Bon, voilà une petite nouvelle peut-être un ton plus sombre, mais se rapprochant beaucoup des autres nouvelles. Bon bah...
Enjoy ! (ou pas)
La mort est un plat qui se mange chaud
_ Un paquet de Montecristo, s’il vous plait.» demandai-je d’une voix dure.
Le vendeur me regarde d’un air soupçonneux et me donne le paquet de cigarettes. Je le paye et sors promptement. Je sais que je n’ai que 14 ans, mais il ne faut pas déconner. Même des gamins de 12 ans fument déjà. Pfff, « fumer tue » dit l’étiquette sur le paquet.
« C’est ce que je veux. » pensai-je.
Je veux mourir, c’est tout ce que je veux. Doucement mais sûrement. Chaque cigarette que je fume est une petite lame qui se plante dans mes poumons. A la fin, ces petites lames vont me tuer. Rien que d’y penser, me donne le sourire. La mort est ma meilleure amie. Qu’est ce que je l’aime. Plus que tout. Plus que le sexe, plus que les filles, plus que les jeux vidéo. Si je meurs, je ne regretterai pas ce monde. L’air pollué de la vie me dégoûte. Les guerres, je leurs crachaient à la gueule. TF1 ? Pareil.
Les murs grisâtres de la ville, sans vie, sans émotions, me donnaient encore plus envie de me tuer. La mort est si douce quand on n’y pense. Je veux tellement me tuer. C’est à cause de "toi" que je veux mourir. Tu ne m’aime pas, c’était toi l’amour de ma vie. J’y pense seulement maintenant. Des larmes viennent mouiller mes yeux et mes joues. Tu es si belle, même quand tu pleures. Je t’ai déjà vu pleurer. Qu’est ce que tu étais belle, tes yeux gonflés et rouges, des larmes coulant sur ton fin visage. Mais cette fois, tu m’as rejeté sans larmes, avec un rire sadique. En tout cas, tu vas pleurer cette fois. Je vois une route devant moi. Assez large. C’est enfin ma chance. Je me poste sur le bord de la route. Enfin, je vois la mort. Elle va vite pour une fois. Elle n’est plus qu’a deux mètres de moi. Je m’avance en plein milieu de la route. J’entends le camion freiné. Trop tard. Il m’a déjà percuté et a envoyé mon corps valdingué sur le rond-point. Adieu la vie. Adieu la peine. Adieu la souffrance. Adieu l’amour perdu. J’entends une dernière fois le « Funeral Song ». C’est peut-être la seule chose qui va me manquer dans ce monde engorgé par les excréments. Je suis mort, en pensant de toutes mes forces que tu vas pleurer.