La guerre de feu.
La chaleur s’abattait sur moi laissant perlé sur mon visage des sueurs incessantes. Le combat faisait rage, les feux jaillissaient de partout et de nulle part. Je retenais mon souffle, ne savant où, cette fois-ci, la terre tremblera. J’étais comme la mer dont l’air en guide les chemins. Les dragons nous projetaient au loin ne laissant que fracas et douleur à l’arrivée. Ce n’est pas nouveau, nous étions en difficulté.
L’artillerie lourde fusillaient ceux-ci, j’entends encore le bruit : « Tototototom ». Ces bruits répétitifs causant des bains de sang. J’étais en deuxième ligne, je voyais mes confrères tomber impuissant face au destin imposé. J’agrippai mon fusil de toute mes force, c’est pour vous dire l’anxiété que je ressentais. Soudain, un dragon immense jaillit devant moi. Je lui enfonçai une balle dans l’aile droite avant de courir. Il me suivait, je forçais le pas quant à lui il battait de plus belle. Je sautais au dessus des cadavres, comme un coureur du cent mètres haies. Mon cœur battait la chamade, j’étais résolu à mourir. Je ne me donnais pas une chance de survie.
L’avion me traversa m’enfonçant dans ma pensée négative. Mais je persistais, je courrais ne voulant abandonner cette vie, bien qu’elle soit pourrie. Je ne voulais délaisser la sensation de douleur, du sommeil et toutes autres multiples sensations du quotidien. C’était mon précieux.
Tardivement, l’avion se redressa. Soudainement, il fonça droit sur le dragon se crachant sur lui.
-Encore un Kamikaze, pensai-je.
Mais le dragon me recouru après. Je forçai de nouveau le pas pivotant de temps à autres t’autant malgré moi de lui perforait le thorax à coup de balle. La chaleur envahissait mon esprit. Une roche, je distinguais une roche, je m’y mis au travers tandis que le dragon me voyant disparaître cracha un jet de feu alourdissant la chaleur persistante.
La vie me regagnait peu à peu, j’étais tout seul loin des miens. Fusil à la main, je le serrai très fort contre ma poitrine. Mon casque tombant me donnait un air de peur, d’anxiété. Ce qui d’ailleurs définissait très bien la situation.
Des heures et des heures passèrent, le chaos fit place au rééquilibre. Les choses se stagnaient. Je découvris avec fracas, la mort de mes confrères. J’étais le seul survivant de ce périple. Je pleurais les miens, vulnérable à n’importe quelle attaque ennemie. Mais je m’en fichais pas mal, maintenant j’étais un soldat de légende, alors je n’avais bravé aucun danger, alors que j’avais fuis. Un sentiment de honte me gagnait peu à peu, plongé dans mes pensées j’en attendait même la brise toujours aussi chaude. Elle glissait sur mes joues puis allaient se morfondre sur l’un des nombreux cadavres. Bientôt, on allait m’applaudir, me couvrir de médailles, me nommer général, me donner une fausse estime de moi-même. Bientôt, j’allais devenir un soldat de légende ayant combattu les dragons du nord.
-Le monde est pourri et ses règles aussi, pensai-je.
Cette phrase mon père me l’a récitait plusieurs fois sans que j’y apporte la moindre attention. Mais aujourd’hui, je comprends mieux.
Les années passèrent, les dragons du sud menaient une attaque frontale avec notre armée. Maintenant général, j’étais chargé du déroulement des opérations. Tout ça pour avoir fuis. Je n’arrivais à m’enlever cette idée de la tête mais je m’y étais résolu. Je décidais donc, de vivre dans un monde pourri avec des règles pourries.