Je le mets ou je le mets pas? Cruel dilemme. J´aimerais le mettre car j´ai beaucoup aimé écrire ce texte, mais d´un autre côté il m´a l´air bien loin de c´que j´fais actuellement. M´enfin, nostalgiiiiiieeeee! Bref, voici une rédac´ que j´avais faite l´année dernière en début d´année, que j´avais posté sur un pic ici, mais qui, finalement, -et aussi en voyant d´autres textes scolaires ayant leurs pic´s^^-, mérite son sujet. Sol, finsh the blabla and this is the texte, so enjoy! (or not
)
Premier Mars 1997, dans une maison campagnarde.
Ce jour commença comme tout autre, mais il allait bouleverser ma vie, car c´est à partir de ce moment-là que j´amorçai la longue, trop longue même, descente aux enfers qu´allait être ma vie. Ce jour commença donc comme normalement : c´était Dimanche et je terminais ma grasse matinée traditionnelle. Le ciel était gris, mais cela ne me gênait pas plus que cela, étant habitué à jouer en intérieur. Lorsque je me levai, les parents étaient déjà sortis, pour on ne sait quelle obscure raison, la journée s´annonçait bien. Quelle cruelle déception j´allais avoir! Les parents n´étant pas là, mon frère essaya toutes sortes de bêtises, et en gentil grand frère ( pour une fois!) je le laissai faire ; à 7 ans on n´est pas vraiment responsable, alors pourquoi m´en vouloir? ( surtout que personne n´en sut jamais rien) Soudain, en début d´après-midi, un gigantesque et terrible orage éclata, nous plongeant dans le noir et l´horreur...
Mais entrons plus en détail dans ce cauchemard, voulez-vous? Comme vous vous en doutez, à 7ans on est plus que terrifié face à un tel orage, surtout lorsqu´on est seul avec son petit frère. Vous voyez donc sans peine mon état, mais imaginez mon frère : il n´avait que 5ans, le pauvre! Je me souviens encore parfaitement de son air horrifié, de ses yeux rétrécis par la peur, de ses dents qu´il ne pouvait emêcher de claquer, de ses genoux qui s´entrechoquaient bryamment, de son petit corps frêle recroquevillé pour tenter de résister, en vain, à ce démon qu´était l´orage. Puis, sans prévenir, l´orage entre dans la phase la plus violente. Imaginez le décor : une maison perdue, que des bois alentour avec des hurlements de bêtes sauvages, mettez cela dans le noir et accompagnez le tout d´une pluie torrentielle et d´un grondement continuel, et vous obtiendrez la terreur absolue que je ressentis à ce moment-là. Je vais maintenant décrire le pire moment de cette journée maudite :
L´orage-démon, comme il m´apparaissait à l´époque, est maintenant dans sa phase finale, qui est aussi la plus horrifiante. Le grondement assourdissant du tonnerre est incessant, la foudre tombe de partout, et elle nous arrache à chaque fois des cris d´effroi, les miens étant paradoxalement les plus forts. Mais ce n´est pas tout : la pluie vient sans cesse nous harceler, et nous sommes seuls dans cette longue terreur. La pluie redouble alors de débit, il y a deux, trois voire quatre coups de foudre par seconde, le bruit du tonnerre continue de s´amplifier : l´orage est à son apogée. Mon frère semblait alors vieilli : son corps était glacial lorsque ma main chétive le touchait pour le rassurer.
Heureusement, l´orage se termina bientôt et, apercevant les parents dans l´allée, je m´empressai de me jeter à leur cou pour les embrasser, mais je ne peux m´empêcher de penser qu´ils m´avaient abandonné, et je leur en voudrai pour cela pendant très longtemps. Ce jour restera à jamais gravé dans ma mémoire, du moins jusqu´à ce qu´elle s´éteigne...
P.S. Texte non retouché. 