais que proportion au dialogue, au bavardage pour être plus exact, est particulièrement agaçante.
Comme d´habitude, après une journée passée à apprendre, affalé sur les bancs du lycée, je marchais en direction de l´arret de bus. Quand, fait pour le moins courant, un congénaire de ma tranche d´âge, m´aborda pour me demander une cigarette, étant donné que mon paquet était à moitié plein, je ne voyais aucune raison de la lui refuser. (Il aurait été à moitié vide, j´aurais certainement prétexté que je n´en avais plus).
Une fois sa cigarette acquise et allumé, l´individu se mit alors en tête, que cette donnation méritait rétribution. Je fus alors gratifié de présentations en règle, j´appris pour mon plus grand bonheur, que le bipède se nommait Jérome V., qu´il était nouveau en ville, et que par le plus grand des hasards, avait pour obligation de prendre le même bus que moi.
J´eu alors l´honneur de supporter le bipède pendant une demi-heure. Demi-heure qu´il occupa en m´expliquant les raisons de sa venue à A. J´éclipserais ici son monologue pour me concentrer sur les conclusions que j´en ai tiré.
L´homme parle pour entretenir le lien social, ce n´est pas une découverte. Mon lien avec Jérome s´était tissé sur une simple cigarette. Or l´intêret de ce lien est somme toute relative à la valeur de cette cigarette, parfaitement dispensable et tout aussi intoxiquant.
Je comprend, bien sur, qu´un nouveau venu éprouve le besoin de s´intégrer dans sa nouvelle vie, mais pourquoi le faire via ma propre personne?
Peut être était-ce un coup de pouce du "destin", pour me faire réaliser à quel point l´homme est hypocrite? En effet, comment ne pas prendre pitié de ce malheureux bipède? Comment ne pas faire semblant de s´interresser un tant soit peu à sa vie? Et comment lui faire comprendre sans le blesser que sa vie m´est completement égale?
Je peux discerner le fond de ta pensée lecteur : " N´es-tu point cher François C., dans le même cas que Jérome V, à nous exposer ta pathétique vie d´être pensant?" Certes oui, mais la vie d´un homme est faites de choix, or je n´avais pas choisit de rencontrer Jérôme V., alors que toi, lecteur, tu as choisit de te plonger dans mes pensées de ton plein grè; tout du moins je l´espère.
Pour en revenir à cette rencontre fort ennuyante, je me contenterais de citer Pascal: " Le malheur des hommes vient d´une seule chose, qui est de ne pas savoir demeurer au repos dans une chambre."
intéressantes interrogations et remarques dans ce texte
Je continuerai à lire ![]()
j´aime bien la citation de Pascal. Sinon, je comprends ton expérience. Cela arrive souvent de se retrouver à dîner avec des amis de ses amis qui te racontent leur vie, te posent mille et une questions et que toi t´en as strictement rien à f****e!Alors pour ne pas passer pour un être ascoial et sauvage, on répond poliment en hochant la tête avec un sourire forcé.
De quoi méditer sur cette citation de Tristan Bernard:"Le véritable ami est celui à qui on n´a rien à dire. Il contente à la fois notre sauvagerie et notre besoin de sociabilité."
Juste avant de poster le troisième "chapitre", je tiens à signaler que les faits exposés dans ces textes tirent bien sur leurs origines de mon vécu, mais ils restent néanmoins modifiés, retravaillés, romancés. Autre chose , essayez de ne pas trop faire l´amalgame entre auteur et narrateur, je ne suis pas à ce point pessimiste et antipathique.
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26 Janvier
Il est temps je crois, de vous révélez l´éxistence de Laure.E. Laure est une jeune fille qui a pour rôle d´astiquer de son merveilleux postérieur les mêmes bancs que moi.
j´ai fait la connaissance de cette demoiselle au début de cette année. 26 jours n´étant pas une durée potentiellement suceptible de me porter à "aimer" un être, je ne me permettrerait pas de parler d´amour dans le cas échéant.
Bref la classe à laquelle j´appartiens était conviée à parcitiper à un slendide devoir sur table. Les faits que je m´en vais mettre en scène sont particulierement simples et pour le moins courant, puisqu´il s´agit uniquement d´une histoire de crayon...
En effet durant le devoir, je posai mon crayon sur la table et il advint que celui-ci toula jusqu´au sol. Je me penchais donc dans l´allée pour le ramasser, à quelques centimètres du bureau de Laure.
Or quelques minutes plus tard, cette admirable jeune fille, fit elle aussi tomber son crayon; geste calculé ou tour du destin, je ne sais gère.
Elle fit comem moi, quelques minutes auparavant. Elle se pencha pour ramasser le crayon, qui avait jusqu´à une courte distance de mon pied.
Nous avions agis de la même manière, dans le même espace, mais dans un temps différent. Comme si une force invisible n´avait pas souhaité que nos chemins se croisent. Mon regard avair juste effleuré sa chevelure brune puis sa pupille.
Peut-être est-ce après tout là que réside mon malheur, nos deux êtres se frolent sans arrêt, mais sans jamais pour autant s´échouer l´un dans l´autre.
"L´amour est comique" se serait exclaffer Kierkegaard.
![]()
je ne trouve pas ça pessimiste et antipathique...
au contraire... je trouve même ça amusant car ça me ramène à des souvenirs du genre à l´école...
allez la suite Death!
bah si ya que toi qui lit autant que je t´envoie la suite par mail ![]()
te décourage pas Death... y en a qui aime que l´histoire soit plus enclenchée pour lire... persiste encore ![]()
le problème c´est qu´il n´y a pas d´histoire
enfin pour l´instant, c´est une succession de faits divers.
bin forcément... c´est comme un journal intime...
J´ai lu, j´aime bien même si bon, forcement ca manque un peu d´action. j´ai bien aimé la derniére partie, simple. C´est pas facile de savoir rendre un événement aussi anodin intéressant.
Je passe jamais sur ce forum mais quand j´y passe je trouve toujours des choses intéressante ![]()
et bien alors passe plus souvent! ![]()
Non car quand je passe plus souvent je trouve pas forcement systématiquement des choses intéressantes ;)
C´est une façon de voir les choses en effet...
Tu t´essouffles Death?
j´ai pas le temps d´écrire en ce moment, jsuis en plein bac blanc
désolé
Pas de blem... vaut mieux prendre le temps et faire ton bac t´auras toujours le temps ensuite de faire ton texte...
Bonne chance pour le bac blanc
(merde!)