Voilà ma seconde nouvelle aujourd´hui, beaucoup plus sérieuse.
On sera toujours deux
Je sens ton corps chaud à côté du mien, tes seins contre mon torse, tes mains autour de mon cou. Je sens ton souffle chaud sur mon visage. Et dire qu’il y a un mois, nous nous ne connaissons à peine. Mon cœur bat avec force contre ses seins.
J’ai presque envie de pleurer tellement je t’aime. Je sentis ta cuisse montée sur ma jambe, ton sexe contre le mien. Nos vêtements sont éparpillés sur le sol, ton soutien-gorge noir sur mon tee-shirt blanc. Je te prends dans mes bras, nous sommes comme collés. Nous sommes comme siamois. Tu ouvres les yeux et effleure tes lèvres contre les miennes. Tu me lances de tes yeux noirs un regard sensuel, presque sexuel.
_ Bonjour. » lui dis-je à voix basse.
_ Bonjour. » me répondit-elle d’une voix douce, mélancolique.
On s’embrasse longuement, nos langues se roulant entre elle. Je me décolle de tes lèvres et commence à me lever pour préparer le petit-déjeuner, mais tu me prends le cou plus fortement, comme si tu ne veux pas qu’on se quitte.
_ Laisse ton sexe contre le mien. » me dis-tu d’une voix sensuelle.
Tu m’embrasses encore une fois, ta cuisse se serrant plus fortement sur ma jambe.
Tu arrêtes de m’embrasser, mais tes bras restent collés sur mon cou.
_ Je t’aime tellement, Bertrand. » me dis-tu, le regard presque implorant.
_ Moi aussi, Emma. » répondis-je, mes bras se serrant plus fortement sur son corps.
Je t’aime tellement, Emma. Je n’ai jamais ressenti ça dans toute ma chienne de vie. Je commence à pleurer. Toi aussi. On se sert encore plus fort. Je sens l’odeur citron de tes cheveux châtains. Je sentis un amour fou en toi. Mon cœur bat de plus en plus fort, le tien aussi, je le sens.
Tu me prends la main et la met sur ta poitrine. Je sens ton cœur, ton cœur rempli d’amour. Tu me fais descendre ma main jusqu’à ton vagin. Tu prends mon sexe. Celui-ci se dresse directement et tu me dis d’une voix sensuelle :
_ Une dernière fois, s’il te plait. Juste une dernière fois. »
C’est pour toi, c’est pour ton amour. J’acquiesce. Je sentis les lèvres de ton vagin, mais soudain, je retire mon sexe. Je sort du lit et commence à pleurer.
_ Je n’arrive pas à y croire. » dis-je d’une voix étouffée.
Tu sors du lit et mets tes bras autour de mon cou.
_ Je suis désolé de t’avoir fait subir ça. » murmures-tu dans mon oreille.
_ Je veux vivre avec toi, à la vie à la mort. » répondis-je.
C’est vrai. Je t’aime, Emma. Si je dois vivre avec toi, je dois vivre avec ta maladie. Tu es porteuse du sida et tu vas bientôt mourir. Tu commences à pleurer sur mon épaule.
_ Si tu dois mourir, je serais avec toi dans la tombe. Je serais avec toi au paradis. » dis-je d’une voix assurée « Si on doit bientôt mourir, on va profiter de la vie au maximum. »
Tu me souris et te couches sur le lit. J’enlève le préservatif malodorant de mon pénis, m’allonge sur toi et pénètre dans ton intimité.
Si tu dois entrer au paradis, je serais avec toi, te tenant la main. Ils auront deux amoureux en plus au ciel.