Hello à tous ! ^^ (Après plusieurs recherches de débuts de message pour souhaiter la bienvenue dans le topic, j´ai paré au plus simple.)
Bon, déjà, je préviens, l´histoire qui suit est du fantasy.
Depuis plusieurs jours que j´arpente ce forum, je m´étais dit qu´il fallait absolument que j´y poste... Bon, encore faut-il savoir quoi. Alors, j´ai décidé de créer cette fic. J´ai pas encore écrit grand chose, et à vrai dire, me connaissant, je suis même pas sûr que je la terminerai, mais si certains aiment, j´essayerai.
Et maintenant, place à la story (moui, je sais, y a vraiment pas grand chose pour l´instant... Je fairai plus grands la prochaine fois).
[La Menace d´Akharn]
Sûr, il n’avait rien. Il le leur avait dit, il avait insisté. Et tous, bien qu’ils savaient que c’était faux, avaient fini par se laisser aller à cette idée : Meroì l’avait vaincu, sans se faire la moindre égratignure.
Et pourtant… s’ils avaient su… A peine s’en étaient-ils tous allés, qu’il s’était crispé, et que les traits de son visage s’étaient tirés en une grimace qui en disait long sur la souffrance à laquelle il était en proie. Il se plia en deux, les bras croisés sur son abdomen, retenant un cri honteux en serrant les dents. Il avait deux possibilités : ou il mourait ici même, ou il avait beaucoup de chances, et un Guérisseur le trouvait, le soignait, et ne révélait rien à leurs Ordres respectifs.
Comme tous les siens, il aurait dû avoir trois vies. Mais il n’était pas comme tous les siens ; non seulement il n’était pas né de la même façon, mais en plus il ne s’était pas plié à toutes les injonctions qu’on leur avait données, durant l’Entraînement. Heureusement, car ainsi il pouvait penser de lui-même.
Bref, il était sur le point de mourir. En tuant Forkzën, il avait en même temps ingéré un poison ultra-rapide. Qui agissait en un dixième de seconde sur tout le corps, et faisait mourir son possesseur dans d’atroces souffrances. Meroì en était au stade des atroces souffrances, qui n’en finissaient pas de se décupler depuis environ trois heures, estimait-il. Il se sentait comme transpercé par des dizaines et des dizaines de lames, et comme piqué par des centaines de guêpes en même temps. Sur tout le corps. Il ouvrit les yeux, versa quelques larmes puis, n’y tenant plus, explosa. Son cri se répercuta à travers le camp. Il fut certain qu’on l’aurait entendu à cinq kilomètres à la ronde. Puis, ne souhaitant mourir avec comme dernières pensées des horreurs, il se força à se remémorer les bons moments de sa vie passée. Lorsqu’il se fut arrêté sur l’image de Sepianda et des leurs deux fils, il sentit très nettement un sabre le transpercer, encore plus violemment que ce qu’il avait sentit jusqu’à présent. Celui-ci lui transperça le cœur ; le Fîne pivota, pour voir qui l’attaquait ainsi, alors qu’il était déjà sans défense, mais il savait déjà que c’était la note ultime du poison. Enfin, pour parachever la scène, il tomba à la renverse. Il en était fini d’un des plus grands Fînes. Lorsque ses amis vinrent voir, il était déjà mort.
Amayn se releva soudain, en sueurs. Il ouvrit la porte de sa chambre à la volée, descendit l’escalier en trombe, et entra dans la cuisine, affolé.
— M’man… P… papa est… mort !
— Comment ? Mais enfin, je suis toujours vivant ! s’exclama une voix joyeuse sur le pas de la porte.
Le garçon se retourna pour remarquer qu’effectivement son père se tenait devant lui, et en pleine forme il fallait l’avouer.
— Allons, allons, le rassura Meroì en le voyant qui tremblait de peur. Dis-nous plutôt ce qui ne va pas, Amayn.
— Je t’ai… vu mourir… en rêve.
Le Fîne sourit, prit son fils dans ses bras et lui donna un baiser avant de le reconduire dans sa chambre. A peine fut-il revenu dans la cuisine, où il avait commencé à parler avec Sepianda, qu’Eöfel s’engouffra tremblant, lui aussi, dans la pièce.
— P’pa est… puis il se tut en voyant son père bel et bien assis face à lui.
— Je suis mort, je sais. Ca fait la deuxième fois qu’on me l’apprend en un quart d’heure. Allez, retourne te coucher. Tout le monde est confiant quant à ma victoire face à Forkzën, si on le retrouve. Et l’expédition ne partira que demain. Dors, veux-tu ?
— Non ! s’écria son fils, retenant ses larmes d’affluer. Tu ne peux pas aller le tuer ! Tu mourras avec !
Bien que surprit par la réaction d’Eöfel, qu’il trouva démesurée, Meroì n’en montra rien. Il ramena son fils aîné dans sa chambre, lui expliqua qu’il ne mourrait pas et qu’ils se reverraient bientôt, puisqu’il partait à l’aube le lendemain, et s’en alla retrouver sa femme. Mais elle avait quitté la table. « Sûrement dans le lit », pensa-t-il. Aussi décida-t-il d’aller la rejoindre. Il l’y trouva déjà bien endormie – du moins c’est ce qu’il crut – et l’imita. Il était déjà tard, et la nuit risquait d’être courte.