tant mieux
Ca signifie qu´il nous reste encore beaucoup de lecture
Bon, allez, je retourne à ma fic ;)
Voilà un chapitre fort intéréssant !
Je suis ravi que tu portes autant d´attention à mes commentaires et que tu répondes à mes questions. C´est vraiment aimbale.
L´histoire avance et se construit comme toujours et on arrive à comprendre un peu ce qui se passe avec les Migrodis qui veulent le retour d´Arkos et Molloch qui veut les empêcher ... oups !
En aurais-je trop dis ?
Enfin j´ai hâte de voir la suite .. à ce propos ! Puisque tu as tout fini d´écrire, pourquoi tu ne posterais pas tout d´un coup qu´on puisse lire ?
![]()
Génial, comme d´hab´.
Et puis super aussi que ça soit terminé. ^^
Bon, j´ai relevé quelques erreurs, les voici
:
"ils invoquant les esprits"
"vivant par petit groupes"
~~> Manque un s à petits.
"d’innombrables canaux qui portait l’eau"
~~> Déjà signalé.
"reliques de temps anciens"
~~> C´est la pyramide, la relique. Par conséquent, c´est au singulier.
"une table basse cargée de boissons"
~~> Il manque comme un h. ^^
"Cet espect de faiblesse"
"Cet espect de faiblesse [...] devant l’aspect de Karen."
~~> Une répétition relevée (bien que pas spécialement dérangeante). Le second peut être remplacé par ´face à la vue´, ou mieux.
"s’il n’était restait sidéré"
~~> La faute parle d´elle-même.
"elle s’empressa de confimrer"
"quelque temps."
~~> Je suis vraiment pas sûr, mais ne faut-il pas un s à quelques ?
"tous comme les vôtres"
~~> Tout.
"nous en ayons découverts"
~~> Pas d´accord du participe passé avec en.
"je doute qu’ils aient travaillés"
~~> Un accord de trop.
"ce qui broullait les pistes"
"ni Thenetos ni les Chevaliers Blancs n’y trouvaient pas de réponse"
~~> Un pas superflu.
"tout ceux"
~~> Tous.
"consiédrable"
"tout ses hommes"
~~> Tous.
"Les images lui revenaient pas éclairs"
~~> Par.
"lui avait laissé laissé la vie sauve"
~~> Un de trop ?
"dix Paladins Noirs étaient mort"
~~> Morts.
"depuis toute ces heures"
~~> Toutes.
Ce sera tout. ![]()
"ils invoquant"
"Hustouk reporta son attention sur Alkarion. En dépit de son élégance, la ville restait d’une taille modeste, abritant tout au plus sept ou huit cents habitants."
là c´est dur à avaler...
même si tu donne des expliquations sur le fait que les elfes sont éparpillés, ben 700 ou800, c´est dix fois moins que la petite ville où j´habite...
je trouve que tu pourrais au moins rajouter 10 000 habitants...
pasque là c´est vraiment aps crédible pour une capitale
voilà, voilà...
excellent
ostramus
excuse ma mémoire défaillante, c´est qui déjà Arkos?
KaiM
Est-ce qu´on saura bientôt ce que devient Dario d´Yrwald ? J´adore ce personnage ![]()
Hipop ~~> Arkos, c´est le démon à tête de tigre de la légende de Nurmill Aqlaï, la première fois qu´on la voit. Enfin, il me semble. ![]()
Je suis du même avis que hipop, 700-800 habitants c´est plutôt faible, mais ceci d´autant plus que l´armée compte 20 000 elfes, ce qui est considérable. Disons qu´il y a une certaine disproportion que serait à corriger. ![]()
ok merci
-alir-
Tout lu !
Vivement Lundi. Dans le duel entre Namâric et Alexandre, tu utilises le nom "proie" pour le Prince et j´aime pas trop.
Je pense que Molloch ne devrait pas montré sa peur ainsi. C´est plus qu´un dieu, après tout.
Nurmill a sûrement quelque chose à voir avec les Migrodis et Arkos. Ca va finir par une guerre de divinité, moi je dis.
Pour la "fuite" de Namâric, il pourrait lancé un fumigène par terre en criant: "vous ne me reverrez jamais", puis il essaye de s´envoler par la fenêtre et se ramasse un kilomètre plus loin, parce qu´il a encore du mal à planer.
Ou alors, moins probable, les gardes entrent alors que les remorts le submergent, et il les combat, relachant son attention. Pendant ce temps, Alexandre, terrifié, lui balance un super rayon d´énergie, et il traverse le mur de brique, etc.
C´est un peu nul mais bon... La suite !
Vraiment bien ce nouveau chapitre!
On en apprend enfin un peu plus sur Moloch et Les tatouage en tête de tigre^^ Ca me plait bien
Alors comme toujours; La suite?
Je vois que j´ai laissé trop d´indices... Vous démêlez les fils de l´intrigue quelques chapitres plus tôt que prévu.
Non, je ne posterai pas tout d´un coup.
Parce que d´une, ce serait indigeste (108 pages quand même), de deux ça m´empêcherait de faire un plus gros topic que la cathédrale de Kridath, de trois ça tuerait le suspense de nombreuses fins de chapitres, de quatre ça briserait l´avance que je compte utiliser pour commencer la rédaction du quatrième épisode, et je pourrais sûrement trouver d´autres raisons.
SunShadow Posté le 11 février 2006 à 21:50:49
Tout lu !
Vivement Lundi. Dans le duel entre Namâric et Alexandre, tu utilises le nom "proie" pour le Prince et j´aime pas trop.
C´est comme ça que Namâric voit Alexandre. J´utilise "proie" pour rendre compte de son point de vue.
Je pense que Molloch ne devrait pas montré sa peur ainsi. C´est plus qu´un dieu, après tout.
Un dieu ne peut-il pas avoir peur ? Le choix de Namâric est suffisant pour bouleverser ses plans, donc il a très peur pour l´avenir.
Nurmill a sûrement quelque chose à voir avec les Migrodis et Arkos.
Ouais, peut-être. Et peut-être qu´elle fait juste de la figuration, aussi.
Pour la "fuite" de Namâric, il pourrait lancé un fumigène par terre en criant: "vous ne me reverrez jamais", puis il essaye de s´envoler par la fenêtre et se ramasse un kilomètre plus loin, parce qu´il a encore du mal à planer.
Ou alors, moins probable, les gardes entrent alors que les remorts le submergent, et il les combat, relachant son attention. Pendant ce temps, Alexandre, terrifié, lui balance un super rayon d´énergie, et il traverse le mur de brique, etc.
Oui mais pourquoi vouloir changer cette scène ?
hum, et ma question à moi ?
J´aimerai savoir si Dario revient bientôt ou pas
Ca fait un bon moment qu´il tisse son sort, ca devrait être prêt xD
Rha, dire qu´il reste que 108 pages ![]()
Eh ben Dario il s´est pas évaporé, non. Il reviendra en temps voulu, ce qui tombe bien car quand on y réfléchit, c´est peut-être lui qui se serait révélé le plus gros obstacle pour l´ascension d´Alexandre.
rha, ca veut dire quoi en temps voulu ?
il me manque ![]()
waw!!!!
je viens de rattraper une semaine de retards!!!!!!
ça fait plus d´une heure que j´y suis...(c´est mortel les vacances
)
bin c´est toujours aussi génial et il me tarde la suite ![]()
Kaim, tu sais pourquoi on arrive à distinguer le scénario ? C´est à cause de l´histoire de Nurmill. S´il n´y avait pas eu cet élément on serait beaucoup plongé dans le mystère et les énigmes continueraient d´affluer.
Le problème c´est que maintenant on sait que les Migrodis vont tenter de faire rescuciter Arkos grâce à l´oeil de Kashnir et que Molloch, aidé de Alexandre va l´arrêter. Laisse moi deviner, le Prince est un lointain descendant de St Ganor ou alors sa réincarnation.
Enfin tout ça pour dire que tu pourrais surrpimer le moment où elle racontre l´image. Le seul grand mystère qui reste à la limite est de savoir qui est Nurmill.
Une dernière chose ! On ne ressent pas tellement la menace elfique. J´entends par là qu´il y a tellement d´intrigues en dehors aque le siège devient secondaire et qu´on ne ressent presque pas le danger qui pèse sur la ville. Ce serait bien d´appuyer davantage sur ça ...
Vala ![]()
"qu’une table basse cargée de boissons," cHargée
"Les images lui revenaient pas éclairs" paR
sympa, j´ai trouvé, malgrès tout, la discussion de Moloch un peu naïve.
Que va faire Namaric ?? Que va-t-il advenir des pouvoirs d´Adrien ?? Hoktar survivra-t-il ?? Alex va-t-il trouver le livre ?? Vous le saurez dans le prochain épisode du Siege de Dümrist....
Edit : bon apres lecture des comms, je repense à la capitale, 700 elfes c´est très peu faudrait minimum 4000 (tjrs peu pour une capitale) et une armée de 20 000 ca fait pas bcp non plus quand on voit qu´ils laissent une garnison de 1000 soldats pour proteger 700 "paysans".
Pour l´histoire Molloch/nurmill, je sais pas pk mais ca me fait penser aux "brumes d´alcestis" avec le dieu lépreux ou un truc du style.
Pendant que j´y suis:
Ce que je déteste vraiment dans cette fic, c´est Borkas: son nomme fait penser à celui de mon prof de math ![]()
C´est pas tout ça mais nous sommes Lundi, et normalement c´est aujourd´hui que nous devrions avoir la suite !
![]()
J´ai toujours été nul en ce qui concerne les données chiffrées.
Cela dit, il faut quand même admettre que la densité de population dans mon univers est bien supérieure à ce qu´elle est aujourd´hui dans notre monde. L´urbanisation, en particulier, est loin d´être très développée. Donc, en Dümra par exemple, la population totale doit atteindre quelques centaines de milliers d´habitants, dont 95% de paysans. (Encore une fois, il se peut que je sois complètement à côté de la plaque.)
Et puis, chris, je ne suis pas ton raisonnement :
"une armée de 20 000 ca fait pas bcp non plus quand on voit qu´ils laissent une garnison de 1000 soldats pour proteger 700 "paysans"."
Si tu pouvais expliquer un peu ce que tu entends par là, ça serait bien.
De toute façon, je règle aujourd´hui le problème des Elfes. Vous aimez la baston, le sang et la violence ? Pas de problème, en voilà :
Les yeux de Barn parcoururent un bref instant le hall du manoir de Montfort puis se posèrent sur la grande porte. Entrée d’honneur pour les invités, c’était un double battant de chêne aux poignées de cuivre et aux verrous de bronze, orné de fines scultures et frappé des armes de la famille - une longue épée encadrée par les symboles des quatre cantons du domaine : une rose, une feuille de hêtre, un épi de blé et une tête de taureau. A elle seule, la porte constituait une véritable oeuvre d’art.
Le hall était parqueté d’un bois sombre presque noir, afin que n’apparaissent pas les éventuelles traces de pas laissées par des visiteurs peu soigneux. Sur les murs s’alignaient des chandeliers aux bougies encore éteintes, disposés de part et d’autre des portes qui menaient au reste du rez-de chaussée : à droite le côté des domestiques, c’est-à-dire les cuisines, l’écurie, le cellier et les quartier des serviteurs, à gauche la partie seigneuriale, avec la salle d’armes, la salle des trophées, la salle de réunion, la salle à manger et la salle de balle - où l’on disputait parfois des parties d’un sport étrange inventé par l’arrière-grand-père du comte Thibaut.
En face de la grande porte, un large escalier menait à un balcon qui faisait le tour du hall et desservait le bureau, la bibliothèque et quelques chambres. Plus loin, entre une légion d’armures et une galerie de tableaux de maîtres, d’autres marches conduisaient aux appartements d’honneur du deuxième étage, tous lumineux et meublés avec bon goût.
Barn se dit qu’il aurait pu tomber plus mal.
Depuis son arrivée, la veille, le comte Thibaut n’avait pas laissé traîner les choses. Homme sensible, il avait commencé par rendre visite en personne aux familles de ses guerriers tombés dans les monts du Lanor. Pendant le même temps, ses hommes avaient fait le tour des environs pour rassembler l’ensemble de ses chevaliers, qui avaient pris la route des fiefs voisins avec des messages sommant tous les seigneurs de se réunir au manoir. Ils ne tarderaient certainement pas plus d’un jour.
Barn repensa à ses compagnons de route. Jean et Théo passaient l’essentiel de leur temps avec leurs soeurs Julie et Anaïs, narrant les aventures qu’ils avaient vécues et les dangers qu’ils avaient affrontés - certainement en éxagérant beaucoup. Geneviève, la femme du comte, s’occupait à préparer avec son mari la réception des barons. Zortas et Galahad ne se quittaient plus. Une véritable fraternité semblait s’être installée entre eux, née des épreuves qu’ils avaient traversées ensemble. Ils restaient cloîtrés dans la salle d’armes, échangeant leur techniques les plus pointues et faisant résonner à longueur de journée le choc des lames d’acier.
Barn connaissait suffisamment Tyradus et ses deux guerriers pour savoir que les Varaks n’aimaient guère la compagnie. Ils demeuraient dans la cour, s’entraînant au combat avec leur force surhumaine, ou discutant à voix basses de sujets qui ne concernaient qu’eux. Cependant, Barn avait parfois vu Tyradus en grande conversation avec Jean, et s’était demandé se qui pouvait se cacher là-derrière.
Le Dylran jetait un regard au comte Thibaut qui traversait le hall quand une douleur soudaine tomba sur lui, atraoce, déchirante. Barn se plia en deux en piaffant de souffrance, ses mains plaquées sur sa tête.
Puis la douleur disparut aussi subitement qu‘elle était venue, remplacée par la panique. Une panique qui n’était pas la sienne.
- Ca va ? s’enquit Thibaut, l’air très inquiet.
Lentement, Barn se redressa.
- Ca va, lâcha-t-il d’une voix mal assurée. Moi, en tout cas. Molloch...
- Quoi ?
L’homme-oiseau reprit son souffle soudain court, puis déclara d’une voix blanche :
- Molloch a peur. Très peur. Un élément vient d’échapper à son contrôle.
- Mais qu’est-ce que vous racontez ? fit Thibaut.
- L’ordre des choses dépend de chaque détail, poursuivit Barn, plus pour lui-même que pour le comte. Quelque chose ne s’est pas passé comme Molloch l’aurait voulu. Un événement minuscule, mais qui peut en entraîner d’autres. C’est une catastrophe... Et en ce moment, en plus !
Le Dylran dut s’appuyer sur la rampe de l’escalier.
- C’est une catastrophe, répéta-t-il. A long terme, Molloch aurait sûrement pu reprendre les choses en main. Mais nous manquons trop de temps. Une pièce du jeu s’est échappée. Et les conséquences seront terribles. Je le sens. Terribles.
Puis, sans ajouter un mot, il courut vers la porte et sortit du manoir pour aller vomir dans la cour.
Thibaut resta dans le hall, abasourdi et très mal à l’aise.
Hustouk attaqua par l’est au lever du soleil.
C’était une stratégie éprouvée, qui avait démontré son efficacité quelques siècles auparavant, lorsqu’un magicien avait mené une charge de cavalerie en s’arrangeant pour que le soleil se lève dans son dos au moment du choc des armées. Certains Orks se contentaient d’imiter cette tactique sans comprendre pourquoi elle fonctionnait, mais heureusement ils étaient rares.
Hustouk savait que les Elfes avaient une bonne vision nocturne, ce qui rendait inutile une offensive avant l’aube. En revanche, à cet instant précis, l’éblouissement de l’ennemi conférait un avantage indéniable.
Les trente Orks de l’escouade d’élite lancèrent leurs Karzax vers Alkarion, jaillissant comme une flèche du petit bois où ils s’étaient dissimulés pendant la nuit, à six kilomètres de la capitale.
Six kilomètres.
Pour un Karzax, capable d’atteindre des vitesses qui dépassaient de très loin le galop d’un cheval, il ne s’agissait que d’une course de quatre minutes et demie. Pourtant, même dans ces conditions, rester à découvert pendant un tel laps de temps, face à une solide garnison, n’avait rien de rassurant.
Les Karzax avalaient la distance en des enjambées hallucinantes, les dents serrées, les poils hérissés. Sur leurs dos, les Orks se cramponnaient à chaque foulée pour ne pas tomber de selle.
Une première minute s’écoula sans qu’aucun Elfe ne réagisse du côté est de la ville. Le soleil les empêchait prebablement de distinguer lma petite troupe dans la plaine. Les bêtes continuaient à courir, filant comme le vent.
Au milieu de la seconde minute, Hustouk perçut un mouvement devant les premières maisons. Un mouvement qui se généralisa très rapidement, gagnant toute une partie de la bordure d’Alkarion. Pluusieurs dizaines d’elfes se rassemblèrent face aux Orks pour contrer leur charge, et levèrent les mains pour appeler la magie.
Plus qu’une minute et demie.
Une vague d’énergie blanche balaya la plaine, née des efforts conjugués de cinquante magiciens renforcés par la proximité du cristal. Hustouk la vit arriver, le ventre serré par l’anxiété.
Au dernier moment, l’écran de protection, jusque-là invisible, se matérialisa autour des Orks. La vague s’y écrasa comme de l’eau s’abattant sur un rocher. Une seconde suivit. Le bouclier trembla, mais tint bon., et les Karzax poursuivirent leur galop fulgurant.
Une minute.
D’autres Elfes vinrent rejoindre les premiers.
Au troisième tir, l’écran commencça à flancher, et Hustouk espéra que les chamans avaient correctement estimé la puissance de l’ennemi.
Au quatrième coup, le choc ébranla toute l’escouade, faisant ralentir les Karzax. Logique, songea Hustouk. Plus ils s’approchaient, moins la magie se perdait en cours de route.
Au cinquième, un Ork malchanceux s’écroula, raide mort : il s’était placé trop près du bouclier, amenuisant sa protection.
Trente secondes.
Les sixième, septième et huitième vagues secouèrent les Orks et leurs montures comme jamais auparavant. Certains cavaliers furent catapultés au sol, deux Karzax s’effondrèrent avec fracas, frappés au coeur par la magie mortelle. A gauche d’Hustouk, Hoktar manqua basculer sur le côté, mais se reprit de justesse. L’écran se faisait plus flou, sur le point de céder.
Dix secondes.
Le bouclier encaissa une neuvième vague. Levant le poing, Hustouk s’écria :
- A la pyramide !
Vingt-quatre Orks atteignirent les rangs elfiques. Sans ralentir, les premiers Karzax fendirent la troupe ennemie, ouvrant une brèche dans laquele les autres purent s’engouffrer, tandis que l’écran des chamans subissait les assauts d’une myriade de sortilèges.
Hustouk vit défiler les Elfes de chaque côté de sa monture. Concentré sur son objectif, il ne leur accorda aucune importance. Son Karzax piétina plusieurs attaquant avant de bondir par-dessus les derniers rangs.
La voie était libre.
Hustouk et ses guerriers s’engouffrèrent dans l’une des grandes avenues de la ville, fonçant droit sur la pyramide. Dans leur dos, les Elfes, un instant débordés, se retournèrent pour préparer une nouvelle attaque, visiblement furieux de n’avoir causé que si peu de dégâts, et surpris qu’une troupe aussi réduite les prenne d’assaut. « Les imbéciles », se dit Hustouk.
De tous les côtés, des ennemis surgissaient pour leur expédier des rayons de lumière ou des boules d’énergie. Le bouclier, déjà très faible, se rompit quand une nouvelle vague remonta l’avenue pour le percuter.
Hustouk se tendit. La pyramide n’était plus très loin. Il fallait tenir encore un peu.
Son Karzax bondit sur un arbre pour éviter un faisceau meurtrier puis, d’une prodigieuse détente, se propulsa sur le toit d’une maison avant de gagner le suivant. Tout autour, les autres Orks suivaient la même tactique.
La troupe regagna le sol et s’élança sur un pont qui filait vers la pyramide, renversant au passage vingt archers prêts à tirer. Hustouk sentit un léger soulagement descendre sur lui. Si on ne leur opposait plus que des flèches, c’est qu’ils avaient pénétré dans la zone où pratiquer la magie devenait trop dangereux.
Mais il restait encore les Elfes postés à l’entrée de la ville, qui unissaient à nouveau leurs forces pour générer une immense vague d’énergie. Celle-là ne ferait pas de cadeau.
Les Karzax touchèrent le pied de la pyramide et se projetèrent sur les parois inclinées pour commencer l’ascension, se cramponant avec leurs puissantes griffes.
Les Elfes libérèrent leurs magie.
Les montures n’avaient pas perdu beaucoup de vitesse. Hustouk voyait se rapprocher les fenêtres du sommet. Il y était presque...
Puis, alors que la dernière vague s’écrasait sur les pierres de la pyramide, les Karzax s’engouffrèrent dans les ouvertures.
Là s’arrêtait le plan. A présent, il fallait improviser.
Hustouk prit à peine le temps de jauger la situation. Apercevant un ennemi devant lui, il décrocha son arbalète déjà chargée, visa puis pressa la détente. Touché en plein coeur, l’Elfe s’écroula. Son Karzax se rua sur un autre et, d’un coup de mâchoires, lui arracha la tête. Le sang jaillit du tronc décapité qui partit à la renverse comme une poupée désarticulée, alors que des bruits de bataille retentissaient tout autour.
Hustouk se laissait gagner par une dangereuse excitation. Se ressaisissant, il se força à observer calmement les lieux ainsi que sa troupe. Son enthousiasme retomba d’un coup.
Vingt Orks à peine étaient parvenus à se glisser dans la pyramide pour engager le combat avec les défenseurs. A leurs pieds s’étendait une unique dalle de pierre qui couvrait tout l’étage, percée en son centre pour laisser passer un escalier. Au-dessus de leurs têtes, un réseau de passerelles entrecroisées se déployait jusqu’au plafond, en un enchevêtrement métallique d’échelles, de rambardes, de marches et de plates-formes. Et du centre de cette structure se dégageait une lueur blanche et pure, qui miroitait sur l’acier froid des ponts entrelacés.
Le cristal.
Suspendu par des chaînes fixées au plafond, c’était un énorme bloc scintillant, la surface taillée en innombrables facettes triangulaires qui, en s’affinant, formaient au sommet une longue pointe effilée.
Le coeur de la magie elfique, une merveille à la beauté fascinante, étincelant de mille feux dans la lumière de l’aube.
Et Hustouk devait le détruire. Rien que ça.
Et pour ne rien arranger, une bonne quarantaine d’Elfes se tenait sur les passerelles. Ils portaient des cottes à écailles en acier qui s’arrêtaient à mi-cuisse, laissant libre de mouvements lezurs jambes gainées de cuir. Des casques de bronze sertis d’ambre couvraient leurs têtes tandis que des épées affûtées scintillaient dans leurs poings. Des soldats déterminés, sélectionnés parmi l’élite, depuis longtemps prêts au combat.
Hustouk improvisa.
- A l’attaque ! rugit-il.