Allez,dans 5 minutes,le temps de répondre à mes mails^^
olalala...jvais pas patienter autanttt
La voilà^^
Alors petite info,celle ci est la plus travaillée,la plus aimée^^
C´est celle que je préfère aussi.
Elle est un peu dans l´esprit de la 1ère,mais vous découvrirez tout ceci en la lisant!
Enjoy!
Et si il ne restait que…
Laurent prit son manteau. Il l´agrafa doucement. Il ouvrit la porte de sa maison, les arbres de la forêt qui entourait sa demeure le fixaient tristement. Il poussa un soupir et claqua la porte. Il prit le sentier qui montait à la falaise de craie.
Sébastien éteignit la télévision. Et voilà ! Ca devait arriver un jour ou l´autre ! Il regarda sa femme, elle fixait le poste à présent vide de son, vide d´image : elle était en état de choc. Elle ne disait rien, à peine respirait-elle. Il la regarda… Il comprenait à présent pleinement le sens du verbe aimer. Il vint vers elle et l´aida à se lever. Elle ne disait rien. Son regard était fixe, elle n´était déjà plus là… Il la prit dans ses bras et l´emmena tant bien que mal au sous-sol, dans la cave qu´il avait aménagée pour elle, il y avait bientôt cinq ans. Il l´assit sur une des chaises, ensuite, il décrocha un de ses nombreux fusils, qui ne lui servaient guère d´ailleurs, et se mît à le charger méticuleusement, tout en fixant l´ombre qu´était devenue sa femme suite à l´annonce de la nouvelle au journal de treize heures. Elle ne disait toujours rien. Il l´embrassa tendrement sur le front, longuement… Il remonta l´escalier et sortit de chez lui, le fusil à la main.
Séverine était redevenue silencieuse. Dans un premier temps, elle avait crié, hurlé même, mais elle était à nouveau calme à présent. Elle se signa, non pas qu´elle soit croyante mais dans de tels moments, on essaye de se rattraper à toutes les perches tendues. Ses parents ! Elle devait les voir, maintenant ou jamais. A moins que… Elle se signa de nouveau et sortit de son appartement en courrant, dévalant l´escalier quatre à quatre, et elle courut de plus belle un fois dehors…
Eric tremblait. Il se contrôla au bout de quelques instants. Il regarda les murs de sa chambre : tous ces posters de sportifs célèbres, toutes ces splendides cartes de contrées étrangères, toutes ces personnes qu´il ne rencontrerait jamais, et toutes ces terres qu´il ne foulerait jamais… Il sortit de sa chambre ; il devait mettre les choses au point. Il se rendit à la cuisine ou ses parents étaient restés prostrés. Et ce fut la dernière fois qu´il leur parla :
- « Maman, je t´aime… Papa… Va chier ! ! ! » Il se retrouva dehors après une courte course. Il savait que ses parents ne l´avaient pas entendu, mais il se sentait soulagé de le leur avoir dit. Il se joignit à la foule anonyme qui courait en tout sens, dans des gémissements inhumains.
Rodolphe ne perdit pas son flegme habituel, après tout, pourquoi pas ? Il n´y pouvait rien. Il se leva et éteignit la télévision. Son esprit logique ne laissait aucune chance à la panique. Que pourrait-il faire en attendant ? Peut-être ranger son appartement ? Oh ! Il était bien rangé, mais par souci de perfection, il s´attela à la tâche.
Laurent regardait les oiseaux. Ils savaient, eux ! D´ailleurs, lui aussi le savait ; il avait remarqué leurs vols irréguliers, leurs piaillements suraigus : il l´avait senti. Du haut de ses trente années de solitude, il avait appris à communier avec la nature. Voûté sur son bâton de marche, il avançait doucement, humant les relents âcres de la forêt en Automne. Sébastien avait réussi à se frayer un chemin dans la foule, véritable marée humaine, qui emplissait la rue. Il avait tiré un coup en l´air, personne ne l´avait entendu ni même regardé. Alors il avait entraîné tant bien que mal, à coup de crosse, cinq personnes vers sa demeure. Personne ne s´était interposé… Et puis… L´aurait-il tué ? Il n´en savait rien… Ses cinq otages n´avaient montré aucun signe de rébellion. Qui aurait pu juger la race humaine ainsi ? De vrais moutons ! Ils n´étaient plus des individus, mais un Tout indissociable, des ombres de carton. Il les fit entrer chez lui, les conduisit à la cave, et les attacha sur les chaises du sous-sol, se gardant bien de les regarder dans les yeux. Une fois attachés, ils revenaient peu à peu à eux, séparément. Ils allaient sortir du Tout, et lui, il les observait reprendre leurs esprits, sans mot dire.
Eric était seul, et armé. Il avait ramassé une barre de fer devant la vitrine brisée d´un magasin. A son tour, il s´était mit à piller les boutiques mais son butin faisait pâle figure : tous ces CD, toutes ces K7… A quoi pouvaient-elles bien lui servir ? Il prit sa barre de fer à deux mains et réduisit sa fortune en morceaux. Une fois sa rage passée, un sourire se dessina sur ses lèvres. Il pouvait enfin réaliser tous ses rêves, tout ce qu´il n´avait jamais pu concrétiser jusqu´à aujourd´hui. Il retourna dans la cohue et marcha sur ses semblables, comme tout le monde… Enfin, il vit se profiler son premier rêve. Il se rangea de la foule. Doucement, il s´approcha de sa proie. Il se mit à serrer la barre de fer à deux mains, de toutes ses forces. D´un geste brusque, il ouvrit en grand la portière d´une voiture. Il se saisit du conducteur vigoureusement et le tira à l´extérieur du véhicule. Et il se mit à la frapper de toutes ses forces, de toute sa haine. Une fois sa victime bien morte, il se mit au volant de sa voiture. Parfait ! Les clefs de contact étaient sur le tableau de bord. Il démarra. Tant bien que mal, il sortit de la file de véhicules stationnés. Et il s´engagea sur la route, en écrasant ses premières victimes. Petit à petit, au fil des morts, il réussit à maîtriser son engin et il augmenta l´allure, tout en augmentant le nombre de macchabées en même temps.
Séverine courrait dans la rue, autant qu´elle était emportée par le flot vivant de ses semblables. Elle courrait comme tout le monde, écrasant les plus faibles, enfants et vieillards, qui avaient eu la malheureuse idée de tomber par terre. Elle se devait de voir ses parents, pour se faire pardonner comme elle leur pardonnerait. Cinq années de séparation et seulement deux kilomètres de distance. Une voiture arrivait, elle la sentait venir, elle entendait le moteur à présent et les hurlements sur son passage. Une voiture, droit sur elle… Elle se mit à crier, et à courir, les cris derrière elle montaient en intonation, les siens aussi, au fur et à mesure qu´elle pensait à ses parents. Elle ne voulait pas mourir ainsi. Elle poussa une femme à côté d´elle qui tomba en émettant un dernier cri. Celle-ci était déjà morte quand Séverine atteignit le trottoir ou la foule était moins dense.
Rodolphe avait commencé à avoir peur un fois le rangement fini. Il devait se rendre à l´évidence, son esprit mathématique n´était pas de taille à affronter une telle expérience. Et cela se voyait : il avait minutieusement rangé son appartement, même son imposante bibliothèque. A présent, tous ses livres étaient rangés… En pyramide, à même le sol ! Et puis, quelque chose l´appelait de la cuisine. A contre cœur, il s´y rendit, cela venait du réfrigérateur…Il l´ouvrit…
Après deux longues heures de marche, Laurent était arrivé au sommet de la falaise. Il regardait au fond de la vallée : il y voyait sa demeure, modeste cabane qu´il avait construit au début de son ermitage. Son jardin. Sa forêt. Il leva les yeux : son ciel ! Aurait-il le courage de quitter ce monde de lui-même, volontairement ? Il ne le savait pas. Il prit une profonde respiration, l´air brûlant lui envahissant les poumons, et prit son élan pour sauter...
Les otages étaient revenus à eux, ils avaient enfin émergé du tout. Ils avaient commencé par regarder autour d´eux, surpris par le changement de décor qui leur était apparu comme soudain. Puis, remarquant leurs liens, ils s´étaient mis à se poser des questions entre eux, et enfin, à crier. Alors Sébastien avait de nouveau fait feu de son arme, en direction du plafond. Un nuage de plâtre avait doucement pris possession des lieux, le silence était revenu mais ils lui jetaient tous un regard horriblement sombre, tous sauf sa femme. Elle ne disait rien, ne faisait rien. Son regard était toujours aussi vide. Il cueillit un début de larme du revers de sa manche. Enfin, il posa son arme à côté de son empli, sortit la guitare de son étui. Il avait tant rêvé de cet instant : jouer devant un vrai public… Les circonstances n´étaient pas celles qu´il avait souhaitées, mais il était temps pour lui de concrétiser son rêve de gosse. Silencieusement, sans mot dire, il brancha sa guitare sur le puissant ampli, régla les différents volumes d´aigus et de graves. Il prit une grande inspiration et se mit à jouer. Les notes coulaient de ses doigts, cristallines, comme autant de perles. Et le collier de son était d´une extrême beauté. Il allait connaître son moment de gloire. Un quart d´heure, une heure, peut-être deux, il ne le savait pas mais il jouerait jusqu´au bout avec la même ardeur. Et ça, il le savait.
Séverine était seule à présent. Elle avait quitté la foule, laissant derrière le bruit et la vision de ces morts : un véritable charnier à ciel ouvert. Elle marchait dans une petite rue, de temps en temps, une personne au regard flou, un groupe gesticulant, la dépassait. Elle-même avait cessé de courir. Peut-être ses parents étaient eux aussi sortis à sa rencontre, peut-être étaient-ils morts, elle devait bien se l´admettre. Elle marchait en poussant parfois de petits cris, à la vue des rats qui remontaient les égouts par brigades. « Ils quittent le navire » Se dit-elle. Mais la mer ne voulait pas d´eux… De plus, elle avait remarqué que quelqu´un la suivait depuis un petit moment. Un jeune homme, d´après ce qu´elle en avait jugé. Elle savait qu´elle l´avait déjà vu quelque part, mais ou ? Il ne lui disait rien de bon. Elle accéléra le pas. Derrière elle, il fit de même. Elle se remit à courir. Lui aussi. Et il courrait plus vite qu´elle. Elle savait ! Elle se rappelait ou elle l´avait déjà vu ! La voiture, c´était lui ! La rue était encore bien longue et personne ne venait à sa rencontre, elle se sentait perdue. D´ailleurs si quelqu´un les avait vus, aurait-il comprit ? Elle savait bien que non. Tout le monde courait en tous sens.
Eric était sur le point de réaliser son deuxième rêve : faire l´amour ! Il n´était plus qu´à quelques foulées d´elle. Il courut plus vite. Il la rattrapa et la plaqua sur le sol. Il se mit à espérer que l´avenir lui laisse le temps. Il la déshabilla maladroitement, tout en la frappant gauchement pour la calmer. Enfin, il s´introduisit en elle…
Rodolphe avait ouvert la porte du frigo ; il savait ce qu´était la voix. La petite voix douce et gentille. La folie ! Il en avait déjà entendu parler. Il était en train de devenir dingue, mais il savait aussi qu´il n´était pas complètement passé de l´autre côté de la raison. Il avait lu, au cours de ses longues années estudiantines, qu´un fou dément sa propre folie. Il se rappelait sa jeunesse : il voulait devenir le meilleur. Parti de rien, il était devenu un exemple de réussite. A l´époque, son père, simple ouvrier, se moquait de lui en le voyant plonger le nez dans ses bouquins toute la journée, à s´immerger des heures dans ses lectures, au lieu de profiter de sa jeunesse, de sortir, s´amuser, de fréquenter…les filles. C´était pour lui un sujet tabou. Il avait réussi, mais à quel prix ? Il avait accumulé des monceaux de diplômes avec mention, avait décroché un travail de rêve, s´offrait des voitures et des voyages comme d´autres s´offrent des fleurs, sur un coup de tête. Et il était même arrivé à s´offrir un superbe studio dans le plus chic quartier, et donc le plus cher de la ville. Et pour quoi ? Pour y vivre seul. Il n´avait jamais réussi à se faire une amie. Bien sûr, il avait connu des femmes, les plus jolies, il avait bien assez de fric pour ça, mais il n´avait jamais aimé, et surtout, ne s´était jamais senti aimé. Il était si seul. Il avait toujours fait attention à lui : il ne buvait pas, mangeait peu, ne fumait jamais et se droguait encore moins. Il avait toujours vécu en attendant un lendemain meilleur, à deux. Mais là, il savait qu´il ne pouvait plus plaire. Alors, il se jeta sur le réfrigérateur. Il commença par la viande, la happant par morceaux entiers. Il se mit à gober la demi-douzaine d´œufs qu´il lui restait. Ensuite, il but la bouteille de jus de pomme, puis celle d´orange. Il se bâfrait, se goinfrait. Il se remit à boire, et à manger, sans s´arrêter… Au bout d´une demi-heure, il s´écroula. Non pas repu, mais mort, étranglé par une simple boulette de pain qui s´était logée dans sa gorge. Lui au moins mourrait avant que…
Laurent n´avait pas pu sauter. Il s´était assis au bord de la falaise, les pieds battants dans le vide. Et il attendait… Il regardait les oiseaux voler, en tous sens, majestueux dans leur panique. Il était triste. Triste que tout cela finisse ainsi. D´où il était, il ne pouvait voir que d´immenses étendues de forêt, de champs, de nature. Il était triste à l´idée de quitter ses arbres, ses plaines, sa vie. Les larmes lui montèrent aux yeux. Il ne les refoula pas. Elles se mirent à courir sur son visage parcheminé dans une danse mélancolique. Il en voulait aux humains. Il pleurait. Et il attendait sur sa falaise, le visage battu par les vents, noyé sous les larmes. Et il attendait… Et la terre explosa…
Alors,quelques réactions à chaud?^^
dommage qu´on ne sais pas se qui se passe chez les gens, mais sinon c est vraiment bien. Tu impose pas un univers, plutop une ambiance jdirais. a ouai faudrais que mette des espaces a chaque foi que tu change de personne, pour qu on s´y retrouve un peu
a oui j ai faim, et j ai envi de reguarder la, sur c est parole d´une importance au combien capitale, jte laisssseeeeee.
Justement,le but est de perdre le lecteur,il faut qu´il ne comprenne pas trop,qu´il s´insère dans la folie qui pèse.
après la réaction de smoke la mienne
on va te faire coffrer sergei, tellement tu es malade... d´écrire.
ce récit était réellement excellent PANIQUE argh ! pas vu de faute
et j´aim toujours autant ton style
Ok^^
Ben merci d´avoir lu en tout cas,et à la prochaine!
allez a demain tout le monde ! !!! ( j´espere qui aura un type qui lira ma fic
seulement 26 pagea sous word héhé )
Ben voilà, j´ai enfin lu les 2 autres.
Comme certains te l´ont déjà dit, tu sais imposer une ambiance, tu y arrives vraiment bien.
Je ne pense que pour ta seconde nouvelle, tu es privilégié l´histoire mais plutôt l´ambiance et pour la troisième, joli méli-mélo qui m´a laissé sur ma fin quand même, tu devrais en faire un p´tite fic.
Enfin c´est mon avis
Sinon c´est bien ![]()
Alors, mes comm...
La deuxieme est pour moi la moisn bonne des 3, ce n´est que mon avis, mais ça ne me parait pas tres original... Mais sinon, c´est vrai que c´est bien ecrit, qu´il y a peu de fautes,... Mais je n´ai pas ete passionne.
La 3e est vrt etrange. Evidemment, nous embrouille etait ton but, mais comme l´a dit smoke-on-the-wa, mieux distinguer les differents persos aurait rendu le recit legerement plus intelligible et n´aurait pas forcement enlever l´etrangete et la " panique" que l´on peut ressentir. mais c´est, encore une fois, tres bien ecrit et interessant.
Mais ma preferee reste la premiere. L´ambiance m´a tout de suite happee et elle me colle ala peau, je m´en souviens encore, ainsi que des " frissons" qui m´ont parcouru en la lisant.
Merci en tt cas pr ces tres sympathiques et vrt bien ecrites nouvelles ami Sergei! ![]()
Cocorico les gars !
Ben quoi ?
Et bien merci pour les derniers comm ![]()
Si quelqu´un en a d´autre,pas de prob ![]()
1ère nouvelle
J´aime bien, même si c´est du déjà-vu. Disons que tu es parvenu à créer une ambiance palpable, et j´apprécie bien. La fin, je la trouve un peu...rapide. Je pense qu´une autre fin aurait été meilleure ( dans le cas où tu ne voulais pas l´étayer).
2ème nouvelle
J´aime bien les relations entre les gars, très réalistes. On ressent vraiment ce qu´ils pensent...Enfin, elle a un ton plaisant.
Les petits rongeurs ( Petits ? lol), j´aurais aimé en savoir plus. Il faut cultiver le mystère, mais aussi donné à manger aux lecteurs.
Tu peux améliorer le gore aussi ; )
3ème nouvelle
Un principe génial. J´étais complètement paumé dans les noms. ![]()
Tu montres bien la folie des personnes qui savent que la Terre est fichue et qu´ils vont tous crever. Que ferait-on en sachant que l´on va mourir demain ?
@++
bravo c vraiment bon chapeau clap clap clap
Up.
Reup.
D´autres lecteurs?
je v lire tout sa et te dis ske jen pense!!!
Ok j´attends ton commentaire donc ![]()