Salut, je poste ce vieux texte que j´avais deja mis sur le forum FF 8, en attendant d´écrire autre chose de plus long que je metterais peut etre sur ce forum.
Pour ce texte, il faut avoir fini le jeu, y aura surement des fautes d´orthographes c´est le truc que j´ai jamais vérifié.
« Cemetery of my Memento »
… Je la serre fort contre moi, les battements rassurants de son cœur contre ma poitrine apaisent ma peur qu’elle ne soit pas réelle ; qu’elle ne soit qu’une idée, un vœu ou un rêve un peu trop concret. Elle se libère de mon étreinte et fait quelques pas jusqu’au bord du balcon ; ses mains sur la rambarde elle pose son regard sur la mer calme où se réfléchit l’image de la pleine lune ; le vent souffle doucement sur Linoa, elle semble pouvoir s’envoler d’un instant à l’autre tel un pâle souvenir absorbé par les lacunes de ma mémoire.
_ « Tu as oublié une partie de toi-même… »
Cette phrase sonne vraie dans ma tête, elle me hante, surmonte les quelconques joies que je peux ressentir, et viens injecter son venin au plus profond de moi. Un venin lent et douloureux, composé de doutes, de souvenirs perdus, et de souffrances.
Pourquoi ? Pourquoi ne suis-je pas heureux ? Tout est fini semble t-il.
Je suis donc destiné au malheur éternel ? Une âme en peine cherchant à se trouver une raison de vivre ? Un inconnu incapable de se souvenir de lui-même…
…Le doux son de Waltz for the Moon, je l’entends et je me souviens. Linoa tourne la tête vers moi, lève son index vers la lune, et se précipite dans mes bras avec un sourire radieux. Je la saisis et bloque son corps contre le mien, je sens ses bras se glisser autour de mon cou, je passe les miens autour de sa taille mais la musique se termine étrangement tôt. Nos visages s’attirent l’un à l’autre ; quelque chose se brise au fond de moi ; malgré tout je ne peux me retenir, nos lèvres se touchent bientôt et mes yeux se ferment. Mon cœur se gèle, mes lèvres goûtent la froideur de la pierre, mon sang se glace et mes paupières se lèvent brusquement.
_ « L..Linoa… ? »
Je suis face à une statue de pierre représentant la femme que j’aime ; les yeux fermés, avec sa belle robe de bal, l’anneau de Chronos se décroche de son annulaire et tombe sur le sol, son sourire, et son index levé vers le ciel majestueux où se termine la Valse de la Lune avec les nuages.
_ « Ton passé… » résonne dans ma tête.
Instinctivement je la touche, ma main sur sa joue n’a pour effet que de changer son effigie de pierre en un tas de poussière qui découle à mes pieds, comme un souvenir qui vous file entre les doigts. Je tombe à genoux, le vent se lève et balaye ‘ses cendres de pierre’, envoyant ma main en avant comme pour rattraper mon passé je m’aperçois qu’il est trop tard. D’un seul mouvement je me relève et saisi l’anneau de Chronos avant de partir en courant vers les portes fenêtres donnant sur la salle du bal, je veux les ouvrirent mais elles tombent en miette au contact de mes mains...
_ « Lellone… ! » crie un petit garçon avant de disparaître.
_ « Linoa…notre promesse ! »
Je me trouve sur un chemin de lumière, mais le reste n’est qu’ombre, je lève les yeux, mon regard ne rime plus à rien, la vie est un cycle, une fatalité ; pourquoi vivre pour tout perdre un jour ? Cette question je me la pose depuis longtemps, mais ne prend t-elle pas toute son ampleur aujourd’hui ? Ai-je perdu Linoa ? Me suis-je perdu moi même ?
_ « Tu as oubliée une partie de toi même… » me chuchote une voix intérieure, la voix d’Ultimecia qui semble si vraie. Pourtant, je l’ai vaincue, je revois encore ma Lionheart entamant sa chair maléfique jusqu´à ce que son sang vienne rougir mes mains, elle lâche un cri, puis cette phrase ; vint le bal et maintenant je suis seul comme par le passé…
_ « Squall, faisons-nous une promesse. »
_ « …Hum ? »
_ « Promet moi que nous serons toujours là l’un pour l’autre. Quoi qu’il arrive, nous resterons toujours l’un près de l’autre, promet le moi. »
_ « …Je te le promet… »
Je me vois et me revois tant de fois avec elle, nous avions prononcés ses paroles, je l’aime tellement, Linoa où es-tu ? Ne m’abandonne pas, souviens-toi…
Toujours sur mon chemin de lumière, une voix m’appelle et je lève les yeux, mon cœur palpite un instant mais l’espoir laisse bien vite place à l’effroi. Face à moi se dresse une femme vêtue de noir de la tête au pied, la coiffe ornée de différents symboles sinistres, elle dégage un aura de désolation suprême ; une image subliminale à glacer le sang ? Non une étrange réalité, Ultimecia.
_ «...Je t’ai tuée ! » lui dis-je n’en revenant pas.
_ « C’est vrai, tu m’as vaincue. (rire) Mais il y a combien d’années ? » me répond-elle avec un calme absolu.
_ « …Où suis-je ? C’est ta faute ce qui est arrivée à Linoa n’est-ce pas ??!! » mes pensées s’emmêlent, je ne sais plus quoi dire ? Que faire ? Que penser ? Je veux sortir de là, être éternellement seul avec Linoa, ailleurs…
_ « (rire) Tu ne comprends dont vraiment rien ? Vous avez échouez, mon rêve n’en est plus un. Tu m’as tuée, à quoi bon ? Je renais, je suis immortelle désormais. Le passé et le futur ne font qu’un ! L’inexistence matérielle complète. »
_ « … Je t’ai tuée, la compression c’est forcément terminé.»
_ « Non Léonhart, tes amis sont morts, tous, ils sont tous morts sans aucune exception, le temps les as emportés, comme le monde entier l’a été. »
_ « (perdant la tête) Impossible ! Je n’y crois pas. Rends moi Linoa… »
_ « (rire) Ton amie n’est plus qu’un tas de poussière flottant dans l’espace temps. La réalité n’a plus aucun sens, pourquoi vivre pour être déçu Léonhart ?... Une promesse n’est qu’un mot, un amour n’est pas éternel, une vie non plus ; seul les souvenirs subsistent. »
_ « Les…souvenirs…? » je perdais la tête peu à peu, je me sentais différent.
_ « La compression a refermée le passé et le futur l’un sur l’autre, ils ne fonts qu’un, plus rien n’existe, plus de terre, plus de contact, plus de monde, l’inexistence matérielle absolu, le néant. Jamais plus tu ne souffriras, le bonheur éternel t’appartient, il suffit de te servir de ta mémoire et de ton imagination. »
_ « Je…je ne…comprends pas… » mes forces me quittent lentement.
_ « Un instant absolu, tes souvenirs pour l’éternité, te retrouver en vivant dans ton passé. Mon but est atteint, mon âme vivra pour toujours. » elle commençait à se dissiper comme une fumée sans feu, l’irréalité prenait tout son sens.
_ « Vivre dans une illusion ?... »
_ « Préfèrerais-tu retrouver ta réalité pleine de doutes, de craintes et de souffrances ? Mourir pour oublier ? Que de vivre éternellement reclus dans un rêve de souvenirs qui t’appartiennent… » disparaissant…
_ « … »…fermant les yeux un instant…
…Squall est assit sur un lit défait, le soleil vient éblouir son visage légèrement reposé en arrière contre l’angle d’une fenêtre de l’orphelinat; sa Lionheart couché près de lui, il joue avec l’anneau de Chronos dans ses mains. Face à lui, Edea, n’ayant pas changée d’un cheveux depuis leur dernière rencontre.
_ « Hum c’est tout. Je me suis réveillé dans le désert et j’ai réussi à venir jusqu’ici mais… »
_ « Mais ?... »
_ « …Rien je suppose. J’avais perdu espoir c’est tout.»
_ « (sourire) Garde toujours espoir. Tu sais, un jour on ouvre les yeux et tout est comme on l’a toujours rêvé, il suffit de regarder au bon endroit. (sourire amical)»
_ « Si tu le dis…j’espère que tu as raison.»
Squall ferme les yeux un instant, les évènements qu’il vient de conter s’entrechoquent dans son esprit, ses souvenirs se mélangent. Quelque chose explose dans sa main, de la poussière glisse entre ses doigts.
_« Cemetery of Memento. » chuchote une voix au fond de son esprit cerné par un rire sournois qui n’en finit plus.
Squall ouvre les yeux brusquement, comme tiré d’un mauvais rêve…ses sens s’éveils, son regard change, son cœur bat plus vite, se sentant ‘revivre’ il sourit.
_ « Squall, je t’aime… »…
FIN