la Suite: _ Eh bien, fiston, tu a passé une bonne matinée?
Lex Reagan n’eu pas le temps de répondre que son grand-père grogna;
_Le repas est prêt, viens donc manger un peu.
Si la vieille ferme avait un air pauvre, le repas, lui, était riche et divers. Des plats de multiples aliments étaient déposés sur une vieille table poussiéreuses. Lex tira une chaise et se laissa tomber de tout son poids. Il prit une bonne part de poulet, une grosse poignet de haricots et une louche de pomme de terre. De toute évidence, Lex avait un gros appétit.
_ Demain c’est ton anniversaire fiston, grogna Georges en posant une main ridée et parsemée de taches de vieillesse. Et j’ai un cadeau pour toi qui te fera très certainement plaisir. Mais patience. Il ne reste plus qu’un seul jour a tenir!
Le visage du vieil homme, malgré ses fosses creusées par le temps, souriait de toutes ses dents( du moins ce qu’il en restait…) Ses cheveux d’un blancs comme neige laisser penser qu’il était lui aussi blonds, tout comme Lex. Il restait très grand de taille, malgré son dos voûtée, et paraissait avoir été un homme robuste.
_Merci beaucoup, grand-père
Il esquissa un sourire et essaya de paraître le plus heureux possible, mais le cœur n’y était pas.
Tous les ans, à l’approche de son anniversaire, une vague de tristesse le submergeait. Les questions qu’il se posait sur ses parents restaient sans réponse, et, pourtant, il gardait l’espoir de les revoir un jour…
Il avala le contenu de son assiette en une vitesse impressionnante, puis se tourna a nouveau vers son grand-père.
_Je vais chasser quelquefaisansts, je reviendrait avant la tombée de la nuit.
Il se leva d’un bond, franchit le seuil et entendit derrière lui une parole approbatrice, et sortit de nouveau dans la plaine.
Le soleil n’avait pas perdu de sa couleur, et tapait plus fort qu’au matin. Lex contourna sa maisonnette, et se dirigea vers l’écurie en gravissant la cour qui les séparaient. Le jeune garçon poussa d’une main la porte et pénétra dans le bâtiment. La vieille écurie était vide, et l’atmosphère y était sinistre. Le seul réconfort dans la pièce était le doux rayon de soleil qui pénétrait par l’embrasure de la porte et glissait jusqu’au bout de la pièce. Lex tourna sur la droite et agrippa un arc et son carquois pleins de flèches.
Arrivé à la lisière de la forêt, Lex enjamba la clôture de bois et pénétra dans les bois. Chacun de ses pas provoquaient un bruit froissées sur les feuilles mortes, et Lex avait la désagréable impression d’être observé. Au fil de son ascension vers le cœur de la forêt, le soleil se faisait moins imposant, et l’obscurité commencer à l’emporter. Lex se courba légèrement, et progressa lentement, silencieusement, tous ses sens aux aguets. Il ressentait une bouffée de bonheur au sein du bois. Il était seul, ce qu’il aimait et détestait à la fois par dessus tout. Si seulement ses parents pouvaient être présents, peut-être serait-il en train de chasser avec son père, alors que sa mère leurs prépareraient un bon repas pour leurs retour? Il revint à la réalité lorsqu’il sentit une présence autour de lui. Il leva les yeux délicatement vers l’arbre le plus proche, tout en plaquant une de ses flèches contre son arc. Un moineau se baladait le long de la branche en sifflotant. En un dixième de seconde, l’oiseau tomba à terre, une flèche le traversant de part en part. Il prit l’oiseau, et se remit à la chasse, toujours avec cette impression d’être observé…
Lorsque le jeune homme ressortit des bois, il avait accroché a son dos par une corde une dizaine de faisans. Grand-père allait être fier de lui.
Le reste de la journée, Lex aidait son grand-père en plusieurs tâches, comme cueillir des légumes, rafistoler la toiture a l’aide de poutres, aussi abîmées les unes que les autres, ou encore nettoyer quelque peu l’écurie…
Une fois qu’il eût terminé son dîner, Lex se dirigea tout droit vers son lit, posé a même le sol, prés de celui de son grand-père, qui n’était guerre plus confortable. Les mains derrière la tête, il contemplait le ciel par une petite lucarne qui lui faisait face, l’éblouissante lumière du soleil ayant fait place à la douce clarté de la lune. Le ciel, qui virait au noir, était parsemé d’étoiles plus ou moins éclatantes. Il pensait a ses parents, et à son grand-père aussi, qui l’avait recueilli alors qu’il était encore un bébé… Une vague de reconnaissance le submergea et il ne sut combien de temps il était resté la à penser, certainement plusieurs heures, avant que le sommeil l’emporte sur ses sentiments…