Hommage à P.K. Dick, sa nouvelle A vue d’œil est reprise ici.
Quand je dis reprise, elle est plus courte, repred l´idée et pas mal d´élement ^^. Mais je ne prétends pas l´égaler et en relisant son texte, j´ai trouvé ignoble le mien ^^. Mais le seul repproche que j´ai à faire, c´est de ne pas nous avoir surpris comme il avait l´habitude. Enfin, pour moi, j´ai été frustré par la fin. J´ai eu envie d´en écrire une autre.^^
Excellente lecture et merci pour les commentaires.
Mon œil
Je ne suis pas dupe. J’ai même envoyé des lettres au gouvernement pour partager mes convictions. Ils m’ont envoyé une brochure explicative des différentes possibilités de déductions d’impôts.
L’invasion de notre planète par des êtres venus du cosmos ne fait aucun doute et c’est par chance que j’ai découvert cela. Cela dit, je comprends aisément que les autorités nous le cachent et peut être mieux, ils en maîtrisent totalement la situation.
Ce débarquement extraterrestre est tout à fait étrange, car ils prennent forme humaine. Tout à commencer dans le RER C à Juvisy, la où j’ai trouvé un anodin livre de poche sur les sièges en cuir. De nature curieuse, je pris possession de l’objet et le range dans mon sac. Le dimanche suivant, je débute ma lecture de cet ouvrage.
Le premier indice sur ces bestioles galactique me tomba dessus. Je me demande encore comment j’ai pu passer à côté de cela. Ces êtres se déguisent en humain. Et l’auteur de ce livre ne le cache pas ! Je suis étonné de ne pas l’avoir découvert plutôt.
Cette présence extraterrestre ne semble pas troubler grandement cet écrivain et il en parle avec un ton très posé. Mais rien que de penser à la première phrase qui a éveillé mes premiers soupçons, j’en tremble.
« Il garda un œil sur Mathias… »
Mon cœur en est troublé à chaque lecture. Il est indéniable que cet individu à son corps qui peut détacher ses membres comme il le souhaite. Ici, il laisse son œil sur Mathias ! Je me permets d’interpréter que le Mathias en question, étant donné son comportement par la suite, est un des leurs… Qui ne peut pas être ébranlé par tel acte ?
Dans la suite l’auteur apporte de nombreux exemples, dont voici le second qui m’a frappé. J’en ai encore des frissons rien que lisant cette phrase.
« - Paul ! Les bras m’en tombent car… »
Il est indiscutable qu’il a la possibilité de se séparer à loisirs de ses membres. On peut lire que Paul laisse chuter ses bras jusqu’au sol.
Le pire est à venir, l’écrivain nous montre aussi qu’ils ont capacité de faire agir d’une manière autonome ces morceaux. Ci-dessous la phrase le démontrant, plus qu’explicitement :
« Les yeux de Jessica se baladait dans la salle, appréciant le décor minimaliste… »
Je crois que ça se passe de commentaire. Mon effroi est terrible. J’ai du mal à accepter cette vérité.
J’ai cru, à chaque fois que le summum est acquis. Mais je me suis trompé. La citation qui suit a accru follement mes angoisses…
« Mathias en perdit la tête ! »
Bon Dieu ! Oublier sa tête dans un bar ou un cinéma, qui sait ? Mais quelle horreur ! Tous les personnages de ce livre sont des extraterrestres ! Tous ! Les preuves sont à foisons…
Malgré ma peur, je souhaite finir ma lecture.
« Elle lui offrit son cœur et il lui demanda sa main. »
J’ai failli m’étrangler à la lecture de ces mots. Un condensé d’horreur. Elle lui donne son cœur, un acte barbare, enfin pas tant vu qu’elle suit les manies des autres personnages. Les yeux se baladent sur les murs tranquillement, on laisse sa tête sur une table du café des sports, alors bon donner son cœur… Cependant, non content d’avoir eu le cœur, il veut lui prendre sa main !
Je m’interroge sur la structure de ces êtres du cosmos et l’auteur y apporte quelques réponses dans son témoignage.
« Devant ma maison, nous nous séparâmes en deux. Une moitié rentrait et l’autre repartait en ville… »
Ces êtres se multiplient par mitoses.
Ma femme me dévisage. Elle me demande pourquoi je fais cette tête et que je parais être affolé. Je crois qu’une telle nouvelle pour un quidam ne peut pas être compris. J’ai choisis d’épargner cela à ma femme.
Ma curiosité me poussa à continuer la lecture et je relève les indices suivants :
« Joe, tu as les yeux plus gros que le ventre ! »
Parbleu ! Ils peuvent même déformer leurs membres en plus de pouvoir les détacher. Je suis abasourdi par cette nouvelle découverte.
Je trouve aussi un nouvel indice indiquant leur nature à perdre des parties des corps :
« Je crois que Mathias a perdu sa langue. »
Après la tête, pourquoi pas la langue ? Dans un verre peut être ?
« Jessica, Joe va prêter son oreille à Mathias… »
On donne un cœur, on demande une main alors bon on peut aussi prêter une oreille…
Je dois me méfier de ces êtres. Protéger ma famille. Ma femme me trouve très nerveux ces derniers temps et me demande des explications. Bien entendu, la vérité est trop lourde pour ce type d’individu et je ne lui apporte aucune explication.
Cette nuit je suis dans ma chambre et j’ouvre l’armoire dans laquelle je cache une arme afin de pouvoir faire face à ces êtres. Je ne veux pas qu’ils fassent de mal à ma femme, celle que j’aime et la seule que j’aimerai. Ma raison de vivre.
Elle parle au téléphone dans le salon et je l’entends. Je ne perçois que des bribes de paroles, parmi lesquelles…
« Oh, oui je sais, elle a un œil qui joue au billard et l´autre qui compte les points… »
C’est trop. Même ma femme ! Je prends l’arme, la recharge et la pose sur ma tempe…