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Le siège de Dümrist

KaiM
KaiM
Niveau 11
05 février 2006 à 15:33:47

http://www.amazon.fr/exec/obidos/ASIN/2253059536/402-5953431-6896949

Quatrième de couverture :

Dans l´Angleterre du XIIe siècle ravagée par la guerre et la famine, des êtres luttent chacun à leur manière pour s´assurer le pouvoir, la gloire, la sainteté, l´amour, ou simplement de quoi survivre. Les batailles sont féroces, les hasards prodigieux, la nature cruelle. Les fresques se peignent à coups d´épée, les destins se taillent à coups de hache et les cathédrales se bâtissent à coups de miracles... et de saintes ruses. La haine règne, mais l´amour aussi, malmené constamment, blessé parfois, mais vainqueur enfin quand un Dieu, à la vérité souvent trop distrait, consent à se laisser toucher par la foi des hommes.
Abandonnant le monde de l´espionnage, Ken Follett, le maître du suspense, nous livre avec Les Piliers de la Terre une oeuvre monumentale dont l´intrigue, aux rebonds incessants, s´appuie sur un extraordinaire travail d´historien: Promené de pendaisons en meurtres, des forêts anglaises au coeur de l´Andalousie, de Tours à Saint-Denis, le lecteur se trouve irrésistiblement happé dans le tourbillon d´une superbe épopée romanesque dont il aimerait qu´elle n´ait pas de fin.

Avis personnel :

Un excellent roman, véritable mine d´informations sur le moyen-âge, avec beaucoup de violence, de sexe, de scènes cultes (pour moi), de mystère, de suspense... Il tend un peu à traîner en longueur (plus de mille pages quand même), mais ce n´est pasd bien grave. On remarque une grande variété de personnages, souvent très attachants. Même si c´est de la fiction historique, je le conseille à tous ceux qui veulent écrire de l´héroïc-fantasy.

Un bémol toutefois : l´auteur n´a apparamment jamais entendu dire qu´il fallait éviter les répétitions. Phrase type "William n´avait plus qu´un seul adversaire sur lequel il fonça et qui, affolé, essaya de frapper William à la tête. William esquiva le coup et plongea sa lame dans la cuisse de son ennemi, juste sous la frange de la courte cotte de mailles."

On finit par s´y faire, ou pas.

hipop_danseuse
hipop_danseuse
Niveau 10
05 février 2006 à 19:17:11

"Il tend un peu à traîner en longueur (plus de mille pages quand même"
:d) niak, j´adore les gros bouquins!!!
ca m´a l´air poas mal...

pour ce qui est de ton chapitre, ben bien...
sinon, ben je veuuuuuuuuuux une scèèèèèène romantiiiiiiiiiiiiique en hustouk et alice (arg, je voulais dire alex et alice^^)
:)

chris12
chris12
Niveau 9
05 février 2006 à 19:50:41

super une crise de jalousie par Hustouk qui bouffe Alex. Namaric serait content...

hipop_danseuse
hipop_danseuse
Niveau 10
05 février 2006 à 19:59:33

ou et après alice tue hustouk, et tektus tue alice et après...tout le monde s´entretue ! :sournois: :banzai:

Sunshadow
Sunshadow
Niveau 7
06 février 2006 à 16:41:12

Et puis le prieur Liffip... Il me semble que le prieur s´appelle Phillipe dans les Piliers de la Terre, non ?

On ne peut pas dire que ce soit l´auteur, puisqu´il est anglais, donc on ne sait. Ca peut être le traducteur.
Il me semble que ma quatrième de couverture n´est pas la même... Toute façon on s´en fout :)
C´est probablement mon dernier post de la semaine
Adieu... :snif:

chocobo3
chocobo3
Niveau 10
06 février 2006 à 17:48:57

J´ai continué ma lecture^^
J´en suis au "cours de Magie" Donné par Artus.

C´est toujours aussi bien, d´ailleurs la qualité ne fais qu´augmenter. (Le combat entre Alex théo et jean, puis contre tibauht était vraiment bien retranscris j´ai trouvé! )

Houstuk est toujours aussi... Orks :rire: C´est super, vraiment :ok:

KaiM
KaiM
Niveau 11
06 février 2006 à 20:09:05

Et vlan, une suite :

Bonne lecture.

L’état de Jean s’améliorait de jour en jour.
Sa blessure avait rapidement cicatrisé, sa fièvre était tombée et ses forces revenaient. Déjà, il chevauchait à nouveau. Son père, ravi et soulagé de cette évolution, se montrait de plus en plus jovial. Le proximité de ses terres n’y était pas pour rien non plus.
Il ne leur faudrait plus que deux jours pour regagner le Marches du Nord, deux autres pour atteindre le manoir de Monfort, et un cinquième pour réunir les seigneurs des environs. La suite des événements s’annonçait bien.
Théo et Jean passaient l’essentiel de leur temps à discuter avec Galahad et Zortas, rivalisant d’ironie et de sarcasme. Un vent d’allégresse soufflait sur la petite troupe, tempéré toutefois par l’attitude des quatre serviteurs de Molloch. Les Varaks et le Dylran ne se mêlaient pas aux autres, passant le plus clair de leur temps à reconnaître le terrain.
- Que se passera-t-il quand nous arriverons ? demanda Théo à Barn lors d’une pause.
L’homme-oiseau le regarda longuement avant de répondre.
- Je l’ignore. Molloch peut très bien décider de nous envoyer ailleurs, ou bien nous enjoindre de participer à la guerre.
- Ce Molloch m’intrigue beaucoup. Il est votre maître, si j’ai bien compris.
- Tout à fait.
- Mais qu’est-ce que vous lie à lui ? Il vous paye ?
Barn soupira.
- J’ai une dette envers lui. Donc je lui obéis pour la payer.
Une pensée inquiétante traversa l’esprit de Théo.
- Mais, puisque vous nous avez sauvés dans les montagnes, nous lui sommes nous aussi redevables...
- Non.
- Non ?
Barn déplia ses ailes déjà engourdies puis les rabattit dans une position plus confortable.
- Nous vous avons trouvés à la dernière minute, et nous sommes intervenus aussitôt. A aucun moment vous n’avez accepté d’accord. A aucun moment vous n’avez fait de choix. Par conséquent, vous ne nous devez rien.
Théo leva les yeux au ciel.
- Je n’y comprends rien.
- Aucune importance. Tu comprendras quand le temps sera venu.

Les quatre jours qui suivirent l’assaut de Dümrist furent consacrés aux réparations. Les guérisseurs soignèrent les blessés, parfois assités par des mages pour les plus gravement atteints. Des ouvriers rebâtirent des maisons écroulées et consolidèrent les murs affaiblis par les tirs. D’autres s’occupèrent de vérifier les catapultes, de recompter les stocks de matériel et de faire parvenir aux armuriers les listes des équipements à fournir. Une partie de la garde se chargea de calmer la foule catastrophée par les destructions.
Et, comme toujours, le Prince Alexandre fut partout, débordant d’énergie, rassurant les inquiets, exhortant les troupes, aidant les ouvriers et, d’une façon plus générale, soignant son image.
Il régla lui-même les problèmes entraînés par la mort de Tarlaq, malgré sa peine et sa douleur. En premier lieu, il nomma le général Friedrig Aineol au poste du baron. Puis, le défunt n’ayant aucun héritier, le Prince reçut en personne le serment d’allégeance des hommes de Holarn, parmi lesquels Tektus. Le Varak semblait accepter stoïquement le décès de son maître mais, lors d’un entretien privé, Alexandre comprit sombien son coeur de lézard était déchiré.
Dümrist pansait ses plaies.
A l’extérieur des murs, les Elfes devaient faire de même. L’attaque avait emporté un quart de leurs effectifs, les obligeant à modifier leur déploiement autour de la cité. Finalement, la bataille de Dümrist n’avait pas été décisive, mais la position d’Itraïr devenait presque intenable. Si le siège n’était pas encore levé et s’il restait impossible de mener une contre-offensive, on pouvait cependant supposer que les Elfes ne lanceraient plus d’assaut d’une telle ampleur contre la capitale. Ils avaient tout risqué sur une seule attaque, et ils avaient échoué. Les Dümréens ne pouvaient toujours pas riposter, mais ils prenaient néanmoins l’avantage. Si la campagne des Orks contre Alméra portait ses fruits, Itraïr déguerpirait à coup sûr.
Au matin du cinquième jour, Namâric constata avec satisfaction que ses hommes avaient totalement récupéré des combats. Même les blessés les plus graves avaient retrouvé leurs forces. Un petit entraînement s’imposait.
Cette fois, Namâric éprouva de sérieuses difficultés à se défaire de ses cinq adversaires. Ses gestes, d’ordinaire rapides et économes, se faisaient moins assurés. Les Paladins sentirent leur avantage et appuyèrent leurs attaques. Namâric encaissa plusieurs coups au corps et à la tête avant de se ressaisir.
Ses mouvements gagnèrent soudain en vitesse et en précision. Quelques minutes supplémentaires lui suffirent à remporter la victoire.
- Vous n’aviez pas l’air en forme au début, lui fit remarquer Sven alors qu’ils se désaltéraient après l’effort.
- J’avais la tête ailleurs, avoua Namâric.
- Vous m’avez pourtant enseigné que toute l’attention d’un guerrier doit se tourner vers ses adversaires.
- Je sais, Sven, je sais. Simplement, quelque chose me gênait. Mon instict m’avertit de problèmes imminents.
- Ah...
Le géant n’avait pas l’air convaincu. Il cherchait une réplique quand un piaillement sur sa gauche l’empêcha de parler.
Un petit oiseau vert et argent venait de se percher sur une torche éteinte. Namâric sentit son coeur se figer.
- J’ai un message pour le commandant, annonça le volatile. Expéditeur : Branial de Kit’for.
Namâric avait peur de le laisser parler.
- Je t’écoute, finit-il par articuler.
L’oiseau ouvrit grand son bec. Sa voix chantante se mua en celle de Branial.
- Le temps est venu, Namâric.

Le prieur Liffip discutait avec Nurmill Aqlaï.
La vieille femme, qui avait d’abord annoncé qu’elle se retirerait rapidement, se révélait en fait d’une grande utilité. Elle connaissait parfaitement les langues anciennes, et apportait volontiers son aide aux moines chargés de traduire les antiques manuscrits que possédait le prieuré. Elle avait ainsi gagné sa place au monastère pour toute la durée de son séjour à Ganor.
Artus et Adrien oeuvraient toujours sur le chantier de cette chapelle, au sud, et ils ne reviendraient que dans une semaine au monastère pour rendre compte de l’avancement des travaux.
Assis dans son bureau avec Nurmill, Liffip lui montrait quelques lignes d’un livre âgé de plusieurs siècles.
- Ce qui me préoccupe, expliqua-t-il, est qu’il semble y avoir une erreur dans ce passage. Regardez : d’après votre traduction, il est ici question du frère de Saint Ernaüs. Or, quand on relit l’original, on s’aperçoit que le texte parle de « cousin » et non de « frère ». Alors ?
Nurmill Aqlaï examina soigneusement le manuscrit, passant son long index sur les lignes pâlies par le temps. Son doigt s’arrêta soudain sur un mot.
- Je suppose que c’est de ceci que vous parlez. La traduction est bien « frère ».
- Vous êtes vraiment sûre ? D’après mon guide...
Il s’interrompit devant le regard compréhensif que la vieille femme posait sur lui.
- Le fait est qu’il y a quelques siècles, un groupe de prêtres chargé d’analyser les textes fondateurs du culte sigordien a décrété que ce mot se traduirait par « cousin ». Tout simplement pour des raisons d’éthique. L’homme qui a créé cette religion...
- Sigor de Narkéal.
- C’est cela. Cet homme, donc, n’était pas censé avoir de frère ni de soeur.
- Il n’en avait pas ! s’exclama Liffip. Son sang s’est éteint avec son sacrifice. Autrement, l’ensemble du culte n’aurait plus aucun sens.
Nurmill Aqlaï hocha la tête.
- D’où la décision de ces prêtres. Un texte fait mention des « frères de Sigor », qui « travaillent tous dans cette ville », et de ses soeurs, qui « sont parties pour la mer ». En conséquence, on a traduit ce mot par « cousin », sans ce soucier des problèmes que cela entraînerait par la suite.
Liffip se rejeta contre le dossier de son siège.
- Nous sommes ici pour parler de traduction et non de théologie, déclara-t-il. Honnêtement, je pense que vous vous trompez. Vous êtes à la limite du blasphème.
- La vérité n’est pas toujours plaisante à entendre, répliqua Nurmill.
Le prieur lui jeta un regard ironique.
- Nous ne connaîtrons jamais la vérité. Il faudrait que l’un de nous deux ait vécu à l’époque de Sigor de Narkéal. Et ce n’est pas le cas.
La vieille conteuse ferma les yeux.
- Qui sait ? murmura-t-elle.

Ce fut Walter, le charpentier, qui les aperçut le premier.
Perché au sommet de la chapelle, il ajustait une poutre quand son regard tomba sur un groupe de silhouettes sombres qui émergeaient en masse de la forêt voisine. Le choc fut tel qu’il lâcha son marteau. Au bruit qu’il fit en touchant le dallage inachevé de la chapelle, Artus leva les yeux.
- Fais un peu attention ! Tu aurais pu blesser quelqu’un !
Il n’y eut pas de réponse immédiate. Walter fixait le sud, l’air hébété.
- Eh bien ? fit Tom le bâtisseur. Qu’y a-t-il ?
Lentement, Walter ouvrit la bouche et bégaya quelque chose.
- Quoi ? Je n’ai pas entendu, dit Tom.
- Des Singes ! hurla le charpentier.
A ce mot, tous les ouvriers se figèrent. Plusieurs se dirigèrent vers le sud du village pour vérifier de leur propres yeux. Artus et Adrien les suivirent.
Les Singes étaient au moins cent. C’étaient bien les monstres mi-hommes, mi-bêtes que leur avait dévrit Liffip. Trapus, velus et musculeux, ils foulaient les champs de leurs pieds nus, brandissant des armes hétéroclites, allant du sabre et de l’épée au pieu aiguisé et à la massue cloutée, en passant par l’os de mouton, la chaîne dentelée et le filet lesté. Leur bouche était aussi proéminente que celles des singes ordinaires, mais ils se tenaient sur deux pattes avec autant d’aisance que des humains.
Ils fonçaient droit sur le village.
- Ces créatures sont trop fortes pour nous, déclara Tom. Nous ne pouvons pas les arrêter.
Adrien réfléchit rapidement à la situation. Depuis des jours qu’il s’exerçait à la magie, il ne pouvait pas encore libérer assez d’énergie pour tuer un adversaire. Artus aurait été capable de faire quelque chose, mais vaincre une telle horde dépassait largement ses capacités. Quant aux hommes du village, c’étaient des paysans ou des ouvriers, en aucun cas des combattants. Repousser les Singes n’était pas envisageable.
Artus arriva à la même conclusion.
- Il faut se mettre à l’abri, déclara-t-il.
Déjà, les hommes couraient en tous sens, rassemblant leurs femmes, leurs enfants et leurs vieux parents. Les familles des ouvriers vivaient avec eux au village, de sorte qu’eux aussi se précipitèrent vers leurs maisons, ajoutant encore à la confusion. Même Tom, pourtant respecté pour son sang-froid, paniquait en cherchant son épouse et ses fils. Au total, soixante-dix personnes s’agitaient dans une effroyable cohue.
- Nous n’avons que quelques minutes devant nous, affirma Adrien.
- Ca devrait suffire, répondit Artus.
Il se tourna vers Tom.
- Où peut-on cacher tout le monde ? lui demanda-t-il.
Le bâtisseur le regarda avec des yeux fous. Il tenait d’une main sa femme, de l’autre une petite fille qui ne devait pas être la sienne. Enfin il sembla comprendre le sens de la question.
- Pas au village, dit-il. Les Singes vont tout piller.
- Où, alors ?
- Je ne sais pas, moi !
- J’ai peur, papa !
Artus garda son calme, ne prêtant aucune attention à la mêlée autour de lui. Il réfléchit brièvement et prit une décision.
Il agrippa Adrien par l’épaule.
- Suis-moi. On part.
- Où ça ?
Le magicien désigna quelques groupes qui quittaient le village par le nord, courant vers la grande forêt qui s’étendait au-delà de quelques champs de maïs.
- Avec ces gens. La forêt nous offrira un abri, en espérant que les Singes se contenteront du village. Allez, viens.
Ils s’élancèrent au milieu de la foule paniquée, se frayant un chemin à coups de coude et d’épaule. Derrière eux, les Singes étaient tout proches.
Artus et Adrien se retrouvèrent bientôt au milieu des fuyards se ruant vers les bois. Le garçon se retourna une seconde et vit les Singes arriver au village, abattant ceux qui avaient trop tardé. Puis il ne pensa plus qu’à courir.

KaiM
KaiM
Niveau 11
06 février 2006 à 20:09:48

La forêt semblait ne pas vouloir se rapprocher. Les épis de maïs défilaient à côté d’Adrien, toujours identiques. Dans son dos, les hurlements des Singes se faisaient de plus en plus forts. L’effet de surprise passé, la peur grandissait en lui. Son coeur cognait dans sa poitrine, comme sur le point d’exploser.
La présence d’Artus à sa droite empêcha pourtant le garçon de ralentir. Le magicien avançait par de grandes foulées, s’aidant peut-être de son pouvoir, surveillant toujours son élève du coin de l’oeil. Quand Adrien trécucha contre une pierre, la poigne de son maître l’empêcha de tomber. Quand il fut bousculé et dévié par un homme affolé, le magicien l’attrapa par le bras pour le remettre dans la bonne direction. La course se poursuivit.
Au bout de ce qui parut une éternité, ils atteignirent l’orée de la forêt. Adrien, haletant, jeta un regard en arrière.
La moitié des Singes s’était lancée aux trousses des villageois. Elevant leurs armes, ils arrivaient sur eux comme une tornade.
- Dispersez-vous ! hurla Artus aux familles terrorisées.
Puis, à Adrien :
- Enfonce-toi dans la forêt et trouve-toi une cachette. Je vais gagner un peu de temps.
- Mais...
- Fais ce que je te dis. Quoi qu’il arrive, je m’arrangerai pour te retrouver. Fais-moi confiance.
Adrien ne discuta pas les consignes. Ce n’était pas dans sa nature. Il s’engagea entre les arbres et disparut sous les feuilles.
Artus, le souffle court, fit face aux Singes qui fonçaient sur le bois. Dans leur sillage gisaient les corps de ceux qui n’avaient pas couru assez vite pour leur échapper.
Autour du magicien, hommes, femmes et enfants se précipitaient dans la forêt. Artus attendit que le dernier soit passé.
Puis il retira sa bague.

Adrien courut, courut à en perdre haleine. Les branches fouettaient son visage, les racines heurtaient ses jambes, les ronces griffaient la peau de ses bras, pourtant il ne ralentit pas. Une seule chose comptait pour lui : fuir le plus loin possible des monstres.
Après plusieurs minutes, il déboucha dans une clairière. Conscient du peu de protection qu’elle offrait, il comptait la traverser au plus vite, quand il aperçut un édifice en son centre.
Adrien s’arrêta. C’était une erreur. Un point de côté douloureux naquit dans son poumon gauche, et il dut se tenir les côtes pour retrouver son souffle. Puis la curiosité l’emporta, et il s’approcha de la construction. Au sol, de lourdes pierres taillées en rectangle avaient été disposées de manière à former un hexagone. Au milieu reposait une septième pierre, aux faces plates parfaitements lisses, dressée vers le ciel comme une pyramide.
Des bruits d’explosion retentirent au loin. Adrien se sentit soudain très inquiet pour son maître. Artus ne comptait tout de même pas arrêter les Singes à lui seul ?
Sans trop savoir ce qu’il faisait, Adrien mit un pied dans le cercle. Puis il souleva l’autre et vint se placer au centre, juste à côté de la pierre verticale. Un sentiment de tranquilité descendit sur lui. Plus rien ne pouvait lui faire de mal, ici. Il n’avait rien à craindre
Rester là était agréable. Si agréable qu’Adrien n’envisageait même pas de partir. L’idée de passer toute sa vie dans ce cercle lui parut tout à coup très intelligente. Il s’assit sur le sol, le dos contre la pierre. Calme.
Puis deux Singes émergèrent du bois.
Ils étaient encore plus effrayants de près que de loin. Leurs yeux brillaient de sauvagerie sous leurs épais sourcils aussi noirs que leurs poils. Leurs queues s’agitaient dans leur dos, frétillant de joie à l’idée de tuer, tandis que l’acier de leurs épées et de leurs cottes de mailles luisait au soleil.
- Allons-y, grogna l’un deux.
Adrien les regarda venir sans leur prêter véritablement attention. Une part de son être lui soufflait de se méfier de ces créatures, peut-être inamicales, mais il ne l’écoutait pas. Comment ces bêtes auraient-elles pu l’agresser ? Ca n’avait aucun sens.
Les deux Singes parvinrent à sa hauteur et levèrent leurs épées. Adrien regarder les lames se dresser avec des yeux ennuyés...
... puis affolés. D’un seul coup, tout lui revint à l’esprit. L’attaque du village, les morts, la peur... et le terrible danger incarné par les Singes. Comment avait-il fait pour l’oublier ?
Alors que les épées s’abattaient sur lui, Adrien appela son pouvoir. Seule la magie pourrait le sauver.
Elle répondit avec une incroyable complaisance. Alors que d’habitude, il fallait plusieurs secondes au garçon pour concentrer son énergie, elle s’accumula dans sa main à une vitesse sidérante. Alors qu’il ne pouvait à l’ordinaire construire de sorts efficaces, il bâtit en un instant la défense dont il avait besoin. Ce n’était même pas comme avant, quand il agissait inconsciemment sous le coup de la panique. Il savait parfaitement ce qu’il faisait. Et tout se déroulait avec la plus grande facilité.
Deux éclairs blancs jaillirent de ses paumes, frappèrent les lames d’acier, se propagèrent jusqu’à leurs propriétaires.
Là où s’étaient tenus les deux Singes, il ne restait à présent qu’un petit tas de cendres froides.
Adrien se redressa lentement et quitta le cercle de pierres, incrédule. Il contempla les restes de ses agresseurs avec des yeux exorbités.
Il n’avait pas bougé quand Artus le rejoignit, vingt minutes plus tard. Le magicien avançait d’une démarche hésitante, le visage décomposé, la main droite serrée sur l‘index gauche. Son être entier clamait la fatigue.
Un grand sourire vint pourtant illuminer son visage.
- Je t’avais dit que je te retrouverais. Les Singes sont partis. Le village est à moitié détruit et il brûle encore, mais nous pouvons y retourner.
Puis il aperçut les cendres aux pieds de son élève.
- Mais que s’est-il passé ici ? souffla-t-il.

Le manoir de Montfort était une élégante demeure en C à trois étages, percée de larges fenêtres et flanquée de deux tourelles élancées. Il était bâti au sommet d’une colline escarpée, garnie d’arbres et de ronces. Aucune muraille, aucune fortification ne venait troubler sa légèreté. Ses défenses étaient autrement plus subtiles et plus efficaces.
En effet, on ne pouvait accéder au manoir qu’en empruntant le chemin de terre qui s’élevait en courbes étroites du pied de la colline à la porte de la demeure. A pied, seuls deux hommes pouvaient y avancer côte à côte. A cheval, un seul. Tout assaut contre la bâtisse était donc voué à l’échec. L’unique moyen de prendre la place consistait en un long siège solidement appuyé par l’artillerie. Et face à une telle méthode, même un chêteau fort n’aurait pu résister.
Le manoir se dressait dans un lieu plutôt désert. Au nord de la colline s’étendaient des plaines vides tandis qu’au sud, un bois profond décrivait un immense arc de cercle jusqu’à Sarjil, le hameau le plus proche. Une rivière paresseuse coulait à l’est, exploitée quelques kilomètres plus loin par Keris un village de pêcheurs. Pour atteindre Derfaran, la grande ville la plus proche, il fallait compter une bonne heure de cheval.
Le comte Thibaut leva des yeux émus vers sa demeure.
- C’est bon de rentrer chez soi, déclara-t-il.
- Beaucoup de gens le pensent, répliqua Geneviève.
Le comte et sa famille, suivis des chevaliers, de Barn et des Varaks, gravirent un par un le chemin qui menait au manoir. Le groupe baignait dans une euphorie aisément compréhensible.
Leur arrivée n’était pas passée inaperçue. Des domestiques les avaient reperés depuis longtemps déjà et les attendaient dans la cour.
Thibaut mit pied à terre. Il se tourna aussitôt vers un petit homme à la calvitie naissante, vêtu d’une longue robe verte qui arborait le blason du seigneur. Motil, l’intendant.
- Alors, que s’est-il passé pendant mon absence ? s’enquit le comte.
- Ce n’est pas à moi qu’il faut le demander, répondit Motil en souriant. Quelqu’un d’autre s’est chargé à merveille de tenir les comptes du domaine. Mais si vous voulez savoir...
Les yeux de Thibaut se fixèrent soudain derrière l’intendant, sur une silhouette fine qui venait de sortir du manoir. Une jeune femme aux yeux noisette se dirigea vers lui, ses boucles brunes ondulant sur sa robe au rythme de ses pas.
- Anaïs ! s’exclama Thibaut. Tu m’as manqué, ma fille ! Alors ? Pas de problème ?
- Rien à signaler, Père, répondit-elle en le serrant dans ses bras. Je me suis beaucoup inquiétée pour toi. (Elle s’écarta et jeta un regard moqueur à Théo et à Jean.) Je constate par contre que tu n’est pas parvenu à te débarasser de mes insupportables frères.
- Et pourtant, ça n’est pas passé loin, lança le comte, coupant la parole à ses fils prêts à décocher des répliques acides.
Anaïs détailla la troupe avec plus d’attention et remarqua une série de détails inquiétants et intriguants.
- Père, vous étiez partis à trente, et vous revenez à dix. Qu’est-il arrivé ? Et que font ces créatures avec vous ?
Un des Varaks partit dans une série de grondement qu’on pouvait apparenter à un éclat de rire.
- C’est la première fois que quelqu’un met si longtemps à remarquer ma présence, fit-il.
- Nous avons été attaqués, expliqua Thibaut à sa fille. Je te raconterai.
Les chevaliers descendaient de leurs montures, imités par Jean, Théo et Geneviève, quand un cri de joie retentit soudain.
- Maman !
Une petite fille de dix ans, les cheveux noirs et le visage couvert de tâches de rousseur, traversa la cour à toute allure pour se jeter dans les bras de Geneviève.
- Ma petite Julie, fit la vieille femme. Tu vas bien ?
Thibaut sourit. Ses deux filles étaient pour lui une source permanente d’émerveillement. Entre Anaïs, qui allait sur ses vingt ans, et qui gérait déjà consciencieusement le domaine, et l’adorable Julie, le comte était un père heureux, d’autant plus attaché à sa benjamine qu’elle avait failli mourir à la naissance.
Après plusieurs minutes de retrouvailles, Thibaut s’adressa à un de ses serviteurs.
- Envoie des messages dans toutes les Marches du Nord. Mon plan a fonctionné. Il est temps pour les seigneurs de respecter leurs engagements.

:)

hipop_danseuse
hipop_danseuse
Niveau 10
06 février 2006 à 20:32:26

niak! excellent :content:
je n´attendais une suite que demain, mais bon tant mieux :)

j´ai repéré une phrase lourde, dans la première partie, mais je sais plus laquelle c´est :(

la suiiiiiiittttttteeeeeee

LeConseiller
LeConseiller
Niveau 10
06 février 2006 à 20:33:09

Excellent :)

Namarik va enfin passer à l´action ! C´est un peu... ´vicieux´ d´avoir coupé à ce moment là avec l´histoire du comte :o))

M´enfin, j´espère que tu vas en parler dans la suite :p)

Je n´ai pas fait attention aux fautes, comme d´habitude, mais il y en a une qui m´a sauté aux yeux (faute de frappe) sur le mot château :

"Et face à une telle méthode, même un chêteau fort n’aurait pu résister."

Ca fait du bien d´avoir une petite pause dans les combats, ca devenait un peu embrouillé :) Et un petit duel Nama´/Prince en perspective, c´est le rêve !

Vivement la suite :)

_Azerty777
_Azerty777
Niveau 10
06 février 2006 à 20:43:12

"le Marches"
"assités"
"dévrit"
"trécucha".

Que des fautes que Word aurait du repérer, et que des fautes de frappe encore une fois. :)

Sinon, ben...un chapitre calme ma foi, il semble qu´Artus ne soit finalement pas celui que l´on croyait...j´ai hâte. :)
Et j´ai hâte de voir la suite, parce que je suppose que tu nous y parleras de la Horde. :-)

Et aussi...tu pourrais pas accélérer le rythme des suites? :o)) (blague à part, il me semble que tu avais dit quelque part que le quatrième tome serait largement terminé aux environs d´avril-mai, or on ne l´a pas commencé. :) (enfin t´as peut-être commencé à l´écrire, mais nous on l´a pas vu^^))

chris12
chris12
Niveau 9
06 février 2006 à 21:05:32

" le comte était un père heureux, d’autant plus attaché à sa benjamine qu’elle avait failli mourir à la naissance. " a part que ca ait un reel interet je trouve ca lourd, classico-pathetique

Pas mal, Adrien a t-il enfin le pouvoir absolu maîtrisé ? Arthus avait donc lui aussi une bride. Nam arrive à l´embrachement de son destin. J´ai pas compris comment le compte Thibaut s´est retrouvé chez lui, il devait pas se preparer à un combat ? Il devait pas aller chercher d´autres troupes ?

LeConseiller
LeConseiller
Niveau 10
06 février 2006 à 21:09:21

:d) Pas mal, Adrien a t-il enfin le pouvoir absolu maîtrisé ?

Arf, moi, j´avais plutôt interprété ça à cause du lieu, qui recelait une sorte de pouvoir :p)

:d) Il devait pas aller chercher d´autres troupes ?

Je pense que ce sont les autres seigneurs dont il parle à la fin, qui doivent fournir les troupes, non ? :s

-Alir-
-Alir-
Niveau 8
06 février 2006 à 21:49:41

Très bien, comme d´hab´. ^^ Bon, j´avais remarqué 3 erreurs, mais comme elles ont déjà été dites... :(

Concernant Adrien, je pense aussi que c´est à cause du lieu. ^^ Reste à savoir ce que ça représente, cet hexagone. :)

Bon, ceci dit, le pire dans l´histoire, c´est qu´on est en plein suspence avec Namâric et avec le compte Thibaut...

La suite ! :o)) (Bien, bien, j´attendrai mercredi. XD)

KaiM
KaiM
Niveau 11
06 février 2006 à 22:27:07

Donc...

Azerty :d)

- Je ne suis pas une machine, OK ? J´aurai bouclé le siège de Dümrist dans une semaine environ, je m´attaquerai au quatrième tome à partir des vacances. L´épisode 4 sera nettement moins long que les 2 et 3 (j´espère), donc si tu comptes bien ça me laisse fin février-mars-avril-mai pour l´écrire.

- J´aurais dû prévenir, mais je n´ai plus de correcteur orthographique. J´ai changé de PC, et Word n´était pas fourni avec le nouveau. A la place il y avait Office One, une suite bureautique pour le moins potoyable. Donc je tape désormais avec Works 2000, qui n´inclut pas de correcteur.

Pour le reste... Je répondrai à toutes les questions, oui.

xbq_
xbq_
Niveau 9
06 février 2006 à 22:47:39

J´ai bien envie de m´y remettre pendant les vacs de février n´empêche..

Bon allez on va faire plus simple : Je m´y remets pendant les vacs de février :-)

_Azerty777
_Azerty777
Niveau 10
06 février 2006 à 23:12:09

Pourquoi sens-je cette agressivité dans ton post? J´ai jamais dit que tu étais une machine, tu écris quand tu peux, et quand tu veux, on est d´accord. Simplement, comme à partir de Septembre on risque de plus vraiment te voir (du moins à ce que tu as dit), ben je commençais un peu à avoir peur sur le fait qu´on voie le bout de ce cycle. :)
Par contre, je croyais que tu avais déjà fini le Siège. :doute: Il fait combien de pages sous Word, pour info?

Ah, et quand même, mes respects pour ne faire que quatre fautes (bon allez, on va dire un peu plus parce que j´en ai sûrement oublié) sur six pages sans correcteur. :-)

chocobo3
chocobo3
Niveau 10
07 février 2006 à 04:02:59

Toujours aussi passionnant...
Je ne saurais rien dire d´autre que: Ton récit m´envoute littéralement, je suis plongé d´dans, mais d´une force... :doute: Jamais lu autant de ma vie en si peu de temps!
Si tu me connaisais, tu comprendrais que c´est un miracle :o))

Ostramus
Ostramus
Niveau 32
07 février 2006 à 09:09:00

CA Y EST !

J´ai tout fini ! :)

A présent je suis dans la course et j´attends avec impatience la suite !

:-d

Ostramus
Ostramus
Niveau 32
07 février 2006 à 09:50:04

Après des heures de lecture :fier: , j’ai des remarques à faire et j’ai des questions qui restent sans réponses :

=> Ne te serais-tu pas inspirer de Serval (Wolverine en anglais et si l’orthographe est correct) des X-mens pour faire la main en argent avec les griffes de Vladeck ?

=> Je trouve qu’il y a quelques ressemblances avec la siège de Minas Tiriht dans SDA mais se sont des impressions. Par exemple, Les raids de Namâric ressemble au moment où Faramir tente de reprendre Osgiliath (orthographe douteuse), et qu’il se fait laminer par les méchants. Ou encore les cavaliers mystérieux qui font routes vers le sud , ça ressemble un peu trop aux Nazguls qui chevauchait dans la comté pour retrouver Frodon.

=> Je trouve qu’Alexandre devient trop tyrannique : son caractère devient plus dur et il paraît beaucoup plus sombre. Quand il prépare l’exécution des 10 mages de combats on aurait pu s’attendre à un peu plus de remords et d’hésitation dans son esprit, cela aurait été bien de décrire ses sentiments à ce moment. Non, au lieu de ça, il se contente de dire que se sera des pertes « acceptables ».J’ai trouvé ça un peu gros quand même. Et puis vis-à-vis de son père qui agonise, il a l’air de foutre royalement et c’est le cas de le dire. Ca lui passe par-dessus … on est loin du Prince noble et attachant des Bracelets d’Arzhan … et je trouve ça dommage car on s’attache moins à ce personnage. Cela dit, c’est aussi un atout, car on se rend compte comment évolue sa mentalité, qui tend à être orgueilleuse, exemple flagrant avec me duel contre Théo. Il se croit de plus en plus tout puissant et s’est dérangeant. Les gens autour de lui comment à l’appeler Sire et il se fait juste une petite remarque. Moi, j’aurais été gêné, sachant mon père encore en vie, cela aurait été un outrage que de m’appeler sire. Je veux dire par là qu’Alexandre aurait pu faire une remarque ou se sentir gêner, non, un fois de plus il savoure le pouvoir qu’il détient et qui croit.

=> Pourquoi le chant de régénérescence qui guérit toutes les blessures ne peut-il pas guérir le roi ?

=> Pourquoi Onoroius a poussé Vladeck a tué le général Hortz ? Enfin je veux dire pourquoi il a voulu s’en débarrasser, ça m’a un pue échapper je dois dire entre tous ces complots ?

=> Thenetos est allié avec Itraïr, pourtant ce dernier va aider Alexandre à arrêter des gens qui lui pourrait être préjudiciable. Je sais bien que cela touche à l’histoire des hommes de la confrérie du tigre mais quand même. Et lors du combat Thenetos/Tanaril, je m’attendais à un peu mieux venant de Thenetos, nan, au lieu de ça il se fait mener par ce freluquet de Tanaril.

=> Ensuite, je n’ai rien compris avec le comte Thibault. Pourquoi il s’est coupé de l’armée Orks ? Et quand ? Je ne crois pas l’avoir lu ou alors j’ai manqué un chapitre … A moins, qu’il était censé rallié des alliés dans le nord, mais il ne fait que passer sans rien faire ? Je n’ai pas compris pourquoi il passait par la vallée de Lanor, je ne vois pas trop ce que ça vient faire là car il n’arrive rien d’important dans l’histoire je trouve, le dernier chapitre me laisse dans le flou : qui doit tenir ses engagements ? Et pourquoi ? Thibault n’a rien fait de bien surprenant, si ce n’est convaincre les orks d’attaquer Alméra.

=> Dans le siège de Dümrist, tu n’exposes pas tellement comment s’organise le siège. On voit bien Alexandre prendre les décisions, mais on ne sait pas comment sont stockés les vivres, où se postes les gardes, de quels genre de guerriers sont composés les soldats, leur armes, etc … Certes, c’est très bien retranscris mais ça fait légèrement bâclé sur ce point. Et puis cela aurait été bien de voir comment se positionner l’armée Elfe, ces armes et tout et tout. En dehors de ça, le siège est vraiment bien, on ressent bien la panique et la massacre ambiant.

=> Et avec les généraux, Alexandre arrive tranquillement à les faire plier et accepter ses décisions. Même s’il est prince, j’attendais un peu plus de ténacité venant des généraux ? Notamment avec Hortz, avec lequel je m’attendais à un affrontement lors d’un conseil ou qu’il aurait trouvé un moyen de faire chier le prince. Disons, que je trouve ça un peu facile, Alexandre claque presque des doigts pour avoir tout ce qu’il veut et c’est quand même dérangeant. Pareil avec les mages, les gardes auraient pu être réticent, et les généraux aurait pu lui déconseiller mais non, au lieu de sa il sont à sa botte. Je veux bien croire qu’il est Prince et qu’il a beaucoup d’aura je trouve ça un peu gros.

=> Pourquoi Dümrist ne possède-t-elle pas de douves ! Minas Tirith n’avait pas non plus de douves et je trouve ça aberrant car pour moi l’essentielle de la défense passe par là. Je sais bien que tu as mis qu’il y avait des faubourgs mais quand même, durant longtemps, Paris avait des douves qui encerclait la ville, comme Carcassonne ou Bordeaux également un temps. M’enfin bon, après tout ces ton histoire et tu en fais ce que tu veux.

=> Une dernière remarque. Tu es des expressions qui reviennent trop souvent comme : détailler (presque à chaque fois que quelqu’un regarde un autre il y se verbe, tu pourrais diversifier en mettant : examina l’homme, considéra son adversaire, étudia la femme devant lui) trait (en parlant des flèches, tu pourrais la aussi diversifier), et d’autres mais sur le moment je ne m’en souviens plus.

Je sais que j’ai été un peu dur mais je préfère te donner le fond de ma pensée. Cela dit, le récit n’en reste pas moins très prenant et le style de l’écriture est époustouflant, quoi qu’un peu simple. Il y a toujours cette pointe d’humour ici et là qui fait plaisir et qui est bien placé, et puis c’est mieux quand es las bracelets. Le scénario reste toujours aussi bien, surpassant Kridath et de loi Arzhan.

Une chose est sûre désormais, c’est que tu comptes un nouveau fan supplémentaire et que je lirais tout ce que tu feras dorénavant. :ok:

PS : viens jeter un coup d’œil à ma fiction Mémoires d’un temps oublié, c’est en te lisant que j’ai eu envie de l’écrire. :)

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