Voilà la suite.
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Le lendemain matin
Mary est allongée sur son lit. Elle vient de vomir son petit déjeuner.
A la télé un clip de Madonna passe sur Mtv. Sous son chapeau de cow-boy, la chanteuse caresse une strip-teaseuse.
Mary zappe et tombe sur une rediffusion d’Ally McBeal, Calista Flockhart y embrasse à pleine bouche l’actrice sino-américaine dont elle ne se souvient plus le nom. Lee Liu peut être, non ce n’était pas ça.
Après un autre zappage qui la conduit directement sur une émission de téléshopping (on y vente les mérites d’un appareil musculaire permettant de perdre votre gros cul), elle éteint sa télé.
Elle pense tout haut :
« C’est à se demander comment je fais pour pas être une lesbienne complexée.
Elle se mate les fesses dans un miroir. La nausée revient et elle revomit.
Enfin pas complexé, c’est vite dit. »
Elle enfile son sac à dos et sort de sa chambre. Elle voit sa mère et lâche un « je dois y’aller » avant de claquer la porte d’entrée.
La lumière du soleil lui frotte ses pupilles dilatées. Quel beau samedi.
Il est dix heure du mat et il est temps pour elle de prendre le train direction Manhattan.
Elle stresse un peu quand même, Joe le maboul est un foutu taré de dealer. Elle aime pas les dealers, surtout ceux qui se shootent avec leur propre drogue. Déjà qu’ils sont paranos à la base, la came les aide pas. Elle en sait quelque chose vue qu’elle est elle-même toxico.
Mais bon, Mary s’en fout, elle a besoin de voir Scott ce week-end.
Une heure plus tard
Ca y’est elle est sur le quai.
Sur la première page d’un quotidien, que lit un gars à côté d’elle (tout en ne cessant pas de mater ses seins), est écrit en grosses lettres :
LE TUEUR DU TRAIN EN EST À SA QUATRIEME VICTIME.
Elle a déjà entendu parler de lui. Ce malade balance les gens sur les rails du train au moment où celui-ci passe. Et ben ça rassure, elle se dit.
Le train arrive finalement, elle n’oublie pas de jeter un regard derrière au moment où il approche. Elle va s’asseoir loin du gars qui la matait et s’assoupit un peu.
Son téléphone la réveille. Elle décroche et soupire lorsqu’elle entend sa mère à l’autre bout du fil.
« Chéri, tu es où ?
Je te l’ai dit, je vais rejoindre une amie sur Manhattan. Je rentre ce soir.
La voix à l’autre bout du fil s’assombrit.
La mère de Scott a app…
Il y a une coupure, Mary jette un coup d’œil au portable.
Merde, putain de batterie »
(Elle a bien parlé de Scott ? Non de sa mère. Elle doit le chercher.)
A peine le temps de reposer sa tête en arrière qu’elle est arrivée. Elle se regarde dans la vitre, se recoiffe et débarque dans Grand Central.
Bye