Justice ?
Inspiré de "SAW"
Au milieu d´une salle plongée dans l´obscurité, se trouvaient trois projecteurs qui illuminaient d´une manière intense un homme en tenue de juge apparemment accroché par les bras à une corde. Celle-ci le suspendait au dessus de ce qui semblait être un ventilateur géant. Aucun balancement, aucune agitation, son corps se tenait immobile.
De toute évidence, l´homme était inconscient.
Plusieurs minutes passèrent avant que celui-ci soit pris d´un spasme qui contracta son corps. L´homme se réanima progressivement, la peau de son visage commença à s´étirer et ses membres à bouger. Après quelques grimaces, celui-ci finit par ouvrir légèrement les yeux, aveuglé par les projecteurs.
Il lui fallut encore cinq bonnes minutes avant de prendre conscience de la situation délicate dans laquelle il se trouvait.
Il était là, tout seul, au milieu de nulle part. Bâillonné, les bras attachés à une corde dont il ne voyait pas le bout. Un mixeur, non, un ventilateur inactif se tenait en dessous de lui. L’homme se sentait en sécurité tant qu’il était attaché par la corde. Cela dit, la corde tirait sur ses bras de plus en plus.
Pourquoi suis-je, dans cette position ?
Comment en suis-je arrivé ainsi ?
Comment sortir de là ?*
Pour faire taire ses interrogations, l’homme tenta d’articuler quelque chose ce qui eut pour effet d’allumer un moniteur qui se tenait tout prêt de sa tête devant lui.
« -Bonjour Maître Stoner, enfin réveillé? lui demanda soudainement une voix digitale tirant sur le grave.
Bien, maintenant que vous avez repris connaissance, vous allez pouvoir assister à votre propre procès. »
Etonné aux premiers abords, il essaya de s’imaginer ce que signifiait « son propre procès », s’agitant de plus en plus au dessus des pales menaçantes du ventilateur, gaspillant ainsi ses forces et son souffle.
« -Tâchez de vous tenir tranquille mr Stoner. »
L’homme sentait une boule émerger de son estomac, le paralysant ainsi. Son front commença à se perler de sueur et ses membres à trembler.
Qu’est-ce qu’il va se passer?*
« -A présent, commençons sans plus tarder. » annonça la voix robotique.
La phrase fut à peine achevée, avant que trois gros morceaux de fer retenus eux aussi par une corde ne descendent à la verticale du plafond et aillent se coincer dans les pales du mixeur géant, pendant que la corde de l’homme en question coulissait également lui faisant poser ainsi ses deux pieds à terre, tibias face aux pales de l’hélice.
La respiration de celui-ci fut littéralement bloquée, ses pieds étaient désormais à la merci du ventilateur. Il laissa de la sueur couler abondamment sur son front.
Tentant de marmonner quelque chose comme « non », celui-ci s’arrêta réalisant que cet effort était vain.
« -Ne vous inquiétez pas, ça ne sera pas douloureux, du moins pour le moment. »
Le ventilateur entra alors brusquement en marche.
L’homme impuissant se mit à se débattre comme un possédé pour sortir de là mais de toute évidence, c’était inutile. Fermant les yeux et mordant son bâillon de toutes ses forces espérant atténuer au maximum la douleur, celui-ci ne pu que constater que les pales du ventilateur étaient bloquées par les trois précieux morceaux de fer.
« -Le but du jeu est simple, vous devez répondre à mes questions le plus honnêtement possible sinon, je me verrai contraint d’enlever une de ces tiges métalliques. »
Désormais, l’homme ne sentait plus ses bras qui n’étaient plus que deux poids qui tiraient douloureusement son corps. La seule image des pales de l’hélice qui rongeaient avec hargne les barreaux de métal pour trancher ses os le fit immédiatement acquiescer.
Plus qu’une seule question lui venait à l’esprit : *comment sortir de là ?*
« -Première question, Maître Stoner, vous qui vous permettez de juger les autres, vous qui appliquez sois disant la « justice » en toute impartialité dans votre tribunal, combien de fois avez-vous plaidé « coupable » un innocent qui ne l’était pas pour toucher une coquette somme d’argent ? »
A ces mots, le bâillon de l’homme se détacha tout seul, tombant ainsi sous les pales du ventilateur.
« -Pitié ! Laissé moi partir ! Je connais des amis très hauts placés dans la police, si vous me tuez, vous serez condamné ! Laissez moi partir, je vous en prie !… »
Il n’acheva pas sa phrase avant qu’un des barreaux qui retenait une des pâles ne s’enlève et remonte vers le plafond.
« -Stop ! Stop ! Arrêtez ! Arrêtez ! Je…je vais parler !
-Il en serait en effet préférable, je réitère ma question. Combien de fois avez-vous plaidé « coupable » un innocent qui ne l’était pas pour toucher de l’argent? »
Regardant le premier barreau remonter lentement, il fut forcer de répondre.
-Je..je suis un juge impartial et euh…
-Savez-vous que si je retire le deuxième barreau, le dernier ne résistera sans doute en aucun cas à la pression qu’exercent les pales ?
-Non ! Pitié ! Laissez moi partir ! Je vous en prie ! »
L’homme ne résistait plus à la pression de ses bras, il était en pleur. Ses omoplates se dessinaient distinctement sous son costume, pour rien au monde, il n’aurait voulu être là et pourtant, fatalité, il était bien présent.
Je veux sortir ! Bordel !*
« -Vous me faites perdre mon temps, qu’il en soit ainsi.
-Quatre ! Putain ! Quatre ! Ca y est, vous êtes content ?
-Quatre innocents ? Savez-vous ce qu’ils ont du ressentir sur la chaise électrique pour n’avoir rien fait? Vous vous êtes donc permis de prendre quatre vies humaines pour toucher un peu d’argent et vous vous permettez de pleurer et de m’implorer de ne pas prendre la votre ? Pourquoi donc ?
-Je veux vivre ! Pitié, j’ai de l’argent ! Je vous en donnerai ! Laissez moi partir ! »
La douleur était suprême, tout le corps de l’homme était paralysé, il ne pouvait presque plus respirer.
« -Me soudoyer ? Est-ce bien ça ? Comme on a fait avec vous, pour que vous alliez envoyer quatre innocents à la chaise électrique ? Donner moi une bonne raison de ne pas enlever ce barreau.
-Non ! Je veux vivre ! Pitié ! J’ai mal ! Je ne recommencerai plus jamais, je vous en pris !
-Réalisez-vous que c’est ce qu’on fait quatre innocents, à savoir, prier, supplier les gardiens, vous-même le juge de leur rendre la liberté et d’arrêter. Même sur la chaise électrique, ils ont du pleurer comme vous et supplier encore une dernière fois avant de sombrer dans la mort injustement. Me dire que vous ne recommencerez plus ne me convainc pas du tout, vous avez déjà recommencé trois fois. Que pouvez-vous répondre à cela ?
-Je…Je…
-Vous avez raison, vous ne pouvez pas répondre, vous êtes impardonnable. »
Une fois la phrase achevée, le moniteur s’éteignit et le deuxième barreau commença à se soulever lentement avec un grincement aigu sur une des pales de l’hélice géante avant que celle-ci soit totalement dégagée. Fonçant à vive allure sur le dernier barreau, elle prenait de plus en plus de vitesse.
« -Non ! Pitié ! Arrêtez ça ! Arrêtez ça ! » hurla l’homme.
Avec les dernières forces qu’il lui restait, il tenta une dernière fois de se tirer de là.
La pale fonça avec rage sur le dernier barreau et le balaya littéralement avant de foncer sur les deux tibias du malheureux.
« -Non ! Pas comme ça ! Je veux pas mourir ! »
L’homme devint tout rouge écarlate et bougea dans tout les sens pour se sortir de là, soudain il entendu un craquement qui le fit hurler. Il s’était déboîté une épaule.
C’est alors que la première des pales pénétra à pleine puissance dans sa chair avant de rompre son os principal qui servait de structure ainsi que ses vaisseaux sanguins puis finit par sortir en tranchant le tendon d’Achile et d’entamer la seconde jambe.
Une violente douleur prit alors l’homme qui regarda la deuxième pale aplanir sa chair et ses os avant que d’autres pales ne passent à leur tour.
Le sang se répandait partout sur l’hélice et dans l’obscurité de la pièce.
C’était la première fois que l’homme éprouvait une telle douleur, tellement vive, et brûlante qu’elle le fit relâcher la pression et s’évanouir.
C’est alors que la corde commença à entraîner l’homme vers le plafond, le sortant ainsi du ventilateur. Ses jambes ne s’arrêtaient plus de saigner répandant ainsi son sang en abondance partout autour de lui.
Les projecteurs s’éteignièrent un à un laissant place à deux néons qui dominaient la salle en hauteur éclairant complètement celle-ci.
Partout sur les murs ainsi que sur le sol, le sang s’était répandu. C’est alors qu’un homme entra dans la salle, seringue à la main et injecta un liquide dans le bras du malheureux qui était entraîné vers les néons.
Quelques secondes après, les yeux de celui-ci s’ouvrirent brutalement. Après une grande inspiration, l’homme se fit bâillonner de nouveau pour étouffer ses cris.
Cette fois il ne pouvait plus s’évanouir et fuir sa douleur. Il était confronté à celle-ci, impossible de la maîtriser il agitait tant bien que mal ses deux moignons avec frénésie espérant ainsi que sa douleur s’estomperait mais en vain, elle ne faisait que s’amplifier.
Des larmes brûlantes coulaient sur ses joues, la corde le tirait vers le plafond par son épaule déboîtée ce qu’il lui faisait d’autant plus mal. Même un moral habitué à la douleur ne pouvait faire face à cette douleur si vive, si insoutenable. Tout en s’élevant dans la pièce, l’homme ne cessait d’hurler dans le bâillon avant qu’une détonation finale ne le fasse taire à jamais.
La balle sectionna la corde qui le suspendait dans les airs et le fit retomber tout droit dans le ventilateur. Ses cuisses furent projetées dans la salle ainsi que ses tripes, accompagnés de quelques morceaux de cerveau…
Auto-critique personnelle:
L´effet voulu ne se produit pas étant donné que c´est un écrit et non un film, on a plus du mal à s´imaginer un écrit que de voir la scène dans un film voilà pourquoi on ne ressent pas certaines sensations.
Un peu trops de répétitions lorsque la victime supplie le tueur de lui laisser la vie sauve.
Le contexte est dans le flou, on a pas vraiment besoin de situer le lieu ni même l´époque, c´est une nouvelle par conséquent, il n´y a pas d´attachement particulier avec un personnage.
Bof... l´histoire est pas super originale puisqu´inspirée de Saw justement. De plus c´est pas super bien traité, le rapport entre le tortionnaire et le juge, les questions/réponses sont un peu banales. Y´a pas mal de fautes de conjugaison et de grammaire, comme l´alternance passé/présent dans la même phrase, et quelques constructions assez hasardeuses.
Et puis je vois pas l´intérêt de faire une auto-critique si tu corriges pas ce que tu y dis, notamment concernant les répétitions.
c´est beurk ^^
personnelement, j´ai sauté le passage où il se fait couper les jambes ^^
Sinon j´ai bien aimé dans l´essemble
Même avis que le hobbit, c´est bof.
Tu utilises de nombreuses expression très souvent ("ainsi" par exemple), ce qui devient liurd à la longue, et comme cela a déjà été dit, les questions/réponses sont trop simples.
ça va, j´ai assez bien aimé pour ma part.
Lorsque j´ai vu que c´était inspiré de Saw, j´ai imaginé cela comme s´il s´agissait d´une scène de cet excellent film.
C´est peut être pas assez sanglant, mais l´idée est bonne. J´aurais apprécié quelque chose de plus jouissif, je l´avoue ![]()
Mais bon, ne boudons pas notre plaisir. Le style est pas mal, certes avec certaines lourdeurs déjà cités, mais comparé à d´autres textes de ce forum, ça baigne.
Je pense qu´en le retravaillant, tu peux faire quelque chose de beaucoup mieux.
je suis du même avis que hobbit et ash, c´est pas très original, c´est un peu lourd et flou, comme tu le dis.
Vous êtes durs. Comparés à 70% des "textes" de ce forum, c´est quand même au dessus.
CeItic
On peut être meilleur que les moins bons sans pourtant être excellent.
Celtic==>Je crois pas que tu aies lu suffisamment ce forum pour te rendre compte.
Meilleur que 40%, oui à la limite, mais pas plus. On peut déjà mettre au-dessus tous les textes de KaiM, Ash´, Soul´, ptit-hobbit, Ghryll, Seskoisa (La corvée, l´homme futile), et plein d´autres.
Ne pas parler d´un sujet que l´on ne connaît pas réellement.
Tu t´oublies, Az´, mais je suppose que tu ne pouvais pas décemment te citer, n´est-ce pas.
Sinon, Hipop, tu dis que ut es du même avis que le Hobbit et moi mais... il ne me semble pas avoir commenté ce texte... si
![]()
Elle a confondu Ash´ et Az´... Diminutifs trop semblables.
Qu´elle nous sacrifie un mouton chacun et nous passerons l´éponge ![]()
Deathstone Posté le 15 février 2006 à 14:02:39
Qu´elle nous sacrifie un mouton chacun et nous passerons l´éponge
nan, on est quitte, car je suis pas hipop, je suis miss_allsunday ![]()
je confirme....
monsieur, death, veuillez me sacrifier trois moutons, et à miss trois chèvres!
et lèche moi les pieds, aussi...
Tu oses demander un sacrifice devant le grand gourou? Sais-tu les malheurs et calamités qui pourraient s´abattre sur toi, pauvre petite humaine? Ne plaisante pas avec la volonté des Dieux, ils détestent ça, et comme je suis leur incarnation...
Va me sacrifier 666 buffles sur-le-champ! (le chiffre démoniaque permet d´expier tes fautes.
)
:pendu: