Tiens tiens je débarque sur ce forum qui m´a l´air plutôt sympathique 
Je me présente : Arkh. Ca suffira pour le moment...
Tout ce que je vous demande, c´est de lire ceci et de mettre votre avis. A raison d´une flemme due à la chaleur de l´été, j´écris moins souvent qu´avant et je ne compte pour le moment qu´une vingtaine de pages A4 pour le premier tome de la Bible d´Héalia ( à savoir que les deux autres tomes comptent une centaine de pages chacun.
Bon assez causé je vous laisse lire ^^
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Séquence I
Govran
Chapitre premier
- Gougou, arrête de chômer!
- Ca va, ça va... je soufflais un peu...
- Ca fait deux heures que tu récupères à l´ombre. Au boulot, maintenant!
- Ouais, t´énerve pas...
Il se leva paresseusement et balaya sa tunique rouge pour faire tomber les herbes et les petites bêtes qui s´y étaient posées, puis ramassa l´épée qui était à terre.
- Hé, pose ça, Gougou. C´est pas pour les mômes, ce truc là.
- Je sais à quoi sert une épée, alors mets la en veilleuse, s´te plait.
- Tu commences à me gonfler, gamin. Si tu n´es pas un peu plus respectueux et travailleur, tu peux aller bosser ailleurs.
Sans répondre, il effectuait divers mouvements avec l´épée, apparemment fasciné par la lame d´acier.
- Tu m´écoutes, oui?
- Ouais, maugréa-t-il.
- Va mettre ça dans la grange et pose cette arme, elle est pas à toi.
Gougou reposa précieusement la flamberge sur le sol et endossa les sacs de blé avec beaucoup moins d´entrain. Cette animosité qu´il éprouvait envers son boulot était heureusement compensée par les gains financiers que celui-ci lui offrait. Son père avait trouvé la mort deux ans auparavant, dans une chasse dans la forêt, il était donc le seul gagne pain pour sa mère et sa sœur..
Arrivé à la grange, il posa les sacs à l´endroit convenu et repartit au lieu de travail, l´air maussade. Heureusement qu´il faisait beau, sans quoi son humeur aurait été vraiment infecte...
- Hé gamin, l´interpella un ouvrier, tu veux pas aller mettre ça dans la cabane près du ruisseau?
- J´suis pas un gosse, j´ai un nom, et ton sac, tu peux te l´foutre où j´pense.
L´homme agrippa Gougou par le col, prêt à le réduire à néant.
- Sache qu´on ne parle pas comme ça à Yarek, c´est clair?
- C´est qui, Yarek?
Il allait le frapper, mais le chef intervint aussitôt, apparemment aussi étonné qu´exaspéré.
- Qu´est-ce qui se passe encore? Y a pas moyen de travailler en paix, ici?
- Il voulait que j´aille foutre ça près du ruisseau, s´indigna Gougou.
- Et alors? Tu es le plus jeune, tu lui dois le respect!
- Cause toujours, je m´en tape, de son âge.
- Encore une réflexion de ce genre, gamin, et je te licencie sur le champ!
- Je suis pas un gamin, hurla le jeune garçon.
- Tu n´as que neuf ans, répliqua le patron encore plus fort.
- Ca va, t´as gagné... J´vais bosser...
- Bien, alors commence par faire ce que Yarek t´a demandé.
Gougou, une nouvelle fois, prit les sacs sur son dos en pensant que c´était injuste et qu´il était une fois de plus la tête de turc. Le chemin jusqu´à la cabane n´était pas long, mais le simple fait d´obéir à un crétin comme Yarek l´exaspérait plus que tout...
Arrivé sur la berge, une forte lueur scintilla dans l´eau, l´éblouissant presque. Le soleil sur la lame d´une épée, ça tape fort. Il plongea aussitôt, et remonta juste après, l´arme en main. Fier comme un paon, il retourna au camp des ouvriers, et montra sa trouvaille à tout le monde. Malheureusement, le chef n´avait pas l´air d´accord...
- Petit voleur! Cette épée est mienne! Rends-la moi!
- Non! cria Gougou.
- Elle est à moi! hurla l´autre.
Il expulsa l´enfant d´un grand coup d´épaule et s´empara de l´épée, tout sourire.
Le garçon avait les larmes aux yeux, et n´était pas ravi du tout...
- Tu vas me rendre ça tout de suite, espèce de gros lard!
- Tu es viré, gamin. Rentre chez toi, on a pas besoin des larves, ici.
- Espèce de sal...!
Yarek, de ses immenses bras, l´avait soulevé de terre, et maintenant, il le lançait à ses compagnons dans de grands rires.
Quand ils furent lassés de ce petit jeu, ils envoyèrent voler Gougou très loin, et un bruit de craquement se fit entendre. Le garçon pouvait dire au revoir à son poignet...
Il rentra chez lui, la tête basse et les joues mouillées.