Bon, j´ai décidé d´écrire ce petit texte qui comporte une sorte de morale.
J´espère que ça vous plaira!
Mais sans plus tarder, le voilà!
Tous les commentaires cont les bienvenus, si vous pouvez préciser les fautes ça serait bien pour moi et puis... Voilà
Les mémoires d’une rencontre.
Il est là, me dominant de son poids et de sa taille. J’ai connu des jours meilleurs. Je m’agite, me crispe. Rien ne me semble aussi beau qu’hier. Je ne peux plus voir aussi loin qu’avant. On me cache, on me retient. Je suis triste. Si seulement les hommes étaient moins cruels et laissent la nature décider du cours des choses.
Mais non. Il faut qu’ils s’interposent, se mêlent de ce qui ne les regarde pas. L’humain a été crée pour faire le bien autour de lui disait-on. Moi je ne voix que le mal en eux. Ils se servent des dons que Dieu leur a donné pour faire des choses atroces.
Mais ils s’en foutent re-foutent encore ! Ce sont de simples humains après tout !
Et lui est là, devant, il est leur œuvre. On se sert de lui comme d’un jouet pour me défier, me retenir.
Et maintenant je pleure, je bouillonne de rage. Pourquoi me faire tant de mal ? Je n’ai rien fait, je ne suis personne !
Pourquoi d’en prendre à moi ? J’ai été crée par la grandeur de Dieu, par sa bonté, mais les hommes sont des égoïstes ! Ils ne peuvent savoir ce que je ressens à leur égard.
Alors, quand je m’énerve, quand je cède à la colère, ils me supplient, se servent de leurs engins pour m’arrêter.
Et se servent aussi de lui.
En le voyant, je le méprise autant que je compatis à son égard. Il me fait une certaine peine, mais m’empêche de vivre.
Je suis sur ma lancée, je vais vite, j’aime cette sensation de tout dominer en prenant tout sur mon passage. Branches, troncs d’arbres, roches calcaires et granitiques, tout ! Je prends tout ce qui est sur mon passage à ma guise.
Et quand je n’ai plus besoin de leur compagnie, je les abandonne sagement. Puis ils reforment une famille, et je recommence, encore et encore.
Ma vie est faite ainsi. Voilà mon rôle.
Mais quand je m’approche de lui, je perds tous mes moyens. Déjà, à quelques mètres, je sens son odeur moisie et sèche.
Je suis lancée à pleine vitesse, je me dis que je vais passer.
Mais rien à faire. Il ne veut pas céder. Ma course s’arrête là, contre ce grand bourrin qui m’empêche de vivre.
Alors je me déchaîne.
Je m’abats sur ces malfaiteurs pleins de poux, ces menteurs qui ne pensent qu’à leur gueule !
Je les submerge, les pétrifie de peur, et cela me satisfait. C’est un châtiment qui leur sied à ravir. Et, avant de partir, je leur pose un modeste message. Une dernière de mes bombes, pour les achever ces salopards.
Voilà en quoi ce résume ma vie. Mon destin est devenu celui d’un être prisonnier de la volonté de l’homme.
Triste destin pour un fleuve de Provence. Sale boulot pour un barrage qui ne sert à rien.
Ce texte peut démontrer, de manière particulière certes, combien les hommes peuvent être sans cœur.
Nous n’avons jamais prouvé que la nature avait un cœur, mais si elle n’était pas indulgente avec nous, cette planète ne compterait déjà plus aucun habitant…
Voilà
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