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Psychiatric

WILDEST
WILDEST
Niveau 9
14 janvier 2006 à 19:50:41

Au delà des collines et des monts, entre deux pans de rochers affûtés comme des rasoirs se trouve la petite ville de Bloodnow city. La ville de la peur, la ville de la mort, la ville du péché…

Introduction

- Monsieur Léo Pearsons c´est cela?
- Oui monsieur... Larry, j´ai lu sur votre badge, j´imagine que vous êtes un journaliste. Il en arrive des dizaines ce mois-ci.
- Je vous crois mais j´aimerais plutôt que vous me parliez de cet hôpital psychiatrique qui...
- Et bien monsieur je peux vous le dire haut et fort, je n´y mettrai jamais les pieds. Les endroits de ce genre sont fort peu accueillants et cette odeur constante de produits chimiques me donne la nausée.
- Certainement monsieur mais parlez-moi plutôt de ce nouvel arrivage dont tout le monde parle.
- Et bien, Larry, c´est une cargaison entière de cinglés. Sur douze fourgons soit presque cent demeurés à mater.
- D´accord et quand doivent-ils arriver?
- Regardez bien en bas, vous voyez "ils" sont déjà là...
- D´accord et...
- Monsieur si ma vue ne défaille pas je dirai que Martin Corman est rentré au pays. Il prétend avoir vu des extraterrestres dans son champs, un taré je vous dis.
- D´accord et...
- Vous sentez cette lourdeur dans l´air, et bien je peux vous assurer qu´il va se produire des évènements terrifiants et cette bicoque risque d´en être le centre. Croyez mon instinct, Larry, le sang va couler d´ici peu.

Chapitre 1
La lumière de la lune donnait une allure macabre aux petites ruelles de Bloodnow city à une heure si tardive. Les ruelles sinueuses et étroites étaient à présent envahie par la racaille, les voleurs et les sans abris. On n’entendait rien que le grésillement électrique des vieux lampadaires qui éclairaient la ville d’une lumière pâle, mais qui peinait à déchirer l’obscurité. La police ne patrouillait pas si loin, dans le « Bronx », elle s’en tenait aux grands axes, arrêtant parfois un malheureux, sans le sou qui volait une voiture ou qui la détruisait, simplement, à coups de batte de base-ball. En cette période, faute d’autres mots, l’anarchie régnait dans la ville. L’agitation était à son comble. Même son propre foyer n’était plus un lieu sécurisé. Rarement les criminels s’étaient autant manifestés, rarement on avait assisté à pareil déluge de violence, rarement la presse s’était déchaînée contre la police, et surtout, rarement un hôpital psychiatrique ouvrait ses portes dans une petite bourgade comme Bloodnow city. C’était ça la plus grande cause de peur des habitants, inconsciemment, inexorablement leur peur était montée d’un cran. Il faut dire que l’aspect du bâtiment n’avait en soi rien d’exceptionnel. On aurait pu le confondre avec un hôpital ordinaire. A la seule différence qu’il était entouré de barbelés et surveillé par une multitude de garde nationaux. Rien que pour le pour entrer au parking il fallait posséder un passe spécial que seul un psychiatre ou neurologue ne pouvait obtenir.
Mais ce qui terrorisait le plus les habitants c’était l’idée que des malades mentaux, des cinglés qui avait tué, massacré des innocents, ou encore des illuminés qui pensaient être observés par les martiens, pénètrent dans leur espace vital, leur quotidien. Beaucoup voyaient déjà les gros titres :

« Un patient s’est échappé de l’« Asile des collines » la nuit passée. Après avoir passé le portique de sécurité sans difficulté aucune il a rattrapé et sauvagement égorgé une femme qui rentrait du marché. Il s’est donné la mort après cet horrible vice… »

« Un malade mental sème la panique dans un cinéma. Fou furieux, il saute sur les spectateurs. Dans la mêlée une dame perd un œil et un homme se brise la nuque en se faisant violemment jeter par terre par ce patient de l’« Asile des collines ». D’autres blessures sont à déplorer… »

Et des scénarios comme ceux-ci les habitants en avaient imaginé un nombre incalculable. Plus personne ne traînait dans la rue la nuit, mais tous gardaient un œil critique sur l’énorme bâtisse blanche, qui brillait, entourée d’un halo de lumière, par cette nuit froide.

Pourtant, dans une petite ruelle, un homme adossé à un vieux lampadaire semblait attendre, il ne semblait pas avoir peur. Comme si ce fut normal de se trouver là par des temps si durs.
La vieille ampoule clignotait rapidement au-dessus de cet étrange individu. Malgré la faible lueur on ne parvenait pas à distinguer son visage. On aurait pu aisément le confondre avec une ombre. Un bruit lui fit soudainement relever la tête. Quelqu’un approchait. Un homme chétif, s’avança dans le petit cul-de-sac encombré, à certains endroits, de détritus. Ses pas souples et rapides évitaient les poubelles renversées avec un pragmatisme évident. Il vint se camper devant l’homme adossé.
Cet étrange arrivant avait tout de « l’homme qui ne veut pas être reconnu ». Il était vêtu d’une parka épaisse qui sentait encore le cuir neuf et de Jeans moulants. Son visage était dissimulé par un épais passe-montagne. Cependant on parvenait à distinguer son regard ; alerte, craintif. De toute vraisemblance il aurait préféré ne pas être ici en ce moment. Il leva timidement sa main bien emmitouflée dans des gants de laine d’un autre âge, vers l’homme adossé. Celui-ci parla le premier à la grande stupeur du nouvel arrivant :
-Allez Hank. Ne sois pas timide. Maintenant donne-les moi !
Hank sursauta, il n’aimait pas qu’on l’appelle par son prénom. De plus la voix de cet étrange homme aux traits voilés avait quelque chose de lugubre. Il bafouilla quelques mots inaudibles et finit par plonger sa main dans sa parka. L’ombre semblait trépigner d’impatience, elle ne pouvait rester en place, elle parlait de choses incompréhensibles :
-Des mois que j’attends… riche… domination… argent… ces idiots ne pourront plus rien contre moi… Il faut que j’aille les tester… Si les résultats sont aussi concluant que…-Il marqua une brève pause, sa voix se fit forte et menaçante- Est-ce bien les même que lors de notre… test ? Acheva-t-il.
Hank se débattait maintenant avec une bourse de cuir qu’il tentait d’extirper de sa parka. Il sursauta à nouveau avant d’ajouter :
-Euh… oui bien sûr. J’ai refait le test… concluant ! Extrêmement concluant. Ah ! Les voici.
Il parvint enfin à extirper une bourse de cuir gonflée à bloc. De légers claquements se faisaient entendre à l’intérieur. Il la tendit à l’autre homme. Des doigts aussi puissants que des serres se refermèrent sur elle et l’épais manteau noir finit par l’engloutir. Hank se retourna et s’en alla vers la rue principale avec la même précision dans ses pas.
Un sifflement léger, indistinct se fit entendre. Hank s’arrêta, les yeux exorbités, du sang coula lentement de sa bouche. Il porta la main derrière sa tête, à sa nuque. C’était mouillé, chaud et mouillé. Sa vue se troubla, il vacilla et tomba au milieu des ordures : mort… Derrière lui l’ombre étrange, maléfique, noire comme la nuit et le péché ricanait doucement, dans un de ses mains un 9mm avec un silencieux luisait…

Pseudo supprimé
Pseudo supprimé 15 janvier 2006 à 23:11:35

Tout d´abord, ne sois pas mécontent si les gens ne viennent pas lire ton histoire.
Ensuite, t´as bien fait de faire un up, sinon je l´aurais pas lue :)
Si tu as vraiment 14 ans, je m´incline. L´histoire est intriguante, bien racontée,...
Il y a quelques petites fautes comme "... posséder un passe spécial que seul un psychiatre ou neurologue ne pouvait obtenir." Si je comprends bien la phrase, il ne faut pas de "ne". J´en avais repéré quelques unes comme ça.
Bon bah bonne continuation, et poste moi la suite :)

WILDEST
WILDEST
Niveau 9
16 janvier 2006 à 12:56:12

Merci pour ta critique c´est sympa. C´est vrai qu´il y a des fautes d´orthographe qui ne m´ont pas sauté aux yeux tout de suite.
A part ça j´ai vraiment 14 ans j´en aurais 15 dans un mois...

Pseudo supprimé
Pseudo supprimé 17 janvier 2006 à 20:12:32

Bah écoutes, à l´occasion mets moi la suite :)

WILDEST
WILDEST
Niveau 9
08 mars 2006 à 12:36:58

OK j´ai bientot fini le 2ème chapitre...

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