Il s’avançait nonchalamment vers moi en promenant son regard sur les objets environnants. Ici, il fixait un géranium aux pétales rouge sang. Là, il observait le balancement régulier des aiguilles de l’horloge. Il se plaisait à étudier chaque détail, à contempler chaque objet. Ses pas étaient nets et précis, comme dictés par une force invisible. Sa chevelure, grisonnante par endroits, semblait lisse et soignée. Ses grands yeux ronds luisaient d’un vif éclat doré, par réverbération au mince filet de lumière qui s’était immiscé dans la pièce à mesure que le soleil s’élevait haut dans le ciel. Il possédait une moustache blanche foisonnante et des petites oreilles en pointe semblables à celles des lutins présents dans les contes. En marchant, il dégageait une aura de grandeur et de fierté. Ses mouvements révélaient une certaine grâce. A chaque pas effectué dans ma direction, je me sentais oppressé par tant de puissance, par cette démarche impériale et racée. Son corps offrait un spectacle avantageux, et au moyen de son corps robuste et taillé, il remuait allégrement son buste. Sa superbe silhouette longiligne suivait le mouvement du reste du corps. Je croyais bien ne jamais avoir vu une telle prestance.
« - Tu as faim ?
- Miaou. »
Il ronronnait paisiblement en se frottant à mes jambes.