Bonjour bonjour, je ne sais si vous vous souvenez de moi, mais j´aimerais votre avis sur un début de texte, une histoire que je commence.
Merci d´avance aux personnes qui la liront
Je cours, il ne faut surtout pas qu’elle m’attrape, mais elle est rusée, j’essaye de me faufiler partout où il lui est impossible d’aller. Je bondis sur le divan, elle est toujours derrière moi, j’arrive près de la porte, fermée. Je n’ai pas d’autre choix que de tourner à gauche, mais elle a compris mon intention. Et là elle parvient à m’agripper. L’horreur approche. Elle commence par me serrer très fort dans ses bras, j’essaye de me débattre, mais l’étreinte est trop forte. Elle se couche par terre, sur le ventre, et moi en dessous. Ca devient difficile pour respirer.
Heureusement, sa mère intervient, m’arrache à mon sort, et la petite commence à pleurer, elle veut que je retourne près d’elle. Dès que sa mère me pose, je bondis vers le bac à litière. Avec le petit toit, elle ne peut pas venir me prendre. Le seul problème du bac à litière, c’est l’odeur.
J’ai quelques mois à peine. Ils m’ont appelée Chanel, par ironie, du fait que je me réfugie souvent dans la litière, mais ce qu’ils n’ont pas comprit, c’est le ‘pourquoi’ de la chose. S’il n’en tenait qu’à moi, mes venues dans ce bac seraient réduites de moitié.
Après que je sois libérée des bras de la plus petite (bien qu’elle soit énorme, si on la compare à moi), il me faut supporter les cris de cette petite. Elle ne peut se passer de moi. La réciproque est inexistante. Elle ne s’arrête de pleurer qu’au moment où sa mère lui donna une mandarine. À ce moment, je sors mes quatre pattes du bac, et je coure rejoindre ma sœur au pied de la cheminée. Elle, ils l’avaient appelée Shannyce, mais je n’ai aucune idée sur l’origine du nom. Elle est ma sœur de sang et ma sœur de martyr, à la différence près qu’elle utilise ses griffes et ses dents pour briser l’étreinte de la petite. Je suis trop gentille pour cela. Malheureusement, la gentillesse ne paye pas toujours.