Voilà un petit texte, sans prétention aucune évidemment, que je me suis amusé à écrire et à inventer. ^^ Appréciez ou non, mais merci de me dire ce qui ne va pas, histoire que je m´améliore.
« - Ça y est, je l’entends qui vient. Que me veut-il cette fois ? Il compte encore me faire souffrir ? Ne croit-il pas que j’ai déjà assez mal comme ça ? Non visiblement, monsieur veut en rajouter, en remettre une couche. Pourquoi pas après tout, nous ne sommes rien comparés à lui. Et puis, je ne suis pas le premier à souffrir. D’autres de mes frères y sont déjà passés. Certains plus que d’autres. Ça dépend du maître en réalité. Quand il est satisfait de lui, il ne reste pas plus d’une journée sur nous. Il se contente de se dire « Bon boulot » à lui-même, il décroche le téléphone, et il dit à « je ne sais qui » de venir nous chercher. Je ne sais pour nous emmener où, mais je ne préfère pas le savoir pour l’instant. Mon tour viendra de toutes façons, plus que quelques temps à rester ici et ça sera à moi de partir loin de ma famille. M’enfin bon, je ferais mieux de cesser mes lamentations, il n’y a personne pour m’entendre. » La pièce où se déroulait ce monologue était sans fenêtre, seule la lueur, aussi faible fut-elle, d’un néon servait à éclairer le sinistre lieu. Les plafonds, plutôt vieux, avaient l’air d’accuser le temps qui passe. La moisissure avait presque fini d’envahir l’endroit. Des étagères occupaient la plus grande partie de l’espace, l’autre partie étant réservée aux prisonniers.
(Bruit de porte qui grince)
{Et voilà, il a finalement réussi à retrouver le chemin de son atelier. Un exploit pour lui}
« - Bon, à nous deux mon beau »
{Quelle voix grasse, quelle haleine de porc… Il ne lui reste plus qu’à prendre ses outils pour commencer la torture.}
Et il ne se fit pas attendre. L’homme saisit sa scie à onglet et commença à couper un bras. Puis un autre.
{Cette douleur, cette souffrance… Jusqu’à quand cela va-t-il durer ? Ça fait bientôt plus de 6 mois que je suis enfermé ici. Pitié, qu’il m’achève…}
Le tortionnaire s’empara alors de sa scie, et se mit à couper les contours. Dans un bruit assourdissant, des centaines de morceaux de peau tombèrent sur le sol, semblables à des flocons de neige qui viennent se poser délicatement sur un sol gelé d’hiver.
Pour finir, il prit une ponceuse et s’attela à peaufiner son œuvre. Il y passa plus de trois heures, trois interminables heures durant lesquelles le pauvre torturé vit chacun de ses membres, chaque centimètre carré de son épiderme tomber inexorablement sur le parquet rongée par la crasse et les insectes. Puis enfin, après un long moment à chercher les petites imperfections et à les corriger, il estima son travail achevé. Comme pour ne pas rompre l’habitude, il se dit « Bon boulot », décrocha son téléphone, et pressa la personne au bout du fil de venir chercher le dernier fini.
{Merci mon Dieu, enfin je vais partir de cet endroit infecte. Adieu mes amis, mes frères. Mais ne vous inquiétez pas, je reviendrai vous sauver. Ou si je n’y parviens pas, vous me rejoindrez bien tôt ou tard. Courage !}
Sitôt que ces pensées eurent fini de traverser l’esprit du démembré, un homme à l’aspect sale et repoussant s’introduisit dans la pièce. Il était accompagné d’un chariot, celui qui servirait à amener le colis dehors. En effet, l’homme se fit aider de l’artiste pour monter le paquet dessus. La joyeuse troupe se dirigea alors vers la sortie, monta un escalier en colimaçon et sorti au grand jour.
{Enfin le soleil ! Et non, je crois bien que je suis maudit, il pleut… Pauvre de moi, le mauvais sort me suivra-t-il donc toute ma vie ? Aussi courte soit-elle…}
L’homme le chargea donc le camion, et ensemble, ils firent route vers un magasin. C’était ici que la chose finirait ses jours. Non pas en tant qu’employé, mais en tant qu’article.
Sur la devanture de ce magasin, on pouvait lire « Au palais du bois – Nombreux articles de qualité, bois d’ébène, bois d’orient »