Voilà, c´est surement (pas encore sur) le dernier texte que je vais poster, après, je n´écrirai plus ici, mais je serais lecteur et je posterai des commentaires.
Bon bah, bonne lecture alors ! 
P.S.: Je continuerai "le pacificateur" mais je ne posterai surement (pas encore sur) plus aucun chapitre ici.
Mort sans honneur
Pourquoi courir pour fuir cette chose inévitable qu’on appelle « la mort » ?
Pourquoi la fuir alors qu’on sait qu’elle va toujours nous rattraper ?
Vous me dites quoi ? Vous voulez vivre plus longtemps ? Jusqu’à quel âge ? Vous ne savez pas...
J’en étais sur. Vous ne savez vraiment pas pourquoi vous la fuyez.
Moi, je m’en fous, je ne la fuis pas. Je préfère mourir en héros, mon fusil sur l’épaule, en pleine guerre. Je préfère mourir en plein No man’s land devant un soldat, pour qu’il tire une seule balle...Une seule putain de balle qui m’enlève la vie...Alors que j’ai même pas vingt ans. Au moins, je ne souffrirai pas.
Je préfère mourir en héros que de mourir à cause de cette chose qu’on appelle « la vieillesse ».
On veut vivre longtemps, on croit que la mort nous a oublié...Mais un jour, elle vous trouve, elle sonne à votre porte, sa faux dans sa main squelettique. Et elle vous ôte la vie d’un seul coup de sa lame tranchante.
Et vous vous retrouvez, allongé sur le sol froid et dur, le regard dans le vide. Quel mort atroce et sans honneur.
Vous n’avez même pas pu luttez pour votre vie, vous n’avez pas eu le temps de prendre votre arme et combattre la mort à la loyale. Mais la mort n’est pas loyale, elle attaque par derrière, sans prévenir, le voile noir qui lui sert de cape flottant au-dessus du sol.
Elle est furtive, invisible. Elle traverse silencieusement le salon, pendant la nuit, entre dans la chambre, sans bruit, prépare sa faux comme la hache d’un bourreau et, quand sonne le glas de minuit, Il attaque sans coup frémir.
Vous émettez votre dernier souffle, vous êtes mort.
J’aurais préféré mourir en héros que de mourir hier par la vieillesse, juste avant le réveillon de Noël.
Je rêvais de mourir à vingt ans, en pleine guerre, en héros, mon honneur sauvé, plutôt que de mourir à quatre-vingt ans, en train de dormir, après avoir regardé cette connerie de télé qui vous envoie des saloperies dans la tête.
Je suis mort à quatre-vingt ans, au glas de minuit, sans coup frémir. Je suis mort sans honneur, en essayant de fuir la mort.
Je croyais que je pouvais fuir la mort, je me croyais plus fort que certains, mais non, j’aurais dû m’en douter : Même si on essaye de fuir la faux ôtant la vie, un jour où l’autre, elle vous rattrape toujours.
Même si on est plus fort que d’autres, la mort s’en fout, elle traite tout le monde en égal.
C’est la seule chose bien chez elle.