Bonjour à tous, j´ai retrouvé ça en fouinant par hasard, et je l´ai trouvée plutôt amusante, je me rappelais même plus l´avoir écrite^^.
Bonne lecture!
BRAQUEUR D´OPERETTE?
Basé d´un fait divers. Un homme qui avait braqué un magasin de photocopies en voulant braquer une banque. On l´avertit de son erreur, et il demanda où se trouvait la banque la plus proche. Il fut arrêté quelques instants plus tard, en train de faire la queue à la banque qu´on lui avait indiquée.
Voici ma version de l´histoire^^
Paul Callahan se leva plus tôt que d’habitude ce matin-là. Il avait à faire aujourd’hui et il ne souhaitait point arriver en retard. Quand on se prépare à réaliser un hold-up, on doit se tenir prêt. Surtout quand on le prépare depuis aussi longtemps que lui. Dix ans qu’il attendait ce moment. Dix ans de sa vie à se renseigner sur la position de la banque, dix ans passé à préparer ce jour-ci. Il avait choisi ce jour-là, car c’était un matin pluvieux, donc peu de monde dehors. Et par conséquent peu de monde à surveiller. Paul Callahan était quelqu’un de très intelligent. Et aujourd’hui serait son apogée. Il avait étudié soigneusement les plans de Boston pendant des heures. Il avait fait plusieurs croquis de la banque, et connaissait donc par cœur le bâtiment. Des années qu’il préparait ce coup ! Et aujourd’hui…. Paul s’habilla, il était prêt. Il sortit dehors. Il ne faisait vraiment pas beau aujourd’hui. Paul était ravi. Il toucha son revolver dans sa poche. Rassuré, il bifurqua à l’entrée de la Georgian Avenue, et arriva devant le bâtiment qu’il cherchait. C’est là qu’il devait aller. Il poussa la porte et entra.
Suzy Graham n’avait pas de chance ! Aujourd’hui, elle aurait voulu se retrouver dans les bras de son Brad chéri alors qu’elle s’ennuyait ferme dans la boutique de photocopies de la Georgian Avenue. Si seulement Mia l’avait laissé tranquille ! Elle pensait aux bons moments qu’elle aurait pu passer avec Brad. Un pigeon s’écrasa contre la vitre. Elle fut interrompu dans ses pensées et regarda le malheureux bipède à l’agonie. Et encore un de ces stupides piafs, pensa t-elle. La routine… Elle regrettait qu’il ne se passe jamais rien dans la boutique. C’est à ce moment-là que l’inconnu entra.
Elle ne l’avait jamais vu ; De toute façon, elle aurait eu de la peine à le reconnaître. Il avait une cagoule noire, à la manière des terroristes qu’elle voyait parfois à la télé. Tiens, un tocard… Son langage, toujours vulgaire, était l’une des plaies qui l’avaient fait échoué à de nombreuses reprises lorsqu’elle faisait des essais dans d’autres boutiques que celle de la Geaogian Avenue. Mais qu’est ce qu’il voulait ? L’inconnu avança vers elle. Lui tendit un papier. Tiens, un peu d’action, Super ! Elle lit le papier. « Donne moi tout l’argent de la banque » découpé dans du papier journal. Elle lut le papier, puis éclata de rire !
« Pourquoi riez vous ? demanda l’inconnu.
-Mais ici c’est pas une banque ! Vous ne savez pas lire ?
Et elle ria de plus belle. Le voleur se tenait là, penaud, visiblement surpris.
-Dans ce cas, est ce que…. Vous pourriez me dire… Enfin…
Il parut vouloir remontrer sa supériorité. Il sortit son revolver.
-Maintenant tu me dis où est la banque la plus proche !
-Sans problème. La Warwick Bank, dans Sylvain-Deschazeaux’s street. Tu vois ? La rue du Français, qu’on l’appelle.
Suzy n’était pas la seule à pouffer. Les autres clients, un homme brun à la photocopie, et la dame de l’immeuble d’en face, les rares courageux des jours pluvieux, ne pouvaient se retenir de ricaner.
L’inconnu maugréa et sortit.
Paul Callahan sortit du magasin de photocopies. Il se dirigea vers la Warwick Bank, tenant toujours son pistolet dans sa poche.
Suzy eut le bon réflexe. Dès le départ de l’inconnu, elle appela la police. Tomba sur un jeune officier charmant qui comprit la gravité de la situation. La rassura. Le cambrioleur raté serait rapidement mis sous les verrous s’il s’approchait de la Warwick Bank. Suzy ricana encore. Finalement, elle ne regrettait pas d’avoir du s’occuper du magasin ce jour là.
La Warwick Bank était en vue. Paul Callahan pressa l’allure. Il chercha dans son sac et retrouva la cagoule noire. Il se prépara à entrer dans la banque. Il s’imagina ce qu’il allait faire de l’argent. Il ria, il pensa à la scène du magasin de photocopies. Quel ridicule ! Il poussa la porte, puis se dirigea vers le comptoir et sortit son arme. Il se rendit compte du traquenard trop tard. Les policiers l’avait déjà encerclé. Paul Callahan rugit, se battit, mais succomba sous le nombre.
Suzy ferma le magasin. Elle entendit le portable sonner. Le jeune officier la prévenait de l’arrestation du voleur. Elle n’aurait pas besoin de l’identifier, il avait été pris en flagrant délit. Elle ria encore et héla un taxi pour rentrer chez elle. Elle en aurait beaucoup à raconter au beau Brad.
Paul Callahan ne comprenait pas. Cela faisait des heures qu’il tournait en rond dans sa cellule. Mais comment l’avait il trouvé ? Son plan avait été parfait. Il avait photocopié son croquis puis jeté l’ancien discrètement, pour que personne ne le retrouve. Il avait regardé aux alentours avant d’entrer dans la banque. Soudain, il se rappela la scène du magasin de photocopies. Et il comprit tout.
Suzy chercha ses clés. Mais où les avait-elles mises ? Ah oui, dans son pantalon. Poche de derrière. Elle ouvrit la porte et se trouva nez à nez avec le cambrioleur.
« Alors, j’étais comment ? »
-Brad ! C’était toi ?
-Oui. Tu m’avais dit que tu t’ennuyais. Je voulais te rendre visite, mais Mia interdit que nous nous voyions au magasin. Je voulais t’amuser. C’est réussi, non ?
-Mais tu ne comprends pas ! Si c’était toi à la boutique, mais qui donc ont-ils arrêté ?