L´aventurier
Il y a fort longtemps, un aventurier courait après son trésor.
Cet aventurier etait intrépide et prêt à tout faire pour obtenir son trésor car c´était son plus grand rêve. Il en songeait d´ailleurs très souvent même s´il ne savait ni où, ni quand il le trouverait. Il ne savait même pas ce qu´était son trésor mais il avait quand même consacré sa vie à sa recherche, car il lui semblait qu´il vivait uniquement pour le trouver et que d´ailleurs, chaque humain n´était né que pour trouver son trésor.
Et c´est ainsi qu´il parcourait le monde entier, traversant les déserts brûlants, les forêts équatoriales et les hautes montagnes. Même s´il eût quelques coups de fatigue, jamais il ne pensa ne pas trouver ce qu´il recherchait et alors il continuait encore et encore.
Un jour, il découvrit une carte et tout les indices semblait le montrer : c´était son trésor qui y était représenté par une croix. Alors il partit sur le champ.
Au fur et à mesure qu´il approchait de l´endroit indiqué, le soleil se rapprochait de lui et lui adressait son plus beau sourire. L´eau reflêtait la lumière, illuminant sa surface d´un immense feu d´artifice et le ciel était du bleu le plus éclatant qui soit. Notre aventurier aurait pu passer des heures à contempler ce magnifique décor s´il n´avait pas eu un but qui lui semblait plus important encore : le trésor !
Il était près du but, il ne buvait plus, ne mangeait plus, ne dormait plus et ne ressentait presque plus le besoin de respirer. Il ne ressentait plus non plus la fatigue car une seule chose comptait à ses yeux.
Alors que le coeur battant et le visage emplit de la sueur -- qui n´était non pas dûe à l´effort mais à l´émotion qu´il ressentait – il taillait à l´aide sa machette les quelques branches qui se trouvaient sur son chemin, il le vit. Il la vit. La Rose. Elle était là devant lui, juste au sommet de la colline. Et soudainement, le sol sous ses pieds se pava d´or et tout ce qui était autour de lui en fit autant, mais plus rayonnante que toute autre chose, la Rose se tenait devant lui et lui ne voyait qu´elle.
Il gravit la colline en moins de temps qu´il n´en fallut pour le dire et se retrouva de suite près de la fleur. Il la regarda, assis sur la toison des brins d´herbes d´or, songeant à la toucher, peut-être même à la cueillir, mais il retirait ses doigts car il ne voulait pas l´abîmer. Toutefois à force de contemplation, il se dit que pour posséder son trésor, il devait le prendre afin qu´il n´y ai que lui pour voir tel spectacle que la beauté de cette Fleur. Il la pris donc à la tige et la souleva hors de terre en s´écriant : « Voici mon trésor, mon rêve. Celui que j´ai souhaité toute ma vie. ». En effet, la Rose lui appartenait désormais.
Cependant, alors qu´il tenait la Rose entre ses mains et que les larmes de joie coulait sur son visage, les nuages défilèrent au-dessus de sa tête et le soleil tourna plusieurs fois et à une vitesse inconsidérée autour de la Terre. Le décor devint hivernal, l´herbe craquait sous ses pas, le brouillard obscurcissait sa vue, et le soleil – pâle – ne se montrait qu´à moitié.
Il vit dans ses mains le froid mordant flêtrir la Fleur et se demandant ce qu´il s´était passé, il fût pris d´une grande déception et d´une tristesse profonde qui lui semblait ne jamais pouvoir guérir. Le genre de tristesse qui nous fait ressentir une grande amertume sans que l´on sache vraiment pourquoi.
Après tout n´avait-il pas accompli son rêve ? Que lui manquait-il ? A part un rêve.