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Le Septembre noir

torjos
torjos
Niveau 6
11 décembre 2005 à 15:41:54

Récit mélangeant de la science fiction et de l´historique.

Chapitre 1 : La prison d´Alrhaz

Un vent froid venant des régions septentrionales de l’Irgizhistan balayait la plaine d’Arez. Au-dessus, le ciel était sans étoiles, telle une menace sibylline et mystérieuse au milieu de ce silence entrecoupé de petits bruits d’animaux. Les cimes des arbres bougeaient nonchalamment dans un bruissement monotone mêlé de cris d’oiseaux perçants et aigus.
Soudain, un roulement de moteur coupa court à la langoureuse tranquillité de la nature.
A bord de camions, sur un chemin mélangé de terres et d’asphaltes, d’innombrables prisonniers faisaient route vers leur destin. A l’intérieur, ils étaient entassés à la manière du bétail ; les uns sur les autres, s’étouffant réciproquement dans un interminable trajet qui faisait pas moins de 300 km Seuls les plus robustes survivaient aux maladies et à la mort. Le reste arrivait soit sans vie, soit moribond.
Le regard amorphe, ils contemplaient le paysage insolite de la région lorsque, au détour d’un virage, le pénitencier apparut.
Les visages se figèrent, soucieux de l’avenir. Leur pensée devenait fataliste.
Au moment ou ils furent transférés dans leur cellule, la nuit touchait à sa fin.
Dès l’aurore, le plus dure allait pouvoir commencer pour ces misérables.

Dans la cellule 0307, un homme du nom de Michel Arsthof excluant l’égoïsme se mit à faire les présentations avec son collègue Wladimir Atarov. Elle fut sommaire. Dès le début, une profonde sympathie mutuelle se noua entre eux, bien qu’ils se soient ignorés pendant toute la durée du voyage. Tous deux venaient de la capitale du pays, Bijisk, ville de 300 000 habitants aux abords de la frontière russe.
C’était une ville noire en somme, aux multiples friches industrielles, victime du kolkhoze du siècle dernier. Une ville qui n’avait pas su se renouveler et qui restera sans réactions, sans programmes, avec ses ruines, perdue à jamais. Une bien belle misère dans ce pays de 1400 000 habitants où le taux de chômage atteint des tristes records.

Outre le fait d’être pauvre, cet état était une dictature à la répression implacable. Et les deux interlocuteurs avaient été enfermé pour la même raison. La raison d’avoir clamé haut et fort leur profond désaccord envers un pouvoir aux dirigeants corrompus et malhonnêtes.
Et pis un bref instant, ils eurent la même pensée.
Ils se rappelèrent l’ambiance durant le trajet foncièrement malsaine ; des regards effarés, voir épris de folie et un homme, oui, un homme calme et silencieux, d’une sérénité olympienne. C’était presque incroyable. Il était au fond du camion, bras croisés, songeant, méditant, on ne savait quoi.
Aucun signe et sentiment sur son visage étaient perceptibles, mis à part une tranquillité déconcertante.
Il était vêtu d’habits noirs et luisants et portait au cou, un signe bizarre, sûrement des initiales.
D’un coup Michel déclara :
___ Dès le levé du soleil, nous pourrons faire plus ample connaissance avec ce personnage.
___ C’est vrai, mais on va faire les présentations avec le chef de la prison et tout cela s’annonce de mauvaise augure.
___ Nous verrons bien !
Sur ce, ils se turent et se couchèrent sur leur matelas décrépit.
Ils vivaient dans une pièce exiguë et répugnante où d’innombrables insectes, mouches, araignées pullulaient en maître. Les murs suintaient d’humidité formant du moisi sur plusieurs parties. La nuit, un froid intense envahissait les quartiers cellulaires semant le mort aux prisonniers les plus faibles. Les lumières des couloirs formaient un clair-obscur sépulcral qui n’étaient pas sans rappeler les camps sibériens nommés « goulag ».
Nombre de prisonniers on eut leurs grands-parents enfermés dans ces monstruosités. Et toutes ces petites choses, futiles qu’elles soient pour ces vigoureux prisonniers, exacerbaient leur colère, leur haine envers le gouvernement. Néanmoins, la direction du complexe ne s’inquiétait pas outre mesure.
Pourquoi faire attention à eux qui, depuis la création de la prison, n’avaient jamais osé se révolter ?
En outre, le pénitencier était dirigé d’une main de fer par l’irascible et impétueux Tratovsky. Un vrai bourreau qui n’hésitait pas à tuer toutes personnes qui lui déplaisaient.
Bref, les nouveaux prisonniers ainsi que les anciens allaient faire face à ce monstre dans moins d’une heure maintenant.

Le chapitre 1 n´est pas terminé mais cela aurait fait trop long!
Suite prochainement!

Qu´en pensez vous?

SophyErzengel
SophyErzengel
Niveau 10
11 décembre 2005 à 15:52:57

Le point faible réside dans les dialogues. On en voit qu´une foi, heureusement. Tu devrais tenter de les espacer, ils s´enchainent trop et le contenu me semble assez futile par ailleurs.

Sinon, j´ai bien aimé, une très bonne histoire dont j´aimerais en apprendre d´avantage. Peut être pas assez d´action pour le moment, mais cela ne gêne pas.Bref, pas grand chose à dire, si ce n´est qu´une suite serait plus utile dans l´élaboration d´un commentaire plus poussé.

torjos
torjos
Niveau 6
11 décembre 2005 à 17:12:05

Je viens de me relire et les fautes de frappes s´enchaînent à foison! Désolé je devrais me relire avant de poster!
Merci pour on commentaire!

343guiltypark
343guiltypark
Niveau 10
11 décembre 2005 à 17:41:40

ouai pas mal mais manque d´action peut etre dans les prochains chapitres :-)
sino les fautes de frappes il y en a pas mal!! :oui:

bon texte quand même!

torjos
torjos
Niveau 6
11 décembre 2005 à 19:15:29

:up:

torjos
torjos
Niveau 6
12 décembre 2005 à 12:48:11

Svp une petite critique! :snif:

torjos
torjos
Niveau 6
12 décembre 2005 à 15:46:57

Chapitre 2 : Les aveux

Wladimir attendait la peur au ventre, à l’affût de la moindre alerte.
Il observa fixement la porte, espérant la venue de son ami. Et cette espérance tant souhaitée s’exhaussa. En un éclair, la porte s’ouvrit en claquant, la silhouette de Michel lui passa devant son regard abasourdi.
___ Eh !? Lâcha-t-il.
Arsthof marcha d’un pas rapide tout en lui faisant signe de le suivre.
La carte ? Demanda-t-il en haussant le ton.
Il ne daigna même pas lui répondre et se contenta de sortir de sa poche un vieux document chiffonné qu’il mit bien en évidence dans les aires.
Atarov comprit que c’était bien le plan qu’il possédait entre ses mains.
Tout d’un coup, Arsthof fit volte-face.
Wladimir ravala sa salive en voyant sa tête empreinte extraordinairement d’agressivité.
Puis miraculeusement, il parla :
___ Je t’expliquerai ce qui c’est passé ce soir.
___ Je sais répliqua Atarov, l’heure n’est pas aux questions.
___ Bien ami, allons travailler maintenant.
De cette façon, ils passèrent inaperçus durant toute la journée.
A leur dernière déclinaison solaire, les prisonniers rentrèrent dans leur cellule.

Les deux détenus de la cellule n° 307 s’assirent sur leur matelas, se contemplèrent avant de commencer une conversation qui s’annonçait houleuse.
Michel se mit à conter sa rencontre impromptu en mettant la carte dépliée devant lui.
___ La personne que j’ai vue était tout simplement celle du camion. Il se nomme Ivan Ogirof.
Anticipant l’envie de Wladimir d’intervenir, il fit un geste clair pour qu’il n’intervînt pas.
___ C’est lui qui m’a fourni la carte. Et manifestement, il est très influent dans le coin. Il a 30 gardiens qui sont sous ses ordres.
Arsthof n’eut même pas le temps de continuer que Atarov riposta :
___ Attends. Je ne comprends plus rien là.
___ Il s’est infiltré dans la prison pour organiser une insurrection.
___ Parfait. C’est pour quand ?
___ Tu ne comprends effectivement rien ! C’est un homme bizarre. Je ne lui fais pas confiance. C’est peut-être un espion.
___ Tu te fais trop de mauvais sens dit Wladimir d’une voix rassurante
___ Toi ! Tu es trop naïf !
___ Et toi trop méfiant !
___ Peu importe. Comme je l’affirme toujours, nous verrons bien demain soir car il nous a donné rendez-vous dans la blanchisserie pour planifier sa révolte. Ainsi je verrais si je peux lui faire confiance.
Son cligna des yeux en signe d’approbation mélangé néanmoins d’incrédulité.
Michel bâilla et s’étendit de tout son long, posant ses mains en guise d’oreillers. Mais Atarov n’avait pas fini et parla à son tour :
___ Comment a-t-il une trentaine de gardiens avec lui ?
___ Tiens, toi aussi tu te méfies !
___ C’est juste pour m’éclaircir.
___ Bref, il a dit qu’ils faisaient partis d’un groupe de résistance anti-gouvernementale. On dirait qu’ils sont extrêmement méthodiques et méticuleux. Cependant, je n’y crois pas une seconde à tout ça.
Wladimir soupira vigoureusement et resta silencieux une bonne minute.
___ Dis-moi ! Reprit Atarov.
___ Oui fit Michel étonné.
___ On se dit ami, mais nous ne nous connaissons presque pas. Peux-tu m’informer sur toi ?
Arsthof tâtonna sa barbe de 3 jours, prit ses cheveux longs, hirsutes et bruns nuancés de mèches blanches dans ses mains comme pour une introspection et puis il s’exprima :
___ J’ai 42 ans, je viens de Bijisk et je suis ou plutôt j’étais rédacteur en chef du journal « vérité ». Un mot qui veut tout dire dans une dictature termina-t-il sa phrase en souriant.
___ Sinon ?. ..
___ Sur une dénonciation qui m’ait encore inconnue, nous avions été arrêté et torturé pour certain d’entre nous. Moi, j’étais trop précieux, trop « important ». Ils m’enfermèrent donc à Alrhaz.
___ Sale histoire !
___ En effet !
___ Et pourquoi ne fais-tu pas confiance à Ivan Ogirof ?
___ J’ai d’abord espéré quelque chose de lui. Mais le problème c’est que je n’ai jamais entendu parler de groupes de résistants mis à part les Tarskans qui sont des fanatiques musulmans. Bon maintenant à toi de me dire qui tu es !
___ Eh bien moi j’ai bien peur de ne pas avoir des choses aussi intéressantes que toi à dire.
___ Ne te fais pas de raison !
___ J’ai 34 ans et j’étais paysan dans une ferme près de Bijisk. La besogne y était peut-être dure mais je vivais en paix. Un jour ma quiétude fut brisée en un instant. L’armée m’a engagé de force. Cependant j’étais obstiné à ne pas combattre les rebelles Tarskans ce qui m’a valu la prison d’Alrhaz. Et voilà ma misérable et triste histoire.
___ Triste histoire c’est vrai mais nullement misérable certifia Michel en faisant un clin d’œil amical.
Il ajouta :
___ Cela n’a rien à voir, mais je voulais te dire que d’après Ivan, sans lui, nous serions mort. D’un côté, il a raison car c’était bien facile de rentrer dans le bureau de la direction, n’est-ce pas ?
___ Oui et alors ?
___ C’est pour ça que j’hésite parce que il y a autant de pour et de contre.
___ N’y pensons plus et couchons nous. Demain une journée fatigante nous attend !
Michel rangea la carte et souhaita bonne nuit à son ami. Il fut répondu par un écho.

Thomyorke29
Thomyorke29
Niveau 12
12 décembre 2005 à 15:52:14

j´aime bien :) mais des fois jtrouve que t´en fais un peu trop sur certaines phrases descriptives, ça les rend un peu lourdes, enfin ça montre que ta du vocabulaire lol :)

torjos
torjos
Niveau 6
12 décembre 2005 à 17:11:34

Merci de ton commentaire!
j´avoue que quelque fois mes phrases sont un peu lourdes! Entierement d´accord avec toi!

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