voilà, desolé pour ce titre sans trop de signification mais j´ai pas encore d´idées précises pour le titre^^
vos avis sont les bienvenus, la suite est toute prête...
Bon...maintenant je fais quoi ?
Je jette alors un coup d’œil rapide autour de la piece. Ce que je viens de faire m’a complètement fait perdre mes repères. La sortie, vite, oui, par là. Je m’élance hors de la pièce obscure. L’air glacé du couloir me fouette le visage. Je m’avance silencieusement, pas un bruit, je n’ai reveillé aucun membre de sa famille. Comment font-ils pour ne pas m’entendre ? Chaque pulsion de mon cœur provoque un vacarme atroce, chacun de mes mouvements fait réagir la maison de manière stridente. Elle aussi est contre moi ? Oui, elle a vu mon acte, elle est au courant ! Elle réclame vengeance ! Non ! Non ! Je deviens fou ! Ce n’est qu’un tas de briques et de moisissure insignifiantes.
Calme toi...Calme toi !! Je me plaque les mains devant la bouche, à la limite de pousser un hurlement pour faire taire cette maudite voix intérieure. Je restait là, immobile, pendant un laps de temps que je ne saurais définir, qui me parut interminable, à l’affut du moindre son, du moindre crissement de parquet, du grincement d’une poignée de porte derrière laquelle allait apparaître celui qui allait me découvrir. Rien, pas une onde, rien. Cette pensée qui se serait voulue rassurante ne parvenait guère à combler mon état et la situation dans laquelle je venais de me mettre. Une situation de non-retour.
Il faut absolument que je sorte d’ici! Si je reste je... Non ! Devant moi, une porte entrouverte. Pitié, non, laissez-moi partir, laissez-moi...me repetais-je intérieurement. Je jetais un furtif coup d’œil à l’intérieur de cette pièce que l’entrebaîllement me laissait percevoir. Tout s’embua, je n’en pouvais plus. Les larmes m’étaient montées au yeux et coulaient maintenant sur mes joues maigres. Je les essuyais d’un rapide revers de manche et perçut face à l’entrée un lit. Serait-il vide? m’autorisait-je à penser dans une leur d’espoir. Non, une forme se dessinait sous les draps. Mes yeux s’habituaient à le pénombre et je perçus la figure adossé sur l’oreiller, ronde, les yeux clos. Bien sûr, Alex ! Le petit qui craignait les fantômes. Pourquoi laissait-il alors sa porte ouverte en pleine nuit ? Surement pas pour permettre à ne ordure telle que moi de l’observer. Peut-être de manière à appeler plus facilement à l’aide en cas de danger ? Qu’est-ce que je suis en train de dire moi ? Je m’égare complètement. Alex émit un grognement sonore. Je relevais la tête à une telle vitesse qu’on entendis clairement la craquement de ma nuque. Je ne pris pas le temps de voir la réaction de ce jeune, encore innocent, ne pas le souiller de ma vue, pas après ça. Je descendis l’escalier de pierre à toute allure, émettant de grands claquements, forts bruyants cette fois-ci ! Je sombrais davantage dans la panique. J’arrivais enfin à la porte. Fermée. La clé, vite ! Pas dans la serrue, où ? Le salon, oui, sa femme a posé ses affaires en rentrant tout à l’heure. Je rebrousse chemin à grands pas. Elle doit sûrement être sur la table. Un bruit sourd, anodin en temps normal, qui accroît horriblement ma panique. Je viens de trébucher dans une chaise d’osier qui s’écroule avec moi dans un grand fracas. Cette fois, c’est la fin, plus une seconde à perdre. Un miracle, sous mes yeux, la fenêtre. Je m’y précipite, la nuit sombre et oppressante m’apparaît comme un bénédiction. Cela me rend une part de la foi dont j’ai massacré les convictions il y a quelques instants. Saloperie de loquet de merde ! La panique me rend fébrile, j’ai beaucoup trop de mal à me contrôler, elle s’ouvre enfin dans un craquement sonore. Pendant une seconde, je ressens un soulagement qui s’efface aussi vite face à ma honte et au mépris de mon acte. En tirant le panneau vers moi. Mes yeux s’arrêtent sur tout ce sang, ce même sang que je viens d’étaler en m’acharnant sur la fenêtre. Pourtant je ne ressens aucune douleur. Trop de preuves, trop de traces. Plus aucun moyen de revenir en arrière. Je m”élance et saute de l’autre côté du mur. L’étendue du parc s’offre à moi. Tout ne fait que commencer.