C´est une petite nouvelle, c´est différent de ce que je fais habituellement, j´ai posté un petit truc mélancolique.
Bonne lecture !
L’inconnue
Qui était-elle ? Je la voyais, comme un fantôme, passé devant moi, sans qu’elle me voie. Je ne la connaissais pas mais j’en étais tombé amoureux. Ce que je pouvais dire d’elle ?
Qu’elle était belle tout simplement. J’étais seulement en 3ème, je connaissais à peine son nom, mais j’étais sur d’une chose d’une chose : je l’aimais.
On était lundi, jour morne où plus de la moitié des collégiens comme moi n’ont pas envie d’aller en cours.
10h15 : Cours d’anglais, je détestais ce cours à cause de la prof qui ne pouvait pas se retenir de pousser un cri, une engueulade sur un élève.
Je me tenais dans les rangs de ma classe, comme d’habitude.
A ce moment là, je la vis entrer dans mon champ de vision, partant dans les rangs d’une autre classe. A en juger par les élèves de sa classe, elle devait être en 4ème. J’aurais beaucoup de mal à la décrire en ce moment même. Je me souvenais seulement de ces yeux bleus et clairs et de ses cheveux bruns tombant aux épaules. Sa beauté m’avait frappé de plein fouet, elle hantait maintenant mon esprit. Pendant le cours d’anglais, je pensais encore à elle, à sa démarche, à ses yeux (en faite, c’est moi qui c’est pris l’engueulade ce jour-là). Même maintenant, au moment où je vous écrit cette nouvelle, elle hante encore mon esprit.
Je ne pouvais pas lui parler, j’étais quelqu’un de réserver. Mon image, pourtant, ne montrait pas que j’étais quelqu’un de timide.
Fan de Noir Désir et Linkin Park, j’avais des cheveux longs et noirs jusqu’à la nuque, des yeux noirs. J’étais un ado de quatorze ans normal, avec de l’acné (peu) et des râteaux (beaucoup), mais avec un univers particulier par rapport à d’autre. Beaucoup me prenait pour un fou en voyant mes dessins de corps flottants encapuchonnés par un voile noir terrifiant. C’est vrai que je me prends pour un fou assez souvent.
Bon, bref, revenons à cette belle inconnue.
Je voulais lui parler, la regarder pour qu’elle me remarque, mais rien n’y fait. C’est seulement à 17h10, à la fin des cours, après un contrôle d’histoire particulièrement difficile, que je la vis et la regarda. Elle tourna la tête et me vit la regarder. Je tournai la tête dans une autre direction pour parler d’un sujet quelconque avec un ami. J’étais trop timide, je n’arrivai pas à lui parler, cela me torturait de ne pas pouvoir parler à la fille inconnue que j’aimais.
Pourquoi je vous parle de cette inconnue ?
Car elle est morte il n’y a pas longtemps à cause du sida qu’elle a combattu depuis sa naissance.
Maintenant, je comprends la souffrance de la mort, la maladie qu’on appelle le sida. Je suis dans ma chambre, le visage dans mes mains humides car j’avais pleuré pendant presque une heure entière, voire plus.
Je ne lui avais pas parlé une seule fois, je ne savais même pas son nom, je ne savais rien d’elle. « Qu’est ce que je m’en veux, putain ! »
Je comprends maintenant que l’amour, c’est beau quand tu le vis, mais ça fait mal quand tu le perds...
FIN