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Liste des sujets

Le siège de Dümrist

Yun_Shui_Jen
Yun_Shui_Jen
Niveau 5
03 février 2006 à 22:45:57

en fait c´est parce qu´on est accro à ta fic, KaiM :-) donc on en veut toujours plus.
faudrait peut-être qu´on réduise la dose, car quand ce sera fini, on fera tous une dépression :fou:

chocobo3
chocobo3
Niveau 10
04 février 2006 à 07:01:52

Héééééééééééé ben oui!
J´ai pas pu m´empecher de déja commencer le siege de Dumrist :rire2:

Ca commence très très bien, début prometteur :)
Encore une fois, je plonge dans l´histoire (Quoi? J´en suis même pas sortit? ^^ )

Gooooog :ok:

Sunshadow
Sunshadow
Niveau 7
04 février 2006 à 09:48:58

chris: Non, ils sont morts pour de faux :fou:
:desole:

Ben je sais pas je l´ai trouvé court moi.
Le passage au présent, je pense aussi qu´il devrait commencé au passé, puis quand on capte qu´ils agonisent vraiment, à partir de ´´une lame siffle´´, ou ´´un coup le fauche au jambes´´ (de mémoires).

KaiM
KaiM
Niveau 11
04 février 2006 à 18:00:15

Evidemment que Tarlas et Vladek ne sont pas vraiment morts ! Ce chapitre pour vous le prouver :

Bonne lecture !

Alexandre se réveilla.
Il jeta aussitôt un regard semi-circulaire autour de lui. Il se trouvait dans une pièce aux murs nus, dans laquelle le jour entrait par une fenêtre ovale. Il reposait dans un grand lit, des draps blancs le couvraient jusqu´au cou et un vieil homme vêtu de bleu était penché sur lui, l´air inquiet.
- Frigôl Slir, souffla Alexandre. Dans quel état suis-je donc ?
Le médecin royal sursauta.
- Sire ! Je ne m´attendais pas à vous voir reprendre conscience si vite ! Vous ne dormez même pas depuis une heure !
- Je récupère toujours vite ! Quel est mon état ? Je ne sens même plus mes bras...
- Euh...
Frigôl Slir prit un air désolé, se mordit la langue puis commença :
- Vous avez reçu un coup d´épée à la nuque. Par chance, votre adversaire a manqué de force, et votre cou a résisté. Cependant...
Il se tut. Alexandre se sentit soudain très mal.
- Continuez.
- Une artère importante a été touchée, mais le sang a coagulé avec une rapidité incroyable, vous n´en avez donc pas perdu beaucoup.
- Et ?
- Vous savez, il faut relativiser... Vous auriez pu mourir et...
- Qu´est-ce qu´il m´est arrivé ?
Le médecin prit une grande inspiration et lâcha :
- La moelle épinière est touchée. Vous êtes paralysé.
Alexandre sentit son sang se glacer. Paralysé ! Les conséquences de cette blessure déferlèrent en cascade dans son esprit. Impossible de se battre. Impossible de marcher. Impossible d´écrire. Impossible de faire quoi que ce soit !
Le Prince était anéanti.
Frigôl Slir dut s´en apercevoir, car il s´empressa d´ajouter :
- Je ne peux rien pour vous, mais peut-être que la magie...
- Ca suffit, Slir. Vous pouvez vous retirer. Je m´occupe de lui.
Alexandre tourna la tête : Onorius ! Evidemment, le vieux maître Chanteur savait, comme Dario, guérir n´importe quelle blessure. Le Prince respira plus facilement.
Le médecin royal quitta la pièce et Onorius s´assit à côté d´Alexandre.
- Frigôl n’a pas pu résister à la tentation, Sire. Il vous a fait marcher. Il sait pertinemment que je peux vous guérir. Mais il trouvait si rare de vous voir paniquer !
- Quoi ? fit Alexandre, aussi furieux que soulagé. Le rat ! Je vais le...
- Vous n’allez rien faire tant que je ne vous aurai pas soigné, Sire. Et maintenant, silence, je vous prie.
Le mage entonna un Chant doux et régulier. En quelques secondes, Alexandre sentit la douleur se dissiper. Un claquement osseux s´éleva dans sa nuque, et soudain toutes ses sensations lui revinrent.
Le Prince se redressa et fit jouer ses muscles avec plaisir.
- Ce qui m’étonne, remarqua Onorius, c’est que vous avez poursuivi le combat malgré cette fracture. Normalement, vous auriez dû tomber dès que vous l’avez reçue...
- Je suis coriace. Quel est le bilan de la bataille ? demanda Alexandre sans plus tarder.
- On fait encore les comptes, mais les pertes sont largement plus importantes chez les Elfes que chez nous, répondit Onorius. En ce qui concerne les dégâts matériels, un quart des faubourgs est détruit, ainsi qu’une petite partie de la ville haute.
- Je vois... Dites-moi, maître... Au cours de la bataille, j’ai aperçu une certaine agitation à l’ouest. Que s’est-il passé ?
- Eh bien... Les Elfes s’étaient cachés dans les faubourgs. Ils sont passés à l’attaque quand nous avons ordonné aux troupes de se rassembler au nord-ouest. Dans le même temps, leurs catapultes ont visé un large arc de cercle autour de vous, pour rendre plus difficile le retour des troupes à l’ouest.
- Et pour finir ?
- Nos hommes ont fini par arriver sur place et repousser l’ennemi. Mais quelques dizaines d’Elfes avaient pénétrés dans nos murs pour ouvrir les portes. Un petit groupe s’est chargé de les éliminer.
Un mauvais pressentiment se fraya un chemin dans l’esprit d’Alexandre.
- Un petit groupe ? Qui ?
- Des gardes du Palais.
- Mais que faisaient-ils là ? insista le Prince.
- Ils ont compris que les renforts n’atteindraient le rempart ouest que trop tard. Ils sont venus prêter main-forte aux soldats en difficulté.
- Pour quel résultat ?
Onorius soupira. Le visage crispé, il poursuivit :
- Tous les hommes qui parvenaient au mur montaient aux créneaux pour repousser l’assaut. Ce groupe de gardes n’a pas reçu de renforts. Ils ont combattu à un contre trois, mais ils ont tué tous les Elfes entrés dans la ville.
- Vous l’avez déjà dit. Mais qu’est-il arrivé à ces hommes ?
- Ils sont tous morts.
Alexandre avait la gorge serrée. Une dernière question lui brûlait les lèvres, mais il n’osait la prononcer, de peur que la réponse soit bien celle qu’il pressentait.
Un seul homme avait pu mener ce genre de contre-attaque.
- Qui commandait ces gardes ? articula le Prince.
Onorius baissa les yeux.
- Le général en chef des armées du Sud, Tarlaq de Holarn, et son second...
- Non !
Alexandre se leva d’un bond, empoigna le mage par le col.
- Ce n’est pas vrai ! hurla-t-il. Ce n’est pas vrai ! Vous ne les connaissez pas ! Ils s’en sont forcément sortis !
- On vient de rapporter leurs corps, balbutia Onorius.
- Où sont-ils ?
- A l’infirmerie des officiers.
Alexandre lâcha le maître Chanteur et s’élança vers la porte, sans s’occuper d’enfiler d’autre vêtement que la courte tunique qu’il portait. Il repéra rapidement les lieux, bondit dans un couloir, descendit un escalier, tourna deux fois à gauche et ouvrit une seconde porte.
Un silence de mort l’attendait. Plusieurs hommes se tenaient dans une pièce peu décorée garnie de lits en chênes, faisant cercle à quelques mètres de la porte.
Alexandre s’approcha.
Darl de Kester l’aperçut et vint à sa rencontre.
- Sire...
Le Prince le repoussa d’un geste brusque, écarta à coups de coude les rangs des courtisans et dépassa leur cercle.
Tarlaq et Vladek étaient là, allongés sur deux civières. D’innombrables plaies barraient leurs corps couverts de sang. Ils ne respiraient plus.
Alexandre s’agenouilla.
Refusant encore de croire à la nouvelle, il tâta le pouls du baron. Rien. Ni pour lui, ni pour Vladek. Le Prince sentit un froid glacial l’envahir.
Lentement, la pensée que ces deux hommes étaient morts s’ancra au plus profond de lui, bientôt suivie d’un sentiment de culpabilité. Il avait agi comme un imbécile. S’il n’avait quitté son poste pour aller au combat, il aurait pu les empêcher de risquer leurs vies, il aurait pu leur faire parvenir plus de renforts, il aurait pu...
Il imagina leurs derniers instants. Ils avaient dû se battre jusqu’au bout, sans jamais songer à fuir, se sacrifiant pour leur pays. Ils avaient dû attendre des secours jusqu’à la dernière minute, croyant qu’enfin on viendrait à leur aide. Ils avaient dû succomber en réalisant que tout espoir était vain, que tous les avaient abandonnés. Que lui, Alexandre, les avait abandonnés.
Puis il remarqua le sourire sur leurs visages. Un sourire serein, paisible. Le Prince connaissait assez les deux frères pour comprendre ce que ce sourire pouvait signifier.
Tarlaq et Vladek étaient morts de la meilleure manière qu’ils auraient pu souhaiter. En soldats. En défendant leur nation.
Une fin noble et heureuse.
Alexandre eut tout à coup l’intime conviction que Vladek avait fini par avouer son secret. La dernière chose qui lui restait à faire.
Le Prince réprima un sanglot. Les larmes n’avaient pas leur place au milieu des notables qui l’entouraient. Lentement, d’une main tremblante, il ferma les yeux de Tarlaq. Puis il aperçut Alice, debout à côté de lui, livide.
- Fais la même chose pour Vladek, lui dit-il.
Elle s’agenouilla, posa ses doigts sur les paupières du capitaine, et les rabattit doucement sur ses yeux vitreux.
- Reposez en paix, seigneur, murmura-t-elle.

Namâric regagna son quartier général, partagé entre l’amertume et le soulagement. L’amertume parce qu’il n’avait pas su protéger Alexandre, le soulagement parce que, si le Prince succombait à ses blessures, l’assassiner deviendrait inutile, et le fardeau déchirant de sa mission serait retiré des épaules du Paladin.
Mais s’il s’en sortait...
Namâric ne pouvait s’empêcher d’y penser. Par rapport à un Ordre de ses maîtres, son amitié pour Alexandre ne valait rien. Il devait obéir. Il n’avait pas le choix. Refuser de remplir sa mission allait à l’encontre de tout ce qu’on lui avait enseigné.
Quand il faudrait tuer le Prince, le Paladin n’hésiterait pas.
Alors que ses hommes avaient reçu de nombreuses blessures en combattant sur les remparts, Namâric n’en portait aucune. Comme toujours.
Oredin pansait une vilaine plaie au bras gauche quand son commandant entra dans la pièce.
- Ce fut une terrible bataille, commenta Oredin. Nous n’avons pas été de trop.
- En effet, approuva Namâric.
Sven, assis un peu plus loin, lança un regard intrigué à son supérieur.
- Je vous sens un peu déprimé, commandant. Que s’est-il passé ?
- Tarlaq et Vladek sont morts, répondit Namâric. C’étaient de bons amis.
Sven hocha tristement la tête.
- Cette guerre nous coûte vraiment cher. Mais ces Elfes finiront bien par payer un jour ou l’autre.
Namâric resta un instant silencieux puis acquiesça.
- Ils paieront. Et très vite.

KaiM
KaiM
Niveau 11
04 février 2006 à 18:00:55

La horde des Orks déferla sur la plaine comme une marée irrésistible. Hustouk, juché sur son Karzax, tira son épée et l’éleva au-dessus de sa tête.
Leur approche n’avait pas été repérée. Certains de leur toute-puissance, les Elfes n’imaginaient même pas qu’on puisse les attaquer, et n’envoyaient donc pas d’éclaireurs au-delà de leurs frontières.
La frontière, en l’occurence, prenait la forme d’un petite rivière qui serpentait au bas de la crête. Des centaines d’Orks la traversèrent en quelques minutes et se ruèrent vers le village à l’orée de la grande forêt.
Enfin on les aperçut. Des silhouettes s’agitèrent au sommet des bâtiments, des Elfes sortirent pour venir à leur rencontre.
- A peine une vingtaine, nota Hoktar avec une grimace de dédain. Ils feraient mieux de s’enfuir.
Toute la horde n’avait pas été lancée à l’assaut, bien sûr. La plupart des guerriers se déployaient sur une grande longueur de la frontière ou bien restaient en réserve. Cependant, quatre cents Orks fonçaient sur les premiers adversaires. Une bataille à vingt contre un.
- Ils comptent peut-être utiliser leurs pouvoirs, signala Hustouk.
La principale difficulté dans cette guerre. Si les Elfes n’usaient d’aucune magie hors de leur royaume, celle qu’ils détenaient à l’intérieur de leurs frontière avait de quoi effrayer les plus grands sorciers au monde. Il fallait à tout prix remporter le combat avant de les laisser agir, d’où l’importance de l’effet de surprise.
Les Orks n’étaient plus qu’à cent mètres du vilage lorsqu’une vague d’énergie blanche jaillit des rangs elfes, balayant les champs et fondant sur la horde.
- A terre ! hurla Hoktar.
Les Orks se couchèrent, les Karzax s’accroupirent. La vague lumineuse passa au ras de leurs têtes, arrachant celles qui se trouvaient encore trop haut.
- On repart ! beugla le capitaine.
Les guerriers s’élancèrent et couvrirent encore la moitié de la distance avant de se plaquer à nouveau au sol pour éviter une nouvelle attaque des Elfes.
Des boules d’énergie s’élevèrent dans le ciel et retombèrent sur les Orks, explosant à leur contact. Des dizaines de guerriers furent tués ou blessés sous ces tirs.
Les Elfes préparaient un nouvel assaut quand deux Karzax arrivèrent à leur hauteur, crocs et griffes en avant. Celui d’Hustouk attrapa un adversaire et le déchira en deux. La monture d’Hoktar referma ses mâchoires sur un autre, cisaillant son torse. Le sang jaillit.
Très vite, les Elfes se ressaisirent. Comprenant qu’ils n’avaient plus le temps de construire un nouveau sortilège, ils bandèrent leurs arcs et les braquèrent sur les deux Orks.
C’est alors que le reste de l’armée s’abattit sur eux. Les traits volèrent, fauchèrent quelques Orks. Beaucoup se perdirent dans le ciel. Laissant son Karzax aux prises avec un Elfe, Hustouk sauta à terre, l’épée brandie. Un ennemi affolé assaya de le frapper à la tête. Hustouk esquiva puis, profitant de la confusion, plongea sa lame dans le ventre de son adversaire.
Une jeune Elfe tout à fait ravissante se jeta sur lui, un long couteau dans chaque main. Hustouk recula pour échapper à ses attaques puis lui décocha un coup de pied dans les côtes qui la plia en deux. Il la frappa ensuite de son bouclier avant de lui abattre son épée sur la tête. Une bouillie de cervelle et d’os, d’aspect peu ragoûtant, se répandit à ses pieds.
Autour d’Hustouk, la bataille qui n’en était pas une s’achevait. Les Elfes, complètement submergés, n’opposaient presque plus de résistance. Hoktar para une dernière attaque de son assaillant, lui assena un violent coup de poing au visage puis, en grognant sous l’effort, le coupa en deux d’un puissant mouvement de lame.
Hustouk remarqua un Elfe à genoux, les mains jointes sur une sphère de lumière scintillante. L’ork bondit sur son adversaire, sa volonté tendue vers un seul but : l’empêcher de libérer sa magie.
L’Elfe se redressa pour écarter les mains. Une vague d’énergie fusa vers Hustouk. L’Ork ne se laissa pas impressioner. Son épée traversa le sortilège, fendit l’air vers sa proie et se planta entre ses deux yeux.
A la mort de son lanceur, la vague magique s’éteignit. Hustouk lâcha son épée, aussi froide que la glace, et massa sa main frigorifiée. Ce sort était redoutable. Une fraction de seconde de plus lui aurait suffi à tuer sa cible.
Le combat était terminé. Les Karzax, à présent fous furieux, se disputaient sauvagement les cadavres des Elfes, arrachant des bouts de chair et des membres ensanglantés. Hoktar posa une main sur l’épaule de son cousin.
- Belle bagarre, commenta-t-il en souriant.
- Ce n’étaient que des fermiers, et ils ont emporté cinquante des nôtres, grommela Hustouk. Cette guerre ne sera pas des plus faciles.
Hoktar soupira.
- Je sais.

Artus banda sa volonté. Le lourd bloc de pierre se souleva dans les airs, se balança un instant avant de se poser sur le mur, dans une couche de mortier. Les maçons l’ajustèrent soigneusement puis s’écartèrent pour juger du résultat.
Tom, le maître bâtisseur, hocha la tête d’un air satisfait. C’était un grand homme, une sorte de géant qui dépassait d’une tête la plupart de ses employés. Barbu et large d’épaules, il détenait un certain charisme.
Artus et Adrien s’étaient rendus au matin sur le chantier de cette église, trente kilomètres au sud de Ganor. Leurs chevaux se reposaient dans une écurie voisine tandis que le magicien usait de ses pouvoirs pour faciliter les travaux de construction. Adrien, lui, s’eserçait inlassablement.
- Vous êtes très efficace, commenta Tom. Un peu trop, même.
- Que voulez-vous dire ? questionna Artus.
Tom haussa les épaules.
- Nous sommes payés à la semaine. Si vous accélérez les travaux, nousz gagnerons moins.
- Vous pourrez aller travailler sur un autre chantier, suggéra le magicien.
- Ce serait vrai s’il y en avait beaucoup d’autres.
Artus, soudain très intéressé, lui lança un regard inquisiteur.
- Qu’entendez-vous par là ?
- La situation n’est pas des meilleures dans la région, répondit Tom. Si Ganor reste prospère, les incursions des Singes ont un effet désastreux sur les affaires. Peu de gens font construire.
- Les Singes sont si terribles que ça ?
Le bâtisseur prit un air sombre.
- Ce sont des monstres. Plus sauvages que des Orks. Ils débarquent dans un village, ils pillent, ils massacrent, ils brûlent et ils repartent avec leur butin. Des hommes partent parfois à leur poursuite. Ils reviennent bredouilles, ou ils ne reviennent pas.
- Je vois...
- Vous comprenez donc, insista Tom, que vous n’avez pas d’intérêt à travailler trop vite. Vous vous retrouverez aussi sans emploi quand cette chapelle sera terminée.
A cet instant, une boule d’énergie vrombit dans leur dos avant d’exploser contre un arbre mort. Artus jeta un coup d’oeil à son élève.
- Tu t’améliores, le félicita-t-il.
Puis il se retourna vers Tom.
- Je vais réfléchir à votre idée.

- C’étaient des braves.
Un silence pesant régnait sur la cour du Palais Royal, seulement troublé par le discours du Prince Alexandre.
Au lendemain de la bataille, le bilan avait enfin été livré. D’importantes destructions de bâtiments et de matériel dans les deux camps, bien sûr, mais surtout trois mille morts chez les Elfes. Une perte considérable qui mettait Itraïr dans une situation presque intenable.
Du côté des défenseurs, on comptait mille huit cent victimes et presque autant de blessés.
L’armée dümréenne ne se remettrait pas d’un tel choc avant longtemps. Si Itraïr lançait un deuxième assaut, il aurait de grandes chances de l’emporter. A moins que ses propres pertes ne l’empêchent d’attaquer une seconde fois...
En Dümra, la coutume voulait qu’on enterre les défunts. Mais aucun cimetière, aucune fosse, ne pouvait pour l’instant accueillir autant de corps. Aussi avait-on aménagé un bûcher.
C’était une gigantesque construction de bois, un immense échafaudage chargé de centaines de dépouilles, qui s’élevait en pyramide dans la cour du Palais. A la hauteur du sommet, debout sur un balcon de pierre, Alexandre prononçait une oraison funèbre devant la foule assemblée.
- Tous ces hommes se sont battus avec courage pour défendre cette cité. Ils ont résisté vaillamment, en toutes conscience des risques qu’ils couraient. En donnant leur vie pour ce royaume, ils ont fait leur devoir. Le nôtre est de ne pas les oublier.
Alice se sentait bouleversée. Elle avait déjà vu des batailles, elle avait déjà vu des hommes mourir, elle en avait presque l‘habitude. Mais le chagrin qui menaçait à présent de l’emporter était le même que celui qu’elle avait éprouvé à la mort de ses parents.
Elle savait ce qu’avaient fait Tarlaq et Vladek. On lui avait raconté comment ils avaient massacré sans pitié des centaines de hors-la-loi affamés, avant même sa naissance. Elle les haïssait, elle avait souhaité une vengeance. A présent qu’ils étaient morts, elle les regrettait. Une incommensurable tristesse l’envahissait.
A Kridath, Vladek lui avait sauvé la vie. Il l’avait aidée à s’enfuir. Elle ne s’en était guère souciée alors, mais ce souvenir revenait la hanter. Alice réalisait peu à peu que ces deux hommes avaient toujours agi selon leur conscience et leurs ordres. Ils étaient des gens bien.
Le regard de la jeune fille se posa sur Alexandre. Il débitait son discours sur un ton solennel, pourtant on sentait sa voix sur le point de se casser. Alice n’avait pas beaucoup revu le Prince depuis le combat contre Tanaril, mais dans ce moment pénible, c’était son exemle qui l’aidait à tenir le coup. Le souvenir du baiser qu’ils avaient échangé lui revenait sans cesse. Elle aimait Alexandre, elle savait que ce sentiment était réciproque, mais elle comprenait la nécessité pour le Prince de se cacher derrière un masque d’impassibilité. Elle espérait juste qu’il se briserait au plus vite.
- Vous avez donné votre sang pour nous protéger, poursuivait Alexandre. Je vous promets que votre sacrifice ne sera pas vain. Nous vous vengerons. Que les dieux vous accueillent comme vous le méritez.
Un serviteur tendit une torche allumée. Le Prince s’en empara et la jeta du haut du balcon. Elle décrivit une parabole flamboyante avant de s’abattre dans le bûcher. D’autres furent lancées à la base de l’échafaudage.
Les flammes léchèrent la paille, se propagèrent dans le petit bois, montèrent le long les grands axes en s’emparant de l’huile répandue sur les corps. Après quelques quelques minutes, un gigantesque brasier illuminait la cour du Palais. Le crépitement des flammes et le grondement des passerelles qui s’écroulaient résonnaient dans le silence recueilli de la foule.
Une colonne de fumée monta de la pyramide de feu. Une silhouette noire apparut au sommet d’une tour, arc à la main, et décocha une flèche vers le ciel. L’hommage de Namâric aux soldats morts pour défendre Dümrist.
Les flammes avaient pris possession de l’ensemble du bêcher, dans un spectacle aussi terrible que magnifique. Alexandre laissa errer son regard sur deux corps étendus côte à côte, puis baissa la tête et ferma les yeux.
Nul ne put voir les larmes qui roulaient sur ses joues.

:snif:

Peut-être un peu trop forcé, quand même...

LeConseiller
LeConseiller
Niveau 10
04 février 2006 à 19:08:48

Arf, trop belle la fin :cry:

C´est sublimement écrit ! Je n´aurais pas rêvé de meilleur cadeau pour mon anni :)

J´ai juste une ou deux remarques :

:d) Que fait Alice dans l´infirmerie des officiers ?
:d) Un corps humain qui brûle, ca ne dégage pas une odeur atroce ?

Vivement la suite :)

_Azerty777
_Azerty777
Niveau 10
04 février 2006 à 19:10:04

"s’eserçait"
"bêcher"

Les deux seules fautes. Sinon, très bon chapitre, on va enfin s´amuser avec la Horde (je crois que finalement j´en viens à préférer Hustouk à Tektus, peut-être parce qu´on le voit pas assez^^).
Et on se rend compte que finalement t´es également bon pour les scènes tragiques, mais évite d´en placer trop quand même, l´histoire aura du mal à avancer sans personnages. :o))

KaiM
KaiM
Niveau 11
04 février 2006 à 19:12:58

:d) J´en sais foutre rien, elle était là quand je suis arrivé, me demande pas comment elle s´y est prise, j´avoue que j´ai été très surpris de la voir.

:d) Ben ouais mais ça aurait cassé l´ambiance, hein ? Quand on brûlait un empereur romain, le peuple y assistait bien. Tu me diras, brûler plus de mille hommes d´un coup, c´est autre chose. Et si on disait que pour préserver l´atmosphère du moment, les mages de Dümrist on mis en place un sort pour étouffer les ordeurs ?

KaiM
KaiM
Niveau 11
04 février 2006 à 19:16:01

Az´ :d) Ce genre de scène est malheureusement beaucoup plus dure à écrire. Elle ne fait qu´une page sous Works, mais m´a pris quatre à cinq fois plus de temps que, par exemple, une page de combat.

LeConseiller
LeConseiller
Niveau 10
04 février 2006 à 19:17:08

:d) Elle ne serait pas un peu bizarre cette fille ? :o)) Se promener dans une infirmerie... En voila une idée !

:d) Hum, à mon avis, ce serait mieux de faire un feu magique :p)

KaiM
KaiM
Niveau 11
04 février 2006 à 19:19:27

:d) Elle a peut-être été mise au courant de la mort de Vladek.

:d) Pourquoi pas ?

LeConseiller
LeConseiller
Niveau 10
04 février 2006 à 19:23:15

:d) Peut-être faudrait-il le préciser :) Ca m´a tout de suite sauté aux yeux, le fait de la voir là où elle ne devrait pas être. Surtout que cela veut dire qu´elle est au milieu du cercle des partisans :p) .

:d) "Evidemment que Tarlas et Vladek ne sont pas vraiment morts ! Ce chapitre pour vous le prouver :"

=> En voyant ça, j´ai eu peur que tu les rescussite vraiment :p) Je me préparait à laisser un commentaire négatif sur le fait qu´ils soient encore en vie. Pas que je ne les aime pas, bien entendu (je les adore), mais cela aurait été dur à intégrer, et invraisemblable :o)).

KaiM
KaiM
Niveau 11
04 février 2006 à 19:26:44

Et tout le monde sait à quel point je déteste les invraisemblances... :sarcastic:

Non, on m´a reproché de pas être assez méchant avec les héros, alors à partir de maintenant ils vont en baver. Il y avait trop de personnages, de toute façon. Une petite hécatombe fera du bien.

chris12
chris12
Niveau 9
04 février 2006 à 20:04:02

"Certains de leur toute-puissance, les Elfes n’imaginaient même pas qu’on puisse les attaquer, et n’envoyaient donc pas d’éclaireurs au-delà de leurs frontières. " et Thibault s´est fait reperé par quoi ?

"la bataille qui n’en était pas une s’achevait. " hum hum

3 eme faute : "exemle" et je crois en avoir vu une autre

Je l´aimais bien Vladek, butes pas tektus stp, Alexandre encore...

KaiM
KaiM
Niveau 11
04 février 2006 à 20:50:25

Thibault s´est fait repérer par un éclaireur de l´armée d´Itraïr, en campagne dans Dümra, un territoire occupé qui nécessite d´être surveillé et pacifié.

Alméra se trouve à des centaines de kilomètres, et les Elfes pensent que personne ne viendra les attaquer sur leur territoire. Là est la différence.

"la bataille qui n’en était pas une s’achevait. " hum hum.
Oui, et? Je veux simplement dire que cette bataille n´en est pas vraiment une dans la mesure où on s´affronte à vingt contre un, et que le combat s´achève.
Mais c´est vrai que je n´ai peut-être pas été très clair.

chris12
chris12
Niveau 9
04 février 2006 à 20:58:23

non la phrase est trop classique, c´est cinemato-pathetique

chocobo3
chocobo3
Niveau 10
05 février 2006 à 10:45:44

Toujours du très bon travail.
Quelque petite fautes de frappes, des oublis de mots, mais vraiment rien de bien grave^^
On sens que le récit va tout doucement s´accélerer, et je t´avouerais que je n´attend plus que ca :)

(Je me réjouis de voir ce que peu donné une horde d´Orks sanginaire :fou: )

Sunshadow
Sunshadow
Niveau 7
05 février 2006 à 13:39:48

Tom le maître bâtisseur, dans une église, en plus.
Ca ressemble au Pilier de la Terre, ça...

Lol sinon e trouve toujours ça court, quand même.

Au bout d´un moment y´a deux fois ´´certains´´
Et puis elle est est où, Alice, pendant que tout le monde crame ?
Et t´as bien raison : les héros qui crèvent, ça endurcis les autres, d´abord ! Faut faire crever Artus, quand Adrien sera se controlé, et puis Hoktar, Thibault, et Sven, et Bjarn (l´oiseau je me souviens plus trop si il s´appelle comme ça)

Toute la semaine je serais pas là, je pars en Italie avec la classe de Latin.

KaiM
KaiM
Niveau 11
05 février 2006 à 14:01:22

Et bien, en effet, ça fait un bout de temps que je fais référence aux Piliers de la Terre en attendant que quelqu´un le remarque.

_Azerty777
_Azerty777
Niveau 10
05 février 2006 à 15:23:18
  • inculte*

Euh....c´est quoi les Piliers de la Terre au juste? :)

Désolé... :dehors:

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