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Souvenirs

shyzo
shyzo
Niveau 10
06 août 2004 à 16:15:00

Je poste ma fic ici, même si elle a déjà été postée. J´aimerais que les autres écrivains en herbe me disent ce qu´ils en pensent, même si DN tu l´a déjà fait^^
Bonne lecture, j´espère que ce ne sera pas une corvée^^

Des milliers de satellites sont en gravitation autour de différentes planètes.
Ces planètes gravitent elles-mêmes autour d’un soleil.
Cet ensemble forme un système solaire.
Des milliers de systèmes solaires gravitent ensemble autour d’un trou noir, un vide total.
L’ensemble s’appelle une Galaxie.
Des milliers de Galaxie gravitent autour d’un point, de la manière d’une tornade.

Les connaissances actuelles sur terre s’arrêtent en ce point. Quelle est la base de cette spirale, comment marche-t-elle, c’est un mystère ici bas. Ce point, cet endroit, cette chose, quelle qu’elle soit, est inconnue. Ce serait la base de toute chose, le départ de toute vie, le résultat du Big-Bang.

Première partie
Perdu

« Cette histoire est compliquée. Le mieux, c’est de commencer là. Oui, là, à ce moment précis. Je vais tout te raconter. »

Fatalitas erat, est, erit.

« Le noir. Le noir est l’essence de toute chose. La lumière existe uniquement car l’ombre est là pour la mettre en valeur. La vie n’existe que par la mort. Dieu ne serait rien sans le Diable. Le noir est l’essence de toute chose. Sans lui, nulle chose n’existerait. N’est-il pas normal de lui payer un tribut ? De lui rendre ce qu’il nous a donné ? »

L’homme, récitant ses mots, contemplait l’endroit où il se trouvait. Tout n’était que profondeurs, que ténèbres.
En regardant en arrière, il ne voyait que flou, ombres, nuances de gris. Une vie dans laquelle il n’avait été que le trait raté d’un crayon maladroit, où tout s’était toujours assombri, où aucun recoin n’avait été adouci par une touche de blanc, de couleur, de luminosité.
Si son regard se portait au devant de sa route, il ne pouvait y apercevoir aucun mouvement, seulement le noir final. Ce noir final qui l’avait mené ici.
Quand il levait la tête, il n’apercevait que l’absence, le vide d’un Univers entier. Ce rien qui ne serait sans doute plus comme ça d’ici peu.
Mais chaque mouvement de sa tête, chaque souvenir ne faisait que rendre plus visible l’étendue de mort qui s’étalait à ses pieds, en contrebas.

« Le dernier saut, le noir final. »

La mort. Cette étendue pouvait être constituée de n’importe quel type de liquide ou de solide, voire même de gaz. Mais peu lui importait ce que c’était, pourvu que ce soit mortel.

« Le dernier saut, le noir final. »

Le pont sur lequel il se trouvait semblait lointain déjà, comme il anticipait ce pas en avant, ce dernier pas, ce pas irréversible, le dernier qu’il ferait.

« Le dernier saut, le noir final. »

Le village sur la berge n’existait déjà plus pour lui. Il n’y avait plus que trois choses qui tournaient inlassablement dans sa tête, lui, son dernier pas, et l’étendue qui était au-dessous.

« Le dernier saut, le noir final. »

Ses yeux n’étaient plus que de points. Dans cette nuit, tout était obscur. Tout.

« LE DERNIER SAUT, LE NOIR FINAL ! »

Sa voix résonna une dernière fois, et son pied avança, se balança un instant au-dessus du vide, du rien, et il sauta.
Un pas. Un saut. Une chute. Un miracle. Une vie nouvelle pour cet homme, Hellmaster.

Cellia

« Le noir. Qu’est-il devenu ? Où suis-je ? »

Un bras tombant sur le côté du lit sur lequel il était étendu, Hellmaster gardait les yeux fermés. Il tournait et retournait dans sa tête douloureuse tout ce dont il se souvenait.

« Où suis-je ? Qu’est devenu le noir ? Et qui suis-je ? »

Tout ce à quoi il pensait s’estompait dans une brume sombre. Il était sûr de moins en moins de choses.

« Où suis-je ? Que fais-je ici ? Qui suis-je ? »

Des questions, de plus en plus nombreuses, tournoyaient de plus en plus vite dans sa tête, tout s’estompant toujours dans des profondeurs insondables.

« Qui suis-je ? »

Les autres questions s’estompaient devant cette recherche d’une identité, d’un lien auquel se raccrocher pour ne pas retomber dans l’inconscient.

« Qui suis-je ? Qui suis-je ? »

Inlassablement, cette question se répétait d’elle-même.

« Qui suis-je ? »

Cette fois ci, la question s’était enfin échappée de ses lèvres, et se répercutait sur le plafond pendant qu’il en prenait conscience.

« Ca mon bon monsieur, j’aimerais bien le savoir. »

La surprise le fit se relever d’un bond. Une vieille femme était assise dans un coin de la pièce.
Ses pieds se reposant sur un tabouret bas à trois pieds, elle se balançait doucement en caressant le chien assit à ses pieds.
Hellmaster détailla la pièce pendant quelques instants. Petite, elle constituait apparemment toute la maison de la femme. La seule porte, une petite porte solide et maintes fois réparée à en juger par les planches clouées, se trouvait de l’autre côté de la pièce, sur la gauche par rapport au lit. Sur la droite, toujours de l’autre côté de la pièce, se trouvait la femme, qui se chauffait près de l’âtre situé sur le mur de droite. Le mur de gauche était occupé conjointement par une fenêtre close par d’épais rideaux rouges, et une tapisserie de couleurs et formes réconfortantes. Il s’agissait de la seule décoration qui ornait ces murs de rondins. Le plafond était bas et incliné sur une diagonale de la pièce, en direction du feu.
Se levant en serrant les lourdes couvertures de laines autour de lui, et grelottant malgré la chaleur de la pièce, il s’approcha du feu. Il était nu, et se demandait ou pouvaient être ses vêtements, s’il en avait.

« Alors comme ça, tu ne sais pas qui tu es, dit la vieille femme d’une voix bourrue, le dévisageant d’un air impassible. Et bien laisse moi te dire que si j’avais pas été cherché du bois le long du fleuve il y a deux jours, ce serait qui tu étais que j’me demanderais. »

Ses yeux étaient grands, d’un bleu sombre. Des yeux qui avaient vécu, qui en avaient vu beaucoup. Ils encadraient un nez fort, mais pointant un peu vers la lune. Sa bouche était grande, généreuse, avec des lèvres pleines, restes d’une ancienne beauté.
Sa peau halée était plus ridée que la mer, et des cheveux gris foncé lui retombaient sur les tempes en d’harmonieuses courbes. Elle avait un regard bienveillant, et malgré ses intonations légèrement caverneuses, une aura de chaleur, de bonté et de gentillesse émanait de tout son être.

« Dois-je comprendre que vous m’avez sauvé ? Le ton d’Hellmaster n’aurait pas pu exprimer plus de surprise. Mais sauvé de quoi ?
- Boudiou, tu ne te rappelles donc de rien ?
- Non, rien ne me revient en mémoire, murmura-t-il après un moment de réflexion silencieuse. Pouvez vous me raconter où et comment m’avez vous sauvé ? Demanda-t-il, les yeux toujours rêveurs. Et où suis-je ? Et qui êtes-vous ?
- Doucement jeune homme, une question à la fois. Moi, je suis Cellia. Ici, tu te trouves dans ma très humble demeure. Quant à ce qui concerne ton sauvetage, c’est juste que j’allais chercher du bois pour mon feu, y a deux jours de ça, quand j’suis tombée sur toi. Tu avais été rejeté par le fleuve sur la rive, tes vêtements étaient déchirés, et tu serais mort de froid, voire bouffer par une de ces sal’tés de bestioles qui s’promènent dans l’coin. Je n’ai aucune idée d’où tu viens, ni qui t’es. »

Un silence s’ensuivit. Cellia avait l’air intriguée par lui, et lui-même cherchait toujours dans ses souvenirs quelque chose qui pourrait l’éclairer, lui indiquer le chemin à suivre.

« Auriez-vous gardé mes vêtements ? Hellmaster pensait que peut être, il trouverait quelque chose de son passé qui le mettrait sur la piste.
- Je suis désolé, je les ais jetés. Ils étaient tellement en lambeaux que même moi j’aurai pas pu en faire quelq’chose. Mais j’ai regardé dans tes poches, et j’ai trouvé ça. » Dit-elle en se levant et en prenant quelque chose posé sur le manteau de la cheminée. Elle le lui tendit.

Hellmaster tenait entre ses mains un morceau de métal, de forme rectangulaire, d’une douzaine de centimètres de côté, sur 2 millimètres de haut. Les bords étaient arrondis, et sur une tranche il y avait une fine fente, profonde de deux millimètres, et hérissé de pointes de métal. Dans le fond de son cerveau, quelque chose lui disait que ça s’appelait un « rassembleur de données », et qu’on le surnommait « Rd ». Mais à part ça, ce bout de métal ne lui évoquait rien. Le tournant dans tous les sens pour vérifier s’il n’avait rien raté, il aperçut une inscription en petits caractères sur une autre tranche. C’était une date, mais elle ne lui disait rien, et une série de chiffres, ne lui remémorant rien non plus.

« Il y avait aussi ça qui était fixé sur ta veste, je me suis dit que tu y tenais peut-être »

Elle lui donna un « blason », orné d’un dessin représentant une planète et un être qui la dominait, y imposant ses mains, d’une taille supérieure à celle-ci. Son esprit lui souffla qu’il s’agissait du « blason de la confrérie de la puissance », surnommée « confrérie ». Son esprit lui soufflait qu’il avait, pour une raison ou une autre, haï ce blason. Il se plongea dans ses pensées, et, pendant plusieurs heures, nul bruit ne résonna au travers de la pièce. Cellia avait allumé une pipe, et en tirait des ronds de fumée. A la fin, elle s’ébroua et lui dit d’aller se coucher, qu’il avait suffisamment cherché comme ça. La tête pleine de questions, il alla se coucher, et finit par s’endormir.

« Hellmaster. Je m’appelle Hellmaster. »

SkySoft
SkySoft
Niveau 10
06 août 2004 à 16:25:42

Interessant, tres interessant...
C´est tres, voire trop mysterieux, mais c normal, dc ce n´est pas une critique...
Continue sur cette voie et tu va surement nous pondrer qque chose de vrt bien!
Bonne continuation! :ok:

Soulblighter
Soulblighter
Niveau 10
08 août 2004 à 14:35:25

Tiens, schyzo, cela faisait un certain temps.
Bah... même commentaire qu´avant.

Masterbow
Masterbow
Niveau 10
09 août 2004 à 14:11:29

J´aime bien.

C´est très bien écrit, facile à lire, mystérieux à souhait...Pas mal du tout.

Mais je ne sais pas trop quoi dire sinon... :)

:)

shyzo
shyzo
Niveau 10
29 août 2004 à 19:32:56

Je suis de retour de vacances, alors j´en profite pour poster la suite!^_^
Salut soul!

Raphaël

« Je pensai que la ville était plus proche que ça.
- Arrêtes de râler ! Tu devrais être content et admirer le paysage.
- Hum. Bon, c’est vrai que ce n’est pas désagréable de se balader en pleine campagne, surtout une campagne aussi jolie que ça. Presque aussi jolie que toi. »

Indis était sur le point de répliquer qu’elle en avait marre de l’entendre quand le bruit d’une poursuite vint les distraire. Des bruits de courses, et des aboiements de loups s’élevaient d’un petit bois de résineux à une quarantaine de mètres.
Surpris, Indis et Hell s’arrêtèrent et regardèrent dans cette direction, se demandant de quoi il s’agissait. Après une ou deux secondes, Indis finit par réagir, entraînant son ami qui avait la détente un peu plus longue.
Ils n’eurent pas le temps de faire dix pas qu’un homme émergea des frondaisons. Grand, intégralement vêtu de noir, les cheveux complètement en broussaille, il était poursuivit par trois grands loups, leurs gueules ruisselantes de bave, les crocs pointus, avec un beau poil, noir et long.

« Allez, il faut l’aider , s’écria Indis, toujours prête à l’action, sortant son arc. »

Hellmaster, détachant de son dos son propre arc, et y encochant une flèche, visa le premier loup, qui rattrapait déjà l’homme, et le tua d’un trait. Indis, quant à elle, dut attendre un peu avant de pouvoir tirer, son arc n’étant pas fait pour les grandes distances. Une fois que le groupe chasseurs/ chassé se fût rapproché, elle prit une flèche légèrement recourbée dans son carquois, et la décocha. La flèche, volant vers le deuxième loup, amorça une courbe et tranchant la nuque tout en allant se fichée dans la tempe du troisième fauve.

« Waouh ! Hell était sidéré.
- Merci. Releva Indis, avec un sourire en coin. »

L’homme se rapprocha en haletant.

« Mais à quoi pensez-vous, s’exclama-t-il, furieux.
- Hein ? On vient de vous sauvez la vie, et tout ce que vous trouvez à dire pour nous remercier c’est ça, rétorqua Indis, l’œil étincelant.
- Oui, c’est bien ce que je vous dis ! Jamais vu des imbéciles pareils. C’est pas possible.
- Dites monsieur, vous avez peut-être une bonne raison d’être en colère, mais il me semble que vous pourriez au moins nous l’expliquer. On vous a sauvé la vie tout de même, dit Hellmaster, plus diplomate qu’Indis.
- Hum, c’est vrai que j’aurai pu mourir, mais vous n’auriez jamais du les tuer.
- Alors on aurait du vous laisser crever avant de s’occuper de ces charmantes bébêtes ?
- Vous, je ne vous ai rien demandé. Lui semble être plus sensé au moins.
- Il n’empêche que vous ne nous avez toujours pas dit pourquoi on n’aurait pas du vous sauver.
- Ce n’est pas ça, mais vous auriez du me sauver en les laissant en vie simplement. Je suis fondateur d’un mouvement non-violent, et je considère que ces loups ont autant le droit de vivre et de nous chasser que nous n’en avons de les chasser.
- C’est pas possible. On est en pleine campagne, au milieu de nulle part, et il faut qu’on tombe sur un abruti.
- Du calme Indis.
- Bon, je suppose que je dois quand même vous remercier de m’avoir sauvé.
- Oui, ce serait déjà mieux, répliqua Indis, se calmant mais toujours furieuse.
- Bon, on peut savoir ce que vous faites dans le coin ?
- Je venais étudier la faune de la région pour présenter un rapport devant mon association. Et vous, que faites-vous ?
- Quand nous ne sauvons pas un imbécile suicidaire, nous essayons de gagner la ville la plus proche.
- Pourrais-je vous accompagner ? Je dois avouer que si je rencontre encore des animaux de ce genre, j’ai de grandes chances d’y passé.
- Indis, qu’en dis-tu ?
- Tant qu’il ne fait pas de conneries, et qu’il se la ferme, je devrais pouvoir le supporter.
- Bien, alors c’est d’accord, vous pouvez venir avec nous. Aller, il faut repartir maintenant. »

shyzo
shyzo
Niveau 10
01 septembre 2004 à 18:47:38

up

Soulblighter
Soulblighter
Niveau 10
02 septembre 2004 à 09:44:37

Raphaël en pacifiste... j´arrive toujours pas à croire que ce soit lui qui ai demandé cela.

shyzo
shyzo
Niveau 10
10 septembre 2004 à 18:29:22

:up:

jiji1987
jiji1987
Niveau 10
10 septembre 2004 à 18:53:40

Je la lirai plus tard, la je suis occupé. :ok:

shyzo
shyzo
Niveau 10
10 septembre 2004 à 19:55:09

ouf, rassuré, il y a quand même encore un lecteur :)

LOVEISGREAT
LOVEISGREAT
Niveau 10
11 septembre 2004 à 12:43:18

Bah voila en effet tres bonne fic, j´avais du oublier de mettre un commentaire donc je m´y mets de ce pas... La fic est bien écrite, les fautes d´orthographes, tres peu, et les seuls qui y sont ne sont pas vraiment grossières. Il y a une ou deux fois des petites répétitions mais vraiment rien de bien méchant... Bon maintenant autant dire ce que j´ai pensé au moment meme que je suis sorti de la lecture:

J´ai trouvé ca génial, extremement bien réussi, mystérieux a souhait, on se sent dans l´histoire, en tout cas un grand bravo a toi :ok:

shyzo
shyzo
Niveau 10
11 septembre 2004 à 15:30:09

:) content, je croyais que plus personne ne s´y intéressait! Merci beaucoup pour tes compliments LOVEISGREAT! pour la peine je mets la suite :)

Réveil difficile

Le soleil était déjà haut quand Hell ouvrit les yeux. Il avait un peu mal à la tête.

« Comme une gueule de bois » pensa-t-il en se demandant d’où lui venait cette expression, et qu’est-ce qu’elle voulait dire.
Il se leva avec lourdeur, regardant autour de lui.
Il était seul. Plus d’Indis. Même plus de Raph. Aucune trace du feu, ni du bivouac de la veille. Il n’était d’ailleurs plus au même endroit que la veille. Autour de lui, ce n’était plus la plaine. Rien à l’horizon. Aucun soleil n’éclairait cette étendue désolée. Tout autour de lui respirait la mort.
Tournant sur lui-même, essayant désespérément de comprendre ce qu’il lui arrivait, il détailla le paysage. La terre, aride, s’étendait, immense. Elle n’était coupée ni par des cours d’eau, ni par le plus petit arbre. Les seules plantes qui arrivaient à pousser sous de telles latitudes étaient des buissons épineux, et des mauvaises herbes. Des petites bêtes, laides et gluantes, trottaient de ci de là, évitant parfois de justesse les crevasses masquées par les herbes folles. Des énormes rochers, d’une couleur indéfinissable variant entre le marron et le vert s’amassaient par endroits.

« Assieds-toi ! »

Un homme était apparut derrière Hell. Celui ci se retourna d’un bond, surpris.
L’homme était grand, les cheveux blonds courts, le front barré d’un bandana. Une clope au bec, il portait un bâton très court, en métal, à l’air bizarre.

« Je t’ai dit de t’asseoir, t’es sourd ou quoi ? »

L’homme, avec un regard énervé, lui montra un rocher pareil à celui sur lequel il se trouvait, juste en face de lui. Hell, ne sachant pas trop quoi faire, préféra obéir.
S’asseyant sur la pierre, qu’il sentit chaude sous lui, il continua de détailler l’homme.
Il portait des vêtements appareillés, un jean noir, des grosses chaussures de marche, un T-shirt blanc et une veste bleue qui semblait être faite d’un assemblage de poches de diverses tailles. Le tout était plutôt sale, déchiré par endroits.
Le visage de l’homme portait pas mal de cicatrices, mais il était encore jeune. Ses grands yeux bleus semblaient avoir trop vécus, mais ils étaient pleins de sagesse.
Sa bouche tordue semblait être faite autour du magot qui finissait de se consumer.

« Alors c’est toi Hellmaster ? »

L’homme s’exprimait d’une voix sèche, une voix semblable à celle des nomades, de ceux qui savent économiser leur salive pour marcher.

« Oui, c’est moi. Et je peux savoir qui vous êtes, et comment vous vous appelez ? »

Le ton d’Hell était mal assuré. Quoi qu’il en ait dit si on lui avait alors demandé, il était assez peu rassuré par cet homme.
Celui ci pris son temps pour sortir une autre cigarette de sa poche, et l’allumé. Il se laissa allez en arrière, s’appuyant sur ses mains, et exhala une longue bouffée de fumée avec une expression de bonheur rare.

« Alors tu as vraiment perdu la mémoire hein ? Et ben, si je m’étais attendu à ça ! »

( Suivie une assez longue série d’injures, montrant bien la connaissance en la matière de l’homme. Je préfère passer ces propos pour le moins disgracieux sous silence de nouveau, ne serait-ce que pour éviter la censure. Vous comprendrez donc bien qu’il ne m’appartienne pas de pouvoir les mettrent ici. Si un jour cette fiction paraît sur un site web, ce sera la version intégrale, donc en attendant, je vous pris de m’excuser. )

« On se connaissait ? Hell était assez surpris, car l’homme n’évoquait absolument rien dans sa mémoire.
- Oui, c’est le moins qu’on puisse dire ! Bon, je suis désolé de t’avoir arraché de là, je t’y renvoi tout de suite. Je voulais juste être sûr de ce que Cellia m’avait dit. Au revoir mon pote ! Tu salueras Raphaël de ma part, dit lui qu’on se reverra bientôt.
- C’est entendu, mais je pourrais savoir au moins ton nom ?
- Appelle-moi Ozma ! »

Ozma fit un geste en direction d’Hell, qui s’endormi aussitôt.
Tout de suite après, il se redressai, en sueur, secoué par Indis.

« Ca va ? Tu étais très agité, j’ai préféré te réveiller. Tu as fait un cauchemar ?
- Oui, je pense qu’on peut appeler ça comme ça…
- Mon pauvre Hell, allez vient là ! »
Le serrant dans ses bras, Indis s’allongea avec lui, délaissant Raph qui les regardait, furieux, et mit la tête d’Hell sur son épaule, lui chantant une petite chanson à l’oreille.

« Viens dans mes bras,
Repose-toi contre moi !
Viens mon ange,
Contre mon sein,
Tu seras bien,
Viens dans mes bras… »

Hell s’endormi rapidement en écoutant cette chansonnette, et oublia tout ce qui s’était passé…

LOVEISGREAT
LOVEISGREAT
Niveau 10
11 septembre 2004 à 19:49:14

Hihi vous avez vu??? La suite c´est grace a moi qu´elle y est.. Il faut tous que vous remerciez :-p

shyzo
shyzo
Niveau 10
11 septembre 2004 à 20:40:42

:lol:
En attendant, hésite pas à la lire!mdr

shyzo
shyzo
Niveau 10
15 septembre 2004 à 11:09:54

Villa la suite, elle est plutôt longue celle là^^
Bonne lecture ( s´il me reste des lecteurs...)

Géhatos

Le lendemain, les trois compagnons se réveillèrent de bonne heure. Le soleil n’était pas encore visible, mais on devinait qu’il ne tarderait pas. La plaine, humide de rosée, luisait froidement sous leurs yeux. Un lapin au pelage blanc taché de noir se débusqua quand Raphaël se leva brusquement, et alla se perdre dans des hautes herbes qui s’étendaient à une cinquantaine de mètres de leur campement.
Hellmaster, n’ayant pas envi de quitter les bras d’Indis, se pelotonna dedans et fit semblant de se rendormir. Mais celle ci le devina aussitôt, et l’envoya rouler sur l’herbe d’un geste.
Se levant, elle s’approcha du feu, et s’étira longuement en baillant sans réserve.

« Bien dormit Indis ?
- Oui, plutôt bien, merci. »
Voyant qu’Hell s’était levé et approché, elle ajouta :

« En tout cas, tes bras étaient plus confortables que ceux de Hell.
- N’hésites pas à y revenir dans ce cas.
- Humph ! »

Raph avait remis la marmite sur le feu, rajoutant à la soupe de la veille quelques poignées de céréales et de l’eau. Il tourna rapidement et énergiquement pendant la cuisson, puis servit à ses compagnons de voyage une mixture fluide, mêlée de grains durs et très peu appétissante.

« Tu tiens à nous empoisonner, demanda Indis, suspicieuse.
- Non, pas du tout, c’est une recette que je tiens de ma mère, c’est dégueu, ça pourrit vite avec une odeur atroce, mais ça se prépare facilement, c’est pas cher, et c’est nourrissant. »

Indis avala une cuillérée du contenu de son assiette, avala avec peine, déglutit, puis reversa son assiette dans la marmite avec une mine dégoûtée.
Hell en avala un peu plus, puis le reste de son assiette alla rejoindre celle d’Indis.
Seul Raphaël avala le contenu de son assiette sans broncher avant de se resservir.
Enfin, les trois compagnons se préparèrent et partir, toujours en direction du nord.

« Aujourd’hui, nous devons absolument passer le Géhatos, sinon nous aurons beaucoup plus de chemin à parcourir ! »

C’était encore Indis qui menait.

« Le Géhatos ? Qu’est ce que c’est ?
- Toi et ton trou de mémoire… Le Géhatos est un fleuve. Un fleuve immense qui barre cette plaine. Nous sommes au printemps, donc la surface de ce fleuve est en train de fondre. J’ai pris mes renseignements, et si nous ne traversons pas aujourd’hui, la glace ne supportera pas notre poids. Nous serions donc obligés de faire un immense détour pour trouver un moyen de traverser.
A l’est, à une centaine de kilomètres, le fleuve est suffisamment étroit pour nous permettre de passer en radeau. En comptant le temps pour construire le radeau, et les journées de marches imposées pour atteindre cet endroit, on en arrive à un détour d’environ – les yeux dans le flou, elle calcula rapidement – environ quarante jours.
De l’autre côté, il y a un village où on trouve des bateaux qui peuvent faire la traversée, mais il se trouve à cent quarante kilomètres, c’est à dire… environ dix-huit jours pour y aller, soit un peu moins de temps que par l’est, mais une bourse beaucoup plus légère.
Résultat, nous ferions bien de nous dépêcher, nous avons jusqu’à ce soir aux alentours de onze heures ! »

Le groupe s’était mis en route durant cet exposé. Hell essayait de retenir tout ce qu’elle lui disait, mais il avait du mal. Raphaël regardait ailleurs, il avait l’air de connaître tout cela parfaitement, ou de ne pas s’y intéresser.
Soudain, le soleil perça l’horizon. Des rayons oranges traversèrent la plaine, se reflétant sur les gouttelettes de rosée avec des nuances roses, violettes ou même vertes et bleues. L’instant se figea sous cette magie des couleurs, et l’espace d’un instant, ils purent apercevoir une longue traînée scintillante à une grande distance.

« Le voilà, le Géhatos ! »

Mais, comme le soleil montait et que ces couleurs s’éteignaient petit à petit, Hell crût un instant apercevoir un oiseau se découpant sur la trame du soleil. Il le fit remarquer à Indis, mais celle ci ignora la remarque et donna l’ordre de se remettre à marcher.
Durant toute la journée, le petit groupe traversa la plaine, ne s’arrêtant qu’au déjeuner.

« J’ai faim, on pourrait pas faire une pause ? En plus, le soleil est au zénith, alors ce serait bien de se reposer. »

Raphaël, fidèle à lui-même, restait un piètre marcheur.

« Tu as toujours quelque chose qui ne va pas. Tu pourrais pas avancer en silence et attendre les consignes d’Indis ?
- Il a quand même raison, on va s’arrêter. Raph, tu prépares le déj’ ?
- Et pourquoi ce serait moi qui le ferais ?
- Parce que je n’ai pas l’intention de le faire, et j’ai faim, donc je ne vais pas non plus laisser Hell s’en occuper. Tu es peut-être mauvais cuisinier, mais tu es le meilleur de vous deux je pense.
- Et pourquoi serait-il le meilleur ?
- Parce que lui n’a pas de trou de mémoire.
- Hum ! Bon, de toute façon je n’y connais rien.
- Bon, voilà, maintenant tu peux t’en occuper Raph ! Au boulot ! »

Au bout de quelques minutes, Raphaël leur servit la mixture du matin, froide qui plus est.

« Tu tiens vraiment à nous empoisonner ?
- Non, mais je ne tiens pas non plus à être nommé chef cuisinier.
- Au fait Raphaël, tu connais quelqu’un du nom d’Ozma ? »

Hellmaster venait de se rappeler son rêve de la veille.

« Ozma ? Bien sûr, pourquoi ?
- J’ai rêvé de lui. Enfin, je crois que c’était un rêve. Il avait l’air de me connaître, et il m’a dit de te saluer de sa part.
- Hum ! C’est fort possible qu’il s’agisse de lui, je crois qu’il peut faire des trucs de ce genre.
- Il a aussi dit que tu le reverrais bientôt.
- Ah bon ? »

Raphaël n’avait vraiment pas l’air surpris de tout ça. Indis, elle, avait l’air curieuse et intéressée, mais Hell n’arrivait pas à savoir si c’était à propos de lui, de Raphaël ou de cet Ozma.
Hell, lui, était complètement dérouté. Malgré le voilà blanc qui masquait le contenu de son esprit, la plupart des choses qu’il voyait ou entendait lui semblai normale ou compréhensibles. Mais cette fois, il se retrouvait confronté à quelque chose qui ne lui rappelait absolument rien.

« Et bien merci d’avoir fait passer le message.
- C’est après ça que tu t’es réveillé en sueur ?
- Oui, je pense que oui.
- Oki. Bon, comme on a terminé, je propose qu’on se remette en route. Allez, levez-vous, attrapez vos affaires et c’est partit ! »

Montrant l’exemple, elle s’était mise debout, avait refixé son sac sur son dos et repris ses armes. Hellmaster la suivit promptement, suivit peu après par Raphaël, qui rechigna un moment avant de coopérer, seulement après une baffe d’Indis.
Au coucher du soleil, les trois compagnons de voyage arrivèrent enfin face au Géhatos.
Celui ci s’étendait, immense, d’un bout à l’autre de l’horizon, à droite comme à gauche. Sa largeur était impressionnante. Il fallait bien deux heures de marche à vol d’oiseau pour le traverser de part en part.
Mais le plus étonnant dans ce fleuve, tel qu’il se montrait à eux, était sa surface. Gelé. Le Géhatos était intégralement gelé. Mais pas gelé comme une mare ou une rivière, qui forment une surface plane sur laquelle on peut aisément glisser.
La surface du Géhatos était totalement irrégulière. Des pics de glace s’élançaient dans toutes les directions, des forêts de stalagmites, des crevasses de plusieurs dizaines de mètres de largeur et de profondeur parsemait ce décor de rêve.
Pendant que les compagnons admiraient ce spectacle en silence, le soleil rasa l’horizon, leur offrant pour la deuxième fois de la journée une illumination fantastique.
Chaque pique de glace s’enflamma d’un seul coup. La surface scintilla de mille feux, les crevasses semblèrent se remplirent de lave en fusion. Tout le fleuve s’illuminait, et pendant quelques minutes, les teintes jouant avec la glace passèrent du jaune orangé à un violet sombre, passant par le rouge et le vert.
Mais un craquement les ramena d’un coup à la réalité. Une nouvelle fissure apparut, et Indis, affolée, les poussât vers le fleuve. Ils devaient traverser sans perdre une seconde.
Commença alors un voyage hallucinant pour Hellmaster et Raphaël. Indis aussi, bien qu’ayant déjà vécu cela plusieurs fois, se laissai parfois charmée par la beauté des formes de glace. Ils durent plusieurs fois éviter des crevasses, et abattre des immenses stalagmites qui leur barraient la route pour éviter tout retard. Une fois même, une crevasse s’ouvrit sous les pieds de Raphaël, qui eu la chance de s’en sortir grâce à ses compagnons, et surtout à Hellmaster. A partir de ce moment, il fut beaucoup plus agréable à son égard.
Enfin, après quatre heures de traversé, ils approchèrent l’autre rive. Mais un formidable craquement retentit, et toute la glace se mit à bouger en même temps.

( Note de l’auteur : il peut paraître surprenant que la glace cède en pleine nuit, alors que le soleil n’est plus là pour la chauffer, mais il faut penser que le débit d’un fleuve de cette taille est énorme. C’est sous cette pression que la glace, affaiblie par le soleil des derniers jours, céda. )

Affolé, le groupe se mit à courir frénétiquement. Hellmaster prit la tête, suivit de près par Indis. Raphaël, peu entraîné, se faisait distancer un peu plus à chaque seconde.
Mais une faille s’ouvrit soudain sous les pieds d’Hell, qui tomba droit dans l’eau glaciale. Indis tenta de le retenir, faillit tomber avec lui, mais Raphaël la rattrapa, et ils réussirent tous les deux à regagner le rivage tout proche.
Ils s’y effondrèrent, et une larme coula doucement sur la joue d’Indis.

LOVEISGREAT
LOVEISGREAT
Niveau 10
15 septembre 2004 à 12:40:07

C´est bien mais fais attention aux répétitions de prénom...sinon l´histoire reste tres bien et je serais la pour la suite

shyzo
shyzo
Niveau 10
15 septembre 2004 à 17:21:00

C´est un des graves problèmes que je rencontre quand j´écris^^
Je ferai attention quand j´écrirais, mais comme toute cette partie est déjà écrite, pour l´instant je me contente de poster, j´ai la flemme d´écrire en ce moment...
Sinon, bah vila toujours la suite^^lol

Ephémonit

« Hellmaster ! »

Le cri retentit sur les cinquante mètres qui séparaient les deux « rescapés » de leur compagnon. Celui ci était étendu sur le dos, les bras en croix, les yeux fermés, au milieu d’un cercle de pierres blanches. Le Géhatos, paisible maintenant, emportait quelques rares fragments de glace. Il était à peine cinq mètres plus bas que le bord du cercle.
Indis franchit l’espace qui la séparait d’Hellmaster en courant de toutes ses forces.
Elle s’écroula à genoux à côté de lui et se pencha sur lui.

« Hell, tu m’entends ? »

Ouvrant faiblement les yeux, il la regarda et répondit d’une voix très basse :

« C’est agréable de voir un ange en se réveillant. »

Baf !

« C’est malin, tu penses qu’à ça ! Tu aurais pu mourir espèce de crétin ! Mais qu’est ce qui s’est passé, comment es-tu arrivé ici ? »

Il se redressa péniblement, secoua la tête, bailla et regarda autour de lui.

« Bah, le fleuve a du me rejeter sur la rive, j’ai eu de la chance !
- Une sacré chance, ça fait deux semaines que tu es tombé dedans ! Et en plus, le fleuve n’aurait jamais pu t’amener ici, on est en amont de l’endroit où tu es tombé dedans !
- Quoi ? »

Surpris, il se redresse complètement.

« Mais qu’est ce qui s’est passé ?
- Ca on aimerait bien le savoir ! Comment t’es arrivé là ? »

Raphaël, moins expansif qu’Indis, venait seulement d’arrivé.

« Alors, qu’est ce qui s »est passé depuis que tu nous as quittés ?
- Je n’en sais rien… Je ne pensais pas qu’il s’était passé tant de temps, j’ai l’impression que ça fait quelques heures à peine…
- Et bien… Tu ne te rappelles vraiment de rien ?
- Hum ! Si, maintenant que tu le dis, je me rappelle une impression. Une impression de chaleur, de douceur, de calme. »

Indis et Raphaël échangèrent un regard éloquent.

« Quoi, qu’est ce que vous avez ?
- Rien ! »

« Presque agressive, mais qu’est ce que j’ai pu dire ? »

« Allez, lèves-toi, on est presque arrivé à destination !
- Ah bon ? Et bien, ce n’est pas si mal de tomber à l’eau ! J’ai économisé deux semaines de marche !
- Tais-toi, tu ne sais pas ce que tu dis ! »

Obéissant, il se leva et regarda l’endroit où il se trouvait.
Le Géhatos, à peine plus étroit, donnait une impression de force, une force latente, mais aussi de calme, de douceur et de tranquillité. Rien à voir avec le Géhatos gelé qu’il avait aperçu il y a deux semaines de ça.
Autour de lui, il n’y avait pas de grands changements. La plaine se déroulait, identique, vide et plate. Au-delà du Géhatos, rien ne venait troubler cette quiétude. Du côté opposé non plus. L’aval du Géhatos se déroulait, vide lui aussi. Hell n’aurait pas su dire à quelle distance il était tombé dedans. Enfin, en amont se trouvait un petit village. Il s’étendait sur la ligne d’horizon, on le devinait à peine. Ses maisons, une cinquantaine, s’étalaient en étoile autour d’une place centrale, occupée apparemment par des magasins et autres boutiques. Un grand bâtiment s’élevait au milieu de cette place, mais à cette distance, il n’arrivait pas à en savoir plus.

« Allez, en route ! »

Indis commandait toujours. Elle avait beau se montrer agressive envers lui, Hell avait l’impression qu’elle était particulièrement contente de le retrouver.
Le petit groupe s’ébranla en direction de ce petit village.

« Et qu’est ce qu’on va y faire dans ce village ? »

Hell était toujours aussi avide d’apprendre, peut-être de réapprendre ce qu’il avait oublié.

« D’abord s’y reposé un peu. Tu as peut-être passé deux semaines à dormir, mais ce n’est pas notre cas. Après un ou deux jours de repos bien tranquille, on achètera ce qu’il nous faut, et on repartira. On est encore loin de la ville vers laquelle nous nous dirigeons.
- Et qu’est ce que nous y ferons dans cette ville ? Nous avons une chance de retrouver une trace de mon identité ?
- Plus le temps passe et plus je me le demande…
- Comment ça ?
- Non, rien… Je t’expliquerais plus tard… Enfin bon, nous y trouverons au moins des informations. »

Hell essaya bien de continuer à lui demander des informations, mais il n’obtint plus rien, et finit par se murer dans le silence. Raphaël n’avait plus ouvert la bouche depuis qu’il s’était mis en route. Il avait l’air de mieux supporter la marche, mais il n’était pas encore au même niveau de résistance qu’Hell, et encore moins celui d’Indis.
Un instant, Hell se demanda s’il s’était passé quelque chose entre ses deux compagnons, mais il préféra attendre pour voir ça le soir, à leurs réactions.
Mais il discerna quelque chose qui le troubla sur le visage de son « rival ». Quand celui ci posa son regard sur Hell, qui l’observait, une lueur très brève passa dans ses yeux. Il ne portât d’ailleurs plus son regard sur Hellmaster de tout le voyage. Mais Hell ne savait comment interpréter ce regard. Il avait traduit une chaleur, presque de l’amour.
En fin de soirée nos trois aventuriers bas de gamme arrivaient enfin dans ce petit village.

« Eh bien, pas fâché d’y être, on va enfin pouvoir dormir dans un bon lit !
- Ca tu l’as dit Raph. Mais j’ai surtout envi de faire un bon repas chaud planté dans un coin d’une taverne en écoutant un musicien !
- Ah ah, gourmande ! »

Hellmaster se sentit un peu mis à part durant cette conversation, mais il pensa que ce n’était pas étonnant, après deux semaines d’absence. Il aurait été étonnant que les deux autres ne se soient pas rapprochés.
Ils arrivèrent rapidement sur la place centrale. Leurs regards se portèrent sur le bâtiment qu’ils avaient devant eux.
Surmonté d’une immense coupole de trente mètres de diamètre, qui réfléchissait les rayons du soleil avec des reflets cuivrés, il s’élevait sur une vingtaine de mètres. Construit à l’aide d’immenses blocs de marbre, il était d’un blanc nacré. Il ne possédait presque aucune fenêtre, juste des meurtrières de place en place. Sa porte, haute de trois mètres, était en chêne massif, barrée d’immenses traverses en argent. Il portait de nombreuses décorations, elles aussi en argent, mêlé d’or. Deux gardes surveillaient la porte, armés de pieds en têtes.
Autour de ce bâtiment, la place formait un cercle parfait. Pavée, elle aurait permis la circulation de nombreux véhicules en plus d’une foule dense. Mais étrangement, il n’y avait que quelques rares marchands la parcouraient.
Les diverses échoppes qui la clôturaient étaient construites à l’aide de pierres rouge, qui prenaient des reflets bleutés sous le soleil. En combinaison avec leurs toits d’ardoises, ces reflets et le vide de la place donnaient l’impression d’une ville fantôme.

« Hep là ! Je peux savoir ce que vous faites ici ? »

Le garde était agressif, voire même menaçant. Il venait de sortir du bâtiment central. Les autres gardes n’avaient pas bronchés.

« Nous venons d’arriver en ville, et nous cherchons une bonne auberge. »

La voix d’Indis restait calme, assurée. Le garde arriva à leur niveau et les toisa avec mépris.

« Etrangers hein ? Vous n’avez pas le droit d’être ici ! Si vous voulez accéder à une auberge, il faut revenir ce soir, à la tombée de la nuit. Disparaissez maintenant !
- Mais…
- Je vous ai dit de partir. Si je vous revois ici, je vous fais enfermer, compris ? »

Avec dépit, Indis se résigna et entraîna ses amis vers l’extérieur de la ville. Ils allèrent s’asseoir au bord du Géhatos et le regardèrent couler jusqu’à la tombée de la nuit. Ils revinrent alors en ville.
Quand les trois compagnons débouchèrent sur la place, l’ambiance avait changé d’un extrême à l’autre.
Sous la lumière des torches, la place devenait chaleureuse. La foule avait envahi la rue, et plus aucun garde n’était visible. Tous les magasins étaient ouverts, pleins de monde eux aussi.
Etonnés, nos amis s’engouffrèrent dans une auberge et s’approchèrent du comptoir, tenu par un gros bonhomme, la figure joufflue, de larges moustaches noires et le crâne rasé.

« Bonjour messieurs dames ! Je peux faire quelque chose pour vous ? Vous n’avez pas l’air d’être de la région. Vous avez fait bon voyage ? Vous désirez une chambre ? Un bon repas chaud ? Ou peut-être juste une bonne chope de bière ? »

Le tenancier avait dit tout cela d’un trait, d’une grosse voix amicale. Ses petits yeux, enfoncés dans leurs orbites, détaillaient ses clients d’un air rusé et amical. Son large front et son grand sourire lui donnait un air franc et jovial. Indis, pas très rassurée dans cette foule, demanda d’une petite voix :

« Euh, nous aimerions une chambre pour quelques jours, c’est possible ?
- Mais bien entendu ! Que désirez-vous, une chambre grand luxe, une plus moderne, une simple et à bas prix ?
- Uneuh… une chambre classique, pas trop sobre, mais grande, avec salle de bain, et un seul grand lit.
- Bien, sans problèmes ! Vous désirez autre chose ?
- Oui, nous aimerions manger aussi. Vous pouvez nous servir dans la chambre ?
- Le client est roi ! Que désirez-vous manger ?
- Euh, un gros jambon fumé, deux cruches de bière, de la salade et des biscuits.
- La salade ça risque d’être cher, je préfère vous prévenir.
- Nous avons de quoi.
- Bien, tenez, voici votre clé. Je pense que vous pourrez vous retrouverez, vous êtes au premier.
- Merci beaucoup. »

Indis attrapa la clé et entraîna ses compagnons derrière elle. Un instant plus tard, ils étaient dans leur chambre.

« Un grand lit ? »

Hellmaster s’étonnait.

« Bah oui, ça évitera de faire un jaloux. »

Indis avait un sourire en coin. Hellmaster regarda Raphaël, qui ne souriait pas. Il avait juste l’air épuisé, et s’écroula sur le lit en se serrant dans un coin avant même l’arrivée du repas. Il ne se réveilla même pas quand Indis le secoua pour le lui dire.
Hell et elle s’assirent donc face à face à la petite table qui occupait un coin de leur chambre. Leur dîner fût très agréable, bien que silencieux pour éviter de réveiller Raphaël. Après quelques heures passées à discuter de tout et de rien, les deux décidèrent qu’ils étaient trop fatigués pour continuer. Ils se déshabillèrent donc ( lol, vous avez tous l’esprit mal tourné je suis sûr ! ^___^ ) et se mirent au lit. Hell essaya bien de se serrer contre Indis, mais elle, prétextant qu’elle avait trop chaud, le repoussait sans cesse. Il attendit donc qu’elle s’endorme à moitié, puis vint se coller contre elle, la serrant dans ses bras, et ils s’endormirent.

shyzo
shyzo
Niveau 10
21 septembre 2004 à 22:22:15

ya personne qui lit, et ya personne sur le forum en prime...

LOVEISGREAT
LOVEISGREAT
Niveau 10
22 septembre 2004 à 18:14:29

Hého moi je lis. J´ai juste la flemme de mettre un commentaire a chaque fois^^
Alors si tu mets pas la suite de ta fic je mets pas la suite de la mienne :nah:

shyzo
shyzo
Niveau 10
23 septembre 2004 à 18:03:14

T´as pas lu mon message?
J´arrête cette fic. Pour l´instant, c´est définitif.

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