je me suis essayé à l´acriture de cette nouvelle. Dites-moi ce que vous en penser et si vous vouler une suite
No inspiration
Une grande chose peut unir le dernier gagnant du prix Goncourt et un élève assez peu travailleur qui est très attiré par sa prof de français (ce cas est, il est vrai assez peu fréquent, mais tout à fait possible.). La peur de décevoir le lecteur.
Un second roman se profile pour notre dernier primé de la plus grande des récompenses littéraires françaises. Du moins, un second roman devrait se profiler. Mais, Bernard Heauquenard n’arrivait pas à se relancer dans l’écriture. Il ne savait pas de quel sujet traiter. C’était comme s’il n’avait rien à dire, lui, le grand lauréat du prix Goncourt… Il se souvenait de la jubilation qu’il avait éprouvée le jour où il avait la merveilleuse nouvelle : son premier roman : « Désespéré(e)(s) » avait été élu par ses plus éminents confrères. Le livre avait fait un carton : il avait dépassé les cinq cent milles exemplaires vendus après un mois. Ce souvenir lui faisait plus mal qu’autre chose. Ces lecteurs étaient très exigeants. Certains lui avaient envoyé des lettres pour lui conseiller de ne plus faire telles ou telles erreurs dans son écriture. Plus récemment, il avait reçu plusieurs dizaines de lettres demandant pour quand la sortie de son second roman était prévue. Bernard n’en dormait plus. Il lui fallait une idée, une grande idée. Quelque chose qui marquerait la littérature française par son innovation osée.
Fred, en tout cas c’est ainsi qu’il se fait appeler, était penché sur une feuille de papier vierge. Il travaillait dans une chambre peu éclairée, décorée par des posters de rockers et de groupes de métal. Son bureau était une véritable immondice. Il avait rapidement décalé d’un grand coup de bras tout ce qui traînait sur la table vers les bords pour pouvoir poser une feuille et un sujet de rédaction :
Exprimer vos émotions les plus profondes à travers un sonnet.
Il réfléchissait profondément. Il savait que c’était l’occasion idéale pour faire comprendre à sa jeune professeur de français à la faculté de langues de Boinych-sous-Loisillon en banlieue parisienne qu’il en était amoureux depuis la première fois qu’il avait posé le regard sur son visage ; mais quelle était la meilleure façon d’exprimer de tels sentiments à travers un poème aussi limité que le sonnet. Il sentait une alchimie peu courante entre elle et lui, un fluide qui circulerait uniquement par la pensée. Il avait peur de se retrouver confronté à un interdit. Celui qui sépare irrémédiablement les professeurs des élèves tel le grand tabou de l’inceste. Mais Fred savait au fond de lui que sa tentative n’était pas désespérée. Il avait déjà échangé d’indéniables regards attendrissants avait Mme Terence. Le seul obstacle était peut-être la grande culture de celle-ci et les grandes difficultés qu’éprouvait Fred face au travail. Il savait qu’un beau sonnet pourrait vraiment l’aider à enfin réussir à décrocher un rendez-vous avec elle.
Bernard, quant à lui, se baladait dans un jardin public, seul, sa vieille écharpe autour du coup. Il était à la recherche de l’inspiration, les quelques feuilles mortes volantes qui faisaient sentir un automne précoce ne parvinrent pas à déclencher chez lui de sentiment quel qu’il soit. Les rares personnes qu’il croisa ne lui accordèrent aucun regard, si ce n’est un homme qui l’avait légèrement dévisagé et regarder en biais d’une manière bien moins discrète que ce qu’il aurait voulu. Bernard avait remarqué que cet homme lui adressait un regard appuyé, mais il n’y fit pas attention… Il avait l’habitude de croiser des personnes qui avaient l’impression de le reconnaître et ça ne lui faisait plus ni chaud ni froid. Il aurait bien aimé ressentir une gêne quelconque ou une envie folle de conseiller à cet homme de ne pas le regarder « de travers », mais rien de tout cela ne frappait son esprit. Il se rendait compte de toutes les choses, mais il y était quasiment insensible. Il attendait toujours le déclic.
Fred avait eu une idée géniale pour rédiger un sonnet parfait : engager un professeur de Français particulier. C’était une idée grandiose d’après lui, il s’était empressé de joindre le prof le plus qualifié qu’il ait trouvé dans les annonces du journal :
- Oui, allô ?, avait répondu la voix grave du professeur.
- Bonjour, je m’appelle Frédéric Clairval, j’ai 22 ans et j’étudie les langues en fac. J’appelle pour savoir si vous seriez disponibles pour me donner ponctuellement quelques cours d’aide en Français. J’ai vu votre annonce dans un journal.
- Bien sûr, je suis assez occupé en ce moment, mais si ce n’est que pour des rendez-vous ponctuels, je pense que je pourrais me libérer. Quels horaires pouvez-vous me proposer ?
- Je suis chez moi tous les soirs en semaine à partir de 18h, sauf le week-end.
- Je pourrai passer lundi soir, à 18h30 ?, avait continué le professeur.
- Oui, lundi soir ça ira très bien, merci.
- Quelle est votre adresse Mr Clairval ?
- 27 Rue du Labrador, 72005 Boynich et 0698567345 c’est mon numéro de téléphone, en cas de problème.
- Très bien, et bien à lundi soir alors. Mes honoraires sont ceux que vous pouvez normalement apercevoir dans la petite annonce.
- C’est entendu, à lundi professeur Heauquenard. »
A trente euros de l’heure, il avait à prouver ses compétences ce professeur se disait Fred en son fort intérieur.
Pour tout te dire, cette fic commence à la " epitaph ", c´est à dire bien.
Mis à par quelques erreur de conjugaison ou de ponctuation, l´histoire est ebtraînante et je lirais très probablement la suite.
![]()
je voulais pas lire, lol. je me suis fait entraîner et j´attend la suite
Style sympathique, sans lourdeur mais sans fluidité exemplaire non plus. Une oeuvre moyenne se lisant facilement. Sujet original cependant, je me demande ce qui va se passer par la suite.
Conversation téléphonique trop linéaire aussi. Sinon, ça baigne ![]()
A la epitaph? C´est à dire?
Sinon je trouve ça assez sympathique ![]()
pour vos commentaires. Je me suis pas surpassé sur l´écriture, c´est vrai... Je vais essayer de m´appliquer plus pour la suite ![]()
Les trois jours d’attente jusqu’à ce lundi furent pour lui quasi-insoutenables. Il essayait de trouver par lui même une formulation géniale, il se posait beaucoup de questions. Etait-ce réellement une bonne idée que cette déclaration d’amour ? Est-ce que le professeur accepterait de rédiger cette lettre et y parviendrait-il ? Il n’en dormit pas pendant toute une nuit. Jamais auparavant, un amour, aussi impossible soit-il, n’avait provoqué chez lui un tel engouement, une telle passion proche de l’hystérie.
Le lundi matin arriva, et Fred dut reprendre sa routine hebdomadaire : aller à la fac’. Sa première heure de cours se déroula sans véritable souci, si ce n’est un manque de sommeil évident empêchant toute concentration durant plus de 30 secondes d’affilée. Il ressortit de la salle sans vraiment savoir ce qu’il venait d’étudier. Il se rendit ensuite à son cours de français. Déjà, il sentait son cœur palpiter, et ce ne furent pas les tentatives de séduction éloquentes mais discrètes de Mme Terence qui lui firent se sentir mieux. Au contraire, cette situation l’intimidait. Il savait que s’il ne faisait pas de véritable premier pas en avant, le malaise qu’il éprouvait en la voyant ne ferait qu’accroître…
La silhouette effilée de Bernard Heauquenard, au même moment, s’affalait tristement sur le lit de sa chambre. Il n’arrivait toujours pas à mettre son cerveau en marche. Il passa une main dans ces cheveux d’un noir puissant et ajusta ses lunettes sur son nez légèrement pointu. Il préféra aller se promener plutôt que de rester seul à déprimer dans cet univers sombre, presque carcéral, qu’il avait lui-même confectionné. Sa promenade matinale était elle aussi devenue monotone. Il marchait toujours dans ce même parc dont il traversait les allées inconsciemment. Son esprit était obnubilé par une idée de nouveau récit. Il pensa alors à faire quelque chose qu’il n’avait encore jamais fait en ce qui concerne l’écriture de ces romans : demander de l’aide à l’un de ses proches. Et pendant qu’il flânait dans le parc sans accorder la moindre attention à ce qui l’entourait, il songea à qui il pourrait bien demander de l’aide.
Le cours venait de se terminer et Fred était assez déboussolé. Il retrouva ses amis et essaya d’oublier un instant qu’il avait passé l’heure à s’imaginer des choses plus ou moins romantiques concernant Mme Terence qu’il soupçonnait d’en faire tout autant. Il était en tout cas désormais sûr que prendre un cours particulier de Français était la bonne solution. Tout simplement car c’était la seule issue qu’il trouvait à ce problème qui le mettait mal à l’aise. Il passa une fin de matinée assez ennuyeuse et retourna en cours l’après-midi toujours aussi fatigué. Sa corpulence efflanquée lui donnait un air de zombie très peu charmeur. Son air habituellement vif et dynamique était devenu soucieux et endormi. Son sourire craquant et ses jolis yeux bleus avaient été remplacée par une moue pathétique et des cernes énormes soulignant ses yeux tel d’épais traits noirs violacés. Après cet après-midi d’inattention aux cours, il se promit de rattraper son sommeil pour ne pas avoir l’air d’un « shooté » devant Mme Terence lorsqu’il lui remettrait dès le lendemain sa déclaration sous forme de sonnet.
Bernard était surexcité. Le déclic était venu. Certes, rien n’était fait, loin de là… Mais une idée aussi quelconque qu’elle puisse paraître avait traverser son esprit. Le nombre de ses proches étant très restreint, son choix se porta presque automatiquement sur son frère qu’il savait professeur de français à ses heures perdues. Il décida de l’appeler sur le champs. Il composa le numéro et attendit quelque secondes que son interlocuteur décroche :
« - Allô, dit celui-ci.
- Allô, Patrick, dit Bernard d’une voix tremblante d’émotion, comment vas-tu ?
- Ah Bernard, c’est toi ? Et ben, écoute, je vais très bien… Ca faisait longtemps que je n’avais pas eu de tes nouvelles. Qu’est-ce que tu deviens ?
- Oh, tu sais, tout marche bien pour moi, dit le primé avec une once de tristesse dans le ton de sa voix. Et toi, comment va ta famille ? Le enfants vont bien ?
- Oui, ils vont très bien, mais j’ai l’impression que quelque chose ne va pas, Bernard… Tu sais, si tu as besoin de quelque chose tu peux me le demander ! C’est pour de l’argent c’est ça ? Et bien, passe dem…
- Mais non, ce n’est pas pour de l’argent, rassure-toi, dit Bernard dont le sourire était revenu. En fait, voilà, j’aurais besoin de toi pour m’aider à trouver une bonne idée pour mon prochain livre…
- C’est vrai ?, s’exclama Patrick étonné, ce serait avec plaisir bien sûr. Qui pourrait refuser d’aider le lauréat du prix Goncourt à trouver sa muse ?, continua-t-il d’un ton railleur… Bon, tu n’as qu’à passer, voyons… Lundi soir, vers 18 heures.
- D’accord, c’est entendu, merci beaucoup Pat’ ! Tu me sauves la mise une fois de plus… Comme avant, dans notre jeunesse, dit Bernard avec un brin de mélancolie qui perçait dans la voix.
- De rien, p’tit frère… Je ne sais pas si tu es au courant, mais j’ai passé mon diplôme d’agrégation dernièrement et je l’ai obtenu assez facilement. Je dois dire en toute modestie que j’en suis assez fier…
- Vraiment ? Tu me raconteras tout ça lundi soir, dit Bernard toujours aussi excité.
- D’accord au revoir frérot !, dit Patrick Heauquenard lui aussi heureux.
- Bye, Pat’ ! Passe le bonjour à toute ta petite famille de ma part.
- J’y penserai. Allez, à lundi !
- A lundi ! »
Il raccrocha et s’allongea sur le lit avec un entrain assez exceptionnel. Il se demandait si cette journée qui semblait bien partie, verrait naître en lui – pourquoi pas ? – ses propres idées pour son prochain roman. Malheureusement, aucune idée ne lui vint à l’esprit, mais il se coucha et s’endormit avec le même sentiment que celui que peu ressentir un pompier ayant sorti d’un grand feu deux petites filles indemnes. Avec le sentiment de quelqu’un qui a fait son travail et c’était ce qu’il lui manquait depuis ces derniers mois…
Je sais que la suite a mis un peu plus d´un mois et que vous avez probablement oublié jusqu´à l´existance de ce topic, mais bon, je poste quand même la suite en espérant satisfaire quelques lecteurs... ![]()
Excusez-moi, j´ai oublié de me relire et je me suis complètement trompé dans l´écriture de la conversation téléphonique...
« - Allô, dit celui-ci.
- Allô, Patrick, dit Bernard d’une voix tremblante d’émotion, comment vas-tu ?
- Ah Bernard, c’est toi ? Et ben, écoute, je vais très bien… Ca faisait longtemps que je n’avais pas eu de tes nouvelles. Qu’est-ce que tu deviens ?
- Oh, tu sais, tout marche bien pour moi, dit le primé avec une once de tristesse dans le ton de sa voix. Et toi, comment va ta famille ? Le enfants vont bien ?
- Oui, ils vont très bien, mais j’ai l’impression que quelque chose ne va pas, Bernard… Tu sais, si tu as besoin de quelque chose tu peux me le demander ! C’est pour de l’argent c’est ça ? Et bien, passe dem…
- Mais non, ce n’est pas pour de l’argent, rassure-toi, dit Bernard dont le sourire était revenu. En fait, voilà, j’aurais besoin de toi pour m’aider à trouver une bonne idée pour mon prochain livre…
- C’est vrai ?, s’exclama Patrick étonné, ce serait avec plaisir bien sûr. Qui pourrait refuser d’aider le lauréat du prix Goncourt à trouver sa muse ?, continua-t-il d’un ton railleur… Bon, tu n’as qu’à passer, voyons… tout de suite, je t’attends pour 18 heures.
- D’accord, c’est entendu, merci beaucoup Pat’ ! Tu me sauves la mise une fois de plus… Comme avant, dans notre jeunesse, dit Bernard avec un brin de mélancolie qui perçait dans la voix.
- De rien, p’tit frère… Je ne sais pas si tu es au courant, mais j’ai passé mon diplôme d’agrégation dernièrement et je l’ai obtenu assez facilement. Je dois dire en toute modestie que j’en suis assez fier…
- Vraiment ? Tu me raconteras tout ça toute à l’heure, dit Bernard toujours aussi excité.
- D’accord au revoir frérot !, dit Patrick Heauquenard lui aussi heureux.
- Bye, Pat’ ! Passe le bonjour à toute ta petite famille de ma part.
- J’y penserai. Allez, à toute à l’heure !
- A tout de suite ! »
Il raccrocha et s’allongea sur le lit avec un entrain assez exceptionnel. Il se demandait si cette journée qui semblait bien partie, verrait naître en lui – pourquoi pas ? – ses propres idées pour son prochain roman. Malheureusement, aucune idée ne lui vint à l’esprit, mais il resta allongé quelques minute supplémentaires en essayant de demeurer le plus calme possible avec le même sentiment que celui que peut ressentir un pompier ayant sorti d’un grand feu deux petites filles indemnes. Avec le sentiment de quelqu’un qui a fait son travail et c’était ce qu’il lui manquait depuis ces derniers mois…
Voila, ![]()
Quand je lis ce texte, ça me fait penser à ma propre prof de français… Enfin bon, moi j´ai 16 ans, pas 22, c´est peu plus extrême niveau interdit.
Le début était intéressant mais je trouve que tu tourne autour du pot. On ne s´attache pas aux persos, y´a pas vraiment de déscriptions… Enfin c´est basé sur l´histoire et non sur le style quoi. Ca ne pose pas de problème en théorie mais le rythme deviens un peu lent par la suite. Même pas de déscription de la prof, snif. Enfin je lirais la suite aussi.
Ok, merci du conseil, je vais essayer de faire les portaraits des personnages principaux par la suite... ![]()
Je suis en train d´écrire une suite (lentement? ) mais j´aimerais savoir si il y a un ou deux (ou plus?
)autres lecteurs qui ne se seraient pas encore manifestés
Ca me motiverait un peu... Mais bon, je suis quand même décidé à menaer cette fic´ à bout ![]()
Et voilà la suite tant attendue
Il se leva assez rapidement afin de se préparer à son entrevue avec son frère. Il coiffa sa tignasse peu docile et se parfuma pour être d’un plus bel effet qu’il ne l’avait jamais été. Il s’emballait peut-être, mais il sentait que c’était le moment de tout changer, de s’ouvrir aux autres. Ainsi, à 17h30, Bernard partit fort stressé de son bel appartement du centre-ville de Paris pour se rendre chez son frère qui vivait lui aussi de manière assez aisée dans le 16ème arrondissement de la capitale. Il marcha d’un pas décidé et régulier en direction du domicile de Patrick. Il y arriva en avance et sonna deux coups secs.
“ - Bernard ?, s’enquit la voix de Patrick à travers l’interphone.
-Oui.
-Rentre, dépêche-toi, il faut que je t’explique rapidement la situation…. ”
Sur ce la grande porte d’entrée du bel immeuble ancien s’ouvrit et Bernard grimpa rapidement les marches pour arriver sur le seuil de la porte de l’appartement de son frère à laquelle il tapa deux coups brefs. La porte s’ouvrit à la volée et Bernard fut poussé vers l’extérieur par son frère qui le guida dans une grande précipitation vers la sortie du bâtiment en prononçant quelques phrases incompréhensibles dont il parvint difficilement à déchiffrer quelques mots : “ oublié ”, “ retard ”, “ viens ”…
Ils sortirent et parvinrent très rapidement à un parking privé dans lequel Patrick Heauquenard garait sa Mercedes. Il l’ouvrit à distance et se dirigea à grande vitesse vers la portière avant gauche afin de s’installer au volant. Bernard, bien que peu habitué à de tels efforts, fit tout son possible pour suivre son frère jusqu’à la voiture. Il réussit à l’atteindre sans trop de difficulté et s’assit, essoufflé, sur l’un des très confortables fauteuils en cuir marron de la berline haut de gamme.
“ - A quoi tu joues là Pat’, s’écria-t-il soudainement ! ”
Son frère semblait lui aussi lessivé par cet effort fourni… Il démarra tant bien que même la voiture.
“ - J’avais presque oublié que je devais donner un cours à 18h30 dans le périph’… Quand je m’en suis souvenu, il y a tout juste quelques minutes, je me suis dit que si tu voulais de l’inspiration ça pourrait peut-être enrichir un peu tes connaissances de voir comment je travaillais, répondit à bout de souffle Patrick.
- Ah, ce n’est que ça, s’étonna Bernard en un sourire rassuré. Je suis tout à fait d’accord. Un peu d’imprévu ne peut pas faire de mal après tout…
- Aussi, si tu te décidais à acheter un portable, j’aurais pu te joindre plus tôt pour t’en avertir, ajouta son frère sur un ton railleur. ”
La suite du voyage se passa de manière fort détendue et agréable. La symbiose d’antan et la complémentarité entre les deux hommes tendaient à se ressouder au plus grand bonheur de Bernard qui se sentait rajeunir et qui passait là parmi les meilleurs moments des deux difficiles années qu’il venait de vivre…
Franck se sentait lui aussi très détendu. Il attendait beaucoup du professeur particulier qui devait arriver d’un moment à l’autre. Il avait esquissé un brouillon de sonnet particulièrement raté pour ne pas passer pour un fainéant qui ne faisait pas son travail. S’il voulait que le professeur fasse son travail à sa place, il fallait qu’il se mette dans les meilleures dispositions : se faire passer pour un ignare, et montrer qu’il voulait faire du bon boulot. Le brouillon affreux était une partie importante de la démarche.
Le temps commença à se faire long pour le jeune étudiant qui s’impatientait en scrutant fixement le réveil de sa chambre qui indiquait que le prof avait déjà un quart d’heure de retard. Le garçon ruminait en silence lorsque il entendit le léger son de la sonnette. Il se rendit dans le hall du pavillon de ses parents (chez qui il vivait toujours) et ouvrit rapidement la porte d’entrée. De l’autre côté du palier se tenaient à sa grande surprise deux hommes. Ils avaient l’air intelligent mais étrangement heureux et gais, comme s’ils venaient de vivre un très bon moment. Ils étaient vêtus tous deux de longues vestes grises imperméables et arboraient le même air malicieux sur le visage. L’un dépassait son voisin d’une bonne dizaine de centimètres, mais les mêmes traits prononcés se retrouvaient chez les deux personnages quasiment à l’identique. Franck en déduit qu’ils étaient probablement frères et après cette rapide analyse de ces invités, il se décida poliment à les laisser entrer.
“ -Bonjour, messieurs, s’exclama-t-il en serrant brièvement les mains de ces interlocuteurs. Vous êtes Mr Heauquenard ? demanda-t-il au plus grand des deux.
- Oui, répondit celui-ci en souriant, mais sûrement pas celui à qui vous voudriez vous adressez en premier lieu.
- Vous êtes donc bien frères, dit Fred en souriant à son tour. Je me disais bien qu’il y avait un air de famille…
- Oui, nous sommes bien frères, ajouta le plus petit des deux. Je m’excuse d’ailleurs d’avoir amené avec moi mon frère sans vous avoir demandé au préalable si cela vous dérangeait…
- Ne vous inquiétez pas, il n’y a aucun problème. Venez, je vais vous mener à ma chambre où on va travaillez. ”
En traversant la petite maison, le professeur particulier ajouta :
“ - Mon frère ne sera certainement pas de trop si vous avez besoin d’aide en Français. Je vous signale au passage qu’il a obtenu l’année dernière le prix Goncourt pour son premier roman.
- Vraiment, s’exclama Fred avec une admiration sincère ! Mes félicitations… ”
Finalement cet invité surprise pourrait lui être d’une grande utilité pour ce dont il avait besoin. Et c’est sur cette pensée presque jubilatoire à ses yeux qu’il invita ses hôtes de passage à s’asseoir confortablement autour de son bureau.
Bernard venait d’arriver chez le jeune homme et fut rassuré par l’accueil assez chaleureux de celui-ci. Après tout, c’est vrai que de “voir un peu de monde ” ne pourrait lui être que bénéfique. Il s’installa alors sur un fauteuil difforme à même le sol dont (au premier contact) le contenu était assimilable à du riz ou quelque chose du même type.
“ - C’est un pouf en forme de poire, dit le jeune homme un sourire goguenard aux lèvres. Désolé, mais c’est tout ce que j’ai à vous proposer, je ne m’attendais pas à ce qu’il y ait un deuxième professeur… ”
Bernard s’assit alors sans retenue dans le fauteuil qui prit effectivement la forme d’une poire avec le dossier qui s’était relevé sous son poids… Etrange, mais confortable. Dans le même temps, son frère avait pris place sur une chaise moins singulière à côté du fauteuil de bureau du garçon. Une fois que Bernard se fut rapprocher des deux autres et que tout le monde soit prêt, ce fut Patrick qui rompit le silence :
“ - Bon, eh bien Fred ! Vous ne m’avez pas dit ce pour quoi vous aviez besoin de mon aide.
- Oui, c’est exact ! En réalité, j’ai beaucoup de difficultés lorsque je dois rédiger ou commenter toute sorte de texte. Et pour demain, il se trouve que j’ai un sonnet à inventer. Et ça va compter pas mal dans la moyenne normalement… Donc, je me suis dit qu’un peu d’aide serait la bienvenue, répondit le dénommé Fred qui semblait chercher ses mots.
- D’accord, très bien !, répondit Patrick tout sourire, avez-vous déjà commencé à chercher quelques idées ? Ou au moins un thème que vous voudriez aborder ?
- Oui, regardez, j’ai fais un petit brouillon préparatif, expliqua le jeune homme en montrant une feuille de papier raturée. Au passage, vous pouvez me tutoyer vous savez… ”
Patrick se mit à regarder la feuille de brouillon le regard soucieux. Apparemment ce qu’avait écrit Fred ne devait pas être de très grande qualité… Fred, pendant la lecture concentrée de son professeur s’était affalé sur son bureau, la tête entre les coudes, les yeux clos. Bernard en profita donc pour contempler brièvement ce qui l’entourait. Il était assis une cinquantaine de centimètres derrière son frère et était placé parfaitement pour voir ce qui se trouvait dans le sac à dos de cours de l’élève. Il y laissa glisser coupablement sa main et en ressorti un agenda dont la couverture avait été tapissée de stylo et de feutres fluorescents. Intéressant. Il ouvrit le petit livre et tomba sur une page “ taguée ” du coin d’en haut à gauche à celui d’en bas à droite. “ Mme Terence, elle est trop belle, elle est parfaite, je l’aime ”. Assez primaire comme comportement, même puéril pour un garçon d’une vingtaine d’année tout de même… Mais qui est-ce cette Mme Terence au passage ? Bernard tourna les pages de plus belle pour tomber sur l’emploi du temps de Fred. Il gardait dans le même temps un œil sur Fred et son frère qui étaient toujours employés à leurs tâches respectives. L’emploi du temps lui en appris plus sur cette Mme Terence, c’était un professeur de Français, celui de Fred d’ailleurs. Ces recherches secrètes donnaient à Bernard un sentiment de jouissance totale tant c’était rare ces derniers mois. Il sentait l’inspiration monter en lui, elle pouvait se cacher derrière chaque porte maintenant. A lui de trouver la bonne.
Il referma le petit carnet le remit à sa place et attendit quelques instants que l’un de ses deux compagnons se décide à parler. Ce fut une nouvelle fois Patrick qui coupa :
“ - Oui, effectivement, il y a encore du travail. Si j’ai bien compris le thème est l’amour, non ?
- Oui, c’est ça, dit Fred en réprimant impeccablement le sourire qu’il aurait voulu afficher.
- J’ai même l’impression que le but est de charmer le lecteur. Comme pour une lettre d’amour par exemple…
- Ah tiens, ce n’était pas le but recherché, mais ça pourrait vraiment bien donner. Excellente idée M’sieur Heauquenard, s’enquit-il avec l’air le plus crédible dont il était capable de faire preuve.
- Même sans regarder, je suis persuadé que c’était en réalité le but recherché… Vous voulez charmer votre prof de français en lui écrivant un sonnet d’amour… Ca faciliterait peut-être votre “ premier pas ” vers elle non ?, ajouta Bernard vautré grossièrement dans son siège en forme de poire. ”
Bernard s’en voulait un peu de s’être permis cette remarque… Mais il aimait bien pouvoir prendre des airs de supériorité, c’était dans sa nature… Enfin, il fallait qu’il se contrôle.
“ Putain, mais c’est un devin ou quoi ? ”, se dit Fred intérieurement… Toute cette préparation pour que dalle… Franchement, ça valait la peine… Bon, il semble quand même que l’écrivain soit prêt à coopérer pour écrire avec lui ce sonnet d’amour… Si les deux professeurs savaient ce qu’il fallait faire, il leur serait plus facile de le réaliser à la perfection…
Il se peut que j´ai laissé quelques erreurs, vous pouvez donc le signaler
enfin, si vous prenez la peine de lire ![]()
lex
^^
j´ai pris la peine de lire
c´est bien! les fautes je n´y est pas prété attention mais je ne crois pas en avoir vu
^^
malheureusement c´est un peu sans surprise.
j´aurais préféré un peu plus de rebondissement en plus du fait que Bernard comprenne les vraies motivations de Franck
voila sinon j´aime bien et je veux uen nouvelle partie pour connaitre la suite
Je ne pense pas que mon histoire réserve vraiment de grosses surprises, mais je vais conserver ce sustème d´énonciation que je viens d´instller, j´aime bien ^^...
En tous cas,
d´avoir lu et commenté ![]()