J´ai contré les trois quarts de tes critiques, que j´ai jugées infondées et certaines totalement stupides. La touche de soi-disant humour que tu tentais d´y mettre n´y changeait rien.
Par contre, j´ai accepté TOUTES (à une/deux près), les critiques d´xbq.
Viens pas parler d´un sujet dont tu ne connais que la moitié.
KaiM==>Ce n´est pas parce que beaucoup d´auteurs le font que ça devient cohérent. ![]()
Mais c´est vrai que si on devait rendre cohérents tous les univers fantastiques, y´aurait beaucoup moins de bouquins du genre. (ceci dit, y´en a quand même, et notamment le plus connu : le SdA.
(même si c´est de la fantasy et pas du fantastique))
Arf, tout critiqueur d´Ewilan doit mourir
Nan, je plaisante (mais je ne plaisante qu´à peine
).
Tu trouves que les personnages ont une psychologie simple ? Ewilan a-t-elle une psychologie simple ? Artis, Ellana, le père d´Ewilan, Mathieu, Siam, Ellana, Carboist, Illian (et j´en passe) sont-ils trop simplistes pour toi ?
Aucune égratinure pour les personnages ? Je te laisse relire la Forêt des Captifs. Ewilan ne s´en sort pas sans blessure. Elle s´en sort avec une blessure infectée d´un parasite N´ralaï et une vie bouleversée (psychologie simpliste ?) .
Ellana est entre la vie et la mort.
Erylis EST morte.
La seule chose pour laquelle je te donne raison sont les combats, qui sotn bien trop courts et pas assez décrits.
KaiM ~~> comme te l´a dit Alir, c´est une trilogie que nous écrivons à deux
Nous n´en somme qu´au chapitre trois pour l´instant, mais dès que l´histoire sera en marche, ce sera sans aucun doute plus rapide ![]()
Attends, j´ai un doute. T´habites où ? Parce que, à moins que Bottero ne puisse faire plusieurs séries de dédicaces le même jour dans deux villes différentes, on a dû y aller tous les deux. T´habites à Angers, alors?
Illian a une psychologie simple oui. Un archétype du patriotisme appliqué à un môme de dix ans. (huit?)
"Aucune égratinure pour les personnages ?"
Non, là tu m´as mal lu. D´ailleurs, tu aurais dû citer Maniel, le meilleur exemple de personnage blessé à mon goût. Je disais qu´EDWIN n´était jamais (du moins jamais gravement) blessé.
"Elle s´en sort avec une blessure infectée d´un parasite N´ralaï"
==>Parasite qui est d´ailleurs supprimé de manière bien pratique et bien simple par le scénario.
Non, j´ai beaucoup apprécié la lecture de cette série et elle est très bien, mais elle a quand même pas mal de défauts. Je lui préfère Everworld par exemple. (bon, le problème des langues y est encore plus présent, mais bon^^)
Donc selon toi, Azerty, on peut se permettre de refuser les critiques d´un autre du moment que l´on accepte celles d´un autre ?
Selon moi, on peut se permettre de défendre ses écrits lorsque l´on juge que c´est nécessaire, tant que l´on sait accepter des critiques et reconnaître les vrais défauts. (comme ta mémoire est sélective, je vais juste te rappeler que j´ai pris en compte l´un des points majeurs de ta critique : la confusion des dialogues. Il semble qu´aujourd´hui tu aimes bien déformer ou tronquer mes propos.
)
Mais puisque je t´avais demandé un service et que tu utilises ceci dans des débats qui n´ont grosso modo rien à voir, je pense que désormais je ferai appel à d´autres personnes pour m´aider, des personnes qui feront de vrais commentaires et qui accepteront que je me défende. ![]()
A moins que mes yeux ne me fassent défaut, c´est bien de tous les personnages dont tu parles (Edwin est avancé comme exemple).
"les méchants perdent toujours et les gentils s´en sortent toujours, regarde Edwin qui tue 2 T´sliches sans une égratignure...)"
Si, malgré la structure de ta phrase, tu voulais parler d´Edwin, c´est vrai qu´il est sans doute un peu trop fort.
"Elle s´en sort avec une blessure infectée d´un parasite N´ralaï"
==>Parasite qui est d´ailleurs supprimé de manière bien pratique et bien simple par le scénario.
Scénario qu´il aurait été encore plus pratique d´écrire en faisant en sorte que le N´ralaï ne soit pas mortel ou ne lui aurait pas été inoculé, tu le reconnais.
Cette bi-trilogie a certes de nombreux défaut, mais pour moi, l´histoire est plus passionnante qu´Harry Potter.
La majeure partie de ma critique portait sur les descriptions et la crédibilité scientifique ce qui prouve que tu n´as RRRRRIEN compris à ce que je t´avais fait
. Et si on demande à quelqu´un quelque chose il ne faut pas se plaindre du résultat.
Et ce débat est annexe de celui de la chaleur et du froid.
_Azerty777 Posté le 01 février 2006 à 20:17:59
Selon moi, on peut se permettre de défendre ses écrits lorsque l´on juge que c´est nécessaire, tant que l´on sait accepter des critiques et reconnaître les vrais défauts.
Dans ce cas, ne vient pas t´énerver lorsqu´un forumeur discutera ou contestera les critiques car c´est une de tes activités préférées que de lapider les auteurs qui défendent leurs écrits contre des critiques aussi tranchantes que les tiennent.
Mes critiques sont généralement moins ironiques que les tiennes, et plus constructives quand même. (tu te fous beaucoup de ma gueule, mais tu me dis jamais comment le changer...)
Enfin ça sert à rien de discuter avec toi, tu détiens LA Vérité faut croire.
"Dans ce cas, ne vient pas t´énerver lorsqu´un forumeur discutera ou contestera les critiques "
==>Vas-y, donne un exemple.
Je suppose qu´il s´agit encore d´une déformation de propos ou d´une citation hors-contexte, ton activité favorite...
LeConseiller==>
"A moins que mes yeux ne me fassent défaut, c´est bien de tous les personnages dont tu parles (Edwin est avancé comme exemple)"
==>Alors soit je me suis mal fait comprendre, soit j´ai merdé dans ma formulation. Je ne voulais en aucun cas dire que les gentils s´en sortent toujours sans problèmes (Salim contre l´aut´ là, oublié l´nom)
"Scénario qu´il aurait été encore plus pratique d´écrire en faisant en sorte que le N´ralaï ne soit pas mortel ou ne lui aurait pas été inoculé, tu le reconnais. "
==>Certes, je le reconnais. Mais je veux dire que dans la trilogie, ce genre de situations sauvées in extremis par des coïncidences douteuses sont assez fréquentes.
Mais ça n´enlève rien au récit, hein.
Je l´ai dit et le redis : j´ai beaucoup aimé cette bi-trilogie, comme tu dis si bien. ![]()
quel débat magnifique pour dire que les combats de Kaim sont magnifiques et qu´on veux la suite...
Certes, ce débât à trop duré, et aurait plus sa place dans le Bla-bla
_Azerty777
Je suis entièrement d´accord avec ton dernier message
Vivement la suite de ta fiction KaiM ;)
Peut-être pourras-tu nous donner un jour ton avis sur Le Périple d´Ereöld ![]()
Pourquoi pas? Tu me l´enverras...
je viens de finir de lire, jusqu´à la page 15, et je commence la page 16 demain...vivement demain! ![]()
et moi qui croyais que tu avais posté la suite...
Moi aussi j´ai déjà vu Pierre Boterro. Au "festival" de Fuveau, même que. Je sais que vous en avez rien à cirer.
Moi aussi j´ai remarqué qu´il y avait de nombreuses incohérences, de mauvaises formulations et de combats vite expédiés dans la "bi-trilogie´´, mais je l´ai surtout remarqué dans le dernier livre.
La suite !! !
J´aimerai trop avoir la chance de le rencontrer un jour ![]()
et voilà, j´ai tout lu, et je suis à nouveau à jour! comme le dit azerty, ben j´ai tout lu d´un trait
donc, je suis maintenant dans la bonne position pour dire:
la suite!
et sinon, quand alice sauve la vie à alexandre, ben j´ai pas trouvé ca génial....
et puis j´ai vu quelques fautes, qui ont été je crois relevées dans les commentaires par chris, et les autres ![]()
Fin de page.
Et pour Alice, hipop, je sais bien ,je suis ouvert à toute suggestion qui conserve le fait qu´alice sauve Alexandre mais rende la scène plus crédible.
La suite. Soit ça passe surper bien, soit vous me taillez en pièces. Pas d´alternative.
En dépit de leur manque de moyens, l’effet de surprise avait permi aux Elfes de prendre pied sur le rempart ouest et de déborder les défenseurs. Les combats se poursuivaient sur la muraille, mais quelques-uns des ennemis étaient parvenus à descendre dans la ville et à courir jusqu’à une porte. Ils avaient déjà retiré l’une des lourdes barres de fonte qui la bloquaient quand Tarlaq et Vladek arrivèrent, suivi d’une quarantaine de gardes du Palais.
Les Elfes leur décochèrent aussitôt une mortelle nuée de flèches. Tarlaq leva le bouclier accroché à son bras gauche. Quelques traits s’y plantèrent. Derrière lui, ses hommes se protégeaient de la même manière. Trois tombèrent sous les tirs. Les autres continuèrent à avancer.
Le premier, Tarlaq arriva au contact des ennemis. Il bloqua une lame qui s’abattait sur sa tête, la repoussa d’un grand geste et assena à son adversaire un solide coup de bouclier. L’Elfe roula au sol, un garde lui planta son épée dans le ventre. Tarlaq évita un coup vertical et frappa de taille en guise de riposte. Son agresseur s’écarta vivement, releva son arme pour parer une attaque du baron, recula, porta une estocade. Tarlaq dévia l’épée d’un revers de son bouclier tandis que sa lame traversait le bassin de son adversaire.
Autour de lui, ses hommes affrontaient les Elfes dans un épouvantable concert de cliquetis d’épée, de chocs sourds et de cris de souffrance. Le baron aperçut Vladek aux prises avec deux assaillants. Le capitaine contra une attaque, feinta en visant les jambes d’un de ses adversaires avant de passer dans son dos pour lui fendre la nuque d’un coup d’épée. L’autre Elfe frappa d’estoc, attaquant à la gorge. Vladek l’esquiva d’un pas sur le côté et plaça une estocade. Sa lame s’enfonça de dix centimètres dans le pectoral de son ennemi.
Il ne restait déjà plus qu’une dizaine d’Elfes affolés aux prises avec trente hommes furieux qui défendaient leurs vies, leur ville et leurs familles. L’affaire fut promptement réglée.
Une minute de combat supplémentaire, et tous les ennemis gisaient à terre, morts ou mourants. Tarlaq s’appuya sur son épée, le souffle court. Tout ceci n’était plus de son âge.
Un officier, descendu des remparts, accourut vers lui.
- Général Tarlaq ! Vous êtes arrivé juste à temps ! Notre position sur les remparts est presque intenable !
- Les renforts ne vont pas tarder, lieutenant, répondit le baron. Tenez simplement le mur pendant quelques minutes !
- Oui, mais un grand nombre d’Elfes a pénétré dans la ville. Ils doivent se cacher dans les environs, prêts à ouvrir les portes ! Et je ne peux pas retirer davantage d’hommes des remparts pour leur donner la chasse.
Tarlaq empoigna fermement le manche de son épée.
- Ca, on s’en occupe, assura-t-il.
Campé sur le rempart nord, Tektus maniait son énorme hache avec sa force de titan.
Son arme se balança, cueillit un Elfe à la taille, revint, arracha la tête d’un autre. Le Varak ignora les quelques flèches qui se plantèrent dans son dos, se retourna pour faire face à plusieurs assaillants.
Avisant quelques boulets de fonte disposés sur la muraille pour être jetés sur les attaquant, Tektus en souleva un d’une seule main et le lança sur un ennemi. Le crâne de l’Elfe craqua sous l’impact, il s’effondra sur ses compagnons, les ralentissant pendant quelques secondes.
La hache de Tektus se chargea d’en finir avec eux.
La queue du Varak tournoya, renversa un Elfe et se replia avant de se détendre vers un autre. La lame fixée à son extrémité se ficha dans la poitrine de sa cible.
Une tour mobile abattit son pont à côté de Tektus. N’écoutant que son courage, il bondit sur la plate-forme, à la rencontre des Elfes. Totalement pris au dépourvu, ces derniers ne réagirent pas assez vite. La lame monstrueuse du Varak décrivit une sanglante parabole. Quatre Elfes s’envolèrent au loin.
C’est alors qu’une forme immense se profila au fond de la tour. Un Troll jaillit des murs de bois, brandissant une massue d’un bon quintal. Tektus évita un premier coup assené avec une puissance colossale, puis abattit sa hache. Le tranchant de l’acier entama le flanc du Troll, sans paraître le gêner.
Le poing du monstre percuta Tektus à la tête. Le Varak partit en arrière, se ressaisit avec agilité et attendit une nouvelle attaque. La massue du Troll se balança. Tektus la contra d’un simple revers de son bras épais comme un tronc d’arbre. Furieux, le monstre se jeta de tout son poids contre son adversaire.
Tektus montra alors à tous pourquoi les Varaks étaient considérés comme les meilleurs combattants au monde. Il se laissa emporter par la charge de son assaillant, puis renversa son équilibre et prit solidement appui sur le sol, annulant d’un seul coup tout l’élan de la créature.
Incapable de se battre de si près, le Troll voulut reculer pour dégager son arme et ses poings. Tektus profita de ce mouvement pour se pencher en avant et lancer sa queue par-dessus sa tête. La longue lame qui la prolongeait s’enfonça de trente centimètres dans le cou de son adversaire. Le Troll s’effondra, raide mort.
Alexandre et Namâric rivalisaient de fougue et de virtuosité. Ombres noires virevoltant sur le rempart, ils enchaînaient attaques, parades et esquives avec une époustouflante rapidité. Même les plus audacieux des Elfes hésitaient à les approcher, tant ils semblaient invincibles.
Alexandre évita un coup d’épée, décocha à son adversaire un coup de coude au visage doublé d’un atémi à la gorge avant de le projeter par-dessus un créneau. Namâric plongea au sol pour esquiver une attaque, pivota sur une jambe et expédia l’autre dans une mâchoire. Le Paladin se releva, saisit son adversaire au cou. Un craquement, et l’Elfe s’écroula, la tête étrangement retournée.
Alexandre contenait l’assaut d’un ennemi quand l’épée de Namâric siffla à sa droite. Une flèche retomba, coupée en deux.
- Soyez plus prudent, cria le Paladin. Je ne serai pas toujours là pour veiller sur vous !
- Entendu, répondit le Prince en pourfendant son adversaire.
Non loin d’eux, une paire de Troll battait l’air à grands coups de massues, abattant les Dümréens par grappes entières. Les deux monstres, pourtant lardés de coups d’épée, semblaient infatigables. Autour d’eux, les défenseurs reculaient, en proie à une terreur sans nom.
- Un chacun ? proposa Alexandre.
- Sven en a vaincu un l’autre jour, répondit Namâric. Je dois l’égaler si je ne veux pas qu’il s’imagine meilleur que moi.
D’un même mouvement souple et rapide, ils s’élancèrent vers les Trolls.
Un des monstres aperçut Alexandre et lui assena un coup de massue. Le Prince l’esquiva d’un saut périlleux, rebondit sur le bras du Troll, s’agrippa à son cou et retomba sur son dos, enserrant son torse entre ses jambes. Le monstre, agacé par une proie si rapide, agita la main pour balayer Alexandre. Le Prince se plaqua contre la tête de son adversaire pour éviter le coup et, dans le même mouvement, abattit son glaive.
L’acier s’enfonça jusqu’à la garde dans la chair du Troll, entre son épaule et son cou. Alexandre dégagea son arme et se laissa tomber au sol. Le monstre s’effondra comme une masse.
Au même instant, l’épée de Namâric fouetta l’air en un arc de cercle scintillant. La gorge de son Troll s’ouvrit sur un flot écarlate, et le monstre s’affaissa.
Les Elfes contemplèrent la scène avec des yeux ébahis. Des monstres parmi les plus robustes et les plus féroces au monde venaient de trouver la mort par la main de deux combattants. Impossible !
La détermination des assaillants faiblit encore, et un début de retraite s’amorça. La victoire approchait.
Les Elfes étaient trop nombreux.
Beaucoup trop nombreux.
Ils surgissaient par dizaines des maisons où ils s’étaient dissimulés, décidés à vaincre les défenseurs et à ouvrir les portes de Dümrist.
Tarlaq voyait des défenseurs accourir sur la muraille, mais personne ne venait l’aider. Il avait eu tort d’annoncer qu’il s’en chargerait seul.
Vladek combattait avec lui, comme les vingt gardes qui lui restaient. Mais tous savaient qu’à moins d’un prompt renfort, ils ne s’en sortiraient pas.
Tarlaq enfonça son épée dans le défaut d’une armure, l’arracha d’un geste brusque, para une nouvelle attaque avec son bouclier. Un homme tomba à sa gauche, un Elfe se jeta sur lui. Le baron se porta à sa rencontre et porta un coup d’estoc. L’autre recula et se remit en garde. Tarlaq contra l’arme de son adversaire précédent, chercha Vladek du regard.
Il n’était plus là.
Une vague glacée déferla sur le cœur du baron.
Le style Makashi, privilégiant la précision et la finesse, les feintes et les combinaisons de bottes, visait à maintenir une forte pression sur l’adversaire pour le pousser à la faute et en profiter aussitôt. En conséquence, il se montrait d’une grande utilité dans les duels, mais ne pouvait guère servir dans la confusion d’une bataille.
Sauf pour un maître comme Vladek.
Le capitaine pénétra dans une maison et y trouva plusieurs Elfes. Il se rua sur le premier et le transperça d’une estocade, se dégagea en souplesse et para le coup asséné par le second. Les lames se heurtèrent dans une gerbe d’étincelles.
Vladek bondit sur une table et, de là, se défendit des attaques de ses adversaires. Certaines lui passaient entre les jambes, il esquivait les autres avec finesse ou bien les déviait par de gracieux moulinets de sa lame.
Le capitaine lança son pied dans le nez d’un de ses assaillants, sauta à terre, contra un nouvel assaut et empoigna une chaise.
Le siège vola, percuta une épée puis l’Elfe qui la portait. Les griffes de Vladek déchirèrent le cou d’un autre ennemi, son épée enroba une lame et traversa son propriétaire de part en part. Le capitaine s’élança dans l’escalier, abattit un Elfe qui se dressait sur sa route et gagna le premier étage.
Un autre attaquant se précipita vers lui. Vladek esquiva son coup d’épée et lui trancha la gorge d’un geste rapide. Il se dirigea vers une fenêtre, passa sa tête par l’ouverture.
Il avait vu juste. Trois archers ennemis se tenaient sur le toit, noyant les hommes de Tarlaq sous leurs tirs. Vladek se rua sur eux, frappa le premier au flanc. Les deux autres se tournèrent vers lui, bandèrent leurs arcs...
L’épée du capitaine toucha le plus proche à la tête, le jetant au bas de la maison. Déjà Vladek bondissait sur le dernier.
A l’instant où il plongeait sa lame dans le torse de l’Elfe, une pointe d’acier se ficha dans son ventre.
D’abord étonné, Vladek jeta un coup d’œil à sa blessure, d’où dépassait la flèche de sa victime.
Puis la douleur l’envahit, atroce. Il grimaça, cassa la longue hampe de bois.
Dans la rue, Tarlaq se battait toujours, ses hommes s’écroulant à côté de lui. Surmontant sa souffrance, Vladek se laissa tomber du toit.
Son pied s’abattit sur la nuque d’un Elfe. Le capitaine roula au sol, se releva en serrant les dents et tituba jusqu’à Tarlaq.
- Blessé ? fit le baron.
- Rien de grave ! Finissons-en vite.
Un Elfe armé d’un sabre attaqua un Dümréen. Sa lame cingla l’air, frappa le garde à la poitrine, bondit sur un autre pour lui transpercer le cœur.
- Misérables ! tonna l’Elfe. Vous allez tous mourir !
Tarlaq brandit son épée et rugit d’une voix tonitruante :
- Approche par ici, chien !
- Il est pour moi, déclara Vladek.
- Quoi ?
Compressant sa blessure avec sa main d’argent, le capitaine fonça sur l’Elfe. Celui-ci leva son sabre et plaça un coup de taille.
D’un mouvement élégant, Vladek intercepta la lame de son adversaire, la rejeta dans les airs, pivota, plaqua son dos contre le torse de l’Elfe. L’autre voulut reculer, il ne fut pas assez rapide. Vladek retourna son épée dans sa main et l’enfonça jusqu’à la garde dans l’estomac de son ennemi. L’Elfe s’écroula.
Les autres assaillants foncèrent en avant. Vladek et Tarlaq se préparaient à résister quand une sphère brillante explosa aux pieds des Elfes, tuant la moitié d’entre eux. Les survivants s’éloignèrent pour se regrouper.
Un mage de combat épuisé déboucha d’une ruelle, une épée ensanglantée à la main.
- Je vous ai vu depuis les remparts, alors je suis venu.
Il inspira avec difficulté.
- Désolé, mais je crois qu’il ne reste que vous deux pour défendre la porte.
Vladek réalisa que tous les gardes gisaient à terre. Le mage avait raison.
- Et vous ? demanda Tarlaq.
- Moi, je n’en peux plus. Et je n’ai pas pu amener de renforts.
Il s’évanouit.
- Il faudra penser à le remercier quand tout sera fini, dit Vladek.
- C’était du Makashi, n’est-ce pas ?
- Quoi ?
Tarlaq jeta un regard aux Elfes qui se rassemblaient au bout de la rue, puis à la grande porte dans son dos, et reposa ses yeux sur Vladek.
- Ca faisait longtemps que je m’en doutais, mais maintenant j’en suis sûr. Tu te sers du Makashi.
Vladek grimaça, pressa sa main contre sa blessure.
- C’est vrai.
- Mais où l’as-tu appris ? s’étonna Tarlaq.
- Mon père me l’a enseigné.
- Ton père ? Un fermier ?
Vladek hésitait. Après toutes ses années de dissimulation, il sentait que le moment était venu d’avouer. Il se lança.
- Oui, mon père. Sigurd de Holarn.
- Sigurd de...
- C’est un peu long à expliquer, mais je suis ton demi-frère.
Les yeux de Tarlaq s’écarquillèrent.
- C’est une blague ?
- A ton avis ?
- Oui ?
- Non ! Ce n’est pas une blague. Je suis vraiment ton demi-frère ! Un enfant illégitime !
Le baron n’en croyait pas ses oreilles.
- Mais... Pourquoi ne m’en as-tu jamais parlé ?
- Je ne savais pas comment te l’annoncer, répondit Vladek. J’avais peur.
- Peur ? Mais de quoi ?
- De ta réaction. Cette révélation aurait sali l’honneur de ton père, elle t’aurait humilié !
Les Elfes brandissaient leurs épées, prêts à attaquer. Tarlaq s’en moquait. Il avait l’impression qu’un rayon de soleil illuminait soudain cette journée.
- Humilié, moi ? Vladek, je n’ai jamais été aussi heureux !
- Moi, j’ai connu mieux, répliqua le capitaine en étanchant le sang qui coulait de son abdomen.
Ils éclatèrent de rire, puis s’étreignirent virilement, comme les soldats endurcis qu’ils étaient, les yeux brillants.
- Repose-toi, petit frère, dit enfin Tarlaq. Tu n’es plus en état de combattre.
- Non. Tu ne t’en sortiras pas seul. Tu ne t’en es jamais sorti seul. Nous devons être deux. Quoi qu’il arrive.
Le baron sourit largement.
- Alors allons-y. On va s’amuser un peu !
Vingt Elfes s’élancèrent vers la porte, l’épée haute.
Ils y trouvèrent deux hommes prêts à affronter leur destin.
L’épée de Namâric siffla, décapita un Elfe, transperça le ventre d’un autre. Le Paladin décocha un coup de pied à un troisième adversaire, bondit pour esquiver un coup d’épée, sans s’éloigner d’Alexandre qui combattait furieusement.
Malgré l’avantage que prenaient les Dümréens, l’instinct de Namâric l’avertissait d’une catastrophe imminente. Il pressentait un danger, un drame tout proche. Il para encore un coup, riposta avec puissance et lacéra la cuisse de son assaillant. Quel était le problème ?
Alexandre trancha la cheville d’un Elfe, se baissa pour lui ficher son glaive dans l’abdomen. Puis tout bascula.
Le Prince sentit un choc à la nuque. Il y eut un craquement, une douleur effroyable. Alexandre tomba au sol, aperçut Namâric qui abattait un Elfe.
L’esprit du Prince flanchait, tout tournait autour de lui, des étoiles dansaient devant ses yeux. Il voulut tâter sa blessure, mais sa main ne réagit pas. Tous ses membres s’engourdissaient. Une voix retentit au loin : « Le Prince est mort ! Le Prince est mort ! »
Dans le dédale de souffrance et d’obscurité, Alexandre trouva la force de recourir aux Bracelets d’Arzhan. L’énergie magique envahit son corps entier, prenant possession de chaque fibre de son être, effaçant la douleur.
Alexandre se releva.
Il passa sa main sur sa nuque. Un liquide rouge et poisseux couvrit ses doigts. Sans s’en inquiéter, il se relança dans la bataille, au milieu des cris de joie de ses hommes.
Son corps ne lui obéissait plus, mais il avait trouvé une alternative : ses muscles répondaient aux ordres des Bracelets, que lui-même contrôlait par la pensée. Parfait.
Alexandre esquiva un coup à une vitesse inimaginable, faillit couper son adversaire en deux, puis lui décocha un coup pied qui l’expédia à plusieurs mètres.
- J’ai craint pour vous, dit Namâric.
- Il ne fallait pas, répondit le Prince.
Ils repartirent au combat.
Tarlaq se jette en arrière.
La lame passe à un centimètre de son visage.
Il projette son bouclier sur son assaillant, profite d’un temps de répit pour brandire son épée à deux mains. L’Elfe tombe, fauché comme un épi de blé.
A côté de lui, Vladek enfonce ses griffes sous le menton d’un adversaire. Il le soulève de terre, le pousse contre un autre ennemi et les transperce tous deux de son épée.
Il ne reste plus que six Elfes. Les autres gisent à terre, mortellement blessés.
Tarlaq sent ses forces s’enfuir. Il perd son sang par des dizaines de plaies, et à chaque seconde son arme se fait plus lourde.
Une lame siffle, fend son pectoral, ouvre une blessure dans son torse. Le baron ne s’en soucie pas. Il soulève son épée, l’abat avec un grognement. La tête de l’Elfe roule au sol.
Vladek reçoit une quatrième flèche. A la poitrine, cette fois. Il pousse un cri de rage et de souffrance, fracasse le crâne de l’ennemi le plus proche. L’Elfe lâche son épée. Vladek s’en empare au vol, la lance avec toute son adresse. L’archer qui vient de le blesser s’effondre, la lame fichée dans son cœur.
Tarlaq empoigne un couteau, le plante dans une gorge et la lacère sauvagement. Un coup le fauche au niveau des jambes. Il s’écroule.
Vladek tombe à côté de lui. Leurs regards se croisent.
- Un chacun.
Un souffle.
Un partage.
Un plan.
Rassemblant leurs dernières forces, ils se relèvent devant les deux derniers Elfes.
Les lames ennemies tourbillonnent.
Tailladent leurs chairs ensanglantées.
Ces coups n’ont aucune importance. Rien ne pourra les arrêter.
Tarlaq et Vladek lèvent une dernière fois leurs épées.
Frappent ensemble.
Les deux Elfes s’écroulent.
Les deux hommes retombent.
- Nous avons réussi, murmure Vladek.
- Nous avons fait notre devoir.
Ils sourient.
S’éteignent.
Le dernier attaquant s’effondra.
L’assaut était repoussé.
L’armée d’Itraïr, privée de ses tours de sièges, à court de flèches et d’échelles, reflua vers la plaine. Des cris de triomphe s’élevèrent dans les rangs des défenseurs de Dümrist. Les épées s’agitèrent, d’ultimes tirs frappèrent les ennemis en déroute.
Une joie sans borne s’était emparée des hommes. Des vivats fusaient de toutes parts, certains soldats commençaient à chanter.
Ce jour-là, Dümra avait remporté sa première victoire sur Itraïr.
Dümrist avait prouvé sa valeur.
- Nous avons gagné, déclara Namâric en essuyant son épée.
Il aperçut alors l’affreuse blessure qui barrait la nuque d’Alexandre.
- Altesse ? Vous êtes sûr que tout va bien ?
Pour toute réponse, Alexandre s’évanouit au milieu de la liesse générale.
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